2 avril 1871 : Décret de la séparation de l’Eglise et de l’Etat

Par  L’ingénue  1er août 2011 22 octobre 2020

 


Cette page est mise en avant ce 22 octobre 2020.
En hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, décapité au nom d’un dieu, devant son collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, le vendredi 16 octobre 2020 ;
En hommage à
tous les enseignants qui  luttent, depuis des années, jour après jour, dans leur établissement scolaire, contre la subversion islamique dont la violence atteint désormais l’insoutenable. 

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Qui furent ceux qui composèrent le gouvernement de la Commune de Paris, gouvernement  qui dura à peine le temps du Printemps 1871, du 28 mars au 28 mai  ?

Edmond de Goncourt écrivait dans son  « Journal »  qu’il n’en connaissait  aucun, et les méprisait tous, avec le dédain de l’aristocrate. En effet, dans quels salons de la « bonne société » du Faubourg Saint-Germain, aurait-il pu rencontrer ces élus républicains ?

              Eugène Varlin – ouvrier relieur-,  Charles Gérardin – comptable -, Louis Chalain – tourneur en bronze-,  ou Benoît Malon – ouvrier teinturier- élus du 17ème arrondissement ( Batignolles-Monceau) ?
Auguste Blanqui  – fils de sous-préfet mais ayant surtout fréquenté  les prisons du royaume et de l’empire pendant 33 ans – ,  Albert Theisz – ouvrier ciseleur sur bronze-, Simon Dereure – cordonnier-, Jean-Baptiste Clément – poète et chansonnier- Théophile Ferré – clerc d’avoué -, ou  Auguste Vermorel – homme de lettres, journaliste- élus du 18ème arrondissement ( Butte-Montmartre) ?
ou encore Jules Bergeret – correcteur d’imprimerie -, Gabriel Ranvier – ouvrier décorateur -, et Gustave Flourens – biologiste, Professeur au Collège de France  -élus du 20ème arrondissement ( Ménilmontant)  ? … etc…

Comment en effet, M. de Goncourt aurait-il pu croiser Eugène Varlin ou Benoît Malon « au fond de la courette du 44 rue des Gravilliers dans le 3ème arrondissement, au cœur du vieux Paris des artisans, dans un atelier de quatre mètres de long sur trois mètres de large **», dans ce qui fut le premier bureau de la  Commission parisienne de l’Association Internationale des Travailleurs  appelée la Première Internationale ?

Mais revenons au  28 mars 1871,  jour de la proclamation de la Commune,  jour de fête,  où l’on pensa que la guerre civile venait d’être évitée grâce au verdict du suffrage universel*.

                   Jules Vallès (élu du 15ème arrondissement -Vaugirard) l’a décrit  avec  fougue et  lyrisme :
« Quelle journée ! Ce soleil tiède qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux ! Le murmure de cette Révolution qui passe tranquille et belle comme une rivière bleue, ces tressaillements, ces lueurs, ces fanfares de cuivre, ces reflets de bronze, ces flambées d’espoirs, ce parfum d’honneur, il y a là de quoi griser d’orgueil et de joie l’armée victorieuse des Républicains !*** »

Pendant ce temps-là,  Adolphe Thiers et son gouvernement dit de«  Défense nationale » n’avaient d’autre intention que de livrer Paris aux Prussiens. Nommé commandant en chef de l’armée versaillaise, Mac-Mahon réorganisait une armée de 100 000 hommes, aidé en cela par Bismarck qui libérait les prisonniers.

La bourgeoisie d’affaires  avait alors un leitmotiv qui rappelle lugubrement celui  de 1936 : « Plutôt Hitler que le front populaire »  ; celle de 1871 proclamait : « Plutôt les Prussiens et perdre l’Alsace et la Lorraine, que les communards ! »  De chaque crise, de chaque guerre qui anéantit  les pauvres, l’internationale capitaliste sort toujours victorieuse et féconde.


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 ♣  C’est pourquoi, dans la confusion du  débat actuel sur la défense de la laïcité,  pour retrouver les fondamentaux de notre République si chèrement acquis dans le sang des Républicains de 1789, de1830, de 1848 et de 1871,   il faut se souvenir du 2 avril 1871,  – alors que commençait le second siège de Paris ordonné par  Thiers, quand retentissaient « les premiers coups de canon tirés par Vinoy sur les banlieues et quartiers périphériques. »*

      

    ♣ Il faut se souvenir de ce jour où « le Conseil de la Commune
présidé par Gustave Lefrançais ( instituteur-  élu du 4ème arrondissement – Hôtel de Ville), vota  à l’unanimité, un décret séparant l’Église et l’État.

Il comportait quatre « considérants ».
Deux sur quatre de ces considérants se référaient à la notion de liberté. Ils stipulaient que le premier des principes est la liberté et que la liberté de conscience est la première des libertés.
Le troisième considérant s’attaquait au budget des cultes, qualifié de contraire au principe, puisqu’il impose les citoyens contre leur propre foi.
Le quatrième accusait le clergé d’avoir été le complice de la monarchie contre la liberté. A chacun de ces considérants correspondait dans le corps du décret un article
.

          Ces quatre articles se lisaient comme suit :

«Article premier. –  L’Église est séparée de l’État.

