La patrie en danger – séance du 11 juillet 1792 – [séance du .. .. 2020- 21-22 ?]

    3-410- 15- 21 novembre – 13 – 15  décembre 2020

 

Quel bon exemple que cette leçon d’histoire pour le président « Macron-de- la République -en -marche vers une république-islamique », qui affirme désormais ne pas « aimer » (1) les caricatures de Charlie hebdo, comme le dit aussi, Darmanin, son ministre de l’Intérieur, qu’il envoie chercher des imams dans le Maghreb islamiste (?) …

Quel bel exemple que cette leçon d’histoire pour un tel président, que celui de notre Assemblée nationale du 11 juillet 1792, car c’est au lendemain de la victoire de Valmy sur les Prussiens que fut proclamée par la Convention nationale, le 21 septembre 1792, notre République Française !

Et il en aurait pourtant besoin :

Pour faire face « dans un courage calme, attribut de la véritable force », aux gouvernants islamistes dont les lois s’ensanglantent de la charia, et parmi lesquels, les plus sanglants pour martyriser leurs propres citoyen(ne)s, on trouve le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Iran, et la Turquie du sinistre Erdogan et de ses « loups gris », qui s’unissent pour clamer leur haine de la France, et financer des djihadistes qui brûlent nos écoles, nos églises, nous assassinent dans toutes nos villes.

Ainsi, notre République laïque et fraternelle, et les caricatures de Charlie Hebdo «
heurtent la sensibilité de millions de Pakistanais» nous dit le ministre Shah Mahmoud Qureshi des Affaires étrangères (2), notre liberté de conscience et notre liberté d’expression «blessent les sentiments des autres» et il espère que le monde (?) prendra des mesures (?) pour mettre un terme à de tels actes (?)».

 

De fait, il s’agit de «l’acte de dessiner et de l’acte de (re)publier des dessins» !

Pourquoi Mahmoud Qureshi ne nous dit pas, combien de Pakistanais sont morts à la pointe d’un crayon de dessinateur français ?

Tandis que nous, nous comptons depuis 2012, nos morts et nos blessés, au couteau, au hachoir, égorgés, décapités, ou écrasés par une auto, un camion …

Tandis que nous, nous comptons nos écoles, nos églises, nos cathédrales, nos synagogues, nos gymnases, nos quartiers, nos usines en flammes, depuis l’occupation de la France par des djihadistes d’Al-Qaïda, par ceux du groupe État islamique,  par des frères musulmans et des salafistes, et par tous leurs immigrants mercenaires.

Qui nous menace ?  Qui nous égorge ?   Qui nous décapite ?   Qui  nous tue avec une arme de guerre ? Qui met le feu à notre nation  ?  Qui  lui déclare la guerre « sainte » islamique ?
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♠  Mais quand pourrons-nous élire  enfin un  président, une Assemblée nationale et un Sénat, qui clameront  haut et fort que «notre patrie est en danger» et qu’il faut mettre en place «une véritable organisation de défense» ?

Mais combien de temps faudra-t-il encore ?
Sachant que depuis 31 ans (3), le pouvoir politique est loin du niveau d’excellence de celui de 1792, ou de celui de 1944.

Le président Macron  ayant eu largement sa part  de nullité politique, dès le début de son quinquennat, suite lamentable de celui de MM. Hollande et Valls (4).

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Dans le tome II La Législative (1791-1792) chapitre V , de son Histoire socialiste de la Révolution française, Jean Jaurès nous donne le texte intégral «de la procédure de « la patrie en danger ».

«Ce n’est pas seulement un appel aux énergies nationales et au dévouement révolutionnaire, c’est une organisation de défense :
« L’Assemblée nationale, considérant que les efforts multipliés des ennemis de l’ordre et la propagation de tous les genres de troubles dans les diverses parties de l’Empire, au moment où la Nation, pour le maintien de sa liberté, est engagée dans une guerre étrangère, peuvent mettre en péril la chose publique ( …) ;
Considérant qu’il est de son devoir ( …) de prévenir, par des dispositions fermes sages et régulières, une confusion aussi nuisible à la liberté et aux citoyens que le serait alors le danger lui-même :

Voulant qu’à cette époque la surveillance soit générale, l’exécution plus active, et surtout que le glaive de la loi sans cesse présent à ceux qui, par une coupable inertie, par des projets perfides ou par l’audace d’une conduite criminelle, tenteraient de déranger l’harmonie de l’État.

Convaincue qu’en se réservant le droit de déclarer le danger, elle en éloigne l’instant et rappelle la tranquillité dans l’âme des bons citoyens ;

Pénétrée de son serment de vivre libre ou mourir et de maintenir la Constitution, forte du sentiments de ses devoirs et des vœux du peuple, pour lequel elle existe, décrète qu’il y a urgence.

