Jetons un coup d’œil sur le climat du XVIIIème siècle !

12 août 2020

Ce que j’ai appelé dans la note précédente  « la Grande Peur climatique » pour ce XXIème siècle,  n’a  aucune concordance avec ce que les contemporains des journées révolutionnaires avaient appelé « la Grande Peur » en 1789.

Cette Grande Peur  révolutionnaire avait eu  « six paniques  originelles : en Franche-Comté, à la suite de la révolte agraire, en Champagne, dans le Beauvaisis, dans le Maine, dans la région de Nantes, dans celle de Ruffec,  (donnant) naissance à des courants de peur qui se propagèrent rapidement et touchèrent la plus grande partie de la France, du 20 juillet au 6 août 1789. »(1)

On en trouve la source dans la grande misère paysanne après tant d’années de famines, celle qui fut si bien décrite dans Les Cahiers du Tiers État, que Jean Jaurès jugeait  « admirables d’ampleur, de vie,  de netteté et d’unité. (…) Des rochers brûlés de Provence où les pauvres habitants des campagnes travaillent à des travaux de sparterie maigrement payés, aux côtes de Bretagne, où les pauvres laboureurs disputent à l’avidité seigneuriale les goémons apportés par la tempête et laissés par le reflux ; (…) aux serfs de Saint-Claude, qui ne peuvent se marier sans le consentement de l’abbaye ; (…), toutes les variétés de la vie sociale éclatent dans les Cahiers : mais surtout, c’est l’unité du mouvement qui est admirable. Partout les mêmes problèmes sont posés et partout ils reçoivent les mêmes solutions. » (2)
… Pour ajouter « De même qu’à Paris dans les journées de péril qui précédèrent le 14 juillet, la bourgeoisie révolutionnaire sut armer ses milices contre les régiments de la cour et désarmer les hommes qui lui paraissaient menaçants pour la propriété, de même dans la campagne, le Tiers État rural s’organise à la fois pour protéger contre toute agression la propriété paysanne et pour abattre la féodalité. » (3)

 

C’est pourquoi il m’a semblé utile pour notre réflexion citoyenne, au sujet de l’autre « Grande Peur climatique du XXIème siècle », de consulter  le tableau des  Épidémies et famines en France (4), fruit de patientes recherches dans les archives, et figurant dans le Cercle Généalogique Lorrain d’Île-de-France.  

S’il apparaît, que  ces deux « Grandes Peurs » ont des causes différentes, le tableau climatique nous décrit un climat en France, du  XVIème au XIXème siècle, avec de nombreux épisodes d’hivers rudes, d’inondations,  d’étés caniculaires et les longues sécheresses,  tout cela ayant, en plus des servitudes et des conditions de vie si précaires, des conséquences  catastrophiques de famines et d’épidémies sur la population rurale. 

Parmi eux, le bulletin météorologique du XVIIIème siècle de 1740 à 1800 est l’un des plus sombres.

Sous Louis XV :
« Le 26 décembre 1740, grave inondation à Paris, l’hiver fut très froid avec deux mois de fortes gelées ;  famine, grande misère pain d’orge et d’avoine pour seule nourriture.
L’été fut caniculaire en 1741,   1742,  1743, 1748 , 1749 [grande famine en 1750], idem en 1751 et 1752, 1757, 1759, 1760, 1761, 1762, 1764, 1765 [le 26 août 40° à Paris] [grande famine en 1769 et 1770] 1772, 1773.

Sous Louis XVI … et sous le Directoire :

L’été fut encore caniculaire en 1776,1778, très chaud de 1778 à 1782 [grande famine],   caniculaire en 1783 [avec hiver glacial ], en 1784 et 1785 [ grande sécheresse dans toute la France et en 1787 aussi], 1788 -1789  [hiver très rigoureux et graves disettes dans la plupart des régions],  caniculaire en 1790- 1791 [grande sécheresse] et en 1793 [très sec – 40° à Valence (Drôme), en 1798 et 1799. »

Il apparaît ainsi qu’au XVIIIème siècle la perturbation du climat était supérieure à celle que nous connaissons  en ce début de XXIème siècle, mais l’on sait déjà  que les Assemblées révolutionnaires (la Constituante, la Législative et la Convention) ont œuvré plus largement au XVIIIème siècle pour la Nation  et « la  justice sociale » que ne le fera  la « Convention citoyenne pour le climat du Père Ubu- Macron «  avatar du grand débat national,  lors des manifestations populaires dites « des Gilets jaunes », auxquelles s’étaient joints les anarchistes fous furieux des Black Bloc (5 ).

