Le magnifique courage de l’Appel des 100 musulman(e)s de France

12 –  15 novembre 2019  [après la manifestation du dimanche 10 novembre 2019 dite « contre l’islamophobie des Français ».] 18 – 20 novembre 2019 [après la déclaration du président Macron au Congrès des maires de France.]  Apostille ♠  ♠  21 novembre 2019 [ note 4 ].


Je voudrais tout d’abord saluer et remercier  fraternellement chacun(e) des 100 musulman(e)s qui ont publié cet Appel, le 23 octobre 2019, dans l’hebdomadaire Marianne  (1).

 

                                L’Appel des 100 musulman(e)s de France :

« (.. .) Il nous est apparu urgent à nous autres, Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes, de prendre la parole publiquement.

Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l’unanimité chez « les » musulmans. Il ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du Ramadan ou aux cinq prières quotidiennes. Il n’est pas un « signe religieux » puisque l’islam réprouve tout fétichisme matériel. L’islam se vit dans le cœur, pas sur la tête. D’ailleurs, « les » musulmans,  cela n’existe pas. Il y a DES musulmans, DES pratiques, DES interprétations, et DES convictions. Ces clivages et oppositions existent depuis le VIIe siècle.

Nous, signataires de ce texte, affirmons haut et fort que le port du voile est le signe ostentatoire d’une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran.

Voiler les femmes, c’est stigmatiser leur présence dans l’espace public.
Faire d’elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de « subordonnées au désir supposé des hommes ».

Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d’égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux.

Les auteurs de « la tribune des 90 » parue dans Le Monde, ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l’amalgame. Démarche qui part d’un bon sentiment. Cependant nous affirmons que c’est bien le voile qui stigmatise les femmes.

Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l’amalgame entre « des » musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et « les » musulmans tout court.

LES musulmanes ne portent pas le voile, sachez-le bien. Ce sont DES musulmanes qui le portent. (…) DES musulmanes et DES musulmans qui refusent l’intelligence de la foi, qui refusent d’allier la foi avec l’exercice de la Raison critique. (…)

Nous avons décidé de faire entendre notre voix,  car les événements nous obligent à prendre nos responsabilités. Nous ne pouvons rester spectateurs lointains et désabusés d’un débat qui a tant d’importance. Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire savoir à tous nos compatriotes, que la question du voile est un sujet de discorde, à l’intérieur même des écoles juridiques sunnites officielles.

Alors de grâce, soutenez les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans.

Ne confondez-plus CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire que religieux, avec tous LES musulmans.» 

[Suivent leurs 100 prénoms et noms. ]

   Cet Appel des 100 musulman(e)s de France est aussi fort, aussi courageux qu’émouvant.

      C’est un véritable Appel « Au Secours en urgence », un appel citoyen, face à « la terrible vague » de l’obscurantisme islamique qui s’abat sur nous tous.

      ♦ C’est un Appel courageux face à la déferlante inouïe de haine (2) avec d’intolérables menaces de mort, des propos d’une extrême violence  clamés dans tous les médias, contre celles et ceux qui refusent  les dogmes sexistes  d’un autre âge ; ce sont les mêmes qui ont applaudi au cri d' »allah akbar », le massacre de 13 personnes à Charlie Hebdo, par les frères Kouachi, le 7 janvier 2015.

Et c’est un Appel  émouvant car il nous dit leur vigilance :

      ♦ pour qu’ensemble nous soyons plus puissants, face à cette machine de guerre idéologique du CCIF (Collectif Contre l’islamophobie en France) et créature des Frères musulmans, ces intégristes qui nous accusent, nous, le peuple français « d’islamophobie »(?) pour nous faire peur (?).
Les manifestant(e)s du 10 novembre 2019, qui ont crié CONTRE « l’islamophobie » des Français, ont crié POUR instituer la « charia islamique »- y compris dans les listes électorales municipales (3) et européennes (4), pour verrouiller, pour supprimer, pour interdire notre liberté d’expression.

      ♦ leur vigilance pour qu’ensemble,  nous sauvegardions notre plus que centenaire société républicaine et laïque, fondée sur la paix civile, hors de toute volonté d’hégémonie islamique, se traduisant par des massacres d’innocents, des  incendies monstrueux etc. … en France … depuis le début du XXIe siècle.
  
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1 Marianne « Le voile est sexiste et obscurantiste » : l’appel de 100 musulman(e)s de France  23.10.2019

  ⇒  2 Toujours dans Marianne, suite à la parution de cet Appel, « les menaces et les pressions se multiplient sur les signataires, surtout les femmes, et souvent de personnes qui s’apprêtent à manifester contre « l’islamophobie ». Cf. Samuel Piquet  Insultées, harcelées, menacées : le calvaire des musulmanes qui ont signé la tribune contre le voile. 7.11.2019 

3  le  président Macron y est favorable et l’a confirmé devant le Congrès des maires de France le 19 novembre 2019.

