On achève bien l’ancien rival de Macron …

28 février – 3 mars 2018- 5-22 avril 2018

… et feu à volonté dans les médias de masse, sur un futur rival  ! 

Un an après. L’anniversaire a été si bien orchestré, si bien huilé, si bien bâti  dans « la distribution des rôles » * que l’on s’interroge.
Est-ce vraiment le hasard qui aura monté ce coup double :  télévision publique et télévision du grand capital  ?
Ou est-ce parce que le 25 janvier est devenu pour les médias de masse  un « jour de victoire » ?
La victoire des médias sur les élections au suffrage universel ?

La chaîne privée BFMTV de M. Drahi, le 29 janvier 2018, nous présenta le documentaire « Qui a tué Fillon ? »(sic) et notre chaîne publique France 5,  nous gratifia le 4 février 2018, d’un documentaire- téléfilm : « François  Fillon, l’homme qui ne pouvait pas être président »- premier de la série « C’était écrit ».

On aura compris qu’il fallait rendre hommage  à ceux qui le méritent et le valent bien ; à savoir au Canard enchaîné, à son président, Michel Gaillard et à son rédacteur en chef, Louis-Marie Horeau, et souffler avec eux,  la première bougie de l’article du 25 janvier 2017 qui ouvrait le feuilleton « L’Affaire Penelope Fillon ♦ » en 12 parutions hebdomadaires, jusqu’au 23 avril 2017, premier tour de l’élection présidentielle.

D’ailleurs L.- M. Horeau, « vêtu de probité candide et de lin blanc »(1)  avait défendu la liberté du Canard  par son usage comme il nous l’expliquait  fort bien, en deuxième semaine, le 1er février 2017 :

« (…) Comme si le secret des sources était une baliverne à jeter aux orties.
Comme s’il existait des dates innocentes pour sortir une info.
Comme s’il existait un seul moment où ne se profile aucune élection, aucune échéance, aucun événement qui rende la publication suspecte. (…)»
 
« C’était écrit » répondit France 5, le 4 février 2018.
Oui, c’était écrit dans le Canard.

Comme le gui l’était pour les Druides, « le secret des sources » est sacré pour le Canard enchaîné.
Mais, contrairement aux journalistes de Charlie Hebdo qui ont le courage sublime d’affronter les dogmes islamistes des salafistes et des frères musulmans, et de mourir sous les coups des djihadistes, le Canard, sans aucun risque, dans sa mare où grenouillent les haut- fonctionnaires, joue sur le velours des politiques capitalistes, alliées des états islamiques en ce début de XXI ème siècle.
« La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas » est sa devise. Pour Le Canard enchaîné, il s’agit de la liberté du choix de la bonne source qui triplera ses ventes.
⇒ Pour Charlie Hebdo avec le numéro spécial du 8 février 2006 et le dessin de Cabu -« C’est dur d’être aimé par des cons -Mahomet débordé par les intégristes »-, la source n’était pas secrète, c’était l’expression de notre liberté à tous de dire la vérité sur la terreur islamiste.

À côté de Charlie Hebdo, le Canard enchaîné joue « petits bras », et il en est fier comme un pou sur une gale !

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Douze jours après, TMC (filiale de TF1 Bouygues), le 16 février 2018, dans l’émission Quotidien de Y. Barthès, commençait la diffusion d’un enregistrement clandestin de propos tenus par Laurent Wauquiez ; selon le journaliste « vêtu aussi de probité candide et de lin blanc », cette pratique d’agent secret est la bienvenue et s’inscrit dans l’éthique de la profession ; il ajoute que « la production n’avait pas « versé un seul centime » pour obtenir les enregistrements ». C’était au cas où l’on y aurait pensé… (2).
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Et pour Laurent Wauquiez, la fête continue !

