1915 avec le brancardier H. Barbusse

20 -21-  29 octobre 2015   


En cette fin d’ année 2015
qui débuta par le massacre de dix-sept femmes et hommes – au nom du prophète, au nom du dieu de la terreur islamique, aux ordres de l’État islamique et des salafistes des mosquées- massacre perpétré par les frères Kouachi et A. Coulibaly, lors des jours sanglants des 7, 8 et 9 janvier (1),

En ce temps de toussaint lié au souvenir des morts et à l’officielle mémoire de la fin de la première guerre mondiale 1914-1918,  le 11 novembre, jour de l’armistice,

En ce centenaire de l’année 1915 de la première guerre mondiale,

En pensant à mon grand-père « Pacific »(2)  Émile, englouti à 41 ans, le 27 septembre 1915, à Tahure, sous la terre de Champagne, il me semble que la lecture du livre Le Feu d’Henri Barbusseengagé volontaire à 41 ans,  peut nous ouvrir les yeux sur les souffrances innommables que les  hommes tout-puissants en politique, en capitaux, en religion, en ignominie, ont pu, et peuvent encore infliger à notre humaine condition, pour rester les maîtres du monde.

Extraits du chapitre deuxième : Dans la terre

 1915  …  / dans la France du Nord-Est …
« Depuis plus de quinze mois, depuis cinq cents jours,… »

« Le grand ciel pâle se peuple de coups de tonnerre : chaque explosion montre à la fois, tombant d’un éclair roux, une colonne de feu dans le reste de nuit et une colonne de nuée dans ce qu’il y a déjà de jour.
Là-haut, très haut, très loin, un vol d’oiseaux terribles, à l’haleine puissante et saccadée, qu’on entend sans les voir, monte en cercle pour regarder la terre.

La terre ! Le désert commence à apparaître, immense et plein d’eau, sous la longue désolation de l’aube. Des mares, des entonnoirs, dont la bise aiguë de l’extrême matin pince et fait frissonner l’eau ; des pistes tracées par les troupes et les convois nocturnes dans ces champs de stérilité et qui sont striées d’ornières luisant comme des rails d’acier dans la clarté pauvre ; des amas de boue où se dressent ça et là quelques piquets cassés, des chevalets en X, disloqués, des paquets de fil de fer roulés, tortillés, en buissons. Avec ses bancs de vase et ses flaques, on dirait une toile grise démesurée qui flotte sur la mer, immergée par endroits. Il ne pleut pas, mais tout est mouillé, suintant, lavé, naufragé, et la lumière blafarde a l’air de couler.
On distingue de longs fossés en lacis où le résidu de nuit s’accumule. C’est la tranchée. Le fond en est tapissé d’une couche visqueuse d’où le pied se décolle à chaque pas avec bruit, et qui sent mauvais autour de chaque abri, à cause de l’urine de la nuit. Les trous eux-mêmes, si on s’y penche en passant, puent aussi, comme des bouches.

Je vois des ombres émerger de ces puits latéraux, et se mouvoir, masses énormes et difformes : des espèces d’ours qui pataugent et grognent. C’est nous.
Nous sommes emmitouflés à la manière des populations arctiques. Lainages, couvertures, toiles à sac, nous empaquettent, nous surmontent, nous arrondissent étrangement. Quelques-uns s’étirent, vomissent des bâillements. On perçoit des figures rougeoyantes ou livides, avec des salissures qui les balafrent, trouées par les veilleuses d’yeux brouillés et collés au bord, embroussaillées de barbes non taillées ou encrassées de poils non rasés.

Tac ! Tac ! Pan ! Les coups de fusil, la canonnade. Au-dessus de nous, partout, ça crépite ou ça roule, par longues rafales, ou par coups séparés. Le sombre et flamboyant orage ne cesse jamais, jamais. Depuis plus de quinze mois, depuis cinq cents jours, en ce lieu du monde où nous sommes, la fusillade et le bombardement ne se sont pas arrêtés du matin au soir et du soir au matin. On est enterré au fond d’un éternel champ de bataille ; mais comme le tic-tac des horloges de nos maisons d’autrefois, dans le passé quasi légendaire, on n’entend cela que lorsqu’on écoute.
(…)

