Petite mythologie de l’ère Jupiter-Macron

12  – 20 août – 6 septembre  2019           

 

Le dieu Jupiter-Macron a dans le gynécée de l’Olympe élyséen , trois déesses dont le rayonnement éblouit la France entière, bien au-delà du périmètre de sécurité des gendarmes, entre le palais de l’Élysée et le pavillon de la Lanterne.
Depuis qu’il nous les a présentées, les gazettes, les radios et les télévisions en font quotidiennement des portraits flatteurs et des éloges vibrants.

 

  ♦ Sa première déesse, Junon-Brigitte à l’éternelle jeunesse, riche héritière de la célèbre dynastie des Macarons, est aussi sa  première dame.
Elle compte parmi ses excellents amis et soutiens en espèces sonnantes et trébuchantes, des banquiers comme le baron de Rothschild et son épouse Olimpia (sic), ou autres milliardaires fort prisés, comme Arnault-de Vuitton-Moët- et- Chandon etc.
Comme son divin époux, elle aime les jeunes et beaux poètes (1), tels ceux qu’ils avaient invités dans leur Olympe élyséen, pour leur plus grand plaisir, lors de leur première Fête musicale.

 

  ♦  La deuxième, Minerve-Belloubet, déesse de la Justice enchante le palais quand elle apparaît coiffée de son hijab masquant ses cheveux et son cou (sic), et portant sur le bras, l’abaya noire, offrande à Jupiter du prince héritier d’Arabie saoudite, Ben Salman (2).

Le satyre Belattar (3)  a reçu de Jupiter l’ordre d’accompagner Minerve-Belloubet, avec le bandeau de la Justice sur les yeux,  à chaque nouvelle épreuve sportive de l’Olympe.

Elle montre ainsi « l’exemple aux simples mortelles », suivant le précepte du faune Aurélien Taché, amoureux fou des nymphes emburqinées de la Sorbonne et des piscines olympiques municipales du Mont- de l’Olympe-Saint-Denis.

Ce faune, écho de Jupiter, Junon, Minerve et Vénus, les ravit quand il chante avec sa lyre :
                          « le hijab démocratise la pratique sportive ».

C’est lui qui prédit  que les prochaines championnes des Jeux olympiques de Paris, en natation, en course et en saut à la perche, seront des musulmanes en burqas et en burqinis de compétition.


           ♠ 26 août 2019   / La loi de création bioéthique d’orphelins et d’orphelines de père de Jupiter-Macron, réclamée par tous « les  marcheurs » (sic)  sera présentée le 24 septembre 2019, devant l’Assemblée nationale. 
   
♦ ♦ Car Minerve-Belloubet est aussi, avec son Jupiter-père-Macron, la déesse de la création bioéthique d’un orphelin de père par insémination artificielle, [bien connue des éleveurs]pour un couple de femmes, à l’état-civil : mère (1 )  et mère  (2) . . . père inconnu ?. . .
La mention : « de père inconnu » ne résonnera que plus tard dans l’oreille de l’enfant  …

Quant à la femme seule, pour la création bioéthique d’un orphelin de père, il suffira pour l’état-civil, de l’inscription : mère . . . père inconnu ? . . . 
La mention  » de père inconnu »  résonnera aussi plus tard, dans l’oreille de l’enfant … 

Vers 2020-21 (?). . .  viendra, à n’en pas douter  à l’ordre du jour,  la création bioéthique d’un orphelin de mère… pour un couple d’hommes, à l’état-civil : père (1 ) et père (2). . . mère inconnue ?. . .
Ce sera la grande victoire politique – à défaut d’être humaniste- des homosexuels en marche pour la gestation par mère porteuse inconnue ou GPMPI « . . .

La mention : « de mère inconnue » ne résonnera que plus tard dans l’oreille de l’enfant   …

Ainsi, « le Parlement des marcheurs » aura décrété, avec sa majorité -de-la-république-bioéthique-en-marche  que :
   Désormais, grâce à  Jupiter-Macron, l’enfant n’a plus besoin ni d’un  vrai père, ni d’une vraie mère, puisque le microscope du Comité national de bioéthique « a aperçu » pour lui, son père dans un spermatozoïde, ou sa mère dans un ovocyte   …  

 
…… Et la troisième mais non la moindre :

  ♦ Vénus-Schiappa, la déesse de l’Égalité entre les femmes et les hommes en France, toujours vêtue de tenues légères ou transparentes afin de prouver au monde …  combien elle est égale …  à elle-même.