Apostille 
4    
Cf. Arrêté du 3 mai 2019 :
Liste 6 : Démocratie représentative » de M. Hadama Traoré, liste candidate à l’élection des représentants au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019.
  Il faut savoir que le même Hadama Traoré voulait organiser en Seine-Saint-Denis, le 10 octobre 2019, une manifestation « en hommage » à Mickaël Harpon, agent administratif de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui avait poignardé quatre policiers et blessé grièvement une cinquième personne, au nom d’allah, le 3 octobre 2019.

♠ ♠  Extraits du discours du 8 octobre 2019 du président Macron, à la Préfecture de police de Paris, en hommage aux quatre victimes :
[Il  oublie  que c’est lui qui s’était institué en juin 2017 , « chef du renseignement français, celui qui prenait le contrôle de la lutte antiterroriste ».   [source JDD 11.06.2017].

       « (…) Vos collègues sont tombés sous les coups d’un islam dévoyé et porteur de mort qu’il nous revient d’éradiquer. (…) Face au terrorisme islamiste nous mènerons le combat sans relâche. (…)
L’administration seule et tous les services de l’Etat ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste. Non c’est la Nation tout entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir.
  Nous ne l’emporterons que si notre pays  qui est venu à bout de tant et tant d’épreuves dans l’histoire se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France. (…)
  Il nous revient de retrouver la force des vertus républicaines (…) contre ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes (…).»
______ 

                     M. Macron,  faites ce que vous dites dans vos discours  !

         Quand  combattrez-vous avec nous, citoyens laïques  (croyant aux dieux ou n’y croyant pas)  ? Nous, qui avons « la force des vertus républicaines (…) contre  ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes » (…) ?

         Quand direz-vous à toutes les organisations islamiques  de France, que les femmes n’ont jamais subi dans notre beau pays, en France,  les interdits  que « l’hydre islamiste »  leur impose  partout dans le monde ?

           Quand leur ferez-vous comprendre que l’École publique ne reçoit aucun ordre des islamistes intégristes pour établir ses programmes  et que ce sont les mêmes, pour les filles et les garçons – y compris pour les sports ?

Quand   aurez-vous le courage de lire et de comprendre  l’Appel des 100 musulman(e)s de France ?

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Ainsi parlait le président Macron du port du voile islamique

27 octobre 2019 / note  complétée le 28 octobre et le 2 novembre 2019 

 

Ainsi parlait le président Macron, le 24 octobre 2019 :

«Le port du voile [islamique] dans l’espace public n’est pas mon affaire ».  

Ainsi faisait-il part de son plaisir à voir en France, comme au Maghreb, comme au Qatar, en Iran ou en Arabie saoudite,  les femmes avec  le voile islamique dans l’espace public, et pire encore avec le hijab (cher à Belattar), le niqab, l’abaya et la burqa – qui sont aussi les préférées des princes saoudiens et des massacreurs talibans.
Il nous disait clairement que la stigmatisation des femmes par l’islam radical n’était pas « son affaire ».

Ainsi parlait  le président Macron pendant son séjour mouvementé dans l’Île de La Réunion ; mais il ajouta  avec le double langage du jésuite  :

«Le port du voile [islamique] dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire ».

  On en conclut alors que « la mère au voile islamique » serait  « l’affaire de M. Macron »,  et « l’affaire de M. Blanquer » qui depuis sa nomination en 2007 comme recteur de l’Académie de Créteil, est l’autre spécialiste de l’esquive sur la laïcité.

C’est un fait , la non-neutralité laïque de la mère au voile islamique lui interdit de siéger dans les conseils d’écoles, et les conseils d’administration des collèges et des lycées, comme elle lui interdit d’encadrer des élèves pendant une sortie scolaire (1).

Mais quel message honteux que celui de La Réunion !

Quelle trompeuse argumentation digne de Macron le sophiste,  quand il  ose nous  déclarer que  « l’espace public n’est pas mon affaire », alors que pour bénéficier de tous nos services publics, de tous les commerces etc.,  il faut  circuler dans l’espace public !

Et le premier  de tous nos services publics,
dans l’espace public,

c’est  l’école publique, gratuite, obligatoire et laïque,
telle qu’elle a été promulguée dans le grand souffle républicain
de la III ème République des années 1880-1881-1882.

 

« l’espace public » qui n’est pas « l’affaire de M. Macron » est désormais en France, par la lâcheté des gouvernements depuis les années 1980,
« l’affaire de la charia des frères musulmans et des salafistes » pour nous tuer, pour saccager, pour incendier nos écoles (2), nos usines, nos immeubles, nos églises, nos synagogues …
Leur charia menace notre paix civile, elle est un terrorisme au quotidien.
Mais M. Macron est ailleurs ;  M. Macron plane dans sa sphère mondialiste et dans sa sphère européenne, avec les multi-milliardaires de la planète … qu’il va sauver … avec Greta
(?)… mais sans les scientifiques.