Nos âges ? Nous avons tous les âges. Notre régiment est un régiment  de réserve que des renforts successifs ont renouvelé en partie avec de l’active, en partie avec de la territoriale. Dans la demi-section , il y a des R.A.T (réservistes de l’armée territoriale)., et des demi-poils. Fouillade a quarante ans. Blaire pourrait être le père de Biquet qui est un duvetier de la classe 13. Le caporal appelle Marthereau « grand-père » ou « vieux détritus » selon qu’il plaisante ou qu’il parle sérieusement. Mesnil Joseph serait à la caserne s’il n’y avait pas eu la guerre. Cela fait un drôle d’effet quand nous sommes conduits par notre sergent Vigile, un gentil petit garçon qui a un peu de moustache peinte sur la lèvre, et qui, l’autre jour, au cantonnement, sautait à la corde, avec des gosses. (…)

Nos races ? Nous sommes toutes les races. Nous sommes venus de partout. Je considère les deux hommes qui me touchent : Porteloo, le mineur de la fosse Calonne, est rose ; ses sourcils sont jaune paille, ses yeux bleu de lin ; pour sa grosse tête dorée, il a fallu chercher longtemps dans les magasins la vaste soupière bleue qui le casque ; Fouillade, le batelier de Sète, roule des yeux de diable dans une maigre face de mousquetaire creusée aux joues et couleur de violon. Mes deux voisins diffèrent, en vérité, comme le jour et la nuit.
Et non moins, Cocon, le mince personnage sec, à lunettes, au teint chimiquement corrodé par les miasmes des grandes villes, fait contraste avec Biquet, le Breton pas équarri, à peau grise, à mâchoire de pavé ; et André Mesnil, le confortable pharmacien de sous-préfecture normande, à la jolie barbe fine, qui parle tant et si bien, n’a pas grand rapport avec Lamuse, le gras paysan du Poitou, aux joues et à la nuque de rosbif. L’accent faubourien de Barque, dont les grandes jambes ont battu dans tous les sens les rues de Paris, se croise avec l’accent quasi belge  et chantant de ceux de « ch’Nord » venus du 8 ème territorial, avec le parler sonore, roulant sur les syllabes comme sur des pavés, que nous versa le 144 ème, avec le patois s’exhalant des groupes que forment entre eux, obstinément, au milieu des autres, comme des fourmis qui s’attirent, les Auvergnats du 124… je me rappelle la première phrase de ce loustic de Tirette, quand il se présenta :  » Moi, mes enfants, j’suis d’Clichy-la- Garenne ! Qui dit mieux ? » , et la première doléance qui rapprocha Paradis de moi :  » I’s’foutions d’moi parce que j’sommes Morvandiau… » (…)
Oui, c’est vrai, on diffère profondément. Mais pourtant on se ressemble.
Malgré les diversités d’âge, d’origine, de culture, de situation, et de tout ce qui fut, malgré les abîmes qui nous séparaient jadis, nous sommes en grandes lignes les mêmes. À travers la même silhouette grossière, on cache et on montre les mêmes mœurs, les mêmes habitudes, le même caractère simplifié d’hommes revenus à l’état primitif.
Le même parler, fait d’un mélange d’argot d’atelier et de caserne, et de patois assaisonné de quelques néologismes, nous amalgame comme une sauce, à la multitude compacte d’hommes, qui depuis des saisons, vide la France pour s’accumuler au Nord-Est.

(…) ….. à suivre……………..

 » les journalistes, touristes des tranchées :  « – Ah ! Voilà des poilus !….

 » Les tabors de la Division marocaine……….

 » Voilà la dix-huitième ! »