L’Assemblée nationale, après avoir entendu le rapport de sa commission des Douze et décidé l’urgence, décrète ce qui suit :

ARTICLE PREMIER. –   Lorsque la sécurité intérieure ou la sécurité extérieure de l’État seront menacées, et que le Corps législatif aura jugé indispensable de prendre des mesures extraordinaires, il le déclarera par un acte du corps législatif, conçu en ces termes : Citoyens, la patrie est en danger. »

( …) Suivent 18 autres articles détaillant toutes les dispositions pour les gardes nationales, leurs volontaires et leur solde, ainsi que la formation des bataillons.
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«  Quelques jours après, le 11 juillet 1792, sur un rapport fait par Hérault de Séchelles, au nom de la Commission extraordinaire des Douze, l’Assemblée déclarait que la patrie était en danger. ( … )

« Que ceux qui vont obtenir l’honneur de marcher les premiers pour défendre ce qu’ils ont de plus cher, se souviennent toujours qu’ils sont Français et libres ; que leurs concitoyens maintiennent, dans leurs foyers, la sûreté des personnes et des propriétés ; que les magistrats du peuple veillent attentivement ; que tous, dans un courage calme, attribut de la véritable force, attendent le signal de la loi, et la patrie sera sauvée. »

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Cf. L’entrevue du  31.10.2020  du Président Macron sur Al Djazira

(Cette chaîne satellitaire de télévision islamiste créée par le Qatar en 1996, endoctrine les jeunes générations, jour après jour, selon la charia de l’islam intégriste :
autour du non-droit à la liberté et à l’égalité des jeunes musulmanes, qu’il faut garder prisonnières sous leurs voiles/hijab /niqab ou burqa, et même ajouter d’autres interdictions  (vêtements , sports, piscine, activités culturelles etc.).
autour de l’orientation vers l’islam radical de collégiens et de lycéens devenant auteurs de troubles graves dans nos écoles de la République.

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À la question du journaliste d’Al Djazira sur le fait que notre « liberté d’expression (…)  est perçue comme une sorte de défi  et non considération des sentiments des musulmans »,

Macron le lâche a répondu :
« On m’a fait dire : « Je soutiens les caricatures humiliant  le prophète » (…)  les gens ont cru comprendre que moi, j’étais favorable à ces caricatures. »

Le 31 octobre 2020 Macron le lâche a trahi  notre liberté d’expression, notre laïcité et la mémoire de toutes les innocentes victimes de la barbarie islamique depuis 2012. 

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On se souviendra aussi que le président Macron n’avait pas voulu recevoir Riss, le directeur de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2019,  pour mieux accueillir les islamistes du Conseil français du culte musulman (5.)
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2  Déclaration de Shah Qureshi ministre pakistanais

Attentat au hachoir du pakistanais Hassan Mahmoud, blessant grièvement deux personnes   devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, le 25 septembre 2020, alors que se déroulait le procès des complices des frères Kouachi qui ont tué, le 7 janvier 2015, avec des armes de guerre,  12 personnes de Charlie Hebdo.

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 1989 Année du Bicentenaire de la Prise de la Bastille
[F. Mitterrand Président de la République  M. Rocard Premier ministre]

En 1989, le Parti socialiste a « toléré » que des parents musulmans intégristes ne respectent pas le règlement laïque et l’interdiction de signes religieux dans le collège Gabriel-Havez de Creil.
C’était « le coup de Jarnac » de Mitterrand, car depuis 1989, depuis l’Avis hypocrite et lâche du  Conseil d’État, les ennemis de la laïcité, convaincus de leur impunité, s’opposent à la loi par tous les moyens.

Avis n° 346.893 du Conseil d’Etat, Assemblée générale, 27 novembre 1989

« Le Conseil d’Etat saisi par M. Lionel Jospin, ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, de la question de savoir :
  Si, compte tenu des principes posés par la Constitution et les lois de la République et eu égard à l’ensemble des règles d’organisation et de fonctionnement de l’école publique, le port de signes d’appartenance à une communauté religieuse est ou non compatible avec le principe de laïcité.  (…)
  (…)  Il résulte de ce qui vient d’être dit que, dans les établissements scolaires, le port par les élèves de signes de leur appartenance à une religion n’est pas par lui-même incompatible avec le principe de laïcité (?), dans la mesure où il constitue l’exercice de la liberté d’expression et de manifestation de croyances religieuses,
 mais que cette liberté ne saurait permettre aux élèves d’arborer des signes d’appartenance religieuse qui, par leur nature, par les conditions dans lesquelles ils seraient portés individuellement ou collectivement, ou par leur caractère ostentatoire ou revendicatif, constitueraient un acte de pression, de provocation, de prosélytisme ou de propagande (…).
 – Le port de signes d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires peut, en cas de besoin (?), faire l’objet d’une réglementation destinée à fixer les modalités d’application des principes  (?) qui viennent d’être définis, compte tenu de la situation propre aux établissements (?). »

Lire le témoignage d’Ernest Chénière, Principal du collège en 1989,  qui déclare : « J’ai eu affaire à la première brèche dans la laïcité par un islamisme conquérant« 

    ⇒ 31 ans plus tard, le 16 octobre 2020, un professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, est sauvagement décapité , devant son collège, à Conflans-Sainte-Honorine.
L’assassin djihadiste, Abdoullakh Anzorov  a agi avec la complicité de cinq autres islamistes radicalisés :
 Azim E. 19 ans, Naïm B. 18 ans et Yussuf C.18 ans,
Brahim Chnina, père d’élève, auteur d’une vidéo  haineuse contre le professeur, et ayant
eu  des entretiens téléphoniques avec  A. Anzorov,
 Abdelhakim Sefrioui, membre du conseil des imams de France, et la grande mosquée de Pantin,  pour lancer une » fatwa » contre Samuel Paty ;
et les plus jeunes complices  du  massacre : plusieurs collégiens – futurs- djihadistes, chargés d’accompagner le meurtrier pour lui désigner le professeur.

