La fuite de G. Collomb, fugace ministre de l’Intérieur

4  octobre 2018 –             Apostille  du 17 octobre 2018

15 octobre 2018
Cela fait 15 jours que le ministre a fui l’hôtel de Beauvau et le palais de l’Élysée ; et cela fait 15 jours que le président-en-marche et son Premier ministre courent après celui ou celle qui n’aurait qu’à faire semblant d’être ministre de l’Intérieur.
                                              ⇒   17 octobre 2018
… Vaine et hypocrite poursuite puisqu’ils l’avaient sous la main.
Ils ont désigné, le 16 octobre, le   remplaçant de Gérard Collomb, qui n’est autre que Christophe Castaner, le très controversé mais si « fidèle » du président. / voir l’apostille.
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Dans ma note précédente, La chape de silence sur le crime quotidien dans l’espace public, j’avais quitté  M. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur soignant les fous islamistes en hôpital psychiatrique, renforçant le pouvoir des imams, des cheikhs  et autres fous de  l’obscurantisme islamique terroriste contre la laïcité républicaine dans l’espace public, dans les établissements scolaires etc.., laissant les femmes musulmanes, sans défense, hors de la liberté et de l’égalité, sous les menaces et les coups « des mâles- islamistes -black-blanc-beur-barbares- barbus ».

Je le retrouve en ce début d’octobre, partout dans les médias, s’enfuyant de la scène nationale et du gouvernement de la République-en-marche, après avoir porté sa lettre de démission – non pas au Premier ministre- mais au grand patron, le Jupin de l’Élysée. …

S’il pensait « avoir été aimé farouchement » (comme nous tous !) par le président qui lui caressait, en mai 2017, l’oreille droite puis l’oreille gauche (!), dans les salons de l’Élysée, on se doute de sa rancœur  depuis  juillet 2018,  lors de l‘étrange affaire de M. Benalla, garde rapproché du Jupin.

En effet, on se souvient comment le 23 juillet 2018, lors de son audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale (1), G. Collomb apportait un écho discordant à la parole présidentielle :
   – « Le 2 mai 2018, je m’étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police,  avaient été destinataires de l’information. Je pensais, comme c’est la règle
que les mesures appropriées avaient été prises. C’était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d’informer les autorités judiciaires« .

        ♦Ainsi donc va la politique en France du 4  février 2017 au 1er octobre 2018…  Car on se souvient aussi du 4 février 2017, quand Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon, chauffait le palais des sports de Gerland, pour faire acclamer son candidat Macron (2) !

Dans une ambiance malsaine de surexcitation programmée sur les mobiles des « fans », le futur ministre de l’Intérieur s’égosillait farouchement :
« J’ai été le premier à n’avoir qu’un but : faire gagner Emmanuel Macron. » 
(…)  » Est-ce que vous voulez faire gagner Emmanuel Macron? » (bis)
(…) Oui  Emmanuel (sic) sera notre président !  (…)
Et je vous demande à toutes et à tous de vous lever, de l’acclamer car il faut que dans toute la France, de plus en plus fort, monte un même message : 
Macron     président    –  
Macron    président –     etc.

Gérard Collomb, « le premier à n’avoir eu qu’un but : faire gagner Emmanuel » a donc farouchement tourné la page  le 1er octobre 2018.

♦  À travers ce comportement inédit d’un futur ministre de l’Intérieur, c’est toute la campagne électorale du candidat Macron qui apparaît n’avoir été que farce attrape et grand guignol pour une surexcitation de masse dans une médiatisation outrancière,  parachevant  le farouche coup d’état politico-judiciaire, le coup de Jarnac voulu par E. Macron et F. Hollande, contre F. Fillon  (3), avec la complicité de tous les médias.