___________________

1 Contre l’horreur islamique le peuple français est entré en Résistance

De la Pacific 231 au Ravin des Mûres

____________________
21 octobre 2015

« (…) Cependant, il se produit un brouhaha sur notre droite, et, subitement, on voit déboucher un groupe mouvant et sonore où des formes sombres se mêlent à des formes coloriées… Biquet s’est aventuré pour reconnaître…
– Eh ! les poteaux, v’nez mirer ça. des gens.
– Des gens ?
– Oui, des messieurs, quoi. Des civelots avec des officiers d’état-major.
– Des civils ! Pourvu qu’ils tiennent !
C’est la phrase sacramentelle. Elle fait rire bien qu’on l’ait entendue cent fois, et qu’à tort ou à raison, le soldat en dénature le sens originel et la considère comme une atteinte ironique à sa vie de privations et de dangers.
Deux personnages s’avancent ; deux personnages à pardessus et à cannes ; un autre habillé  en chasseur, orné d’un chapeau pelucheux et d’une jumelle.
Des tuniques bleu tendre sur lesquelles reluisent des cuirs fauves ou noirs vernis suivent et pilotent les civils.
De son bras où étincelle un brassard de soie bordé d’or et brodé de foudres d’or , un capitaine désigne la banquette de tir… et engage  les visiteurs à y monter pour se rendre compte. (…)
Du groupe, des têtes se tournent de notre côté. Un monsieur se détache vers nous, en chapeau mou et en cravate flottante. Il a une barbiche blanche et semble un artiste. Un autre le suit, en pardessus noir avec un melon noir, une barbe noire et un lorgnon.
– Ah ! ah ! fait le premier monsieur, voilà des poilus… Ce sont de vrais poilus, en effet.
Il s’approche un peu de notre groupe, un peu timidement comme au Jardin d’Acclimatation, et tend la main à celui qui est le plus près de lui, comme on présente un bout de pain à un éléphant.
– Hé, hé, ils boivent le café, fait-il remarquer.
– On dit le « jus », rectifie l’homme-pie.
– C’est bon mes amis ?
Le soldat, intimidé lui aussi par cette rencontre étrange et exotique, grogne, rit et rougit, et le monsieur dit  » Hé, hé ! »
Puis il fait un petit signe de la tête, et s’éloigne à reculons.
– C’est très bien, c’est très bien, mes amis. Vous êtes des braves ! … On a entendu un officier dire :  » Nous avons encore beaucoup à voir, messieurs les journalistes. »
(…)
Cependant, les heures s’écoulent, et le soir commence à griser le ciel et à noircir les choses ; il vient se mêler à la destinée aveugle, en même temps qu’à l’âme obscure et ignorante de la multitude qui est là, ensevelie.
Dans le crépuscule, un piétinement roule ; une rumeur ; puis une autre troupe se fraye un passage.
– Des tabors.
Ils défilent avec leurs faces bises, jaunes ou marron, leurs barbes rares, ou drues et frisées, leurs capotes vert-jaune, leurs casques frottés de boue qui présentent un croissant à la place de notre grenade. Dans les figures épatées ou , au contraire anguleuses et affûtées, luisantes comme des sous, on dirait que les yeux sont des billes d’ivoire et d’onyx. De temps en temps, sur la file, se balance, plus haut que les autres, le masque de houille d’un tirailleur sénégalais. Derrière la compagnie, est un fanion rouge avec une main verte au milieu.
On les regarde et on se tait. On ne les interpelle pas, ceux-là. Ils imposent et même font un peu peur.
Pourtant ces Africains paraissent gais et en train. Ils vont, naturellement, en première ligne. C’est leur place, et leur passage est l’indice d’une attaque très prochaine. Ils sont faits pour l’assaut.
– Eux et le canon 75, on peut dire qu’on leur z’y doit une chandelle ! On l’a envoyée partout en avant dans les grands moments, la Division marocaine ! (…) »
……………………………………………………….