Art. 2. –  le budget des cultes est supprimé.

Art. 3. – Les biens dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles et immeubles, sont déclarés propriété nationale.

Art. 4.-  Une enquête sera faite immédiatement sur ces biens pour en constater la nature et les mettre à la disposition de la nation.

Ce faisant, les élus de la Commune n’innovaient pas : ils revenaient aux sources de la Révolution française.» 

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Grande histoire de la Commune  Georges Soria  (Introduction de Henri Guillemin) éditions Robert Laffont pour le Livre Club Diderot  1970

** Eugène Varlin Militant ouvrier, révolutionnaire et Communard Jean Bruhat Éditeurs Français Réunis 1975

*** Jules Vallès  Le Cri du Peuple Mardi 28 mars 1871 /  Œuvres complètes tome III Livre Club Diderot 1969
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22 octobre 2020

      Mais la suite de  l’Histoire de France a donné raison aux Communards .  .  .

Et si le 30 août 1871, l’Assemblée qui s’est proclamée constituante nomme Thiers  président de la République, il démissionne en mai 1873 pour laisser la place à Mac-Mahon.

Mais le 30 janvier  1875, avec le vote de l’amendement Wallon, est crée la troisième République.
Début 1876, les élections législatives annoncent la victoire des républicains.
 Mac-Mahon dissout l’Assemblée nationale en juin 1877, mais les nouvelles élections législatives redonnent la victoire aux républicains !

En 1879, Mac-Mahon démissionne ;  Jules Grévy est élu président de la République.
En  1881 est formé le ministère Jules Ferry, qui institue la gratuité de l’enseignement primaire. La loi Ferry est parachevée en 1882  en instituant l’école primaire obligatoire et laïque. 

 …. Et le 9 décembre 1905 est votée la loi de séparation de l’Église et de l’État. Fin du régime concordataire.

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Cf. PROFS Les sacrifiés de la laïcité  –  Hors-Série de Charlie Hebdo
60 témoignages d’enseignants sur l’état de l’école républicaine.
avril-mai 2018

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Le séparatisme islamiste ou la Convention musulmane citoyenne de juin 2014 ?

6 – 7 octobre 2020

 

    Quand Macron disait dans son discours des Mureaux que  » Ça fait trois ans que je travaille d’arrache-pied avec le CFCM « , nous savions que pendant deux ans, c’est avec  Ahmet Ogras, [président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), qu’il avait travaillé,  avec un  proche des Frères musulmans et du pouvoir d’Erdogan, et avec l’Égypte, pour les Frères musulmans de L’UOIF, [l’Union des organisations islamiques de France de Amar Lasfar et de Tariq Ramadan].

Bref, Macron se vante d’avoir élaboré sa lutte contre le séparatisme islamiste et son projet de loi, grâce aux suppôts de l’ islam radical !

 Alors que la Convention citoyenne des musulmans de France en 2014,  lors de la présidence du CFCM de Dalil  Boubakeur, était  l’affirmation  des musulmans  de vouloir vivre dans notre République laïque.
Les intégristes  ont  fait  disparaître  le texte,  pendant que la France  commençait à être ravagée par la guérilla djihadiste permanente.  

Comme  avec le magnifique appel des musulman(e)s de France (2), on lit dans cette Convention citoyenne  une volonté des  musulman(e)s  de  rejoindre  notre laïcité fraternelle et paisible, dès le Préambule  :   » l’islam adopte  comme principe fondateur le respect des règles et des lois républicaines. Elles fondent le vivre ensemble et assurent l’épanouissement harmonieux des hommes et des femmes de ce pays. »

Quand Macron dit :  » Le problème, ce n’est pas la laïcité », il n’a encore rien compris ! Il aurait dû lire avant la Convention citoyenne des musulmans de France de juin 2014 ; il aurait appris qu' » ils considèrent la laïcité comme un acquis majeur du vivre ensemble et de la non-discrimination des citoyens. » (1) !

♦  Et c’est justement, au nom de la laïcité qui est non-discrimination, qu’une Convention citoyenne des musulmans de France  doit pouvoir admettre, que le voile est une discrimination religieuse de la fillette comme de la citoyenne – [a fortiori quand elle porte une burqa] – à l’école, comme à l’université,  comme dans tous les espaces publics.
Cf. L’Appel des musulman(e)s de 2019 (2)
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 PRÉAMBULE 

« En mesure d’assumer sa responsabilité dans tous les domaines de la vie de la société, la communauté musulmane de France affirme son identité, sa culture et sa religion. Elle aspire à mieux préciser sa place, son rôle et sa contribution dans la société.
Rejetant le repli communautariste, les musulmans de France projettent tous leurs efforts dans une communauté de destin portée par une intégration juste, loyale et solidaire.
L ’Islam s’il est unique en sa doctrine, il est multiple dans son histoire et ses expériences. En France, il adopte comme principe fondateur le respect des règles et des lois républicaines. Elles fondent le vivre ensemble et assurent l’épanouissement harmonieux des hommes et des femmes de ce pays.