À tout seigneur , tout honneur, c’est  le Canard enchaîné, qui prend la suite de la filature pour faire son numéro !
Cette fois,  sa « source secrète » est « un grenouilleur-écouteur » près du téléphone de Nicolas Sarkozy appelant Laurent Wauquiez pour lui « passer un savon mémorable. »(3)

À suivre donc …  dans les médias de masse …
Ce n’est qu’un début … comme on dit dans les manifs ….

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* « casting » pour les journalistes bobus  ♦ qui clamèrent d’abord comme un seul homme : « Fillon bashing », mais comme c’était la vérité, « le service officiel de communication »  leur tira les bretelles, et cela devint, toujours en Bobu,  « Penelope gate ».

1 Victor Hugo La Légendes des Siècles I, VI Booz endormi

2 Cf. 21.02.2018 La rédaction de LCI (autre filiale de TF1 Bouygues)

3 Le Canard enchaîné du  21 février 2018

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Macron et le « ça n’a pas voté » le 18 juin

20-21 juin 2017

… Du haut de son vélo,  ce soir-là au Touquet,  le président Macron l’humble serviteur,  parla de nous les citoyens, en ces termes :
« Si ça n’a pas voté (…) c’est aussi que beaucoup d’autres n’ont pas mobilisé (…) » tandis que   » Ceux qui avaient à voter pour nous ont voté pour celles et ceux qui défendaient la majorité présidentielle et les idées que je porte. » (1)

♦◊ Autrement dit « ça » c’est nous, le peuple, c’est-à-dire 27 125 535 citoyens français  ou encore 57,36%  du corps électoral, « ça » c’est l’affaire des autres (?)  et « ça » ne va pas  gâcher sa balade.

Cependant, et  quoi qu’il en dise, Macron l’humble serviteur n’a pas réussi à mobiliser avec son fugace ministre Bayrou l’incertain,  les électeurs qui avaient à  élire leurs 470 députés sur les 577  de l’Assemblée nationale.
C’était pourtant ce que leur avait promis, le 15 juin 2017, « le sondage hebdomadaire Légitrack d’Opinionway-ORPI pour « Les Echos » et « Radio classique » (2). 

Certes, Macron l’humble serviteur avec 7 826 432 suffrages soit 16,55% des inscrits et 43,06% des exprimés obtient 53% soit 308 sièges  et totalise  avec Bayrou l’incertain fugace  350 sièges.

Mais sur un total de  18 176 777 suffrages exprimés,  si 7 826 432  ont dit :  OUI à Macron, ce sont 10 350 345  électeurs qui n’ ont pas voté  pour lui.

Et si l’on regarde  les chiffres abstention (27 125 535) plus blancs (1 397 496)  plus nuls (593 159) …
Le « ça » représente aussi  29 116 190 Français ;
et
plus les 10 350 345  non-marcheurs,
le « ça »  devient  au total   39 466 535  Français – 80% du corps électoral – qui ont dit :  NON à Macron, au second tour des législatives.

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Macron l’humble serviteur  aura-t-il un jour  la lucidité  de le reconnaître ?

Le « ça », c’est nous le peuple – en toute parité hommes-femmes – qui ne l’avons pas plébiscité le 18 juin 2017.
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E. Macron commente l’abstention record lors d’une promenade à vélo  Lexpress.fr 20.06.2017

Sondage législatives  : vers un raz de marée En Marche au second tour Lesechos.fr Isabelle Ficek 15 juin 2017

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Un gouvernement de Macron ou l’Inventaire de Prévert ?

18 mai 2017

Le président Macron  a choisi son très aléatoire gouvernement disparate.
Ses ministres ne se connaissent pas ; ils ne se sont jamais rencontrés ; seul l’arbitraire de la volonté présidentielle les a réunis.
Ils n’ont en commun que leur reconnaissance béate d’avoir été choisi par le chouchou du président d’avant.
Ils devront simplement être aux ordres et obéir.

♠ Quant à  Nicolas Hulot, ministre de l’écologie déjà inamovible puisque ne dépendant d’aucun vote citoyen aux législatives, il a déjà réussi à faire baisser le cours d’EDF !