29 octobre 2015
Chapitre troisième   La descente

 » L’aube grisâtre déteint à grand-peine sur l’informe paysage encore noir. Entre le chemin en pente qui, à droite, descend des ténèbres, et le nuage sombre du bois des Alleux (…) s’étend un champ. Nous sommes arrivés là, ceux du 6ème Bataillon, à la fin de la nuit. Nous avons formé les faisceaux, et, maintenant, au milieu de ce cirque de vague lueur, les pieds dans la brume et la boue, en groupes sombres à peine bleutés ou en spectres solitaires, nous stationnons, toutes nos têtes tournées vers le chemin qui descend de là-bas. Nous attendons le reste du régiment : le 5ème Bataillon, qui était en première ligne et a quitté les tranchées après nous…
Une rumeur…
– Les voilà ! (…)
Enfin ! Elle est finie, cette relève maudite qui a commencé hier à six heures du soir et a duré toute la nuit ; et à présent, le dernier homme a mis le pied hors du dernier boyau.
Le séjour aux tranchées a été, cette fois-ci, terrible. La dix-huitième compagnie était en avant. Elle a été décimée : dix-huit tués et une cinquantaine de blessés, un homme sur trois de moins en quatre jours ; et cela sans attaque, rien que par le bombardement. (…)
Je gagne la route et vais au-devant des hommes de la dix-huitième qui dévalent. Les uniformes de ces rescapés sont uniformément jaunis par la terre (…). Le drap est tout raidi par la boue ocreuse qui a séché dessus ; les pans des capotes comme des bouts de planche qui ballottent sur l’écorce jaune recouvrant les genoux. Les têtes sont hâves, charbonneuses, les yeux grandis et fiévreux. La poussière et la saleté ajoutent des rides aux figures.
Au milieu de ces soldats qui reviennent des bas-fonds épouvantables, c’est un vacarme assourdissant. Ils parlent tous à la fois, très fort, en gesticulant, rient et chantent.

Voici la deuxième section, avec son grand sous-lieutenant dont la capote est serrée et sanglé autour du corps raidi comme un parapluie roulé. Je joue des coudes tout en suivant la marche, jusqu’à l’escouade de Marchal, la plus éprouvée : sur onze compagnons qu’ils étaient et qui ne s’étaient jamais quittés depuis un an et demi, il ne reste que trois hommes avec le caporal Marchal.
Celui-ci me voit. (…)
– Alors, mon pauvre vieux, ça c’est mal passé…
Il s’assombrit, prend un air grave.
Eh oui, mon pauv’vieux, ça a été affreux, cette fois-ci … Barbier a été tué. (…)
  – C’est samedi, à onze heures du soir. Il avait le dessus du dos enlevé par l’obus, dit Marchal, et comme coupé par un rasoir. Besse a eu un morceau d’obus qui lui a traversé le ventre et l’estomac. Barthélémy et Baubex ont été atteints à la tête et au cou. On a passé la nuit à cavaler au galop dans la tranchée, d’un sens à l’autre pour éviter les rafales. Le petit Godefroy, tu le connais ? le milieu du corps emporté; il s’est vidé de sang sur place, en un instant, (…) il a fait un ruisseau d’au moins cinquante mètres dans la tranchée. Gougnard a eu les jambes hachées par des éclats. On l’a ramassé pas tout à fait mort. Ça, c’était au poste d’écoute. Moi, j’y étais de garde avec eux. Mais quand c’t’obus là est tombé, j’étais allé dans la tranchée demander l’heure. J’ai retrouvé mon fusil, que j’avais laissé à ma place, plié en deux comme une main, le canon en tire-bouchon, et la moitié du fût en sciure. Ça sentait le sang frais à vous soulever le cœur.
  – Et Mondain, lui aussi, n’est-ce-pas ?…
  – Lui, c’était le lendemain matin – hier par conséquent – dans la guitoune qu’une marmite a fait s’écrouler. Il était couché et sa poitrine a été défoncée. T’a-t-on parlé de Franco, qui était à côté de Mondain ? L’éboulement lui a cassé la colonne vertébrale ; il a parlé après qu’on l’a eu dégagé et assis par terre ; il a dit, en penchant la tête sur le côté : « Je vais mourir », et il est mort. Il y avait aussi Vigile avec eux : lui, son corps n’avait rien, mais sa tête s’est trouvée complètement aplatie, aplatie comme une galette, et énorme ; large comme ça. A le voir étendu sur le sol, noir et changé de forme, on aurait dit que c’était son ombre, l’ombre qu’on a quelquefois par terre quand on marche la nuit au falot.
  – Vigile qui était de la classe 13, un enfant ! Et Mondain et Franco, si bons types malgré leurs galons !… Des chics vieux amis en moins, mon vieux Marchal.
  – Oui, dit Marchal.