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4  Cf. par L’ingénue  Macron, ses dieux et la barbarie du quotidien
 29 octobre 2017 * mise en avant le 10 avril 2018  

 Cf. par L’ingénue  Le président Macron, l’islam radical et la loi de 1905
9 janvier 2019

Cf. par L’ingénue     La Seine-Saint-Denis, c’est comme au bled. 
31 décembre 2016

⇒ 15.12. 2020
Cf. par L’ingénue  Contre l’horreur islamique, le peuple français est entré en Résistance 
Note écrite sous l’émotion du  7 janvier 2015  et complétée jusqu’au 17 janvier 2015  [avec un ajout le 9 janvier 2017]. On y trouvera un  article du Point du 16 janvier 2015 :
« On a reçu l’ordre de fermer les yeux sur le port de la burka». avec les propos, recueillis par Emmanuel Berretta, de Philippe Esnol (ex.PS) et ancien maire de Conflans-Sainte-Honorine.
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Le communautarisme séparatiste est un déni de notre laïcité

 30 septembre -1er octobre 2020

 

  Alors que nous traversons des années terribles d’attentats, de guérillas et de destructions urbaines permanentes, d’incendies effroyables, ajoutés aux drames sociaux et familiaux dus à la pandémie, M. Macron louvoie avec « le séparatisme », sa dernière trouvaille pour masquer le vrai sens de la loi de 1905, notre plus belle loi laïque  sur la séparation des Églises et de l’État.

Le président Macron semble n’avoir d’oreille que pour M. Mohamed Moussaoui, l’actuel président du CFCM, qui exigeait en 2009, à Strasbourg, « 
l’extension du droit concordataire à l’islam en Alsace-Moselle » ; alors que la République française ferait mieux de supprimer enfin cette verrue  contradictoire à l’esprit de la loi du 9 décembre 1905.

   ♠ Nul dogme, nulle religion n’a le droit d’infliger aux citoyens et aux citoyennes des privations d’accès aux lois de liberté, [dont la liberté de penser et la liberté d’expression]d’égalité et de fraternité.
Les femmes et les hommes ayant tous et toutes [quelque soit leur religion ou leur absence de religion], les mêmes droits [y compris l’éducation, la culture et le sport]
et les mêmes devoirs.

  ♠ Nulle religion n’a le droit de laisser ses adeptes prendre des armes et des explosifs contre les citoyens et les citoyennes de notre pays, pour les tuer au nom de son dieu.
      La loi de 1905 doit s’appliquer désormais dans sa totalité, sans exception archaïque,  dans toute la France métropolitaine comme dans toute la France d’Outre-mer.

La loi de 1905 est définitivement le pilier de notre nation française et la gardienne de notre paix civile.

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Mais ce n’est pas « la République-en-marche- de M. Macron »
 qui obtiendra le retour au respect de l’égalité de toutes les femmes (quelque soit leur dieu), alors que le dogme  islamique intégriste et criminel, condamne les musulmanes à disparaître derrière leurs voiles.
[Cf. par L’ingénue, Le magnifique courage de l’Appel des 100 musulman(e)s de France novembre 2019.]

Ce n’est pas « la République-en-marche- de M. Macron », qui réussira à condamner et à expulser les chefs religieux intégristes de l’islam politique, ceux  qui prêchent, avec une  haine chaque jour décuplée,  depuis 30 ans, dans notre pays libre et paisible, « leur guerre sainte » contre nous, et nos écoles laïques, afin d’instituer dans notre République, le noyau d’un futur État islamique.

Ce n’est pas  « la République-en-marche – de M. Macron », qui rétablira dans toutes nos écoles, le calme et l’écoute du professeur, si nécessaires aux apprentissages fondamentaux, puis scientifiques et techniques, pour toute notre jeunesse qui ne demande qu’à  apprendre et qu’ à réussir.

Soyons lucides . . .   en écoutant le prochain  discours de « Macron, le serviteur  jésuite  du séparatisme »   .  .   .

La laïcité est bafouée dans notre pays, depuis des décennies, du retour au financement des écoles privées  de Debré à Mitterrand, avec en prime l’acceptation d’un signe ostentatoire de dogme islamique  dans un collège, aux pillages et aux incendies actuels des écoles laïques, avec désormais des écoles coraniques illégales,  par celles et ceux qui,  au XXI ème siècle, nous « traitant » d’islamophobes,  attisent la haine contre nous, tout en  soutenant les assassins, les réseaux de drogues et la délinquance criminelle.

Ainsi  M. Hadama Traoré, tête de liste  du groupe « Démocratie représentative (islamique) » pour l’élection des représentants français au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019,  qui voulait organiser en Seine-Saint-Denis, le 10 octobre 2019, une manifestation « en hommage » à Mickaël Harpon, agent administratif de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui avait poignardé quatre policiers et blessé grièvement une cinquième personne, au nom d’allah, le 3 octobre 2019.