Les musulmans de France aspirent à l’union de tous, sans distinction d’origine ethnique, nationale, linguistique ou d’obédience d’écoles ou schismatiques. Ils considèrent la laïcité comme un acquis majeur du vivre ensemble et de la non-discrimination des citoyens.
Les musulmans de France désirent se joindre au mouvement de renouveau et de reviviscence de la pensée religieuse de l’Islam. . Ils s’inspirent des grands réformistes musulmans. Le Renouveau s’entend comme une action de « contextualisation », dans le temps et dans l’espace, de la compréhension de la religion et l’ajustement de son application dans une société en perpétuel développement et transformation.
Prônant la tolérance religieuse et un dialogue avec l’État et les cultes, les musulmans de France affirment leur aspiration à une identité culturelle et religieuse authentique dans la liberté et dans le cadre des institutions.

Les musulmans de France désirent réaliser leur unité et manifester leur expression pour et par eux-mêmes dans les débats et questions qui les concernent :

L’Islam est parfaitement compatible avec les lois de la République. Nul besoin de texte nouveau, d’adaptation législative ou d’évolution jurisprudentielle : l’islam trouve tous ses repères dans le droit commun.

 Vivant dans le temps et l’espace de leur société, les musulmans de France affirment leur volonté d’ouverture et de paix dans le rejet de la violence et la condamnation de toute menée subversive, terroriste ou criminelle
Tout musulman doit avoir à cœur de se démarquer nettement de l’extrémisme. Les lieux de culte et les mosquées ne sont dédiés qu’à l’adoration de Dieu, et à rien d’autre.

Les musulmans de France appellent les pouvoirs publics à conjuguer leurs efforts avec les familles musulmanes et les responsables religieux pour juguler les actions, subversives et radicales, qui ternissent l’image de la religion musulmane.  
Les musulmans de France aspirent à vivre leur foi dans un cadre digne et reconnu, respectueux de la loi. La visibilité du culte ne devrait susciter ni aversion ni provocation.

  Les musulmans de France appellent à la reconnaissance des aspirations de sa jeunesse, qui souffre d’inégalité dans son accès à l’éducation et au travail.

  Les musulmans de France reconnaissent pleinement l’égalité entre l’homme et la femme. Ils appellent à l’épanouissement personnel et professionnel des femmes musulmanes, dans le cadre de la loi.

 Les musulmans de France considèrent que le voile est une prescription religieuse. Si nombre d’entre eux ont pu vivre la loi sur l’interdiction du port du voile à l’école publique comme une injustice, ils respectent les choix de la communauté nationale. Les musulmans de France, suivant la position adoptée par la majorité des théologiens musulmans, considèrent que le port du « voile intégral » n’est pas une obligation religieuse.

 Les musulmans de France voient avec inquiétude la multiplication des actes anti-musulmans et la récurrence d’un discours islamophobe chez les acteurs sociaux et politiques. Ils demandent aux pouvoirs publics de rester vigilants face à cette dérive préoccupante. Ils reconnaissent devoir s’impliquer pour modifier l’image de l’Islam dans la société.

 Les musulmans de France rejettent le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Ils dénoncent toute forme de stigmatisation ou de discrimination liées à la religion.

 L’Islam recommande la science et honore les savants. La bioéthique musulmane a pour principe le respect de la vie. Le médecin, homme ou femme, est pleinement responsable de ses malades. On ne peut récuser ni l’un ni l’autre. La bioéthique musulmane pose pour principe que l’embryon a le même statut que la personne vivante, dès la fécondation. En outre, la procréation médicalement assistée n’est licite que dans la mesure où la filiation légitime est respectée. Le suicide, l’euthanasie sont interdits.

  Les Musulmans de France tiennent à préserver et à entretenir la mémoire des leurs qui se sont sacrifiés pour la France, qui par le sang versé durant les guerres nationales, qui par leur travail pour l’édification de son économie, sont les véritables fondateurs de l’Islam de France.

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 LES MUSULMANS AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

ARTICLE 1 : LA LAÏCITÉ, PRINCIPE DU VIVRE ENSEMBLE ET DE LA NON-DISCRIMINATION DES CITOYENS DE TOUTES CONFESSIONS

Le principe de la laïcité fait de la France une République, neutre envers les religions et respectueux de la liberté de conscience. En conséquence, la France assure à tous les citoyens la liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer ou de ne pas pratiquer une religion. Dans ce cadre, l’apport des concitoyens de confession musulmane se confirme de jour en jour. Cette contribution positive s’illustre dans les domaines économique, politique, scientifique, culturel, sportif, artistique et bien d’autres encore…  Malgré les confusions, la devise de la République demeure : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Les musulmans de France sont attachés à :

  La liberté de croyance pour tous les citoyens,

 L’égalité entre tous les citoyens au-delà de leur origine ou de leur religion,

 La fraternité entre les différentes composantes de la communauté nationale.

Les musulmans de France n’aspirent qu’à vivre sereinement et paisiblement leur spiritualité, en évitant toute provocation et en refusant toute stigmatisation.  Les musulmans ont également besoin d’ouverture. Ils ont besoin de s’ouvrir à la société dans laquelle ils vivent, ainsi qu’à toutes ses composantes religieuses, culturelles, syndicales, politiques, etc. Une telle ouverture à l’autre, rejetant toute forme  d’archaïsme, ne peut avoir que des retombées positives sur la société.