………………………………

 

Les #quirechigne

_____14 mai 2014________
 _____________

 Décidément le PS est en froid avec les symboles de la République.
Au sein du 2ème gouvernement de M. Hollande, M. Hamon, ministre de l’Éducation nationale et Mme Taubira, ministre de la Justice déclarent rechigner à chanter La Marseillaise.
Préfèreraient-ils  retrouver et faire grossir une communauté (sic) de rechignants  en  touitant sur dièse #quirechigne   ?
Ou bien encore se photographier eux-mêmes pour Trombinoscope (alias Facebook)  en train de rechigner [d’après Robert p.1706 : « montrer par l’expression de son visage, sa mauvaise humeur, sa répugnance. » ?

M. Lambert Wilson vient s’ajouter bruyamment dans le journal Le Point, aux ministres rechignants.
Il nous joue l’air connu de l’effarouché devant le sang qui coule à pleins flots dans l’histoire des peuples, alors que notre Marseillaise est le juste symbole de notre force devant la bête immonde, toujours féconde / qu’il relise Bertolt Brecht/ toujours à l’œuvre sur notre belle planète.

Après les armées autrichienne et prussienne appelées par Marie-Antoinette et Louis XVI pour massacrer notre peuple / qu’il relise le manifeste de Brunswick /, il fallut encore se battre sur notre sol toujours trempé du sang de nos soldats,  contre les armées des tyrans voisins, du roi de Prusse Guillaume Ier en 1870, au kaiser Guillaume II en 1914 et au führer nazi Hitler en 1939.
Faut-il oublier pour faire plaisir à  M. Hamon, M. Wilson et Mme Taubira,  le sang versé par nos résistants torturés, fusillés, décapités par les nazis en chantant la Marseillaise ?

Et en ce XXI ème siècle, peut-on ignorer les menaces, les massacres et les attentats djihadiste en France, en Europe et partout dans le monde et tout particulièrement en  Syrie et en Afrique  ?
Les regarderons-nous gouverner le monde avec leur charia en chantant Il pleut Bergère  ?

Voilà les criminels d’Al-Nosra (branche d’Al-Qaida – financée par l’Arabie saoudite) qui nous visent en martyrisant les habitants de la ville d’Alep, ils les privent d’eau après les avoir privés d’électricité. C’est la même folie meurtrière, le même crime contre l’humanité que l’idéologie nazie, la même bête immonde.
Elle est à nos portes quand elle s’attaque aux peuples qu’elle veut asservir – quand avec ceux de Boko Haram, elle arrache des centaines de jeunes Nigérianes à leurs familles – pour qu’elles n’étudient plus et soient vendues comme esclaves.
Voilà l’avenir qu’ils nous préparent.


Photo de l’AFP

Qu’il relise aussi les vers de Victor Hugo dans L’Année terrible  juin 1871 (La Semaine sanglante – les Communards massacrés par Thiers et Mac-Mahon sous les yeux des Prussiens).
« Sur une barricade, au milieu des pavés,
Souillés d’un sang coupable et d’un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
– Es-tu de ceux-là , toi ? –  L’enfant dit : Nous en sommes. / C’est bon dit l’officier, on va te fusiller, /Attends ton tour …»

Alors, cher Lambert, pourquoi nous donner des leçons de morale et larmoyer devant ce qui fut, et qui témoigne simplement du courage de notre peuple soulevé contre la tyrannie et son étendard sanglant ?
Notre Histoire n’est pas une opérette et l’actualité mondiale en 2014 n’est pas une comédie musicale.


La Marseillaise, c’est notre hymne à la Liberté
, menacée aujourd’hui comme hier.

 

______________________
______________________

NB Il faut ajouter au répertoire de Mme Taubira #qui rechigne à chanter au « karaoké d’estrade« , la comédie écologique chère au PS façon « écolobobo » à Paris, c’est-à-dire se montrer à bicyclette, tout en étant suivie par deux voitures (dont un monospace pour ranger le vélo), une moto avec son équipage et deux autres types en vélo.
En plus de rechigner et de fabriquer du CO2, le spectacle de Mme Taubira  nous coûte cher !

 

Déjà en 1792, les Girondins et les 42 sous de l’ouvrier

Il s’appelait  Brissot, Girondin comme Roland, ministre de Louis XVI.