       ♦ Impuissant déjà en tant que sénateur maire, face au communautarisme mafieux et islamique, dans la métropole lyonnaise avec ses 10 zones de sécurité prioritaires :
Lyon 9ème (La Duchère) • Lyon 8ème • Vaulx-en-Velin (Grappinière, Le Mas-du-Taureau, Centre-ville, Vernay, Verchères, Thibaude) • Bron (Le Terraillon) • Vénissieux (Les Minguettes.

Gérard Collomb fut un ministre de l’Intérieur totalement incapable d’accomplir sa mission citoyenne de maintien de la sécurité publique en France.

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6 et 17 octobre 2018

Apostille

♦♦  Il y a fort à parier que le  président Macron choisira
parmi les candidats au ministère de l’intérieur
 
présentés par le Premier ministre, E. Philippe,
celui qui sera le plus anti-laïcité républicaine,
celui qui sera le plus sourd et le plus aveugle face à la montée de la violence communautariste et terroriste islamiste, anarchique, mafieuse,
bref, celui qu’il sait d’avance, être le plus soumis à ses ordres …

               ⇒ Christophe Castaner, qui a eu pour « grand frère (sic)«  un truand, est pour tout cela, l’homme de la situation, le ministre de l’Intérieur « idéal ».

Et le président Macron nous lancera un défi [comme celui pour sauver M. Benalla], le 24 juillet 2018 ]:

                 « Le seul responsable, c’est moi. [Venez] me chercher ! « (4).

 

                 ♦ Le suffrage universel me semble être un excellent moyen pour répondre à son ordre ! … Il nous faut juste une représentation politique unie et intelligente ! 

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par L’ingénue

1  30 juillet 2018 Le président Macron et l’étrange M. Benalla / 4 Source /@Aurore Bergé- Porte- parole du groupe LREM à l’Assemblée.

3  11 février 2017 (Re)voir la scène dans la vidéo « Play … Rewind ». / à 9′

3 14 février 2017  Vers un coup d’État politico-judiciaire en France ?

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(3) La Résistible extension de la ligue des minorités sexuelles : 21 juin 2018 – Paris

24 juin 2018 – 8 juillet 2018  /  note revue le 20 septembre 2018

8 juillet 2018

En épilogue à la fête de la musique de genre électro à l’Élysée, et pour garder la gaieté de cette soirée,  il est plaisant d’imaginer un autre carnaval si l’équipe de France de football gagnait la coupe du monde 2018 –  le président Macron et sa première dame, se déguisant en footballeurs avec short et maillot (!), pour recevoir les joueurs en costume cravate ; un volontaire enlaçant la dame, et le tout immortalisé par le directeur de cabinet …
Quel succès dans les médias ! Quelle remontée dans les sondages !

20 septembre  avec un clin d’œil de L’ingénue : Ils ont gagné … Il a perdu … 
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24 juin 2018

Sur cette photo prise par Pierre-Olivier Costa (1), le président Macron- sans cravate- mais avec  sa première dame à ses genoux, est serré de près par quelques-unes des vedettes de sa première fête de la musique électro à l’Elysée, le 21  juin 2018.

Fête de la musique électro à l'Elysée 21.06.2018

Fête que le couple présidentiel a « partagé » avec 1 500 spectateurs, dans la cour de l’Ėlysée, dans cette chaude ambiance gaie des boîtes de nuit parisiennes, qu’il aime.

Chaque intervenant a touché  1 500 euros, ainsi pour seulement ceux de la  photo, cela fait déjà 10 500 euros pris sur le Trésor public. Comme quoi, pour ses menus plaisirs nocturnes et musicaux, les locataires de l’Elysée savent où trouver  « un pognon de dingue ».

Et pour pimenter l’affaire, le DJ Pierre Hache alias « Kiddy Smile » arborait un maillot sur lequel on pouvait lire « fils d’immigré noir et pédé », maillot idéal pour « faire la morale » à tous ceux qui ne seraient pas comme lui, par exemple le locataire de l’Élysée, Emmanuel Macron ?