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Quand Macron présentait ses voeux de bonheur aux Français

    11 juin 2020  Note [non publiée le 20 janvier 2020] relue et réécrite avant le énième discours du Père Ubu- Macron, le 14 juin 2020, pour soutenir « les candidats de son parti », lors du deuxième tour des élections municipales (28 juin 2020).
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Ce que le protocole élyséen appelait  la « cérémonie des vœux »  du 31 décembre 2019, n’avait été qu’une nouvelle mascarade présidentielle, car M. Macron avait la mémoire courte.

L’air toujours satisfait de lui-même et le ton paternaliste, il remercia celles et ceux qui « veillaient sur nous »
« Nos militaires, nos gendarmes, nos policiers, nos sapeurs-pompiers, nos personnels soignants (…)  » alors que, toute l’année,  ils avaient tous été, jour après jour, en première ligne, et qu’il était resté sourd à leurs revendications, en donnant la même consigne aux ministres,  Blanquer,  Castaner, Parly et Buzyn.

Lui, président, n’avait « veillé » sur personne,   et « nos militaires, nos gendarmes, nos policiers, nos sapeurs-pompiers, nos personnels soignants (…)  » n’avaient gagné que de l’épuisement, des blessures, du désespoir jusqu’au suicide, ou la mort dans un attentat.

      De 2019, lui, président, n’avait retenu que « des moments » (sic) ! « des moments d’épreuve » (?), « des moments de violences » (!) ou même « un moment d’émotion lors de l’incendie qui a embrasé Notre-Dame »,  le soir du lundi 15 avril 2019, (premier jour de la Semaine sainte pour les catholiques).
Une « émotion » telle, qu’il avait interdit – dans les heures qui suivirent-  toute enquête préliminaire de la police scientifique, afin d’ouvrir une enquête pour simple « destruction involontaire par incendie ».
Il avait même eu le cynisme de dire qu’ « à la vague d’émotion, avait immédiatement succédé une vague d’enthousiasme » !

Macron le banquier savait qu’il pourrait compter sur ses amis milliardaires pour le protéger de toute controverse, qu’ils aideraient au  financement de la reconstruction, pour éloigner encore plus, le risque d’émergence de la vérité d’un attentat islamiste.

 

M. Macron n’avait  pas « veillé » non plus  sur nos banlieues ravagées toutes les nuits, les écoles incendiées, les enseignants insultés, agressés, par des adolescents et des parents haineux acharnés contre l’Éducation nationale laïque,  les pompiers et les policiers attaqués dans une guérilla urbaine permanente sur fond de trafics d’armes et de drogues ;   les villes qui ont subi chaque samedi   la malfaisance  des bandes d’anarcho-terroristes [black bloc] de l’ultra-gauche ; et toujours les attentats , les massacres, les incendies de  l’hydre (*) djihadiste aux 40 000 têtes.

On avait déjà compris que pour cet ancien banquier d’affaires, c’était l’être l’humain qui n’était pas son affaire !

Aussi, comment imaginer qu’il pourrait se soucier de nos vraies vies d’êtres humains au travail, à la peine, au chômage, à la retraite ?

Comment lui, fondé de pouvoir chez Rothschild & Co, [en 2012, et qui   savait surtout empocher 2,4 millions d’euros, grâce à une habile négociation de fusion-acquisition de la branche de laits infantiles de Pfizer par le PDG de Nestlé, juste avant de rentrer en politique comme secrétaire-adjoint de son prédécesseur],
Comment lui, président, pourrait-il veiller sur le peuple citoyen ?
Et comment lui, président, pourrait-il dire la vérité ?

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 Apostille
 2019  « annus horribilis » 

Le 7 janvier 2019, jour sombre de la réception par M. Macron des « têtes de l’hydre islamiste » du Conseil français du culte musulman, pour parler du financement d’un islam salafiste djihadiste,  en lieu et place de l’hommage à rendre aux douze victimes de Charlie Hebdo tuées par les frères salafistes djihadistes Ch. et S. Kouachi, ainsi qu’à la policière municipale et aux quatre victimes de l’Hyper casher tués par l’autre terroriste islamiste A. Coulibaly, les 8 et 9 janvier 2015.

[ On remarquera que pour la cinquième année de ce massacre, en ce 7 janvier 2020,  M. Macron a chargé le ministre de l’Intérieur et la ministre de la Justice de le représenter … Il avait trois rendez-vous beaucoup plus importants : Un entretien avec M. Bruno LASSERRE, Vice-Président du Conseil d’Etat ; un déjeuner avec M. Andrej Plenkovic,  Premier ministre de la République de Croatie ; et une cérémonie à ne jamais manquer : la réception des maitres boulangers pour l’Epiphanie.

Et le 9 janvier 2020, jour anniversaire de la tragédie de l’Hyper Cascher, il « présentait ses vœux aux autorités religieuses dont le CFCM, conseil français du culte musulman.]

 

Le 16 mars 2019, jour d’émeute urbaine d’une terrible violence sur l’avenue des Champs-Élysées ; 18ème samedi de manifestation (illégale car non déclarée en préfecture) des « gilets jaunes » infiltrés par les anarcho- « black bloc »- de l’ultra-gauche.  Cf. 16 mars 2019
Pendant ce temps-là, M. Macron se reposait à la Mongie, la paix civile, ce n’est pas « son affaire ».
[ L’on se souviendra aussi du samedi 1er décembre 2018, troisième sortie  des « gilets jaunes » rattrapés à Paris par les « black bloc » pour le saccage de l’Arc de Triomphe ].