Fin octobre 1792, contre la Commune, les Jacobins, la Montagne, Marat et Robespierre, Brissot déclare :

« Les désorganisateurs sont ceux qui veulent tout niveler, les propriétés, l’aisance, le prix des denrées, les divers services à rendre à la société, etc., qui veulent que l’ouvrier du camp** reçoive l’indemnité du législateur…
Le peuple est fait pour servir la Révolution, mais, quand elle est faite, il doit rentrer chez lui et laisser à ceux qui ont plus d’esprit que lui  (sic) la peine de le diriger.**»

______________________________

Dans son Manifeste, le duc de Brunswick (neveu du roi Frédéric II de Prusse), commandant les armées combinées de Leurs Majestés l’ Empereur ( Joseph II – frère de Marie-Antoinette) et le roi de Prusse, écrit de Coblence* , le 26 juillet 1792, une Adresse aux habitants de Paris :
(…)  Leurs majestés Impériale et Royale rendent personnellement responsables de tous les événements, sur leurs têtes, pour être jugés militairement, sans espoir de pardon, tous les membres de l’Assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité et de la garde nationale de Paris, les juges de paix et tous ceux qu’il appartiendra ; déclarent en outre leurs dites Majestés, sur leur foi et parole d’empereur et roi, que s’il est fait la moindre violence, le moindre outrage à Leurs Majestés le roi, la reine et à la famille royale, s’il n’est pas pourvu immédiatement à leur sûreté, à leur conservation et à leur liberté, elles en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale et les révoltés coupables d’attentats aux supplices qu’ils auront mérités. (…)» [Jean Jaurès Histoire socialiste de la Révolution française -tome II La Législative 1791-1792]

«Le 30 juillet 1792, le bataillon des fédérés marseillais, les plus ardents de tous, entrait dans Paris par le Faubourg Saint-Antoine, en chantant l’hymne qui allait devenir «la Marseillaise».
______________________

*  Les deux frères de Louis XVI : le comte de Provence -futur Louis XVIII et le comte d’Artois – futur Charles X y émigrèrent en 1789 et y organisèrent la contre-révolution.

** « La Commune allouait 42 sous par jour, aux ouvriers qui creusaient les tranchées du camp militaire devant Paris ; la Gironde fera supprimer cette  indemnité.»
Citations extraites de Robespierre Jean Massin 1956

 NB Le 14 juin 1791 avait été votée la scélérate loi Le Chapelier qui mettait les ouvriers sans droits face aux patrons et autres entrepreneurs.

______________________________

 

Gouverner, c’est faire le beau temps pour les riches en 2014

5 janvier 2014
♦___________________        

Par ses billevesées comme  « Gouverner, c’est pleuvoir»,  M. Hollande tourne une nouvelle fois en ridicule et sa fonction de président de la République et sa responsabilité d’homme politique.

En 2014, le personnel politique et la classe possédante seront  riches et  l’immense majorité des Français, les familles des salariés, pensionnés, les familles des chômeurs expulsés de leurs emplois par des actionnaires milliardaires, seront encore plus pauvres.

 Exemple :  maintien des privilèges acquis pour le pouvoir politique, mais  nouvelle baisse du taux d’intérêt déjà misérable  du Livret A (1). 

Il faut savoir que «la baisse de 30% des salaires de nos gouvernants a été déclarée anticonstitutionnelle.
Les sénateurs ont refusé que leur prime de chauffage de 4300 €/an soit diminuée (ils gagnent entre 4000 et 6000 € mensuels).»

 Exemple :  les  primes
 

« Marisol Touraine : 1,907 million d’euros pour les 154  membres de son équipe.

• Jean-Marc Ayrault : 6, 264 millions d’euros pour distribuer des primes à ses 523 collaborateurs.

• Arnaud Montebourg :  1,037 million d’euros pour les primes de  ses 98 collaborateurs.

• Najat Vallaud-Belkacem552 001 euros pour récompenser son équipe de 47 collaborateurs.

• Pierre Moscovici dispose d’une enveloppe de 1,734 million d’euros, à redistribuer aux 157 personnes de son équipe.

541 770 euros pour que Valérie Fourneyron distribue des primes à ses 53 collaborateurs.

• Cécile Duflot : 863 271 euros  pour 90 personnes.

Delphine Batho : 1, 227 million d’euros, à répartir entre les 204 collaborateurs.