Cette  « Convention de 150 membres  « sélectionnés  » dans « la diversité française (sic)« , « tirés au sort » (?) et régentés  par un « Comité de gouvernance », les uns comme les autres ayant été désignés  par le Père Ubu-Macron lui-même,  qui ose encore nous dire, que c’est une « expérience démocratique inédite en France » !

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Source historique : Histoire socialiste de la Révolution française   Jean Jaurès
Édition revue et annotée par Albert Soboul  Éditions sociales  M . CM . LXVIII .
Tome I . La Constituante 

  1   Chapitre III . Journées révolutionnaires. La Grande Peur .
               Note d’Albert Soboul  d’après Georges Lefebvre  p.437

  2    Chapitre II .  Les élections et les cahiers. Les cahiers du Tiers État  p. 282

  3   Chapitre III .  p.440   Journées révolutionnaires. La Grande Peur .

  4         Cf.  Épidémies et famines en France du XVIII au XIXème siècle
Cercle Généalogique Lorrain d’Île-de-France

  5     Pour la petite histoire 

La Convention Citoyenne pour le Climat, c’est quoi ?

♦    Elle a été accueillie au Conseil économique, social et environnemental d’octobre 2019 à juin 2020 ; et chaleureusement reçue par le Père Ubu -Macron dans la verdure de son parc de l’Élysée le 29 juin 2020.

♦    En 2019, le Père Ubu- Macron  a  prélevé  2 millions d’euros  sur le trésor national [dont un million pour les Américains qui se moquent du GIEC,  comme le Père Ubu se moque  du budget de l’AP-HP ! ] pour subventionner le  « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

♦     Sachant que depuis 2001, la République dispose  également :
d’un  Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  en liaison avec le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
auprès duquel  Nicolas Hulot, alors  ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, avait installé en octobre 2017 :
une nouvelle commission spécialisée au sein du Conseil national de la transition écologique (CNTE)
lequel est 
« l’autre instance de dialogue social environnemental en matière de transition écologique et de développement durable ». .  .  ! La commission Hulot ayant vocation à orienter les actions du premier, c’est-à-dire de l’ONERC !

♦       Il ne faudrait pas  oublier non plus que le Père Ubu -Macron a aussi, par sa Cornegidouille, un Conseil Présidentiel de Défense Écologique 
qu’il a réuni le 27 juillet 2020, pour étudier les  propositions qu’il  avait dictées  avec Thierry Pech à ses apprentis conventionnels.

         « Que peut-on attendre du Conseil de défense écologique qui se réunit lundi 27 juillet ? » demande  FranceTVinfo qui  nous donne la réponse :
       « Le Conseil doit valider, entre autres, la création d’un comité à l’environnement et au développement durable dans les établissements scolaires. »   

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  Alors, demande L’ingénue :

Le Père Ubu -Macron et son Conseil de défense écologique savent-ils qu’en ce moment, partout en France, brûlent des bâtiments scolaires ?
Serait-il  aussi venu le temps  de « civiliser » durablement  l’environnement  autour des établissements scolaires, comme dans les écoles, les collèges, les lycées, afin que  revienne le développement durable d’un climat paisible si nécessaire pour les professeurs et si fructueux  pour  les élèves  ?