⇒  Avec ses déclarations intempestives,  le président Macron défend l’islam intégriste, la religion la plus humiliante pour les femmes et la plus criminelle sur la planète.

L’histoire retiendra que  « L’affaire de M. Macron » était en cette année 2019, d’afficher sa préférence pour  le haineux Conseil français du culte (sic) musulman (CFCM) et son chef Ahmet Ogras, les pires ennemis de notre laïcité, comme il a osé le faire par sa honteuse démonstration le matin du 7 janvier 2019 (3).

  Son message de La Réunion était clair :

La République-de-Macron-en-marche sera une République -en-marche arrière- vers -l’obscurantisme -et -le terrorisme.

– Il bloquera toute révision laïque de la loi de 1905 qui s’applique déjà  aux religions  chrétienne et juive, et qui désormais, de plein droit souverain de la nation,  devrait s’appliquer intégralement à la religion islamique, afin d’instituer définitivement la laïcité en France,

– Il s’opposera à l’ interdiction et à l’expulsion du territoire français, de tous les imams des mosquées au service des djihadistes, et de toutes les congrégations d’obédience  » frères musulmans » et « salafistes ».

Il se réjouira en voyant la haine pour notre République des hommes de l’islam terroriste, et les laissera rire dans leurs barbes des femmes toujours soumises.  Il est le meilleur ami et le meilleur serviteur de leurs maîtres et mécènes des théocraties du Golfe, en guerre contre notre peuple et notre civilisation démocratique.

C’est ce que M. Macron, appelle « sa vigilance (?) » face à « l’hydre islamiste »dans son discours de la Préfecture de police de Paris, du 8 octobre 2019. (4) 

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Dixit M. Macron, le 24 octobre 2019 : «  (…) à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire. » 
Justement, MM. Macron et Blanquer devraient savoir depuis longtemps, au sujet du port du voile islamique des accompagnatrices, que
les sorties scolaires qui sont organisées par les enseignants pour leurs élèves, le sont dans le cadre strictement pédagogique du programme scolaire de l’enseignement public.

 

   ♦   voir le débat sur LCI du 21.10.2019 avec Zineb El-Rhazoui et Jordan Bardella  [face à des journalistes hostiles et excités,  qui  les interrompent sans cesse, car ils ont pris cette mauvaise habitude depuis 2017, depuis la fameuse campagne électorale pour M. Macron.]
⇒  Les médias du pouvoir -en -marche ne  respectent plus la liberté de parole laïque.

2   Le soir du 31 octobre 2019, le collège Katia-et-Maurice Kraft, et une école primaire de Béziers (Hérault) ont été incendiés et un pompier a été blessé. Les incendies ont été suivis de « violences urbaines »  avec feux de voitures, de poubelles et de hall d’immeuble où, à l’arrivée des policiers, une trentaine de cagoulés leur ont jeté des pierres et des mortiers …
 300 élèves n’ont plus d’école  …  Ils ont été piégés par « l’hydre islamiste » des haineux de la laïcité de l’école primaire, du collège et du lycée français. 
Cf. Le Point.fr : Béziers : deux écoles incendiées et de nombreuses violences.

 

3 Cf. par L’ingénue 9 janvier 2019 Le président Macron, l’islam radical et la loi de 1905.


4  
Cf. Le discours du président Macron le 8 octobre 2019 en hommage aux quatre policiers de la Direction du service de renseignement de la Préfecture de Police de Paris, poignardés par leur « collègue » Mickaël Harpon, [de la mosquée de Gonesse Val d’Oise)] le 3 octobre 2019.
  Quatre  policiers qui laissent six orphelins.

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L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa

20 octobre 2009  
note
revue le 26 septembre 2019, puisque dix ans après,  la monstrueuse aberration de l’obligation du voile et de la burqa est omniprésente en France.
Apostille
27 septembre 2019, en hommage aux douze institutrices massacrées en Algérie, le 27 septembre 1991, dans le district de Sidi bel Abbès, par le Groupe islamique armé. 
Extraits du livre de Jeannette Bougrab
:
Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent.

♠ ♠ ♠  ♠ Et en France, en 2019, nous avons -comme en Algérie- avec Yassine Belattar, un champion de « l’hijabisation  des femmes ».
Cf. par L’ingénue :  Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes  12.03.2019 … et   :
Série noire pour le harceleur Belattar 9.04.2019 ♠  ♠ ♠ ♠  

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« La Femme grillagée »
Quand la femme est grillagée / Toutes les femmes sont outragées / Les hommes les ont rejetées / Dans l’obscurité. 
Pierre Perret
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             Lorsqu’en 2007, le journal Charlie Hebdo gagna le procès (1) que lui avaient intenté  le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la  Grande Mosquée de Paris, ce fut au nom du droit inviolable de la liberté d’expression ; mais au soir du procès, comme un déni toujours renouvelé de la loi républicaine, des menaces de mort furent adressées à Philippe Val, alors directeur du journal.