Le 15 avril 2019, jour tragique de l’explosion incendiaire sur la noue de la cathédrale Notre-Dame de Paris ( les personnes présentes pour la messe du lundi de la semaine sainte (avant Pâques) ont entendu une explosion, mais pour M. Macron et Rémy Heitz, le procureur de Paris, c’était l’explosion d’un mégot mal éteint.

Le 1er mai 2019, jour sombre où les black bloc de l’ultra-gauche firent le pire au milieu du défilé pour la Fête du travail,

Le 26 septembre 2019, jour tragique du monstrueux incendie de Lubrizol à Rouen, incendie qui fut déclenché à l’extérieur du site certainement encore par l’explosion d’un mégot mal éteint, et non par celle d’un montage incendiaire, selon  M. Macron et le même Rémy Heitz, procureur de Paris (décidément bien utile),

Le 3 octobre 2019, jour sanglant où Mickaël Harpon, une autre « tête de l’hydre djihadiste »*, poignarda quatre de ses collègues policiers, et en blessa grièvement une cinquième, à la direction du renseignement de la Préfecture de Police de Paris.

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Le magnifique courage de l’Appel des 100 musulman(e)s de France

12 –  15 novembre 2019  [après la manifestation du dimanche 10 novembre 2019 dite « contre l’islamophobie des Français ».] 18 – 20 novembre 2019 [après la déclaration du président Macron au Congrès des maires de France.]  Apostille ♠  ♠  21 novembre 2019 [ note 4 ].


Je voudrais tout d’abord saluer et remercier  fraternellement chacun(e) des 100 musulman(e)s qui ont publié cet Appel, le 23 octobre 2019, dans l’hebdomadaire Marianne  (1).

 

                                L’Appel des 100 musulman(e)s de France :

« (.. .) Il nous est apparu urgent à nous autres, Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes, de prendre la parole publiquement.

Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l’unanimité chez « les » musulmans. Il ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du Ramadan ou aux cinq prières quotidiennes. Il n’est pas un « signe religieux » puisque l’islam réprouve tout fétichisme matériel. L’islam se vit dans le cœur, pas sur la tête. D’ailleurs, « les » musulmans,  cela n’existe pas. Il y a DES musulmans, DES pratiques, DES interprétations, et DES convictions. Ces clivages et oppositions existent depuis le VIIe siècle.

Nous, signataires de ce texte, affirmons haut et fort que le port du voile est le signe ostentatoire d’une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran.

Voiler les femmes, c’est stigmatiser leur présence dans l’espace public.
Faire d’elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de « subordonnées au désir supposé des hommes ».

Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d’égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux.

Les auteurs de « la tribune des 90 » parue dans Le Monde, ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l’amalgame. Démarche qui part d’un bon sentiment. Cependant nous affirmons que c’est bien le voile qui stigmatise les femmes.

Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l’amalgame entre « des » musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et « les » musulmans tout court.

LES musulmanes ne portent pas le voile, sachez-le bien. Ce sont DES musulmanes qui le portent. (…) DES musulmanes et DES musulmans qui refusent l’intelligence de la foi, qui refusent d’allier la foi avec l’exercice de la Raison critique. (…)

Nous avons décidé de faire entendre notre voix,  car les événements nous obligent à prendre nos responsabilités. Nous ne pouvons rester spectateurs lointains et désabusés d’un débat qui a tant d’importance. Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire savoir à tous nos compatriotes, que la question du voile est un sujet de discorde, à l’intérieur même des écoles juridiques sunnites officielles.

Alors de grâce, soutenez les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans.

Ne confondez-plus CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire que religieux, avec tous LES musulmans.» 

[Suivent leurs 100 prénoms et noms. ]
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   Cet Appel des 100 musulman(e)s de France est aussi fort, aussi courageux qu’émouvant.

      C’est un véritable Appel « Au Secours en urgence », un appel citoyen, face à « la terrible vague » de l’obscurantisme islamique qui s’abat sur nous tous.

      ♦ C’est un Appel courageux face à la déferlante inouïe de haine (2) avec d’intolérables menaces de mort, des propos d’une extrême violence  clamés dans tous les médias, contre celles et ceux qui refusent  les dogmes sexistes  d’un autre âge ; ce sont les mêmes qui ont applaudi au cri d' »allah akbar », le massacre de 13 personnes à Charlie Hebdo, par les frères Kouachi, le 7 janvier 2015.

Et c’est un Appel  émouvant car il nous dit leur vigilance :

      ♦ pour qu’ensemble nous soyons plus puissants, face à cette machine de guerre idéologique du CCIF (Collectif Contre l’islamophobie en France) et créature des Frères musulmans, ces intégristes qui nous accusent, nous, le peuple français « d’islamophobie »(?) pour nous faire peur (?).
Les manifestant(e)s du 10 novembre 2019, qui ont crié CONTRE « l’islamophobie » des Français, ont crié POUR instituer la « charia islamique »- y compris dans les listes électorales municipales (3) et européennes (4), pour verrouiller, pour supprimer, pour interdire notre liberté d’expression.

      ♦ leur vigilance pour qu’ensemble,  nous sauvegardions notre plus que centenaire société républicaine et laïque, fondée sur la paix civile, hors de toute volonté d’hégémonie islamique, se traduisant par des massacres d’innocents, des  incendies monstrueux etc. … en France … depuis le début du XXIe siècle.
  