Elle a un tel sens de l’Égalité  qu’elle en  perçoit l’absence, dans la présence « des hôtesses de podium » qui entourent et embrassent le coureur, vainqueur de l’étape dans le Tour de France … Alors qu’il n’y a pas « d’hôtes de podium  » pour une femme !
À noter cependant côté embrassade, que ces charmantes jeunes femmes avec bouquet ou peluche, en font beaucoup moins que Jupiter-Macron  tapotant, caressant, et bécotant sans se lasser.

Un autre dossier de Vénus-Schiappa est celui de l’excision rituelle des petites filles mais la déesse de l’Égalité entre les filles et les garçons oublie que la circoncision rituelle des garçons  selon les religions juive et islamique est aussi barbare.

♠ D’ailleurs, Vénus-Schiappa de l’Égalité entre les femmes et les hommes est  totalement aveugle et insensible à l’insupportable Inégalité femmes-hommes, que la très « virile et guerrière » religion islamique impose aux femmes qui ne peuvent se cacher …  derrière une barbe.
♠ Pour Vénus-Schiappa comme pour Minerve-Belloubet, l’Égalité entre les femmes et les hommes doit rester impérativement interdite, pour les femmes de la tribu islamique.
⇒ ⇒ Et plutôt que d’assurer l’Égalité femmes-hommes, elle cherche tout ce qui peut accroître l’inégalité entre les femmes selon la dictature du communautarisme islamique.
 Ce qu’elle veut, c’est instituer l’Inégalité entre les femmes musulmanes sous la loi de la charia islamique du VII ème siècle (4) et les femmes libres et citoyennes françaises du XXI ème siècle.

Bref, en terme d’Égalité entre les femmes et les hommes,  pour le dieu Jupiter-Macron, la déesse Minerve-Belloubet, et la déesse Vénus-Schiappa, ce sera la tenue islamique sur les plages et dans les piscines :
–  pour les femmes, la combinaison  de plongée avec lunettes …
 –  et pour les hommes, le slip.
... avant d’instituer des heures de marée haute et  des heurse de piscine – en alternance – pour les hommes et pour les femmes.
______________________________________

1 Cf. par L’ingénue : (3) La Résistible extension de la ligue des minorités sexuelles : 26 juin 2018- Paris

Cf. par L’ingénue : La chape de silence sur le crime quotidien dans l’espace public – 16 septembre 2018

Cf. par L’ingénue :  12 mars 2019  Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes

4   Selon la sourate 96, al-Alaq (« l’adhérence »).   En 610, Mahomet avait  quarante ans, quand il vit apparaître, depuis la grotte de Hirâa, dans l’immensité du ciel,  Jibrîl (Gabriel), qui lui révéla les premiers versets du Coran. [Extrait de  La vie de Mahomet  1ère partie – Charb -Zineb / hors-série Charlie Hebdo/ 2013. Charb a été tué par les frères Kouachi  lors de l’attentat du 7 janvier 2015  – Zineb est sous la menace permanente des tueurs]. 

Apostille du 21 août 2019

♠   Tuer, poignarder, massacrer tous ceux et toutes celles qui s’expriment librement sur la religion islamique, incendier les églises et les synagogues sont « la Loi islamique du Vivre ensemble » selon les membres du Conseil français du culte musulman (CFCM) et de son président Ahmet Ogras ».

Pour montrer son adhésion radicale à « leur Loi islamique du Vivre- ensemble- en- guerre- de- religion », le dieu Jupiter-Macron les avait reçus chaleureusement avec  sourire et accolade,  le 7 janvier 2019, dans son Olympe élyséen, alors que se déroulaient les cérémonies du souvenir du massacre de Charlie Hebdo. 
Cf. par L’ingénue  9 janvier 2019 : Le président Macron, l’islam radical et la loi de 1905  

__________________________________

Et la journée du droit des jeunes ?