On se souviendra aussi qu’en 2004 avait été rappelé haut et fort,  le principe inviolable de la  laïcité à l’école, au collège, au lycée et à l’université. L’interdiction du port d’insignes et de vêtements religieux garantissait, avec la suppression de tout affichage et  prosélytisme religieux,  le retour à l’espace libre et citoyen dans l’enseignement public.

Mais nous aurions eu tort de penser que cela suffirait pour redonner à l’espace public cet égal respect citoyen des croyances et des non croyances. De subversions en attentats terroristes,  des  chefs religieux musulmans fondamentalistes salafistes ou talibans (2)  se réclamant d’un islam intégriste  haineux et dominateur,  édictaient alors  pour les femmes  une charia ( loi divine (? ) qui portait atteinte à leur droit à l’ intégrité physique et morale, à leur identité d’être humain, à leur droit à l’éducation et à tant d’autres droits. Pour ces criminels, les femmes devaient devenir d’ invisibles esclaves encore plus ignorantes qu’eux,  sous la menace constante des coups, des jets de vitriol et de la lapidation. Et le voile sous toutes ses formes que les intégristes islamistes voulaient imposer aux jeunes adolescentes françaises, n’était pour eux que le précurseur de la burqa, le précurseur de la disparition des femmes du monde des vivants. Pour les intégristes islamistes,  la burqa,  la soumission ou la mort sont les seuls droits des femmes.

           Mais innombrables par le monde sont celles qui résistent  bravement  à cette fureur  intégriste. Parmi les plus admirables, j’aimerais citer les jeunes filles et les femmes afghanes :  Shamsia,  Habiba Sarabi, gouverneur(e) de la province de Bamiyan depuis 2005, Sabrina Saqeb  députée, Zarmina, Zakia, Jamila (3)  …

Elles se souviennent toutes de la férocité du régime islamiste des talibans (1990-2001). Zarmina raconte :  » J’étais au marché. J’ai soulevé quelques instants ma burqa pour mieux regarder les aliments sur les étals. Des vigiles talibans m’ont aussitôt frappée.  »   Mais la situation actuelle est toujours insupportable,  puisque  » à  15 km de Kaboul, si une femme n’est pas vêtue de la burqa, elle est menacée par les intégristes.  »  dit Jamila  ; et puis un peu partout, comme dans la province de Kandahar, les écoles de filles sont  incendiées par les talibans.

Alors que la France intervient en Afghanistan pour (re)construire un état démocratique,  hors de l’emprise des talibans, il serait inconcevable que l’actuelle commission  parlementaire (présidée par André Gérin) sur le port du voile et de la burqa dans l’espace public puisse concevoir, un seul instant, en France, des jeunes filles et des femmes privées de leur identité,  soumises  à l’ignoble charia des mêmes intégristes
D’ailleurs les députés devraient savoir, les théologiens le leur ont confirmé, le port du voile et de la burqa n’est pas une prescription du coran.

Mais quand Tarek Oubrou (4) dit que voile et burqa ne sont ni des  objets cultuels  ni des  symboles de sacré :
– « C
‘est aberrant de réduire une femme musulmane à son foulard ; c’est de l’ignorance. Le foulard n’est pas un objet cultuel, encore moins un symbole de sacré. »
C’est pour ajouter dans son  double langage du prêcheur intégriste :
 –  » Le problème, c’est que lorsqu’elles enlèvent le foulard, elles arrêtent aussi de prier. »
Il est comme tous les imams, à des années-lumière de notre conception républicaine de  la laïcité respectueuse de l’autre  -sans discrimination ni prosélytisme religieux- dans l’espace public. 

Alors que le statut des femmes dans les religions monothéistes est toujours inférieur à celui des hommes, et alors que c’est la gloire de la réflexion de notre humanité libérée du joug des cultes, que d’avoir commencé à les rétablir dans tous leurs droits, des responsables musulmans ripostent en nous accusant d’ islamophobie (!).
Le mot  » islamophobie  » littéralement  » peur de l’islam  » me semble d’ailleurs  inapproprié ;
je lui préfèrerais l’expression  » anti-islamo-intégrisme  » qui est refus du terrorisme politique islamiste, refus de ses charias et de sa barbarie.