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1 Marianne « Le voile est sexiste et obscurantiste«  : l’appel de 100 musulman(e)s de France  23 octobre 2019

  ⇒  2 Toujours dans Marianne, suite à la parution de cet Appel, « les menaces et les pressions se multiplient sur les signataires, surtout les femmes, et souvent de personnes qui s’apprêtent à manifester contre « l’islamophobie ». Cf. Samuel Piquet  Insultées, harcelées, menacées : le calvaire des musulmanes qui ont signé la tribune contre le voile. 7.11.2019

⇒  La Une de CHARLIE HEBDO   n° 1423 30.10.2019 Par RISS
 

M. Macron a rejeté cyniquement l’Appel citoyen des 100 musulman(e)s de France, dès le lendemain 24 octobre 2019, à La Réunion.
M. Macron, son gouvernement et ses élus ne veulent plus de notre laïcité républicaine, inscrite dans notre Constitution. Ils veulent se soumettre aux ordres des tueurs salafistes pour instituer  – comme l’écrit RISS : « une République islamique en marche ». Et pour cela,  en plus des milliers de fichés S , ils auront le renfort des centaines de djihadistes français de l’État islamique [Syrie- Irak] qu’ils sortent de prison.


3
 
le  président Macron est favorable aux listes communautaristes. Il l’a encore confirmé devant le Congrès des maires de France le 19 novembre 2019.
 
4    
Cf. Arrêté du 3 mai 2019 :
Liste 6 : Démocratie représentative » de M. Hadama Traoré, liste candidate à l’élection des représentants au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019.
  Il faut savoir que le même Hadama Traoré voulait organiser en Seine-Saint-Denis, le 10 octobre 2019, une manifestation « en hommage » à Mickaël Harpon, agent administratif de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui avait poignardé quatre policiers et blessé grièvement une cinquième personne, au nom d’allah, le 3 octobre 2019.

Apostille 

   Extraits du discours du 8 octobre 2019 du président Macron, à la Préfecture de police de Paris, en hommage aux quatre victimes :


       « (…) Vos collègues sont tombés sous les coups d’un islam dévoyé et porteur de mort qu’il nous revient d’éradiquer. (…) Face au terrorisme islamiste nous mènerons le combat sans relâche. (…)
L’administration seule et tous les services de l’Etat ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste. Non c’est la Nation tout entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir.
  Nous ne l’emporterons que si notre pays  qui est venu à bout de tant et tant d’épreuves dans l’histoire se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France. (…)
  Il nous revient de retrouver la force des vertus républicaines (…) contre ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes (…).»

[Il oublie que c’est lui qui s’était institué en juin 2017 , « chef du renseignement français, celui qui prenait le contrôle de la lutte antiterroriste ».] source JDD 11.06.2017 

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M. Macron,  faites ce que vous dites dans vos discours  !

         Quand  combattrez-vous avec nous, citoyens laïques  (croyant aux dieux ou n’y croyant pas)  ? Nous, qui avons « la force des vertus républicaines (…) contre  ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes » (…) ?

         Quand direz-vous à toutes les organisations islamiques  de France, que les femmes n’ont jamais subi dans notre beau pays, en France,  les interdits  que « l’hydre islamiste »  leur impose  partout dans le monde ?

           Quand leur ferez-vous comprendre que l’École publique ne reçoit aucun ordre des islamistes intégristes pour établir ses programmes  et que ce sont les mêmes, pour les filles et les garçons – y compris pour les sports ?

Quand   aurez-vous le courage de lire et de comprendre  l’Appel des 100 musulman(e)s de France ?

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Lire ou relire la note de L’ ingénue  (12-18 mars 2019) :
Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes

TV France 5 – Vidéo C à vous du 29 janvier 2020 disponible jusqu’au 28 février 2020.

Où l’on retrouve  la même ministre -de- la -Justice-pro-hijab,   Nicole Belloubet, qui renie, le matin du 29 janvier 2020 sur Europe 1,  le droit au blasphème, dans notre République française laïque – en condamnant  la libre  expression  de Mila sur la religion islamique comme étant  » une insulte à la religion, c’est évidemment /dit-elle/ une atteinte à la liberté de conscience. »

Avec Richard Malka (avocat de Mila) et Zineb El Rhazoui journaliste.
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L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa

20 octobre 2009  /   26-27 septembre 2019 Apostille
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⇒ ⇒ note
revue le 26 septembre 2019, puisque dix ans après,  la monstrueuse aberration de l’obligation du voile et de la burqa est omniprésente en France.
⇒ ⇒ À la fin de la note  : Apostille : en hommage aux douze institutrices massacrées en Algérie, le 27 septembre 1997, dans le district de Sidi bel Abbès, par le Groupe islamique armé.
Extraits du livre de Jeannette Bougrab : Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent
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♠ ♠ ♠  ♠ Et en France, en 2019, nous avons -comme en Algérie- avec Yassine Belattar, un champion de « l’hijabisation  des femmes ».
Cf. par L’ingénue :  Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes  12.03.2019 … et   :
Série noire pour le harceleur Belattar 9.04.2019 ♠  ♠ ♠ ♠  

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« La Femme grillagée »
Quand la femme est grillagée / Toutes les femmes sont outragées / Les hommes les ont rejetées / Dans l’obscurité. 
Pierre Perret
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           Lorsqu’en 2007, le journal Charlie Hebdo gagna le procès (1) que lui avaient intenté  le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la  Grande Mosquée de Paris, ce fut au nom du droit inviolable de la liberté d’expression ; mais au soir du procès, comme un déni toujours renouvelé de la loi républicaine, des menaces de mort furent adressées à Philippe Val, alors directeur du journal.