5 – 6- 7 mars – note finalisée  le 8 et 18 mars* 2018

Préambule
8 mars 2018, Journée internationale des droits des femmes (SAUF dans les États islamiques du globe, soit pour 900 millions de femmes*,  dont plus de deux millions en France, pour les femmes des  quartiers régis par les salafistes hors-la-loi-républicaine).
♦Cette hypocrisie de 24 heures, hautement politique, n’est qu’une communication de mascarade  et de pantalonnade, une fourberie, une imposture.

Et le droit des jeunes ? C’est  le devoir complètement raté des adultes, parents, enseignants, gouvernements, patrons et acteurs des médias, réseaux sociaux …

Le droit des jeunes à une éducation sexuelle respectueuse de leur âge auquel il n’y a pas de passage à l’acte :

l’âge où il n’y a pas à  leur « faire étudier » un livre de « vieux pervers » en classe ;
l’âge où il n’y a pas  à  fournir des préservatifs à l’infirmerie en 4ème sans le dire aux parents ;
l’âge où il n’y a pas à présenter et/ou décrire des scènes pornographiques qui ne peuvent que les bouleverser ;
l’âge où il n’y a pas à banaliser l’horreur des viols commis en groupe ou les horreurs et les sévices que des criminels pédophiles font subir à des enfants.

Il est temps de dire la vérité sur les drames qu’engendre pour la jeunesse la pornographie omniprésente  avec les drogues. 
Il est temps  de dire la vérité sur ceux qui s’enrichissent honteusement sur la fragilité de notre jeunesse. 
Il est temps  d’y voir clair sur « la prise de pouvoir du tout-sexuel » qui surcharge voire paralyse l’intelligence des jeunes dans une diversion permanente, à l’âge formidable de la conquête des savoirs (1)… 

______________________


Quelle éducation à la santé et à la sexualité dans l’Éducation nationale ?

Quels savoirs, sur l’hygiène de vie avec l’information scientifique vraie, documentée et protectrice sur l’alcool, le tabac, et le cannabis, dispense l’Éducation nationale au collège, au lycée et à l’université ?

Quels savoirs, sur l’hygiène de vie avec l’information scientifique, vraie et protectrice sur la sexualité dispense l’Éducation nationale au collège, au lycée et à l’université ?
Pour l'école de la confiance

Si l’on en croit l’affichage promotionnel de l’Éducation nationale, il suffirait de lui faire confiance :

S’agit-il de lui faire confiance quand les textes et programmes officiels des ministères successifs  abrogent régulièrement ceux des ministères précédents ?

S’agit-il de lui  faire confiance quand les résultats scolaires sont médiocres ?

S’agit-il de lui faire confiance quand on laisse les lycéens sortir pour fumer dans la rue ; quand « ça sent le joint dans la bibliothèque universitaire » ?

S’agit-il de lui faire confiance quand, dans la liste du Goncourt des lycéens, l’Éducation nationale  a glissé  » Mille six cents ventres » ?
_________________________

On peut voir la vidéo Sexe et pornographie dans les programmes scolaires ; une enquête de Armel Joubert des Ouches avec la collaboration de Jeanne Smits,  qui donne à réfléchir – sérieusement.

Apostille

Une première réflexion me vient tout naturellement à l’esprit.
L’on devrait savoir que la sexualité n’est qu’une fonction biologique parmi d’autres ;  et l’on devrait savoir aussi que l’essentiel pour les adultes parents et professeurs, est  de considérer les adolescents comme des êtres  sensibles et intelligents, dont on doit respecter l’intégrité  sur le plan émotionnel et affectif entre 12 et 16 ans.

Or, il apparaît que depuis une vingtaine d’années, ils ne sont considérés, pour leur éducation à la sexualité, que comme des corps avec des organes sexuels.
Quant à la dernière vague ministérielle du gouvernement M.Valls/ N. Vallaud-Belkacem à l’Éducation nationale/ président F. Hollande/, elle a intégré  les pratiques homosexuelles au programme ;  la pédérastie passant de la littérature à la normalité.