Je m’interroge :
l’ami Pierre reprocherait-il à la France d’avoir accueilli son père, qui lui a donné avec sa mère, un prénom français ?
l’ami Pierre reprocherait-il à ses parents de l’avoir procréé noir ?
l’ami Pierre reprocherait-il à la France d’être « pédé » donc stérile dans sa relation sexuelle avec un homme ?

Le DJ Pierre Hache alias « Kiddy Smile » dit aussi défendre la cause des immigrés en « mixant : Ce soir brûlons cette maison ! Ce soir brûlons-la complètement !» (2)  en anglais, pour que ces crétins ignorants de Français n’y voient que du feu !…….. Et bien sûr, tout en clamant en boucle -comme tous les autres DJ et « rappeurs »- son délire sur l’usage du « shit » etc.

Bref, on aura bien compris que la résistible extension des manœuvres communautaristes se jouait maintenant dans la cour de l’Ėlysée et … au plus près du président !
♦ Le communautarisme homosexuel s’ajoute avec agressivité au terrorisme des communautarismes anarchistes, djihadistes, tous  trafiquants d’armes et de drogues sur le sol national.
Ensemble, ils forment une ligue redoutable, un danger mortel pour la démocratie.

On aura compris que cette ligue  se dresse pour nous interdire de décliner fièrement et joyeusement notre appartenance libre et citoyenne à la République française.
–  qu’ils veulent nous interdire la belle fraternité laïque, qui assure notre paix civile.
– que leur langage n’est que haine et insulte de « l’autre », citoyen, vu comme « un ennemi », que l’on exclut de « la- diversité-des-communautarismes »(sic).
–  que c’est la fameuse idéologie du « multiculturalisme » qui redonne les pleins pouvoirs aux chefs religieux,  dans la tourmente sanglante du terrorisme islamique.

La première fête de la musique 2018 à l’Ėlysée-Macron  en donne un aperçu dans les échantillons musicaux.
Dès l’an 1 de son mandatM. Macron s’affirme comme président d’une République-en-marche-arrière. 

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1  Pierre-Olivier Costa est le directeur de cabinet de Mme Macron. C’était un collaborateur de l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë. Cette photo est sur l’album instagram@poc17

2 Source Valeurs actuelles
#Quotidien » 20:55 – 22 juin 2018
« Hier, il y avait une grosse soirée à l’Élysée pour la Fête de la Musique. Et on a adoré traduire certaines paroles qui ont résonné dans le palais présidentiel ».

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(1) La Résistible extension de l’anarcho-« benditisme » : 1er mai 2018 – Paris

Note mise en avant le 1er septembre 2018

Dans la « logique du pouvoir », [façon émeute incendiaire des anarchistes contre le défilé pacifique de la Fête du travail de la CGT, avec mise en scène violente de M. Benalla le 1er mai 2018]  du président Macron, on peut désormais s’attendre  à la nomination de M. Cohn-Bendit [ celui qui a mis à feu et à sang le quartier latin en mai 1968 ] comme nouveau ministre de la Transition – écologique-subversive- en -support- des -zadistes. 

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5  – 7- 20 – 27 mai 2018

An 1 de la république-en-marche d’E. Macron

Quel message de mépris de la Fête du Travail du 1er mai, nous ont lancé le président, son gouvernement E. Philippe et son ministre de l’intérieur, G. Collomb !
Quel message de déni du droit à la liberté des citoyens paisibles de défiler le 1er mai  !
Quel message anti-démocratique envers le peuple !
Quel message d’encouragement pour les anarchistes !