ARTICLE 2 : CITOYENNETÉ

Les musulmans de France se reconnaissent pleinement dans le concept de citoyenneté, entendu comme le fait pour une personne, d’être reconnue comme   membre d’un Etat, nourrissant un projet commun auquel il souhaite prendre une part active.
 La citoyenneté comporte des droits civils et politiques et des devoirs civiques définissant le rôle du citoyen de toute confession, au sein d’une société et face aux institutions. La citoyenneté symbolise le respect des droits et devoirs du citoyen français musulman au sein de la société française.
Chaque citoyen musulman se doit de respecter la citoyenneté telle qu’elle est établie par les lois françaises de la République.
Celle-ci reconnait la diversité et la pluralité de la société, ne faisant aucune distinction entre les croyants ou non.
Elle prône la solidarité, l’égalité et la tolérance.
Le Droit de Vote est un outil fondamental et indispensable à l’intégration des musulmans de France. Il véhicule un fort sentiment d’appartenance à une société, à une communauté nationale.
Au-delà de ce qu’il représente, ce droit de Vote confère une position sociale reconnue au sein de la société. Il favorise également une participation constructive aux différents sujets de société concernant les musulmans français. Les musulmans aspirent à participer aux débats nationaux du pays.

 Les musulmans sont en droit de revendiquer que leur citoyenneté ne puisse être assimilée à une citoyenneté de seconde zone ou de faire l’objet d’une quelconque   remise en cause. Le musulman est d’abord un citoyen. Il affirme ou non, ensuite, son appartenance religieuse.

ARTICLE 3 : LA FEMME MUSULMANE

Au début de l’Islam, les femmes ont acquis et mérité une personnalité juridique entière. En effet, le Coran confère une égalité totale aux femmes et aux hommes.
À rebours des récurrentes accusations non fondées qui pèsent sur l’Islam, la femme musulmane jouit d’un rôle primordial dans la société.
 En France, l’égalité homme femme ne heurte en rien la conception musulmane. Bien au contraire, depuis l’avènement de l’islam et dans les temps modernes, les principaux défenseurs de la place de la femme musulmane dans la société contemporaine ont toujours favorisé son épanouissement.


ARTICLE 4 : LA JEUNESSE MUSULMANE

L’avenir et la réussite des jeunes musulmans font partie intégrante des aspirations des musulmans de France. La communauté musulmane lutte contre de nombreux handicaps liés aux difficultés rencontrées par sa jeunesse (difficultés, situation précaire des jeunes, travail, discrimination, islamophobie, racisme, fléaux sociaux).
Au-delà de cette difficulté, une composante importante de la communauté réussit de plus en plus à intégrer de Grandes Écoles et obtient à la fin de ses études des diplômes et des postes importants, en tant que cadres au sein de grandes entreprises, dans de grands groupes ou encore même au sein de divers partis politiques. Quotidiennement, les jeunes musulmans apportent la preuve que l’islam n’est pas le problème de la démocratie. Nourris de leurs références religieuses et culturelles authentiques, ils s’affirment pleinement comme citoyens du troisième millénaire.
Néanmoins, deux obstacles majeurs s’opposent à leur épanouissement.
L’école publique peine à faire réussir les enfants issus des milieux les moins privilégiés, particulièrement ceux issus de l’immigration. Par ailleurs, la situation de crise économique dans les banlieues et cités des grandes villes françaises, aggravée par un taux de chômage chronique, constitue un handicap pour l’insertion sociale des jeunes musulmans de France.

ARTICLE 5 : LES TENUES VESTIMENTAIRES

 Pour la plupart des musulmanes, une tenue vestimentaire adéquate traduit, comme pour les autres religions, la dignité et la conformité à la tradition religieuse.
Le voile est une prescription qui recommande au Prophète de « dire à ses femmes, à ses filles et aux femmes des croyants » (Coran 33-59), de l’arborer pour la réserve qu’il leur impose. 
Si   nombre de musulmans de France ont pu vivre la loi sur l’interdiction du port du voile à l’école publique comme une injustice, ils respectent les choix de la communauté nationale.   
Concernant   le port du voile intégral, il convient de rappeler que la France a adopté une loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. À cette occasion, le CFCM a rappelé à plusieurs reprises la position adoptée par la majorité des théologiens musulmans qui stipule que le port du voile intégral n’est pas une obligation religieuse. 
Tout au long des débats sur le port du voile intégral, le CFCM a clairement affiché son opposition à cette pratique et sa détermination à continuer d’œuvrer par le dialogue et l’éducation pour qu’elle ne s’installe pas sur le territoire national.
Le CFCM réaffirme que les musulmans de France aspirent comme tous leurs concitoyens, à pratiquer leur culte et vivre leur spiritualité dans le respect des lois et des valeurs de la République auxquelles ils sont profondément attachés.

ARTICLE 6 : LE RESPECT D’AUTRUI

L’Islam recommande le respect des institutions et des personnes civiles ou morales. Les dégradations, les incivilités, les impolitesses ou l’agressivité sont condamnables par la morale islamique élémentaire.
Tous les cultes, toutes les croyances et toutes les personnes quelle que soit leur origine ethnique ou religieuse vivent libres et respectés en France.
La loi musulmane est conforme à l’acceptation de la diversité du genre humain.