Si l’on ajoute les textes et les livres présentés aux adolescents qui s’appesantissent sur toute la gamme des actes sexuels, et si l’on ajoute les raps obscènes et les médias de la pornographie qui déferlent sur la toile …
Ma seconde réflexion est alors encore plus pessimiste car je constate que les sociologues, les philosophes, les chefs politiques et autres écrivains solidaires du « Mouvement Sex and Drug du 22 mars 1968 de D. Cohn-Bendit »,  n’avaient  d’autre idéal pour nos jeunes  que de les conduire …  dans l’antichambre du Marquis de Sade…

… Et en 2018 … c’est en marche !

La vraie vie est ailleurs.
_____________________

1 Cf.  l’exemple de cette université dite longtemps Vincennes à Saint-Denis dans laquelle le courant de l’idéologie soixante-huitarde circule encore avec les conséquences que l’on observe :
En passant devant l’université Paris VIII Saint-Denis, avec ses devises sur les murs :
« Au fronton de la façade, on lit  FIN DU TRAVAIL   ….  et la suite en forme de question d’un autre /ou du même,  sur le mur de la rue de la Liberté (sic) QU’EST- CE QU’ON FAIT LÀ ? »
par L’ingénue  23 février 2017

     *Cf. Wikipédia 
___________________________________

Cf. par L’ingénue  L’état des lieux [février- mars 2018]
  Les « gamins » d’Outre-République viendront avec leurs « kalachs » et leur « shit ».[de « merde »]..

(Re) lire par L’ingénue  10 janvier 2009 / 18 mars 2018
Principe de précaution : Veiller sur les plus fragiles
Ce n’est ni dans le programme européen, ni dans le programme français du parti Europe Écologie Les Verts de MM. Ph. Meirieu et Cohn-Bendit et  Mmes Duflot et Joly qui n’ont peur … que de l’énergie nucléaire. 

___________________________________

 

Ah ! Vous voilà ! Mesdames et Messieurs les féministes !

13 novembre 2017

Comment faites-vous, en ces temps si lourds des menaces que fait peser le péril islamique sur nos vies, sur nos libertés, sur notre démocratie,  pour proférer des exigences de révision tâtillonne de notre belle langue française ?

Qui êtes-vous pour vous ériger en femmes et hommes savantes ?

De quels droits osez-vous prétendre bouleverser la grammaire française ?

Croyez-vous que c’est le meilleur moyen pour doter chaque enfant et chaque jeune de ce pays d’une belle intelligence, de bons savoirs pour leur avenir ?

Les droits des femmes et des hommes en France ne dépendent pas de la grammaire française !  Voyez ce que salafistes et autres terroristes djihadistes font subir aux hommes, aux femmes, aux garçons et aux filles  !

Vous agissez ainsi comme ceux  du « Black Blanc Beur » qui,  pour dénoncer le racisme, utilisent leur rejet du « Blanc (?) » pour refuser notre savoir-vivre -ensemble citoyen, fraternel et laïque en France.
Au nom d’une dérisoire « égalité de lettres » vous dites œuvrer au futur d’une société en ramenant tout au sexe !

Oserez-vous nous priver et priver nos enfants du plaisir d’une fable de Monsieur Jean de la Fontaine en la transcrivant  ainsi dans votre style de précieux ridicules :

♦« Maître.sse  Corbeau.lle  sur un arbre perché, / tenait en son bec un fromage. /
Maître.sse  Renard.e  par l’odeur alléché.e…
»  (♦)

Reprenez vos esprits, dames et sieurs féministes (1)  cessez de jouer aux petits maîtres de morale linguistique,

et laissez-nous continuer de parler et d’écrire en français … le même pour nous tous, femmes et hommes confondus !

________________

Cf.  Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite « inclusive » du 23 octobre 2017

NB

1  Nos braves féministes ont peur que dans la grammaire française  « le masculin l’emporte sur le féminin » (alors que ce n’est qu’une ritournelle mnémotechnique) !
Grâce à eux et à leur trouvaille (!) ,  « l’écriture inclusive remet en cause cette règle grammaticale au nom de l’égalité des sexes ».