Le président avait été informé  par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) de la levée par les chefs français et étrangers identifiés, d’un régiment de 1200 émeutiers anarchistes pour supplanter à Paris,  le défilé du 1er mai de la Fête du Travail.
Avec des hurlements sauvages, des gueulements de haine envers les simples citoyens et envers les policiers qui les protègent, les anarchistes allaient leur infliger un échantillon de leur idéologie politique primitive et barbare, dont le seul programme consiste dans l’espace public,  à lancer des projectiles  pour casser et blesser, et des cocktails Molotov pour incendier et pour tuer.
Leur hyper-violence de cagoulés-en-mission-terroriste avec le drapeau noir et le bras levé (1), nous renseigne comme étant l’autre menace anti-républicaine  qui pèse sur notre pays.

Pour le 1er mai de l’An 1, le président a donc pensé qu’il serait bien servi par les saccages des  anarchistes : les scènes photographiées feraient le tour du monde pour occulter  la Fête du travail, la grève des cheminots et la CGT.

Que fit le président ? Il informa à son tour son gouvernement et le préfet de police de Paris, sans oublier les « bons » secrétaires de la CFDT et de FO – (le premier, interrogé dans sa voiture avec chauffeur, justifia son retrait du défilé, le second tint une réunion dans une salle insonorisée éloignée du pont d’Austerlitz).

Quels ordres donna le président ?
–  » Surtout ne rien faire ou faire juste semblant ! »  / « Laissez casser ! » / » Laissez pourrir ! »
Ainsi, pour fêter l’An 1 en 2018,  le président avait prévu de rejouer la comédie de Charléty avec D. Cohn-Bendit en 1968. Mai 2018 serait  le retour de l’anarcho-« benditisme » avec le gouvernement, le patronat, la CFDT et FO, contre les salariés et la CGT (2).

Le président pouvait partir tranquille en Australie. Il avait lancé son  boomerang !  

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1 Photo source Dreuz.info 1.05.2018 Ch. Larnet

 

Qui les finance ?  Quel gouvernement les interdira ?

On se souvient de la montée en puissance de la milice paramilitaire -sous le nom de Sturmabteilung ou section d’assaut SA – et du rôle qu’elle eut dans la création du « Parti national-socialiste des travailleurs allemands », le NSDAP – le parti nazi d’Adolf Hitler, au début du XXème siècle. Sturmabteilung ou section d'assaut SA

2 Vers l’extension de l’anarcho-« benditisme » et de la charia djihadiste anti-laïque   par L’ingénue 29.30 avril 2018
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NB  20 mai 2018  
par L’ingénue : Le nouveau titre : (1) La Résistible extension de l’anarcho-« benditisme »: 1er mai 2018 – Paris, fait référence au titre de la pièce de théâtre de Bertolt Brecht : La Résistible Ascension  d’Arturo Ui  / Traduction en français : Armand Jacob – Éditeur : L’Arche 1959 / Date de création : 8 novembre 1960 – Paris – Théâtre national populaire – Metteur en scène : Jean Vilar.

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Vers l’extension de l’anarcho-« benditisme » et de la charia djihadiste anti-laïque

29 – 30 avril 2018 – 20 mai 2018

On reviendra sur  le bilan positif de notre mai 1968. Le Mai 68 magnifique des neuf millions de salariés grévistes qui gagnèrent sur le patronat soutenu par le gouvernement, grâce à leurs syndicats, et sûrement avec la CGT de Benoît Frachon, Georges Séguy et Henri Krasucki, des augmentations de salaires et de nouveaux droits syndicaux. Avec la solidarité, la fraternité, le maintien en état de marche des moyens de production, le calme pendant nos manifestations géantes…

Le bilan négatif de  la France de 2018, c’est depuis plus de trois décennies,  une longue suite de violences urbaines,   d’incendies, de crimes  perpétrés  par des crapules multi-récidivistes, tueurs et trafiquants, avec  depuis 2001 à Toulouse,  l’extension des massacres de l’ignoble « charia » au nom  du dieu des salafistes et des frères musulmans, sous le pouvoir occulte de services, télévisions et états islamiques, ennemis de notre République laïque.