 ARTICLE 7 : BIOETHIQUE MUSULMANE

L’Islam recommande la science et honore les savants. Le musulman veille à l’instruction de ses enfants garçons et filles selon la loi.
L’enseignement religieux est réservé à des horaires qui n’interfèrent pas sur l’obligation de scolarité.
Combattre l’ignorance, porteur de fanatisme et d’intolérance, est du devoir de tout croyant. La science rapproche de Dieu.

  La science médicale se propose comme objectif de guérir, de soulager et surtout de ne pas nuire à l’être humain. Le musulman a le devoir de se soigner et d’espérer consolation et apaisement de Dieu seul. 
La bioéthique musulmane a pour principe le respect de la vie (Coran V, 32), la légitimité de donner de soi (sang, organes, tissus) en tant qu’actes méritoires (Hassanates ) et d’en recevoir pour se soigner. La procréation médicalement assistée n’est licite que dans la mesure où la filiation légitime est respectée. Le suicide, l’euthanasie sont interdits. L’embryon a le même statut que la personne vivante dès la fécondation.
Le médecin, homme ou femme, est pleinement responsable de ses malades et on ne peut récuser ni l’un ni l’autre.
Le clonage est une manipulation contraire à la nature et aux règles de l’Islam (perpétuation naturelle de l’espèce humaine). Dans tous ces domaines, le principe juridique de l’intentionnalité « Al Maqasid » ou fins ultimes d’une action thérapeutique est requis.
De même, la protection de la vie, le principe de la parenté légitime sont retenus comme bases des règles de la bioéthique musulmane. En matière génétique le principe du génome humain est qu’il appartient à toute l’humanité et qu’il n’est pas brevetable ; c’est ce qui est retenu dans l’Islam.

( . . . )

ARTICLE 9 : LES MUSULMANS DE FRANCE FACE AU RADICALISME, A L’EXTREMISME ET A LA VIOLENCE

L’Islam prône « une communauté du juste milieu » (al wasatiyya Coran II-143). Les lieux de culte et les mosquées ne sont dédiés qu’à l’adoration de Dieu et à rien d’autre. (Coran 72-18).   Contrairement à une idée répandue, le mot « Jihâd  » signifie notamment la lutte et l’effort sur soi-même, en accomplissant le bien. Cette action a surtout une dimension spirituelle, consistant à œuvrer de son mieux pour accomplir le bien. Dans le Coran, ce mot est employé sous ses différentes formes à 33 reprises.
Les menées politiques, idéologiques ou activistes, instrumentalisant ainsi le religieux, ne peuvent que dénaturer le message et la vie des musulmans de France, soucieux avant tout de s’intégrer à la société française dont ils font pleinement partie.
Les musulmans de France sont inquiets par l’attractivité des thèses radicales auprès d’une fraction de la jeunesse en quête de sens, confrontée à des injustices et inégalités. Cette voie radicale, qui s’apparente à une déviance, profite des fragilités personnelles et recourt souvent à la manipulation et au dévoiement des textes sacrés.
Il est impératif que les musulmans dans leur ensemble se mobilisent afin que la jeunesse puisse retrouver le chemin d’un islam apaisé.
Les institutions, les élites et les pouvoirs publics doivent conjuguer leurs efforts avec les familles musulmanes pour juguler ces actions subversives qui ternissent l’image de la religion musulmane.
Les musulmans dans leur totalité récusent la violence et font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter que leurs jeunes succombent aux messages délétères qui incitent notamment à la violence ou au fanatisme. ( . . .) »

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1 Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre-ensemble  

2 Le magnifique courage de l’Appel des musulman(e)s de France

Le communautarisme séparatiste est un déni de notre laïcité

 30 septembre -1er octobre 2020

 

  Alors que nous traversons des années terribles d’attentats, de guérillas et de destructions urbaines permanentes, d’incendies effroyables, ajoutés aux drames sociaux et familiaux dus à la pandémie, M. Macron louvoie avec « le séparatisme », sa dernière trouvaille pour masquer le vrai sens de la loi de 1905, notre plus belle loi laïque  sur la séparation des Églises et de l’État.

Le président Macron semble n’avoir d’oreille que pour M. Mohamed Moussaoui, l’actuel président du CFCM, qui exigeait en 2009, à Strasbourg, « 
l’extension du droit concordataire à l’islam en Alsace-Moselle » ; alors que la République française ferait mieux de supprimer enfin cette verrue  contradictoire à l’esprit de la loi du 9 décembre 1905.

   ♠ Nul dogme, nulle religion n’a le droit d’infliger aux citoyens et aux citoyennes des privations d’accès aux lois de liberté, [dont la liberté de penser et la liberté d’expression]d’égalité et de fraternité.
Les femmes et les hommes ayant tous et toutes [quelque soit leur religion ou leur absence de religion], les mêmes droits [y compris l’éducation, la culture et le sport]
et les mêmes devoirs.

