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Sur l’air de la station de métro « Hôtel de Ville »

           

Par ce  maussade après-midi de février, Paris était tout gris, alors du Louvre à l’est parisien, quoi de plus rapide que le métro ?
C’était sans imaginer que l’air me manquerait aussi sur le quai de la station Hôtel de Ville ; et que me viendrait vite à l’esprit le premier mot du roman de Raymond Queneau, Zazie dans le métro :     Doukipudonktan        ?

L’air raréfié à l’odeur âcre d’ammoniaque me faisait tousser ; c’était tellement désagréable, cela sentait tellement l’urine tout le long des murs, que je me suis demandée si monsieur le maire, et  mesdames et messieurs les adjoint(e)s, conseillères et conseillers municipaux, prenaient souvent le métro en sortant de la mairie de Paris. Je subodore que non.

Si, pour l’élite parisienne qui a le nez creux, et les fins nez connaisseurs en art contemporain et en Nuit blanche, l’urinoir de Marcel Duchamp est le chef d’œuvre absolu, pour les voyageurs diurnes, ressentir à la station Hôtel de Ville des odeurs d’urinoirs est pour le moins peu subtil et peu jubilatoire. Mécontent

Alors je propose l’autre solution après le balai et  l’eau de javel :  installer tout bonnement des copies du chef d’œuvre industriel du génial Marcel,  tous les  cinquante centimètres, le long des quais. Qui sait ? Les marchands d’art du quartier pourraient en vendre, de temps en temps, un ou deux !  

 

Ou encore pourquoi ne pas appeler la station Hôtel de Ville Marcel Duchamp, puisque c’est un nom qui fleure bon le succès commercial *, pour les affairistes du marché de l’art,  jusque de l’autre côté de l’Océan atlantique.

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 comme  les boîtes de soupe à la tomate  de l’heureux disciple Andy Warhol.