Alors, plutôt que de jouer aux victimes, ces responsables musulmans seraient mieux inspirés en communiquant à leurs fidèles un respect inconditionnel de la laïcité et de l’égalité citoyenne femmes/hommes – sans le voile et sans la burqa – comme preuve décisive de leur bonne foi, et de leur islam  » apaisé « , sans lien d’aucune sorte avec les intégristes. C’est à ce prix-là que la confiance sera retrouvée.

C’est au pouvoir politique que revient la volonté  de faire respecter notre Constitution laïque aux fanatiques religieux terroristes
Il lui faut défendre nos lois républicaines, défendre notre démocratie, avant que ne se referme le piège d’un communautarisme religieux identitaire qui construit les ghettos, et remplace la fraternité par la haine du pays d’accueil.

La charia islamiste sur la burqa n’a aucune légalité dans notre pays républicain.
De même que nous ne transigerons pas sur le droit de la liberté d’expression, il nous faudra être inflexibles sur le droit inviolable de l’identité de l’être humain et de l’égalité citoyenne sans le voile (pour cacher la chevelure) et sans  la burqa (pour cacher la chevelure, le visage, le corps de la femme) .
Une telle aberration pour punir toutes les femmes est une monstruosité de la part de ceux qui l’ordonnent, et toujours sous la menace.
Il y va de la Liberté et de l’Égalité des femmes, de la paix sociale, de la Fraternité républicaine, tout simplement.

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Cette note est parue -moins détaillée – dans les Chroniques d’abonnés (Lemonde.fr  22.10.09 ).

1 par L’ingénue   23 septembre 2008  Charlie Hebdo, « C’est dur d’être aimé par des cons » 

2 par L’ingénue  25 août 2009             Les talibans et l’enfance sacrifiée 

3  par L’ingénue 27 décembre 2009   Shamsia  L’une à Kandahar, l’autre à Evry 

Habiba Sarabi La gouverneur(e) afghane  article de Frédéric Bobin (Le Monde 25.08.09)  /
Sabrina Saqeb, députée à la pointe du combat des femmes en Afghanistan article de F. Bobin (Le Monde 13/14.09.09) /
Zakia, Jamila et les autres : des Afghanes entre désillusion et espoir
article de F. Bobin (Le Monde 19.08.09)

4  propos de Tarek Oubrou, imam de Bordeaux recueillis par Stéphanie Le Bars  (Le Monde 16.10.09)

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Apostille
27 septembre 2019

Extraits du livre Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent  Jeannette Bougrab pp.81-85  Éditions du cerf, 2019. 

« Ce samedi 27 septembre, à l’entour de 15h 30, il pleut sur le village d’Aïn Adden, près de Sfisef, dans le district de Sidi Bel Abbès. La classe vient de se finir et les onze institutrices que compte l’établissement scolaire franchissent en courant l’enceinte pour attraper le bus.
Là, en pleine rue elles sont arrêtées net par des membres d’un commando du GIA qui les frappent et les attachent avant de les égorger devant leurs élèves qui, hallucinés par l’horreur, pleurent et hurlent.
Un de leurs collègues, alerté par les cris des enfants, se précipite vers la scène du carnage mais tombe à son tour, abattu de plusieurs coups de feu par les djihadistes. Les corps des douze victimes baignent dans la mare vermeille qui recouvre l’asphalte.
Si pour Hamlet « le sang attire le sang », la tragédie algérienne aura été plus que shakespearienne au vu des scènes toujours plus morbides accumulées au fil des mois et des années de cette guerre de la terreur. Des milliers de femmes auront été assassinées.
Autant d’autres auront été violées collectivement, détenues comme esclaves sexuelles dans des casemates fichées au coin de maquis perdus et certains seront devenues mères d’enfants nés de leurs bourreaux. Les survivantes doivent vivre avec leurs blessures inguérissables, même si les pires méfaits dont elles ont eu à souffrir ne sont plus, collectivement, qu’un cauchemar passé.

L’islamisation des institutions, elle, a perduré. Depuis peu, une femme semble vouloir changer la donne. la courageuse ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit, une anthropologue francophone diplômée de l’université Paris V et membre du Conseil économique et social des Nations unies, a adopté en 2017, un arrêté pour interdire le voile intégral et du niqab à l’école, non seulement pour les élèves mais également pour tous les fonctionnaires qui en relèvent, les enseignants comme les agents.
Pour faire avaler la pilule aux fondamentalistes, la ministre a invoqué la lutte contre la tricherie aux examens.(…) Cela n’a pas empêché les islamo- conservateurs de dénoncer une « atteinte à la liberté des filles voilées » dans les écoles. Ils ne cessent de s’en prendre à cette scientifique de renom qui mène avec une main de fer une révolution tranquille. (…)

Le combat de Nouria Benghabrit reste cependant titanesque. Depuis 2005, l’enseignement de la charia est devenu obligatoire dans les filières du secondaire. Polygamie, répudiation, punissions corporelles, et hijab bien sûr, sont désormais au programme des cours d’instruction civique ! Le code de la famille algérien a d’ailleurs été réformé pour être conforme à la loi coranique.
(…)