  ♠ Nulle religion n’a le droit de laisser ses adeptes prendre des armes et des explosifs contre les citoyens et les citoyennes de notre pays, pour les tuer au nom de son dieu.
      La loi de 1905 doit s’appliquer désormais dans sa totalité, sans exception archaïque,  dans toute la France métropolitaine comme dans toute la France d’Outre-mer.

La loi de 1905 est définitivement le pilier de notre nation française et la gardienne de notre paix civile.

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Mais ce n’est pas « la République-en-marche- de M. Macron »
 qui obtiendra le retour au respect de l’égalité de toutes les femmes (quelque soit leur dieu), alors que le dogme  islamique intégriste et criminel, condamne les musulmanes à disparaître derrière leurs voiles.
[Cf. par L’ingénue, Le magnifique courage de l’Appel des 100 musulman(e)s de France novembre 2019.]

Ce n’est pas « la République-en-marche- de M. Macron », qui réussira à condamner et à expulser les chefs religieux intégristes de l’islam politique, ceux  qui prêchent, avec une  haine chaque jour décuplée,  depuis 30 ans, dans notre pays libre et paisible, « leur guerre sainte » contre nous, et nos écoles laïques, afin d’instituer dans notre République, le noyau d’un futur État islamique.

Ce n’est pas  « la République-en-marche – de M. Macron », qui rétablira dans toutes nos écoles, le calme et l’écoute du professeur, si nécessaires aux apprentissages fondamentaux, puis scientifiques et techniques, pour toute notre jeunesse qui ne demande qu’à  apprendre et qu’ à réussir.

Soyons lucides . . .   en écoutant le prochain  discours de « Macron, le serviteur  jésuite  du séparatisme »   .  .   .

La laïcité est bafouée dans notre pays, depuis des décennies, du retour au financement des écoles privées  de Debré à Mitterrand, avec en prime l’acceptation d’un signe ostentatoire de dogme islamique  dans un collège, aux pillages et aux incendies actuels des écoles laïques, avec désormais des écoles coraniques illégales,  par celles et ceux qui,  au XXI ème siècle, nous « traitant » d’islamophobes,  attisent la haine contre nous, tout en  soutenant les assassins, les réseaux de drogues et la délinquance criminelle.

Ainsi  M. Hadama Traoré, tête de liste  du groupe « Démocratie représentative (islamique) » pour l’élection des représentants français au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019,  qui voulait organiser en Seine-Saint-Denis, le 10 octobre 2019, une manifestation « en hommage » à Mickaël Harpon, agent administratif de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui avait poignardé quatre policiers et blessé grièvement une cinquième personne, au nom d’allah, le 3 octobre 2019.

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Encore quelques jours pour nous saisir d’une parcelle de pouvoir

 3 mars – 5 mars  –   7 mars   – jeudi 12 mars 2020


Il en est encore temps …  jusqu’au 12 mars 2020 à minuit.

 

Cette parcelle de pouvoir que nous octroie la République française, nous la devons aux députés et aux sénateurs qui ont fait enregistrer par la Présidence de l’Assemblée nationale, le 10 avril 2019 :
une Proposition de loi visant  à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris (ADP).

C’est à l’initiative du  Sénat qui, le 9 avril 2019, « lors de l’examen en nouvelle lecture du projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises, dit « PACTE », a adopté, par 191 voix pour et 50 voix contre (…) une motion tendant à opposer la question préalable sur ce texte. En conséquence, il n’a pas adopté le projet de loi.  

« Cette motion a été présentée, au nom de la commission spéciale, par ses rapporteurs Michel Canevet, Jean-François Husson et Élisabeth Lamure, qui estiment :
que « ce texte, au regard de l’objectif qui lui était fixé, devait favoriser la croissance et la transformation des entreprises, en les libérant de certaines contraintes, en simplifiant leur environnement et en accompagnant mieux leur développement [et] aurait pu rassembler une large majorité dans chacune des deux assemblées, sur des mesures utiles » ;
mais que « ces dispositions […] sont apparues secondaires par rapport à la question du désengagement de l’État du capital des entreprises Aéroports de Paris et la Française des Jeux [qui] constitue le principal obstacle à la poursuite d’un échange utile et fructueux entre les assemblées » ;
et par conséquence qu’ « examiner le projet de loi issu des travaux de l’Assemblée nationale en nouvelle lecture ne permettrait donc pas d’aller plus loin dans la recherche de compromis et de dispositifs plus équilibrés entre les deux assemblées sur les différents volets du texte » (1).

On connaît la suite : la loi Pacte, qui contient la privatisation d’ADP, a été adoptée à l’Assemblée nationale, le jeudi 11 avril 2019 – après le refus d’adoption de la loi par le Sénat le 9 avril 2019.
 M. Macron a réussi à privatiser ADP, avec 147 voix pour [sur 577] et 50 voix contre. (2)

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C’est ainsi que face au pouvoir-en-marche de M. Macron,  il nous faudrait à nous, simples citoyens, pour gagner cette parcelle de pouvoir,  être le 12 mars 2020 :   4,7 millions  
à avoir soutenu cette proposition pour que le gouvernement organise un référendum.

On a déjà dépassé le million (3) pour ce référendum d’initiative partagée et  déjà on en est fier  !