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Survol de « l’espace européen de libre circulation »

3-4- 5  juillet  2019   –  *Ajout du 23 juillet 2019

 

     La vérité est tellement cachée par les médias gouvernementaux

 

♠       dans la France-de-la-République-de M. Macron-en -marche

qui se disait être « le serviteur » des Français (1) , après avoir été « sélectionné »  à son tour, en 2014, par le groupe Bilderberg et la banque Rothschild,  pour être  le serviteur de l’Union européenne,
[dont les « Pères fondateurs »,  Monnet et Schuman, furent instrumentalisés par le Département d’État américain, et la Central Intelligence Agency (CIA), et financés par les « dons » des Fondations Ford et Rockefeller »(2)]

♠         et partout ailleurs dans les 27 autres pays de l’espace- européen -de -la- libre -circulation -en -marche  … … … 

            …   qu’il faut aller la chercher sur Europe Israël News

 


            3 juillet 2019 : le lien de ce site vers « you tube » donne  la vidéo d’un migrant parlant allemand et insultant son pays européen d’accueil avec tant de violence haineuse et  d’insultes menaçantes … que j’avais prévenu les cœurs sensibles …
… Depuis la vidéo a disparu …

Et si vous avez une minute, écoutez la conférence :

« Confronter au réel les affirmations sur le climat « du professeur John Christy (Directeur du Earth System Science Center, John R. Christy est professeur distingué en sciences de l’atmosphère et climatologue de l’État de l’Alabama à l’Université de l’Alabama à Huntsville.)    – Paris, 6 mai 2019.

Le professeur John Christy était invité par l’Association francophone des Climato-Réalistes .

⇒    Et l’on pourra suivre également avec intérêt  les conférences du professeur François Gervais qui fait partie du comité scientifique de l’ACR et dont le dernier livre paru en 2018 a pour titre « L’urgence climatique est un leurre »

*La canicule de juin 2019 : une analyse « à froid » 3 juillet 2019 / Usbek
… « De la météorologique au climat…
Cette vague de chaleur fut classique dans sa configuration météorologique : une arrivée d’air très chaud provenant du Sahara apportée par un vent d’altitude résultant d’une dépression sur le proche Atlantique et d’un anticyclone sur le nord de l’Europe. »

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1 Cf. par L’ingénue : Mac(a)ron Ier était en campagne devant la pyramide 13-14 mai 2017

. . . . . *Dans ce discours du 7 mai 2017,  Mac(a)ron Ier le loyal  ne disait pas comment il avait préparé sa campagne quand, ministre de l’Économie de M. Hollande, il « recevait le Tout-Paris aux frais de Bercy », pour se constituer un carnet d’adresses ». Cf. L’enquête de France Info de Margaux Duguet du 22 juillet 2019.

2   Cf. Philippe de Villiers :  « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu »
Chapitre XII  Les versements  p.169. 

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A l’heure de l’élection d’un Parlement européen supranational

25 – 26 mai 2019 –  Épilogue avec  les résultats du 27 mai 2019 

 

Extraits de la conférence de presse à l’Élysée du Président de la République, Charles de Gaulle, le 15 mai 1962, sur les questions européennes (l’Europe était l’Europe des Six). (1) 

« (…)

Il est parfaitement vrai que les propositions de la France ont soulevé deux objections, d’ailleurs, parfaitement contradictoires, quoiqu’elles soient présentées par les mêmes opposants.
Et voici ces deux objections. Ces opposants nous disent :  » Vous voulez faire l’Europe des patries, nous voulons, nous, faire l’Europe supranationale « . Comme s’il suffisait d’une formule pour confondre ensemble ces entités puissamment établies qui s’appellent les peuples et les États.
Et puis, les mêmes opposants nous disent, en même temps : « L’Angleterre a posé sa candidature pour entrer au marché commun. Tant qu’elle n’y est pas, nous ne pouvons rien faire de politique « . Et pourtant, tout le monde sait que l’Angleterre, en tant que grand État, et que nation fidèle à elle-même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction.

(…)

  Et d’ailleurs, je ne crois pas que l’Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l’Allemagne avec ses Allemands, l’Italie avec ses Italiens, etc.
Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure-même où ils étaient respectivement et éminemment italiens, allemands et français
.
Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et qu’ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégré.

Alors, il est vrai que la patrie est un élément humain sentimental et que c’est sur des éléments d’action, d’autorité, de responsabilité qu’on peut construire l’Europe. Quels éléments ? Les États. Car il n’y a que les États qui, à cet égard, soient valables, soient légitimes,
En vérité, on ne peut pas assurer le développement économique de l’Europe sans son union politique. Et à ce sujet, je signale combien est arbitraire une certaine idée qui était apparue dans les débats récents, et qui prétendait soustraire le domaine économique aux réunions de chefs d’État ou de gouvernement, alors que pour chacun d’eux, dans leur pays respectif, c’est là le sujet quotidien et capital.