⇒ Et s’il n’y a plus de paix civile en France, le plus terrible, le plus tragique pour notre jeunesse qui est son avenir, est de constater que ce sont nos établissements scolaires et nos professeurs qui ont été et qui sont de plus en plus, les premières cibles et  les premières victimes de cette barbarie anarcho-djihadiste.

De 1966 à 1968,  c’est entre l’université de la Sorbonne et l’université toute neuve de Nanterre que l’étudiant (?) D. Cohn-Bendit a commencé son travail de prise de pouvoir anarchique.
Après s’être fait remarquer en propédeutique à la Sorbonne comme celui qui n’était pas inscrit pour apprendre mais pour gâcher les conditions de travail des vrais étudiants, il s’est inscrit en sociologie à Nanterre sans obtenir de diplôme. Mais qu’importe, il savait que son avenir était assuré.

On avait remarqué que par démagogie, dans son programme libertaire pour l’université, figurait en tout premier point, à la place des révisions, le libre exercice sexuel dans la résidence des étudiantes, le second point étant logiquement  la suppression des examens, et enfin, pour remplacer les cours devenus inutiles, son programme se déclinait en  manifestations, barricades, échauffourées et autres slogans oiseux de petits bourgeois fumeux, par exemple : « la beauté est dans le pavé » qu’on lance sur le policier.

Dès la rentrée 1967, il  est parvenu à convaincre suffisamment d’étudiants pour tout bloquer.
♦ ⇒ Peut-on penser qu’il avait  « appris la tactique  de l’ anarcho-gauchiste, déclencheur de troubles graves sur la voie publique et d’affrontements avec la police », dans quelque officine de cours informel d’anarchie ?

Entre 1966 et ce jour de mai 1968 où  il est parti en Allemagne, il a déclenché une longue série de violences de rue entraînant des centaines et des centaines de blessés parmi les étudiants et la police nationale et des morts … pendant que monsieur  faisait l’important avec le ministre de la jeunesse et des Sports Missoffe du gouvernement Pompidou, et avec le préfet de police Grimaud.
Il  n’est revenu d’Allemagne que pour le rassemblement de Charléty, le 27 mai 1968  car c’était hostile à la négociation de Grenelle et dirigé contre la CGT.

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Trois petits tours et M. Cohn-Bendit s’en était allé.
Avait-il deviné que pour ses bons services à la bourgeoisie capitaliste,  le président Hollande lui ferait octroyer le diplôme de « Docteur honoris causa » par le président de l’université de Nanterre en 2014 ?

On sait que le « Docteur »  murmure à l’oreille du président Macron.
 Guignerait-il  un nouvel hommage ? L’hommage que l’on a fait et que l’on ne devrait faire qu’aux vrais Héros (1) ?
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1 Ceux des barricades des Trois Glorieuses des 27,28 et29 juillet 1830  dans le poème d’un jeune homme de 29 ans nommé Victor Hugo …

Comme ceux de La Résistance au nazisme avec la CGT de Benoît Frachon, Georges Séguy et Henri Krasucki  parmi tant d’autres…
Ballade de celui qui chanta dans les supplices  Louis Aragon.

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Un peu de sociologie / Paris, 4 mai 1968

note du 13.11.2009  mise en avant le 20 mars 2018
–   Histoire de remettre à l’heure les pendules du cinquantenaire de 1968 – côté Nanterre   !