Ah ! nom de dieu !  Où voyez-vous du sexe ?
Il s’agit en fait d’une simplification -sans e – de l’accord au pluriel de l’adjectif qualificatif ou du participe passé pour deux noms /pas de sexe donc !– mais un genre grammatical / pas celui d’une orientation sexuelle non plus !/ donc deux noms, l’un de genre féminin avec l’article la – l’autre de genre masculin  avec l’article le. 
Même pour l’exemple emprunté au Bled [CM2-6ème / Hachette 2004] :
« La robe et le pantalon sont exposés dans la vitrine. »

Simplification et rapidité et non guerre des sexes,  lorsque l’on considère aussi un nom collectif seulement au masculin : les Marseillais – Les Français etc.  Quelle mouche les a piqués pour les décliner comme dans « un manuel scolaire (Hatier), publié en mars 2017 et destiné à des élèves de CE2 : « Grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ♦»(…). » ?

Au pays de Molière, on appréciera la finesse de la terminaison teur.rice.s   que l’on retrouvera dans tous les magazines  pour nommer  les acteur.rice.s  !

♦ Valeurs actuelles – Votre quotidien du soir 27.10.2017 : L’écriture inclusive, un “péril mortel”, estime l’Académie française.

____________________

Apostille

2013 – année tout entière consacrée au mariage homosexuel et à  la création d’un Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

2015  –   le Haut Conseil a édicté son « Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe » qui nous vaudra – à défaut d’une meilleure réussite scolaire,  le handicap lourd d’un imbroglio grammatical et orthographique, et d’une lecture ennuyeuse … et dissuasive pour tous.

♠ Nous attendons le prochain rapport 2017 sur l’état du sexisme en France  – dans lequel, pudiquement, ils se voileront la face pour ne parler ni de l’inégalité des sexes dans la charia islamique, ni de ses prêcheurs, ni de ses burqas…

________________________ 

 

Qui veut la peau … du musée des Beaux-Arts de Tours ?

24 – 26- 27 juillet 2017

Qui  refuse la manne pour notre musée des Beaux-Arts de Tours de la donation de Léon et Martine Cligman : 1 200 œuvres d’art d’une valeur totale d’environ 20 millions d’euros  ?

Qui dédaigne  accroître la richesse de ce très beau musée pour offrir au public, à la jeunesse, un tel supplément d’art et de beauté ? Imaginez ! 1 200 œuvres d’art en plus à admirer !
« L’art émeut. De là sa puissance civilisatrice » écrivait V. Hugo (1).

Qui se désintéresse à ce point de la culture pour tous et de notre patrimoine artistique  ?

Faut-il chercher parmi  les 121 élues d’Indre-et- Loire et de la ville de Tours : tous et toutes, très honorables députés, sénateurs, conseillers régionaux avec leur président, conseillers départementaux avec leur président,   conseillers municipaux avec le maire de Tours, et ces 72 membres du nouveau conseil métropolitain de « Tours Métropole Val de Loire » ?

Qui parmi eux a décidé de privilégier le CCC OD  (Centre de Création Contemporaine Olivier Debré), inauguré par F. Hollande, le 10 mars 2017 (2),  en privant le musée des Beaux-Arts de son dû ?

Qui a osé le spolier du legs généreux d’un couple d’esthètes amoureux de la Touraine et de son musée ?
A-t-on peur que le MBA (musée des Beaux-Arts) prenne des visiteurs donc des futurs acheteurs d’ « art contemporain » à leur CCC OD ?

On se souvient comment, en juin 2016, Sophie Join-Lambert, conservateur et directrice du musée, avait accueilli la perspective de ce don exceptionnel : « ce sont vraiment des œuvres de grands noms, des œuvres qui ont marqué la fin du 19ème et le début du 20ème siècle comme Corot, Delacroix ou Degas. C’est vraiment un bel ensemble qui sera ensuite déposé au musée des Beaux-Arts de la ville de Tours. » (3)

En mars 2017, ni le président Hollande ni sa ministre de la Culture ne lui ont apporté  leur soutien  ; la quintessence huileuse de l’art contemporain suffisait à leur sensibilité artistique (!).