On se souviendra aussi qu’en 2004 avait été rappelé haut et fort,  le principe inviolable de la  laïcité à l’école, au collège, au lycée et à l’université. L’interdiction du port d’insignes et de vêtements religieux garantissait, avec la suppression de tout affichage et  prosélytisme religieux,  le retour à l’espace libre et citoyen dans l’enseignement public.

Mais nous aurions eu tort de penser que cela suffirait pour redonner à l’espace public cet égal respect citoyen des croyances et des non croyances. De subversions en attentats terroristes,  des  chefs religieux musulmans fondamentalistes salafistes ou talibans (2)  se réclamant d’un islam intégriste  haineux et dominateur,  édictaient alors  pour les femmes  une charia ( loi divine (? ) qui portait atteinte à leur droit à l’ intégrité physique et morale, à leur identité d’être humain, à leur droit à l’éducation et à tant d’autres droits. Pour ces criminels, les femmes devaient devenir d’ invisibles esclaves encore plus ignorantes qu’eux,  sous la menace constante des coups, des jets de vitriol et de la lapidation. Et le voile sous toutes ses formes que les intégristes islamistes voulaient imposer aux jeunes adolescentes françaises, n’était pour eux que le précurseur de la burqa, le précurseur de la disparition des femmes du monde des vivants. Pour les intégristes islamistes,  la burqa,  la soumission ou la mort sont les seuls droits des femmes.

           Mais innombrables par le monde sont celles qui résistent  bravement  à cette fureur  intégriste. Parmi les plus admirables, j’aimerais citer les jeunes filles et les femmes afghanes :  Shamsia,  Habiba Sarabi, gouverneur(e) de la province de Bamiyan depuis 2005, Sabrina Saqeb  députée, Zarmina, Zakia, Jamila (3)  …

Elles se souviennent toutes de la férocité du régime islamiste des talibans (1990-2001). Zarmina raconte :  » J’étais au marché. J’ai soulevé quelques instants ma burqa pour mieux regarder les aliments sur les étals. Des vigiles talibans m’ont aussitôt frappée.  »   Mais la situation actuelle est toujours insupportable,  puisque  » à  15 km de Kaboul, si une femme n’est pas vêtue de la burqa, elle est menacée par les intégristes.  »  dit Jamila  ; et puis un peu partout, comme dans la province de Kandahar, les écoles de filles sont  incendiées par les talibans.

Alors que la France intervient en Afghanistan pour (re)construire un état démocratique,  hors de l’emprise des talibans, il serait inconcevable que l’actuelle commission  parlementaire (présidée par André Gérin) sur le port du voile et de la burqa dans l’espace public puisse concevoir, un seul instant, en France, des jeunes filles et des femmes privées de leur identité,  soumises  à l’ignoble charia des mêmes intégristes
D’ailleurs les députés devraient savoir, les théologiens le leur ont confirmé, le port du voile et de la burqa n’est pas une prescription du coran.

Mais quand Tarek Oubrou (4) dit que voile et burqa ne sont ni des  objets cultuels  ni des  symboles de sacré :
– « C
‘est aberrant de réduire une femme musulmane à son foulard ; c’est de l’ignorance. Le foulard n’est pas un objet cultuel, encore moins un symbole de sacré. »
C’est pour ajouter dans son  double langage du prêcheur intégriste :
 –  » Le problème, c’est que lorsqu’elles enlèvent le foulard, elles arrêtent aussi de prier. »
Il est comme tous les imams, à des années-lumière de notre conception républicaine de  la laïcité respectueuse de l’autre  -sans discrimination ni prosélytisme religieux- dans l’espace public. 

Alors que le statut des femmes dans les religions monothéistes est toujours inférieur à celui des hommes, et alors que c’est la gloire de la réflexion de notre humanité libérée du joug des cultes, que d’avoir commencé à les rétablir dans tous leurs droits, des responsables musulmans ripostent en nous accusant d’ islamophobie (!).
Le mot  » islamophobie  » littéralement  » peur de l’islam  » me semble d’ailleurs  inapproprié ;
je lui préfèrerais l’expression  » anti-islamo-intégrisme  » qui est refus du terrorisme politique islamiste, refus de ses charias et de sa barbarie.

Alors, plutôt que de jouer aux victimes, ces responsables musulmans seraient mieux inspirés en communiquant à leurs fidèles un respect inconditionnel de la laïcité et de l’égalité citoyenne femmes/hommes – sans le voile et sans la burqa – comme preuve décisive de leur bonne foi, et de leur islam  » apaisé « , sans lien d’aucune sorte avec les intégristes. C’est à ce prix-là que la confiance sera retrouvée.

C’est au pouvoir politique que revient la volonté  de faire respecter notre Constitution laïque aux fanatiques religieux terroristes
Il lui faut défendre nos lois républicaines, défendre notre démocratie, avant que ne se referme le piège d’un communautarisme religieux identitaire qui construit les ghettos, et remplace la fraternité par la haine du pays d’accueil.