 Mais on peut  faire encore mieux d’ici jeudi 12 mars 2020.

C’est simple : il suffit d’avoir sa carte d’identité, et de repérer le numéro,
avant de cliquer sur le site  référendum d’initiative partagée

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L’Assemblée nationale, a refusé en nouvelle lecture, les 14 et 15 mars 2019,  l’apport du Sénat sur la suppression  des dispositions relatives à la privatisation de La Française des jeux et d’ADP (Aéroports de Paris).
   ⇒   Lors de sa Session ordinaire de 2018-2019 le jeudi 14 mars 2019 :
Cf. Compte-rendu de la séance du jeudi 14 mars 2019
 Deuxième séance  Privatisation d’ADP (appelé par priorité – suite) fin à 20h.
Cf. Compte- rendu de la séance du jeudi 14 au vendredi 15 mars 2019
Troisième séance  (21h30 à 6h).
Suite de la discussion, en nouvelle lecture, du projet de loi relatif à la croissance et à la transformation des entreprises.
  VOTE SUR L’ENSEMBLE de la Loi Pacte et donc pour la privatisation d’ADP :

Nombre de votants          45      Nombre de suffrages exprimés   42
Majorité absolue             22    Pour l’adoption    27   sur    577 députés   Contre 15

Cf. France 24 avec Reuters et AFP. 11 avril 2019
Le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de loi Pacte et sa mesure la plus controversée, la privatisation du groupe Aéroports de Paris, contre laquelle un référendum d’initiative partagée (RIP) est enclenché. 


3
Le Figaro avec AFP 8 janvier 2020
 Référendum ADP: 1.057.000 soutiens enregistrés au 8 janvier 2020

On notera le silence si peu républicain et tellement complice de tous les médias audiovisuels du pouvoir- personnel-en-marche de M. Macron … sur ce référendum … depuis 9 mois. 

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Le magnifique courage de l’Appel des 100 musulman(e)s de France

12 –  15 novembre 2019  [après la manifestation du dimanche 10 novembre 2019 dite « contre l’islamophobie des Français ».] 18 – 20 novembre 2019 [après la déclaration du président Macron au Congrès des maires de France.]  Apostille ♠  ♠  21 novembre 2019 [ note 4 ].


Je voudrais tout d’abord saluer et remercier  fraternellement chacun(e) des 100 musulman(e)s qui ont publié cet Appel, le 23 octobre 2019, dans l’hebdomadaire Marianne  (1).

 

                                L’Appel des 100 musulman(e)s de France :

« (.. .) Il nous est apparu urgent à nous autres, Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes, de prendre la parole publiquement.

Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l’unanimité chez « les » musulmans. Il ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du Ramadan ou aux cinq prières quotidiennes. Il n’est pas un « signe religieux » puisque l’islam réprouve tout fétichisme matériel. L’islam se vit dans le cœur, pas sur la tête. D’ailleurs, « les » musulmans,  cela n’existe pas. Il y a DES musulmans, DES pratiques, DES interprétations, et DES convictions. Ces clivages et oppositions existent depuis le VIIe siècle.

Nous, signataires de ce texte, affirmons haut et fort que le port du voile est le signe ostentatoire d’une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran.

Voiler les femmes, c’est stigmatiser leur présence dans l’espace public.
Faire d’elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de « subordonnées au désir supposé des hommes ».

Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d’égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux.

Les auteurs de « la tribune des 90 » parue dans Le Monde, ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l’amalgame. Démarche qui part d’un bon sentiment. Cependant nous affirmons que c’est bien le voile qui stigmatise les femmes.

Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l’amalgame entre « des » musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et « les » musulmans tout court.

LES musulmanes ne portent pas le voile, sachez-le bien. Ce sont DES musulmanes qui le portent. (…) DES musulmanes et DES musulmans qui refusent l’intelligence de la foi, qui refusent d’allier la foi avec l’exercice de la Raison critique. (…)

Nous avons décidé de faire entendre notre voix,  car les événements nous obligent à prendre nos responsabilités. Nous ne pouvons rester spectateurs lointains et désabusés d’un débat qui a tant d’importance. Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire savoir à tous nos compatriotes, que la question du voile est un sujet de discorde, à l’intérieur même des écoles juridiques sunnites officielles.

Alors de grâce, soutenez les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans.

Ne confondez-plus CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire que religieux, avec tous LES musulmans.» 

[Suivent leurs 100 prénoms et noms. ]
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   Cet Appel des 100 musulman(e)s de France est aussi fort, aussi courageux qu’émouvant.

      C’est un véritable Appel « Au Secours en urgence », un appel citoyen, face à « la terrible vague » de l’obscurantisme islamique qui s’abat sur nous tous.

      ♦ C’est un Appel courageux face à la déferlante inouïe de haine (2) avec d’intolérables menaces de mort, des propos d’une extrême violence  clamés dans tous les médias, contre celles et ceux qui refusent  les dogmes sexistes  d’un autre âge ; ce sont les mêmes qui ont applaudi au cri d' »allah akbar », le massacre de 13 personnes à Charlie Hebdo, par les frères Kouachi, le 7 janvier 2015.