♠ ♠ ♠  On s’interroge aussi sur le silence assourdissant des médias qui ont laissé tout ce petit monde politiqueNacer Meddah, préfet du Loiret et de la région Centre- Val de Loire,  Sylvie le Clech, directrice régionale des affaires culturelles (Drac Centre), Jean-Christophe Royoux, conseiller Arts plastiques (Drac Centre),  Pierre Oudart, directeur des arts plastiques, Malika Bouabdellah, « personnalité qualifiée » historienne de l’art, ancienne conservatrice du Louvre etc.   … enterrer un projet magnifique, comprenant une dotation supplémentaire de 5 millions d’euros pour donner au public le bel espace d’un vrai grand musée d’art en Touraine.
Serait-ce juste l’effet du hasard … mais ils/elles sont tous membres du Conseil d’administration du Frac Centre (Fonds régional d’art contemporain de la région Centre-Val de Loire)?

… ♠ Alors, faut-il penser qu’entre un Delacroix, un Corot, un Degas … et de l’huile,
la Direction régionale des affaires culturelles Centre- Val de Loire
 aura œuvré à rejeter la donation Cligman au MBA Tours … pour évincer ce rival du CCC OD ?

… Silence … on  déshérite le peuple de son patrimoine ….   Silence … on  bafoue le Beau …

Ah !(soupir) …  Pouvoir encore choisir entre un Delacroix, un Corot, un Degas … et une flaque d’huile noire   !!

________________________

   Cf. par L’ingénue, note Utilité du Beau    Victor Hugo mai 1864   

  Cf. par L’ingénue Hollande, la reine … et la flaque d’huile  3-13 avril 2017

3    L’incroyable donation faite au musée des Beaux-Arts      Europe1.fr   23 juin 2016

       Tours : don exceptionnel de 1 200 œuvres au musée des Beaux-Arts    Le Figaro.fr  Marie-Amélie Blin 23 juin 2016

 _________________________

NB  Pour mieux comprendre, lire L’Imposture de l’art contemporain – Une utopie financière Aude de Kerros (Eyrolles 2016)

et par L’ingénue, une note de 2009 – complétée en 2014  : M. Pinault, les milliardaires et Paul McCarthy

Ajout du  27.07. 2017  … où l’on voit comment « Le président Macron et sa première dame » sont  aussi aux côtés des milliardaires …  de la chanson.

________________________

 

Utilité du Beau

7. 11. 2016 –  2  avril 2018

Utilité du Beau

Un homme a, par don de nature ou par développement d’éducation, le sentiment du Beau. Supposez-le en présence d’un chef-d’œuvre, même de l’un de ces chefs- d’œuvre qui semblent inutiles, c’est-à-dire qu’ils sont créés sans souci direct de l’humain, du juste et de l’honnête, dégagés de toute préoccupation de conscience et faits sans autre but que le Beau ; c’est une statue, c’est un tableau, c’est une symphonie, c’est un édifice, c’est un poème. En apparence cela ne sert à rien ; à quoi bon une Vénus ? à quoi bon une flèche d’ église ? à quoi bon une ode sur le printemps ou sur l’aurore, etc.,  avec ses rimes ?  Mettez cet homme devant cette œuvre. Que se passe-t-il en lui ? Le Beau est là. L’homme regarde ; l’homme écoute ; peu à peu, il fait plus que regarder, il voit ; il fait plus qu’écouter, il entend.

Le mystère de l’art commence à opérer ; toute œuvre d’art est une bouche de chaleur vitale ; l’homme se sent dilaté. La lueur de l’absolu, si prodigieusement lointaine, rayonne à travers cette chose, lueur sacrée et presque formidable à force d’être pure. L’homme s’absorbe de plus en plus dans cette œuvre : il la trouve belle ; il la sent s’introduire en lui. Le Beau est vrai de droit.  L’homme, soumis à l’action du chef- d’œuvre, palpite, et son cœur ressemble à l’oiseau qui, sous la fascination, augmente son battement d’ailes. (…)
Il creuse et sonde de plus en plus l’œuvre étudiée ; il se déclare que c’est une victoire pour l’intelligence que de comprendre cela ; il y a de l’exception dans l’admiration, une espèce de fierté améliorante le gagne ; il se sent élu ; il lui semble que ce poème l’a choisi. Il est possédé du chef-d’œuvre.