La charia islamiste sur la burqa n’a aucune légalité dans notre pays républicain.
De même que nous ne transigerons pas sur le droit de la liberté d’expression, il nous faudra être inflexibles sur le droit inviolable de l’identité de l’être humain et de l’égalité citoyenne sans le voile (pour cacher la chevelure) et sans  la burqa (pour cacher la chevelure, le visage, le corps de la femme) .
Une telle aberration pour punir toutes les femmes est une monstruosité de la part de ceux qui l’ordonnent, et toujours sous la menace.
Il y va de la Liberté et de l’Égalité des femmes, de la paix sociale, de la Fraternité républicaine, tout simplement.

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Cette note est parue -moins détaillée – dans les Chroniques d’abonnés (Lemonde.fr  22.10.09 ).

1 par L’ingénue   23 septembre 2008  Charlie Hebdo, « C’est dur d’être aimé par des cons » 

2 par L’ingénue  25 août 2009             Les talibans et l’enfance sacrifiée 

3  par L’ingénue 27 décembre 2009   Shamsia  L’une à Kandahar, l’autre à Evry 

Habiba Sarabi La gouverneur(e) afghane  article de Frédéric Bobin (Le Monde 25.08.09)  /
Sabrina Saqeb, députée à la pointe du combat des femmes en Afghanistan article de F. Bobin (Le Monde 13/14.09.09) /
Zakia, Jamila et les autres : des Afghanes entre désillusion et espoir
article de F. Bobin (Le Monde 19.08.09)

4  propos de Tarek Oubrou, imam de Bordeaux recueillis par Stéphanie Le Bars  (Le Monde 16.10.09)

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Apostille
27 septembre 2019

Extraits du livre Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent  Jeannette Bougrab pp.81-85  Éditions du cerf, 2019. 

  « Ce samedi 27 septembre 1997  à l’entour de 15h 30, il pleut sur le village d’Aïn Adden, près de Sfisef, dans le district de Sidi Bel Abbès. La classe vient de se finir et les onze institutrices que compte l’établissement scolaire franchissent en courant l’enceinte pour attraper le bus.
Là, en pleine rue elles sont arrêtées net par des membres d’un commando du GIA qui les frappent et les attachent avant de les égorger devant leurs élèves qui, hallucinés par l’horreur, pleurent et hurlent.
Un de leurs collègues, alerté par les cris des enfants, se précipite vers la scène du carnage mais tombe à son tour, abattu de plusieurs coups de feu par les djihadistes. Les corps des douze victimes baignent dans la mare vermeille qui recouvre l’asphalte.
Si pour Hamlet « le sang attire le sang », la tragédie algérienne aura été plus que shakespearienne au vu des scènes toujours plus morbides accumulées au fil des mois et des années de cette guerre de la terreur. Des milliers de femmes auront été assassinées.
Autant d’autres auront été violées collectivement, détenues comme esclaves sexuelles dans des casemates fichées au coin de maquis perdus et certains seront devenues mères d’enfants nés de leurs bourreaux. Les survivantes doivent vivre avec leurs blessures inguérissables, même si les pires méfaits dont elles ont eu à souffrir ne sont plus, collectivement, qu’un cauchemar passé.

L’islamisation des institutions, elle, a perduré. Depuis peu, une femme semble vouloir changer la donne. la courageuse ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit, une anthropologue francophone diplômée de l’université Paris V et membre du Conseil économique et social des Nations unies, a adopté en 2017, un arrêté pour interdire le voile intégral et du niqab à l’école, non seulement pour les élèves mais également pour tous les fonctionnaires qui en relèvent, les enseignants comme les agents.
Pour faire avaler la pilule aux fondamentalistes, la ministre a invoqué la lutte contre la tricherie aux examens.(…) Cela n’a pas empêché les islamo- conservateurs de dénoncer une « atteinte à la liberté des filles voilées » dans les écoles. Ils ne cessent de s’en prendre à cette scientifique de renom qui mène avec une main de fer une révolution tranquille. (…)

Le combat de Nouria Benghabrit reste cependant titanesque. Depuis 2005, l’enseignement de la charia est devenu obligatoire dans les filières du secondaire. Polygamie, répudiation, punissions corporelles, et hijab bien sûr, sont désormais au programme des cours d’instruction civique ! Le code de la famille algérien a d’ailleurs été réformé pour être conforme à la loi coranique.
(…)

« Dans cette épreuve de force, afin de miner le camp démocratique, il est vital pour les islamistes de rendre plus invisible le sexe féminin. (…)
Parmi ces campagnes, il y a celle lancée en 2014, par l’association Daawa qui vise la « hijabisation » des moins de quinze ans. Elle a été financée par des dizaines d’hommes d’affaires (…)

Commentant au XIIème siècle La République de Platon, le philosophe arabo-musulman Averroès dressait, lui, un plaidoyer en faveur de l’émancipation des femmes et de leur pleine participation à la vie de la cité.
Comment, en dix siècles (…) les esprits ont-ils pu être corrompus au point de systématiser un monde où les femmes sont réduites à une forme d’esclavage ?  Comment arrêter cette radicalisation, sinon radicalement ?(…)»

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