Je voudrais parler plus spécialement de l’objection de l’intégration. On nous l’oppose en nous disant :
 » Fondons ensemble les six États dans quelque chose de supra national, dans une entité supra nationale. Et ainsi, tout sera très simple et très pratique « .

Cette entité nationale, on ne la propose pas parce qu’elle n’existe pas. Il n’y a pas de fédérateur, aujourd’hui, en Europe, qui ait la force, le crédit et l’attrait suffisants.
Alors, on se rabat sur une espèce d’hybride et on dit :  » Et bien, tout au moins que les six Etats acceptent, s’engagent à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité ».

En même temps, on dit :
 » Il y a déjà six parlements nationaux, une assemblée parlementaire européenne. Il y a même une assemblée parlementaire du conseil de l’Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt au bord où elle fut laissée.
Et bien malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d’européen, et qui fera la loi aux six États « .
Ce sont des idées qui peuvent, peut-être, charmer quelques esprits, mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement quand bien même on aurait six signatures au bas d’un papier.

Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d’autres ?

Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ?
Ce n’est pas vrai. Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité puisse contraindre, une majorité étrangère, puisse contraindre des nations récalcitrantes.

Il est vrai que dans cette Europe intégrée, comme on dit, et bien, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Ça simplifierait beaucoup les choses.
Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait qu’une politique, et faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.
Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu’un du dehors, et qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen, et ça ne serait pas l’Europe intégrée.
Ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur.
Et peut-être que c’est ça qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tels ou tels partisans de l’intégration de l’Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire.

Voyez-vous, quand on évoque les grandes affaires, et bien, on trouve agréable de voler au-dessus du réel. Mais il n’y a pas de formule magique qui permette de construire quelque chose d’aussi difficile que l’Europe unie. Alors, mettons la réalité à la base de l’édifice. (…) »

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1   Charles de Gaulle – Paroles publiques – INA

__(transcription de la médiathèque)________________________________

Épilogue

⇒ Avec les deux questions posées  aux Français et leurs réponses :

 1/ pour le Traité de Maastricht, le 20 septembre 1992 :

« Approuvez-vous le projet de loi soumis aux Français par le Président de la République  (F. Mitterrand) autorisant la ratification du traité sur l’Union européenne ? »

Participation haute : 69,7%    oui : 51,04 %    non : 48,96%

 2/ pour le Traité de Rome II, le 29 mai 2005  (J. Chirac, Président de la République)  

« Approuvez-vous le projet de loi qui  autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Union européenne  ? »

Participation haute : 69,33%   oui : 45,33 %   non : 54,67 %

Les Français et les Néerlandais ayant rejeté le traité de Rome II, il n’y a pas de « constitution européenne » ; cependant les 27 chefs d’État et de gouvernement signèrent le « traité modificatif »  ou traité de Lisbonne, le 13 décembre 2007.
« En France, une réforme constitutionnelle a été nécessaire pour ratifier le traité, estimé contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel. La loi autorisant la ratification a été promulguée le 13 février 2008″.   (Source  Wikipédia)

Avec « le partage des pouvoirs » législatif et exécutif entre la Commission européenne et le Parlement européen …  

Pouvoir législatif
La Commission européenne dispose du monopole de l’initiative dans le cadre de la procédure législative ordinaire, anciennement appelée codécision et étendue à de nouveaux domaines par le traité de Lisbonne. Elle propose les textes et définit leur base juridique qui détermine la procédure à suivre.

Pouvoir exécutif
Il est du ressort de la Commission européenne, qui est notamment chargée de l’exécution du budget. Par ailleurs, le Conseil exerce une fonction exécutive qu’il délègue dans la plupart des cas à la Commission pour l’exécution des règles européennes. Enfin, c’est le Haut représentant qui est chargé de l’exécution de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune).