Vincent Peillon, 908 289 euros destinés à financer les primes qu’il attribue à ses 88 collaborateurs.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères : 2,253 millions d’euros, destinés à financer les primes attribuées à ses équipes (251 collaborateurs).

Aurélie Filippetti, 642 710 euros pour ses 91 collaborateurs.

Michel Sapin, 821 367 euros pour 97 collaborateurs.

Manuel Valls, Budget primes : 1 547 452 euros pour un effectif Total de 252 personnes.

Jean-Yves Le Drian, 1,199 million d’euros à répartir entre les 253 personnes qui composent ses équipes.

Christiane Taubira : 983 000 euros pour lui permettre de récompenser ses 169 collaborateurs.

Stéphane Le Foll : 512 457 euros, pour 94 collaborateurs.♦♦» etc.

Au total pour le Premier ministre, les 20 ministres et les 17 ministres délégués PS /EELV , leurs 525 membres de cabinet et les 2 378 personnes (fonctions support) le montant des primes annuelles 2013 a été de  25  861  755 euros.

________________________   ♦♦♦

1 MM. Hollande et Moscovici avaient baissé le taux en février 2013 de 2,25 % à 1,75% et en août 2013, de 1,75% à 1,25%. C’est encore trop ?  oui … depuis le 1er août 2015, le taux est de 0,75%.

2  Cf. Annexe au projet de loi de finances 2013 / Personnels affectés dans les cabinets ministériels

NB Quand on voit les injustices financières et sociales, les privilèges d’ancien régime que perpétue la classe politique française, on comprend que pour les politiciens,  les banquiers, les femmes et les hommes d’affaires (sic), les historiens et autres doctrinaires du libéralisme, l’héroïne nationale soit Marie-Antoinette, fieffée traîtresse à son pays,  organisatrice en chef de la contre-révolution ; on comprend encore mieux pourquoi ils haïssent autant  Maximilien Robespierre, l’Incorruptible *, quand les leurs, La Fayette, Mirabeau, les Feuillants et les Girondins étaient conseillers secrets ou ministres de Louis XVI.

Voir ainsi dans le documentaire du 2.01.2014 – France 5,  Les trésors des Archives nationales  comment l’on présente une Marie-Antoinette vertueuse et bonne mère,  alors que c’est elle qui avait préparé soigneusement avec M. de Fersen (que leurs relations fussent chastes ou non), la fuite hors de France de la famille royale en juin 1791 et causé sa propre perte et celle du roi.
… Robespierre est, a contrario, pour marquer les esprits, nommé  par les mêmes, « l’homme de la terreur ». …

Toujours dans le documentaire,  les auteurs nous disent qu’à la Saint-Barthélemy , le 24 août 1572, eut lieu le plus grand massacre connu à Paris ; ils ont dû oublié le massacre des Républicains parisiens par Thiers et Mac Mahon pendant la Commune en 1871... Ces deux criminels devinrent respectivement premier et deuxième président de la IIIème République. Thiers obtint de la grande bourgeoisie reconnaissante, les fonds pour bâtir le Sacré- Cœur à Montmartre, afin de remercier le dieu des catholiques de sa grande bonté pour les riches, sur les lieux du massacre des pauvres.

_______________________________

Note du 5 janvier 2014 actualisée le 29 décembre 2015

Les apostilles de la « refondation de l’Ecole de la République »

   note  complétée le 21 novembre 2012             _________________

La « refondation de l’École de la République * » dont la concertation à la hussarde  a été  lancée  le 5 juillet 2012,  est « après l’état des lieux (…) en ce mois de septembre, [dans sa ] phase d’échanges sur les orientations qui devront nourrir le rapport, remis début octobre, et la loi présentée au Parlement d’ici la fin de l’année 2012 ».**

Cette concertation- devoir- de- vacances laisse à penser que M. Peillon et Mme Pau-Langevin ne pourront faire, au mieux que quelques  apostilles à la marge de notre grand cahier de doléances pour l’Éducation nationale dans lequel sont inscrites les obligations de temps et de valeurs ( éveil de l’intelligence, de l’esprit critique et de la citoyenneté  par des savoirs linguistique, littéraire, historique, scientifique, des savoirs et des pratiques culturelles et sportives )  pour l’avenir démocratique et pacifique de notre pays.