« Dans cette épreuve de force, afin de miner le camp démocratique, il est vital pour les islamistes de rendre plus invisible le sexe féminin. (…)
Parmi ces campagnes, il y a celle lancée en 2014, par l’association Daawa qui vise la « hijabisation » des moins de quinze ans. Elle a été financée par des dizaines d’hommes d’affaires (…)

Commentant au XIIème siècle La République de Platon, le philosophe arabo-musulman Averroès dressait, lui, un plaidoyer en faveur de l’émancipation des femmes et de leur pleine participation à la vie de la cité.
Comment, en dix siècles (…) les esprits ont-ils pu être corrompus au point de systématiser un monde où les femmes sont réduites à une forme d’esclavage ?  Comment arrêter cette radicalisation, sinon radicalement ?(…) »  

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Et la journée du droit des jeunes ?

5 – 6- 7 mars – note finalisée  le 8 et 18 mars* 2018

Préambule
8 mars 2018, Journée internationale des droits des femmes (SAUF dans les États islamiques du globe, soit pour 900 millions de femmes*,  dont plus de deux millions en France, pour les femmes des  quartiers régis par les salafistes hors-la-loi-républicaine).
♦Cette hypocrisie de 24 heures, hautement politique, n’est qu’une communication de mascarade  et de pantalonnade, une fourberie, une imposture.

Et le droit des jeunes ? C’est  le devoir complètement raté des adultes, parents, enseignants, gouvernements, patrons et acteurs des médias, réseaux sociaux …

Le droit des jeunes à une éducation sexuelle respectueuse de leur âge auquel il n’y a pas de passage à l’acte :

l’âge où il n’y a pas à  leur « faire étudier » un livre de « vieux pervers » en classe ;
l’âge où il n’y a pas  à  fournir des préservatifs à l’infirmerie en 4ème sans le dire aux parents ;
l’âge où il n’y a pas à présenter et/ou décrire des scènes pornographiques qui ne peuvent que les bouleverser ;
l’âge où il n’y a pas à banaliser l’horreur des viols commis en groupe ou les horreurs et les sévices que des criminels pédophiles font subir à des enfants.

Il est temps de dire la vérité sur les drames qu’engendre pour la jeunesse la pornographie omniprésente  avec les drogues. 
Il est temps  de dire la vérité sur ceux qui s’enrichissent honteusement sur la fragilité de notre jeunesse. 
Il est temps  d’y voir clair sur « la prise de pouvoir du tout-sexuel » qui surcharge voire paralyse l’intelligence des jeunes dans une diversion permanente, à l’âge formidable de la conquête des savoirs (1)… 

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Quelle éducation à la santé et à la sexualité dans l’Éducation nationale ?

Quels savoirs, sur l’hygiène de vie avec l’information scientifique vraie, documentée et protectrice sur l’alcool, le tabac, et le cannabis, dispense l’Éducation nationale au collège, au lycée et à l’université ?

Quels savoirs, sur l’hygiène de vie avec l’information scientifique, vraie et protectrice sur la sexualité dispense l’Éducation nationale au collège, au lycée et à l’université ?
Pour l'école de la confiance

Si l’on en croit l’affichage promotionnel de l’Éducation nationale, il suffirait de lui faire confiance :

S’agit-il de lui faire confiance quand les textes et programmes officiels des ministères successifs  abrogent régulièrement ceux des ministères précédents ?

S’agit-il de lui  faire confiance quand les résultats scolaires sont médiocres ?

S’agit-il de lui faire confiance quand on laisse les lycéens sortir pour fumer dans la rue ; quand « ça sent le joint dans la bibliothèque universitaire » ?

S’agit-il de lui faire confiance quand, dans la liste du Goncourt des lycéens, l’Éducation nationale  a glissé  » Mille six cents ventres » ?
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On peut voir la vidéo Sexe et pornographie dans les programmes scolaires ; une enquête de Armel Joubert des Ouches avec la collaboration de Jeanne Smits,  qui donne à réfléchir – sérieusement.

Apostille

Une première réflexion me vient tout naturellement à l’esprit.
L’on devrait savoir que la sexualité n’est qu’une fonction biologique parmi d’autres ;  et l’on devrait savoir aussi que l’essentiel pour les adultes parents et professeurs, est  de considérer les adolescents comme des êtres  sensibles et intelligents, dont on doit respecter l’intégrité  sur le plan émotionnel et affectif entre 12 et 16 ans.

Or, il apparaît que depuis une vingtaine d’années, ils ne sont considérés, pour leur éducation à la sexualité, que comme des corps avec des organes sexuels.
Quant à la dernière vague ministérielle du gouvernement M.Valls/ N. Vallaud-Belkacem à l’Éducation nationale/ président F. Hollande/, elle a intégré  les pratiques homosexuelles au programme ;  la pédérastie passant de la littérature à la normalité.