… … avant et après les élections européennes de ce 26 mai 2019 … …

Source Vie publique.fr

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27 mai 2019 en direct du  Ministère de l’Intérieur  /pour les millions la colonne est trop étroite /

 

Avec un pourcentage de voix si favorable au Président Macron de la République-en-marche , selon les médias du pouvoir qui proclament sa victoire :   22,41 %    

sauf si on le compare au pourcentage de voix moins favorable :                                                                                              77,59  %     !

Mais, on nous l’affirme, MM. Macron et Philippe poursuivront la feuille de route de leur projet-en-marche …

♦ Quant à nos 23 613 48 concitoyens qui ont préféré s’abstenir – en suivant la consigne, chère aux étudiants bourgeois de la Sorbonne, et à leur chef, D. Cohn-Bendit en 1968 : « élection piège à c..s »-,
je leur dirais volontiers  : »abstention piège à c..s » !  
(!) si ma naïve politesse ne me l’interdisait … mais comme ils disaient aussi : « il est interdit d’interdire donc  de m’ interdire (?)…

♦   Mais à eux, comme à nous, les 23 731 252 votants, MM. Macron et Philippe accorderont en gratification, la guérilla urbaine dans nos banlieues, tous les soirs, avec en prime, les émeutes du samedi … 

♠ ⇒ Quant à ceux qui hurleront le samedi, en marchant dans les rues « Suicidez-vous » aux policiers, ils doivent savoir que 39 d’entre-eux se sont suicidés  depuis janvier 2019 -an II de l’ère-de-Macron-en-marche. ♣  
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Il y a 230 ans, le 4 mai 1789, réunion des États généraux

 

4 mai  1789 – 4 mai 2019


Il y a 230 ans, le 4 mai 1789, dans la monarchie absolue de droit divin qu’était le royaume de France,  débutait la réunion des États généraux.

Puisons à la source, dans le Tome I (Chapitre III – Journées révolutionnaires – 20 juin, 14 juillet, 5 et 6 octobre 1789)  de l’Histoire socialiste de la Révolution française de Jean Jaurès (1) et dans la correspondance du Marquis de Ferrières (2).
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Les États généraux

   « Le  4 mai 1789,  les députés des États généraux se réunirent  une première fois, pour aller, en procession entendre à l’église Saint-Louis de Versailles, une messe du Saint-Esprit  (…) Une foule énorme, accourue de Paris, contemplait au passage les brillants costumes des princes, la masse sombre et compacte des élus du Tiers vêtus de noir.
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◊ ◊ Dans sa lettre, Versailles, 6 mai 1789, le Marquis de Ferrières (2) exulte et partage avec sa femme et ses enfants « les délicieuses sensations [qu’il a ] éprouvées ».
Pour M. de Ferrières, député de la Noblesse aux États généraux, vêtu « d’un habit de soie noire, veste de drap d’or, chapeau à plumes, retroussé à la Henri IV », et défilant dans la procession qui arrive à Saint-Louis, le lundi 4 mai 1789, ce fut un moment de « douce ivresse … l’image de la joie, du bonheur, de la satisfaction.« ◊◊
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   Le lendemain, 5 mai, les députés furent convoqués, pour la première séance, dans la Salle des Menus, appelée Salle des Trois Ordres. C’était une grande pièce rectangulaire, qui pouvait contenir  environ 1 200 personnes, et près de 2 000 pouvaient trouver place dans les galeries. Les députés furent introduits lentement et après une attente assez longue : les députés du Tiers furent massés au centre, le clergé et la noblesse s’assirent sur les côtés.  (…) 
  Quels étaient ces hommes ? (…) Princes, archevêques, grands parlementaires, intendants, toutes les forces de l’ancien régime et toutes ses lumières étaient là : mais de tout cet égoïsme ne sortît que misère et néant.

Il était temps que la Nation recourût à d’autres hommes forts par les idées. Oui, parmi les 571 députés du Tiers, il y avait peu d’administrateurs,  et il y avait beaucoup de légistes. (…) ils formuleront et régulariseront la Révolution bourgeoise.