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♦  Dans le journal Le Monde du samedi 4 mai 1968, dans son billet Au jour le jour, Robert ESCARPIT sous le titre La faute à Voltaire ? rédigeait à son tour une note à la lucidité aiguë :

« Ils ont fermé Nanterre, est-ce la faute à Voltaire ? Dans la mesure où le nom de Voltaire symbolise ici – bien imparfaitement d’ailleurs – une certaine forme de la contestation révolutionnaire et du  » mauvais esprit  » politique, il semble qu’on doive le mettre hors de cause.
Rien n’est moins révolutionnaire, rien n’est plus conformiste que la pseudo-colère d’un casseur de carreaux, même s’il habille sa mandarinoclastie d’un langage marxiste ou situationniste.
À vrai dire, ce sont les jeunes gens en colère qui font les meilleurs mandarins. Les autres qui veulent vraiment changer l’état des choses et bouleverser la règle du jeu, ont besoin de tout leur sang-froid et de toute leur énergie, surtout s’ils doivent continuer à désirer le changement. Lorsque dans dix ou vingt ans, M. Daniel Cohn-Bendit et ses amis seront doyens, recteurs, ministres ou l’équivalent sous quelque autre nom, je leur souhaite d’affronter la révolte de leurs propres étudiants avec autant de modération qu’on en fait preuve à leur égard, aujourd’hui, à Nanterre. »
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♦ Le regard des sociologues P. Bourdieu et J.C. Passeron sur les étudiants parisiens était tout aussi aigu…

C’était juste avant 1968…  P. Bourdieu et J-C. Passeron  faisaient paraître Les Héritiers les étudiants et la culture en 1964 aux Editions de Minuit.

Pour l’année scolaire 1961-1962, les statistiques de  l’INSEE sur l’origine sociale des étudiant(e)s avaient indiqué que pour 18% de filles et fils de salariés agricoles, d’agriculteurs, de personnel de service, d’ouvriers et d’employés, il y avait 82% de fils et filles de patrons de l’industrie et du commerce, de cadres moyens, de professions libérales et de cadres supérieurs –  82% d’étudiant(e)s  d’origine bourgeoise.

Le chapitre 2  Jeu sérieux et jeux du sérieux éclaire les choix politiques des étudiants parisiens juste avant 1968.
Lisons à la page 69 ce qui fit leur particularisme politique en ce mois de mai 1968 pour mieux comprendre comment des fils et  des filles de bourgeois  jouèrent aux communards, sachant – et heureux de savoir-  qu’ils ne seraient pas dans la ligne de mire d’un  M. Thiers, protégés qu’ils étaient par la proximité du pouvoir de leurs pères, qu’ils ou elles rejoindraient bientôt :

♦ « Faut-il s’étonner si les étudiants en lettres de Paris présentent une image idéal-typique, c’est-à-dire à la fois accomplie et caricaturale, de l’étudiant comme novice intellectuel, tenu de faire ses preuves d’intellectuel autonome, en s’exerçant au jeu qui fait de l’art de décevoir les attentes, le mode privilégié de l’exercice de la liberté individuelle ?

(…) bien que l’Université de Paris compte la proportion la plus forte d’étudiants d’origine bourgeoise, la part des étudiants qui se disent à gauche y est plus forte qu’en province, où les opinions politiques de gauche sont très fortement liées à l’appartenance aux classes défavorisées. C’est encore à Paris que la part des étudiants qui, se disant de gauche, refusent de se reconnaître dans un parti de gauche est la plus forte ; et ceux qui, pour se définir politiquement, éprouvent le besoin de se forger des étiquettes originales, telles que «trotskisme rénové »,« anarchisme constructif», « néo-communisme révolutionnaire », sont parisiens pour les deux-tiers.

Plus généralement (…) les étudiants parisiens sont et se veulent en rupture, s’ils s’engagent et entendent s’engager à contre-courant et à contre-pente, obéissant au conformisme de l’anti-conformisme, c’est que les valeurs de dilettantisme et de désinvolture que les étudiants bourgeois importent dans le milieu étudiant et qui s’imposent, surtout à Paris, à l’ensemble du milieu étudiant, sont en affinité avec les valeurs qui entrent dans l’idéal intellectuel de l’intelligence sans attache et sans racine. »


… et
(re)naissait en ce printemps 1968 , l’idéologie  anarcho-gauchisante … des rejetons de la vieille droite… qui se diraient cependant « socialistes » !
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