Si l’on ajoute les textes et les livres présentés aux adolescents qui s’appesantissent sur toute la gamme des actes sexuels, et si l’on ajoute les raps obscènes et les médias de la pornographie qui déferlent sur la toile …
Ma seconde réflexion est alors encore plus pessimiste car je constate que les sociologues, les philosophes, les chefs politiques et autres écrivains solidaires du « Mouvement Sex and Drug du 22 mars 1968 de D. Cohn-Bendit »,  n’avaient  d’autre idéal pour nos jeunes  que de les conduire …  dans l’antichambre du Marquis de Sade…

… Et en 2018 … c’est en marche !

La vraie vie est ailleurs.
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1 Cf.  l’exemple de cette université dite longtemps Vincennes à Saint-Denis dans laquelle le courant de l’idéologie soixante-huitarde circule encore avec les conséquences que l’on observe :
En passant devant l’université Paris VIII Saint-Denis, avec ses devises sur les murs :
« Au fronton de la façade, on lit  FIN DU TRAVAIL   ….  et la suite en forme de question d’un autre /ou du même,  sur le mur de la rue de la Liberté (sic) QU’EST- CE QU’ON FAIT LÀ ? »
par L’ingénue  23 février 2017

     *Cf. Wikipédia 
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Cf. par L’ingénue  L’état des lieux [février- mars 2018]
  Les « gamins » d’Outre-République viendront avec leurs « kalachs » et leur « shit ».[de « merde »]..

(Re) lire par L’ingénue  10 janvier 2009 / 18 mars 2018
Principe de précaution : Veiller sur les plus fragiles
Ce n’est ni dans le programme européen, ni dans le programme français du parti Europe Écologie Les Verts de MM. Ph. Meirieu et Cohn-Bendit et  Mmes Duflot et Joly qui n’ont peur … que de l’énergie nucléaire. 

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Les « gamins » d’Outre-République viendront avec leurs « kalachs »… et leur « shit »

15 – 19 février 2018 – ♦ note finalisée  le 13 mars 2018 .   Apostille avec J.M. Blanquer (ministre de l’Éducation nationale depuis mai 2017).

Les « gamins » [terme journalistique pour « dédouaner« * les crapules de 18 ans] viendront avec leurs « kalachs »… et leur « shit »[de « merde »] …

…  les « gamines » viendront en burqa ;  les zadistes de Notre-Dame-des-Landes et de Bure, les black blocs et autres « nationalistes » viendront en cagoules …

M. le président Macron a dit, le 13 février 2018, « souhaiter (sic) que le futur service national universel soit « obligatoire » et dure « autour du trimestre », voire de « 3 à 6 mois ». « Il ne s’agit pas de recréer des casernements massifs », a-t-il ajouté, estimant que le coût  de cette mesure ne sera pas « prohibitif »(1) » …

Cela ne coûtera à ceux qui payent  leurs impôts en France que la bagatelle de 3 milliards !

M. le président Macron invente « le service national universel » pour fêter en 2019, la trentième année du port du premier foulard islamique au collège de Creil.

C’était en septembre 1989, et M. Mitterrand n’avait pas bronché… Le petit monde de la politique PS avait déjà commencé à rechigner sur la laïcité et son respect dans l’école de la République.
Le résultat est lamentable : en 2018, les amphithéâtres des facultés françaises pavoisent en burqas … comme si la France était devenue un état islamique, l’Iran ou l’Arabie saoudite !

La classe politique et ses gouvernements successifs depuis 1981  laissent le champ libre dans les villes et les établissements scolaires, aux trafics et à « l’interdiction d’interdire ».  »

La classe politique et ses gouvernements successifs depuis 1981  laissent notre jeunesse fumer, boire et se droguer avec pour seuls slogans : »Hyper réac la morale ! » – « Hyper réac notre Histoire et notre langue française ! » – « Hyper réac notre  appartenance à la République française ! »

La classe politique et ses gouvernements successifs depuis 1981  rognent sur la durée de tous les apprentissages scolaires et surtout sur les exigences  d’excellence de l’apprentissage de la langue française et des mathématiques. L’école française a le bonnet d’âne de l’Europe – et encore plus si l’on ajoutait la Fédération de Russie !

Désormais, de 6 ans à 18 ans, les élèves vivent des journées dans l’agitation permanente voire dans la violence et le crime, à Marseille, à Toulouse, comme en Seine-Saint-Denis, comme partout en France.

  Chaque adolescent, les écouteurs rivés aux oreilles, reçoit quotidiennement sa dose de décibels, sa dose de rap et son « j’ai la haine de la France«  et « j’ai du shit de « merde«  pour vous

♦ Et les idéologues du marais- de- la -droite -girondine- du- PS -et – d’En -marche appellent cela  :  » Le Vivre ensemble » ! 