   La grande pensée du XVIII ème siècle est en eux : c’est elle qui les unit et qui élève les plus modestes au niveau des plus grands. Cette pensée est assez diverse et vaste pour que ceux qui s’en  inspirent ne soient pas dominés par l’esprit de secte, et puissent s’adapter aux événements. Montesquieu, Voltaire, l’Encyclopédie, Rousseau, avec leurs tendances parfois divergentes avaient formé les intelligences ; et quand on suit de près les actes, les déclarations des Constituants, on voit qu’ils étaient faits comme une synthèse de tous les grands esprits du siècle. (…)

  L’Encyclopédie leur communiquait ce véhément et large amour de la science qui neutralisera en eux, plus d’une fois, les influences du jansénisme ou du déisme étriqué de Jean-Jacques. En tous ces hommes qui, au centre de la salle des Menus, sont groupés en face du trône, il y avait donc toute la riche pensée du siècle : déjà le peuple discernait et acclamait en eux des noms éclatants (…), c’est la grande lumière commune du XVIII ème siècle qui est en tous et sur tous. (…)

 

Dès cette première entrevue avec la Nation, le roi laisse percer une incurable défiance :

« Une inquiétude générale, un désir exagéré d’innovations se sont emparés des esprits et finiraient par égarer totalement l’opinion si on ne se hâtait de les fixer par une réunion d’avis sages et modérés …Les esprits sont dans l’agitation : mais une assemblée des représentants de la Nation n’écoutera, sans doute, que les conseils de la sagesse et de la prudence.(…). »

Médiocre semonce, où la  peur affecte je ne sais quel ton sentimental ! Et pas un mot pour assurer la marche de l’assemblée nouvelle, pour régler cette grave question du vote par tête ou par ordre, qui va paralyser et bientôt exaspérer la Révolution ».    Jean Jaurès

 

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◊◊  Toujours dans sa lettre, Versailles, 6 mai 1789, le Marquis de Ferrières écrit : « Le 5 se fit l’ouverture des États dans la salle des Menus. L’Assemblée était vraiment imposante, et digne d’un puissant empire ; la salle décorée avec noblesse, quoique avec simplicité. Le Roi, dans tout l’appareil de la Majesté, assis sur son trône d’or, la Reine à ses côtés ; aux gradins plus bas, Monsieur, M. le comte d’Artois (3) , les princes, les ministres, les grands officiers de la couronne, les chevaliers des Ordres, le garde des sceaux, les porte-masses,  les grands maîtres des cérémonies, conseillers d’état, maîtres des requêtes ; deux rangs de loges pratiquées dans le pourtour, remplies des ambassadeurs étrangers, de ce qu’il y avait de plus distingué dans les deux sexes, à Paris et à Versailles ; le Clergé, la Noblesse, le Tiers État en habits de cérémonie, étaient sur des banquettes placées dans l’intérieur de la salle.
Le Roi prononça un discours noble et sage (…) »
◊◊

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◊Séance d’ouverture des États généraux, 5 mai 1789  MOREAU Jean-Michel  (1741-1814)

à suivre … 5 mai 1789  Le discours de Necker – Directeur général des Finances de Louis XVI de 1777 à 1781 –  Rappelé aux affaires le 25 août 1788 en tant que Ministre d’État et directeur général des Finances.

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pp. 361-365  Le Tome 1 a été publié par J. Jaurès en 1901. Cette édition a été revue et annotée par Albert Soboul – Préface d’Ernest Labrousse,  Éditions sociales.

2    pp. 42-43 Correspondance inédite du Marquis de Ferrières 1789, 1790, 1791, publiée et annotée par Henri Carré, doyen honoraire de la Faculté des Lettres de Poitiers, Librairie Armand Colin, 103 Boulevard Saint-Michel, Paris, 1932.

3  Monsieur est le comte de Provence, frère puîné de Louis XVI et futur Louis XVIII.
M. le comte d’Artois est le second frère et futur Charles X.

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Bouquet de muguet pour Macron – « faisceau de black bloc » pour tous les autres

1er mai 2019      Apostille du lendemain 2 mai 2019

 

Macron- président – en -marche ne fera pas d’allocution pour saluer l’Histoire du projet humaniste du syndicalisme dans l’Histoire de France du XIX ème siècle, puis dans celle du XX ème siècle.