Par degrés, lentement, à mesure qu’il contemple ou à mesure qu’il lit, d’échelon en échelon, montant toujours, il assiste, stupéfait, à sa croissance intérieure ; il voit, il comprend, il accepte, il songe, il pense, il s’attendrit, il veut ; les sept marches de l’initiation ; les sept notes de la lyre auguste qui est nous-mêmes. Il ferme les yeux pour mieux voir,  il médite ce qu’il a contemplé, il s’absorbe dans l’intuition, et tout à coup, net, clair, incontestable, triomphant, sans trouble, sans brume, sans nuage, au fond de son cerveau, chambre noire, l’éblouissant spectre solaire de l’idéal apparaît ; et voilà cet homme qui a un autre cœur. (…)

Être grand et inutile, cela ne se peut. L’art, dans les questions de progrès et de civilisation, voudrait garder la neutralité qu’il ne le pourrait. L’humanité ne peut être en travail sans être aidée par sa force principale, la pensée. L’art contient l’idée de liberté, arts libéraux ; les lettres contiennent l’idée d’humanité, humanories litteræ. L’amélioration humaine et terrestre est une résultante de l’art. Les mœurs s’adoucissent, les cœurs se rapprochent, les bras embrassent, les énergies s’entresecourent, la compassion germe, la sympathie éclate, la fraternité se révèle, parce qu’on lit, parce qu’on pense, parce qu’on admire. Le Beau entre dans nos yeux rayon et sort larme. Aimer est au-dessus de tout.

L’art émeut. De là sa puissance civilisatrice. »

……………….

…………………………………………..

« Utilité du Beau »  est puisée dans les Notes de travail  de Victor Hugo pour son ouvrage « William Shakespeare » et pour la Préface de la nouvelle traduction de Shakespeare de son fils, François-Victor Hugo, qui faisait paraître la traduction de Shakespeare depuis 1858. Cette  Préface (écrite en mai 1864) a pris place au début du XVème volume des Œuvres complètes de Shakespeare. François-Victor Hugo (1828-1873) est le second fils de Victor et Adèle Hugo.

Victor Hugo publia son livre « William Shakespeare » en avril 1864, mois du jubilé du trois centième anniversaire de la naissance  du poète et dramaturge anglais.
⇒ William Shakespeare  (1564-1616). En 2016, on célèbre le quatre centième anniversaire de sa mort.
(source Pierre Albouy p. 127 Tome XII des Œuvres complètes de Victor Hugo – club français du livre sous la direction de Jean Massin /1969)

______________________

Apostille

Ne pas confondre le Beau selon Victor Hugo avec « l’art de l’urinoir industriel » depuis Marcel Duchamp », dit « art contemporain », simple machination à visée spéculative… qui n’émeut ni ne civilise.

Ainsi, l’art contemporain de la FIAC invité par les milliardaires de la Place Vendôme avec « Tree » – le plug anal » de M. Paul McCarthy (disciple américain de Marcel Duchamp),  à Paris, en octobre 2014, n’est pas  « une victoire pour l’intelligence » !

« L’humanité ne peut être en travail sans être aidée par sa force principale, la pensée » écrit V. Hugo ; aussi faut-il lire l’ouvrage passionnant d’ Aude de Kerros : L’imposture de l’art contemporain – Une utopie financière (Eyrolles).

___________________________________

Afin que  « le mystère de l’art commence à opérer » :

Pourquoi se priver d’ « entendre » (même un bref instant par le Wiener Philharmoniker – Ch. Thielemann)
La neuvième Symphonie de Beethoven  en ré mineur   avec son Hymne à la Joie

ou sa sixième Symphonie dite La Pastorale en fa majeur      ?

 

______________________________