 Mais M. le président Macron a  dit  » Vive le service national universel  après 18 ans  » !

Le premier service « national universel » à rendre à la France, ce serait, M. le président, de lui redonner son école républicaine paisible  de 6 à 18 ans, avec toutes ses réussites, dans le plaisir d’apprendre ensemble !

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* J’ai retrouvé la « formule » chez S. de Beauvoir :« Il y a un tas de crapules que vous dédouanez en douce » dans Le Grand Robert tome II, p. 1092. Parole d’ingénue !

« Service national universel » 

♦ Lire (ou relire) le rapport de l’Inspection générale de l’Éducation nationale présenté par Jean-Pierre OBIN  en juin 2004  au ministre de l’Éducation nationale F. Fillon /gouvernement J.P. Raffarin III / président J. Chirac.

J’en extrais le début de la conclusion / écrit en bleu par L’ingénue  p. 31 :

« Ce que nous avons observé dans les établissements scolaires implantés dans les quartiers où sont concentrées des populations issues de l’immigration maghrébine, parfois turque, africaine ou comorienne, quartiers de plus en plus homogènes sur le plan social et religieux, n’est manifestement que la partie scolairement visible d‘un phénomène bien plus profond, dont l’évolution constitue vraisemblablement l’une des clés de notre avenir.
La réalité semble bien en effet être la suivante : pour la première fois dans notre pays, la question religieuse se superpose -au moins en partie- à la question sociale et à la question nationale ; et ce mélange, à lui seul détonnant, entre en outre en résonance avec les affrontements majeurs qui structurent désormais la scène internationale. » (…)

et la fin p. 34 :

« Sur un sujet aussi difficile, et aussi grave puisqu’il concerne la cohésion nationale et la concorde civile, soulignons qu’il est chez les responsables deux qualités qui permettent beaucoup, et qu’on devrait davantage rechercher, développer et promouvoir à tous les niveaux. Ce  sont la lucidité et le courage. »


À lire- à relire   : La Charte de la Laïcité à l’école
La Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République. La République est laïque.
Mais depuis 1989, une grave question se pose : où est-elle appliquée cette charte  de la laïcité de la République ?
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Apostille    avec M. J.M. Blanquer (2), ministre de l’Éducation nationale du gouvernement É. Philippe/président E. Macron.

De 2007 à 2009, J.M. Blanquer fut recteur de l’académie  de Créteil ;  il a « assisté » à l’instauration de l’Outre-République de Seine-Saint-Denis ;  il connaît donc bien ce communautarisme anti-laïque enraciné dans « les territoires »/comme l’on dit dans les ministères/.
Alors, quand Fatiha Agag-Boudjahlat (3), professeur d’histoire-géographie, dans un collège de Toulouse, lui demande ce qu’il pense des « certificats médicaux d’allergie au chlore » présentés par des collégiennes de 6ème, pour les dispenser d’apprendre à nager à la piscine, comme les autres élèves de leurs classes, il répond seulement : « Ce que vous venez de dire est exact, ces problèmes existent, il ne faut pas faire comme si ça n’existait pas (sic). »
Et il fera comme il a déjà fait … d’ailleurs il dit lui-même quil ne sait pas quoi faire !  Ah ! le brave homme ! Il ne sait même pas que l’on pourrait demander son avis au médecin scolaire 

….Mais M. Blanquer sait comment créer un « Conseil des sages » avec comme présidente une ancienne membre du Conseil constitutionnel. Ce Conseil aura pour mission de « donner la règle du jeu » … quand les enseignants poseront des questions …
Nous, on sait déjà que Jean-Pierre Obin ne sera pas un de ces  « sages ».

Enfin, M. Blanquer sait-il qu’il peut même aller faire un tour à Toulouse pour découvrir « la violente règle du jeu du lycée  Gallieni »  et en tirer des leçons pour l’avenir … ? …  en République ?

Hélas ! Le ministre et son « chef » ne savent pas que les mots, République-loi- laïcité -liberté- citoyenneté- égalité- fraternité, font « les règles du pouvoir-apprendre-ensemble » dans les établissements scolaires, et que ce n’est pas « un jeu ».
On sait désormais qu’ils ne feront pas appliquer nos lois fondatrices
, ils préfèreront leur formule infantile et ludique de « règle du jeu »… comme pour la cour de récréation de l’Élysée, de Matignon ou de Grenelle.

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2 Source  actu.fr/occitanie/Toulouse – pour « L’Émission politique » sur France 2 – 15.02.2018.

Fatiha Agag-Boudjahlat est l’auteur de « Le grand détournement » et cofondatrice du mouvement « Vivre dans la laïcité ».
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