 

Il ne fêtera pas, comme le bon peuple, l’Histoire des victoires de la classe laborieuse sur un patronat et un second Empire qui envoyaient la cavalerie contre les grévistes, hommes, femmes et enfants qui se battaient, eux, pour conquérir leur dignité et leurs droits de travailleurs. L’idée ne lui en sera même pas venue.

Par contre,  il a donné l’ordre  au ministre de l’Intérieur de nous informer sur la dangerosité de participer avec les syndicats à nos défilés du 1er mai, traditionnellement sous le signe du muguet porte-bonheur !

 

Depuis son Hôtel de Beauvau, nous est parvenue, lors de son point presse, mardi 30 avril 2019, la liste de Castaner pour la fête du travail du 1er mai 2019 (1).

 

Le ministre de l’Intérieur-en-marche débitait sa liste sur le ton monocorde de celui qui veut se débarrasser rapidement d’une corvée, tout en appuyant lourdement sur le déferlement des « black bloc » anarcho-terroristes, et comble de la traîtrise,  tout en ayant par ses services de renseignement, leurs identités, leur provenance et leurs armements- en plus de leurs drapeaux et de  leurs cagoules noirs.

Le plan de bataille de « la journée du muguet versus  journée noire « black bloc  » était le suivant :
 » 1.000 à 2.000 activistes radicaux (black bloc) , après de nombreux appels à transformer Paris en « capitale de l’émeute », possiblement (sic) renforcés d’individus (black bloc) venant de l’étranger pourraient tenter  (sic) de semer le désordre et la violence. Ils devraient être rejoints  par plusieurs milliers de ce qu’il convient désormais d’appeler des ultra jaunes (?), ces gilets jaunes qui se sont peu à peu radicalisés (?)»
Et pour assurer la protection des biens et des personnes durant cette journée si pacifique et si joyeusement festive du 1er mai, dans notre bonne ville de Paris, MM. Macron et Castaner sont fiers de nous annoncer :
« un dispositif fort sera mis en place et plus de 7 400 policiers et gendarmes seront mobilisés ».

 

Pour donner un exemple fort de « projet humain », M. Macron qui aime tant recevoir les champions du monde après leur match,  et les DJ en résille à l’Élysée, le jour de la fête de la musique, se fera-t-il  un devoir de recevoir et de récompenser aussi généreusement,  les 7 400 policiers et gendarmes avec leurs familles … dans les jours qui viennent ...  ainsi qu’ après chaque nouvelle guérilla urbaine du quinquennat ?

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1er mai : « Plus de 7400 policiers et gendarmes déployés » annonce Castaner

Source AFP /Public Sénat
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Apostille   du lendemain 2 mai 2019

         ⇒  Et si Macron était bien le président laissant, le sinistre  faisceau de black bloc anarcho-terroristes de l’ultra-gauche, ruiner le 1er mai  des travailleurs et de leurs syndicats, à Paris, juste au moment où les « gilets jaunes » commencent à  réfléchir à l’importance qu’aurait leur ténacité, s’ils étaient solidaires du mouvement syndical pour leurs revendications communes ?

….  car sur son agenda#today     (sic)        on lisait :

« Mercredi 01 mai 2019    12:00
Réception en l’honneur de la formation professionnelle des                           métiers de bouche et des fleuristes, Palais de L’Elysée »

 ⇒ Et c’est  ainsi qu’hier, Macron fut bien à l’abri dans son palais de l’Élysée (2)  
Pour Macron,  le président-vedette-aux-dents-blanches, seule comptait, en ce 1er mai, la bonne photo qui veut que, pour la fameuse tradition présidentielle, les fleuristes, lui fassent en porte-bonheur, un spectaculaire bouquet de muguet….

 Ainsi se déroula le 1er mai 2019 en France . . .  rien que du bonheur pour le président et sa première dame, . . . . et toute la violence possible contre ceux qui fêtaient le 1er mai avec leurs syndicats.

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1er mai : Macron reçoit les métiers de bouche dans un Élysée barricadé

Source AFP /Public Sénat
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