Depuis des décennies, tous les gouvernements  ont organisé l’école  laïque et publique uniquement  en fonction de l’industrie du tourisme, grâce  à l’ajout – au titre de la chronobiologie***de quatre quinzaines de  jours de vacances en plus des deux mois d’été ; l’urgence éducative (sic) pour M. Peillon ayant été de rallonger de 3 jours ( cf. bulletin officiel n° 28 du 12 juillet 2012) les vacances de la Toussaint 2012.

On se souvient que  M. Chatel, le ministre précédent, avait installé en juin 2010,  une  « conférence nationale sur les rythmes scolaires » dont le rapport  d’orientation lui avait été remis en juillet 2011 par ♦ M. Forestier (♦ M. Bonneau étant un membre associé du comité de pilotage).

Depuis juin 2010, toutes les plus hautes « compétences »  et  tous les « pouvoirs  (sic)  religieux – tous hors-la-loi de la séparation des églises et de l’État en ce qui concerne l’école publique et laïque »-  auront été ainsi sollicités par le ministère.

                      Il se pourrait que la montagne de la rue de Grenelle n’accouchât à la fin 2012 que d’une souris nommée apostille… du retour à la semaine de 4 jours et demi …   que le ministre saluera comme « une avancée (sic) » le 20 novembre 2012.
La  « refondation de l’École de la République » n’est pas pour après-demain. On n’est pas arrivé à Loches – comme on dit en Touraine !

Le président Hollande  est un « refondateur » qui prend son temps. C’est sa chronobiologie « normale ».  L’avancée sera lente, elle prendra deux ans. D’ici là,  il aura vu défiler les syndicats d’enseignants et les parents divorcés faisant valoir leurs droits (sic) de priver les élèves de  temps d’école…
_____________________                     

* Cf. ma note du 8 juillet 2012 : En copie à M. Peillon et au comité de pilotage ♦ MM Forestier et Bonneau sont tous les deux membres de ce nouveau  comité de pilotage .

** Extrait de la lettre des ministres aux enseignants 12/09/2012.

*** Je ne connais qu’une seule bonne façon « chronobiologique »  de ne pas être fatigué(e) pendant la journée :  dormir chaque nuit – 10 heures pour les enfants – 9 et 8 heures pour les adolescents et les adultes. L’alternance, dite chronobiologique des 6 ou 7 semaines d’école et 2 semaines de vacances (assortie du zonage),  n’est qu’une création artificielle pour remplir les stations de sports d’hiver dès la Toussaint. 

♦      Cf.  L’école primaire selon les exigences des pouvoirs religieux 

               ____________________________

Les années qui viennent seront encore, pour les défenseurs de la laïcité, propices à  de sévères débats et de graves controverses avec les tenants de l’obscurantisme religieux.
Avec « Laïcité inch allah»  les intégristes salafistes qui affublent les femmes de burqa ou de niqab, barbouillent aussi impunément nos murs pour nous imposer leur ignorance et  leur fanatisme anti-laïque ; ils font résonner leurs cris de haine contre notre République laïque ; ils ont armé l’assassin Mohamed Merah.

« Laïcité si le dieu des islamistes  le veut » est leur vocifération la plus grave et la plus menaçante contre notre école laïque et fraternelle.

laicite-si Allah le veut 2012

• Comme exemple de « laïcité si le dieu des islamistes le veut », je citerai la déclaration de guerre à la laïcité de Marc Cheb Sun dans L’Express [13-19 avril 2011- p. 86  (cf. ma note Chers amis de Respect mag dont il est le directeur) :

« Arrêtons de lancer de grands débats et de créer de nouvelles lois. Il suffit de mener des politiques « d’accommodements raisonnables (sic)». Cela implique de voir ce qui est tolérable(sic). Un exemple : une fois par mois, les écoles pourraient proposer un repas halal pour faire d’un prétendu problème (sic), un jour de fête (sic). »

_______________________________________

Voir sur BFMTV publié le 12.11.12  19h Ruth Elkrief   Entretien avec Abdelghani Merah et Mohamed Sifaoui

♣ Mon frère,  ce terroriste  de  Abdelghani Merah et Mohamed Sifaoui (Calmann-Lévy)

________________________       A  suivre…