Et c’est un Appel  émouvant car il nous dit leur vigilance :

      ♦ pour qu’ensemble nous soyons plus puissants, face à cette machine de guerre idéologique du CCIF (Collectif Contre l’islamophobie en France) et créature des Frères musulmans, ces intégristes qui nous accusent, nous, le peuple français « d’islamophobie »(?) pour nous faire peur (?).
Les manifestant(e)s du 10 novembre 2019, qui ont crié CONTRE « l’islamophobie » des Français, ont crié POUR instituer la « charia islamique »- y compris dans les listes électorales municipales (3) et européennes (4), pour verrouiller, pour supprimer, pour interdire notre liberté d’expression.

      ♦ leur vigilance pour qu’ensemble,  nous sauvegardions notre plus que centenaire société républicaine et laïque, fondée sur la paix civile, hors de toute volonté d’hégémonie islamique, se traduisant par des massacres d’innocents, des  incendies monstrueux etc. … en France … depuis le début du XXIe siècle.
  
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1 Marianne « Le voile est sexiste et obscurantiste«  : l’appel de 100 musulman(e)s de France  23 octobre 2019

  ⇒  2 Toujours dans Marianne, suite à la parution de cet Appel, « les menaces et les pressions se multiplient sur les signataires, surtout les femmes, et souvent de personnes qui s’apprêtent à manifester contre « l’islamophobie ». Cf. Samuel Piquet  Insultées, harcelées, menacées : le calvaire des musulmanes qui ont signé la tribune contre le voile. 7.11.2019

⇒  La Une de CHARLIE HEBDO   n° 1423 30.10.2019 Par RISS
 

M. Macron a rejeté cyniquement l’Appel citoyen des 100 musulman(e)s de France, dès le lendemain 24 octobre 2019, à La Réunion.
M. Macron, son gouvernement et ses élus ne veulent plus de notre laïcité républicaine, inscrite dans notre Constitution. Ils veulent se soumettre aux ordres des tueurs salafistes pour instituer  – comme l’écrit RISS : « une République islamique en marche ». Et pour cela,  en plus des milliers de fichés S , ils auront le renfort des centaines de djihadistes français de l’État islamique [Syrie- Irak] qu’ils sortent de prison.


3
 
le  président Macron est favorable aux listes communautaristes. Il l’a encore confirmé devant le Congrès des maires de France le 19 novembre 2019.
 
4    
Cf. Arrêté du 3 mai 2019 :
Liste 6 : Démocratie représentative » de M. Hadama Traoré, liste candidate à l’élection des représentants au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019.
  Il faut savoir que le même Hadama Traoré voulait organiser en Seine-Saint-Denis, le 10 octobre 2019, une manifestation « en hommage » à Mickaël Harpon, agent administratif de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui avait poignardé quatre policiers et blessé grièvement une cinquième personne, au nom d’allah, le 3 octobre 2019.

Apostille 

   Extraits du discours du 8 octobre 2019 du président Macron, à la Préfecture de police de Paris, en hommage aux quatre victimes :


       « (…) Vos collègues sont tombés sous les coups d’un islam dévoyé et porteur de mort qu’il nous revient d’éradiquer. (…) Face au terrorisme islamiste nous mènerons le combat sans relâche. (…)
L’administration seule et tous les services de l’Etat ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste. Non c’est la Nation tout entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir.
  Nous ne l’emporterons que si notre pays  qui est venu à bout de tant et tant d’épreuves dans l’histoire se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France. (…)
  Il nous revient de retrouver la force des vertus républicaines (…) contre ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes (…).»

[Il oublie que c’est lui qui s’était institué en juin 2017 , « chef du renseignement français, celui qui prenait le contrôle de la lutte antiterroriste ».] source JDD 11.06.2017 

______ 

                                     

M. Macron,  faites ce que vous dites dans vos discours  !

         Quand  combattrez-vous avec nous, citoyens laïques  (croyant aux dieux ou n’y croyant pas)  ? Nous, qui avons « la force des vertus républicaines (…) contre  ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes » (…) ?

         Quand direz-vous à toutes les organisations islamiques  de France, que les femmes n’ont jamais subi dans notre beau pays, en France,  les interdits  que « l’hydre islamiste »  leur impose  partout dans le monde ?

           Quand leur ferez-vous comprendre que l’École publique ne reçoit aucun ordre des islamistes intégristes pour établir ses programmes  et que ce sont les mêmes, pour les filles et les garçons – y compris pour les sports ?

Quand   aurez-vous le courage de lire et de comprendre  l’Appel des 100 musulman(e)s de France ?

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Lire ou relire la note de L’ ingénue  (12-18 mars 2019) :
Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes

TV France 5 – Vidéo C à vous du 29 janvier 2020 disponible jusqu’au 28 février 2020.

Où l’on retrouve  la même ministre -de- la -Justice-pro-hijab,   Nicole Belloubet, qui renie, le matin du 29 janvier 2020 sur Europe 1,  le droit au blasphème, dans notre République française laïque – en condamnant  la libre  expression  de Mila sur la religion islamique comme étant  » une insulte à la religion, c’est évidemment /dit-elle/ une atteinte à la liberté de conscience. »

Avec Richard Malka (avocat de Mila) et Zineb El Rhazoui journaliste.
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