Bienvenue dans le paradis de l’ère Macron,  nouvel inventaire de Prévert !

INVENTAIRE (*)

Une pierre
deux maisons
trois ruines
quatre fossoyeurs
un jardin
des fleurs

un raton laveur

une douzaine d’huîtres un citron un pain
un rayon de soleil
une lame de fond
six musiciens
une porte avec son paillasson
un monsieur décoré de la légion d’honneur

un autre raton laveur
(…)

un ecclésiastique un furoncle
une guêpe
un rein flottant
une écurie de courses
un fils indigne deux frères dominicains  trois sauterelles  un strapontin
deux filles de joie un oncle Cyprien
une Mater dolorosa trois papas gâteau deux chèvres de Monsieur Seguin
un talon Louis XV
un fauteuil Louis XVI
un buffet Henri II  deux buffets Henri III  trois buffets Henri IV
un tiroir dépareillé
une pelote de ficelle deux épingles de sûreté  un monsieur âgé
une victoire de Samothrace un comptable deux aides-comptables un homme du monde  deux chirurgiens
trois végétariens
(…)
un jour de gloire
une semaine de bonté
un mois de Marie
une année terrible
une minute de silence
une seconde d’inattention
et …

  Le gouvernement de « campagne » d’E. Macron  (photo Le Figaro.fr 17.05.2017) 

cinq ou six ratons laveurs
……………………….
……………………….

 *Paroles  Jacques Prévert  Collection folio Gallimard p.208

La « main tendue » de Macron a des griffes

17 mai 2017

Le président Macron tente de débaucher un maximum de candidat(e)s-député(e)s des Républicains pour sa majorité hétéroclite de la future Assemblée nationale.

Il cible en priorité tous ceux qui ont voté Juppé à la Primaire de droite et qui -dès le 25 janvier 2017 – ont lâché F. Fillon. Ils avaient largement profité de l’air empoisonné de « l’accusation » d’un journal  pour gonfler leur plan B/ Juppé.
E. Macron, « Grippeminaud, le bon apôtre » de la fable ♦, leur tend le piège d’une éventuelle promesse de maroquin (1).

La majorité que  le nouveau président veut s’offrir ne sera qu’un artefact centriste de « godillots ».
Indispensable pour le président néophyte-en-marche, la majorité composée de vaincus des Primaires PS-LR n’aura plus qu’à enregistrer les lois Macron favorables au grand patronat et à la finance internationale.

… et le petit peuple salarié, paysan, artisan et retraité paiera l’addition … mais sans faire, comme E. Macron, la fête à la brasserie de la Rotonde, dans l’entre-soi du beau monde d’En-marche … dès le premier tour du 23 avril 2017.

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1 C’est comme cela qu’il a jeté ses griffes sur  É. Philippe, B. Le Maire, G. Darmanin (LR), J.Y. Le Drian, G. Collomb (PS), et F. Bayrou (le centriste recalé en 2012 par F. Hollande), pour son premier gouvernement de campagne.

Le Chat, la Belette et le petit Lapin         Jean de La Fontaine   Livre septième,  Fable XVII

A Pâques, comptons nos oeufs dans les paniers des candidats !

13 avril 2017

… Pendant ces quelques jours de vacances, avec la fondation IFRAP, c’est un jeu d’enfant ou presque…

L' »Évaluation des programmes économiques des candidats à l’élection présidentielle (…)  grâce à un modèle économétrique universitaire, Némésis »  est d’une grande clarté.
« Ces modélisations représentent le scénario d’application complète des promesses des candidats sur leurs quinquennats ainsi que les répercussions que leurs politiques auraient jusqu’en 2027. »

Fort intéressant aussi, l’article du 12 avril 2017 de Manon Meistermann : Dépenses et recettes, le match des 4 candidats

En aide-mémoire, on trouvera aussi   Bilan 2007-2017 Fiscalité, dette, dépenses publiques, chômage n° 176- février 2017

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