29 juin 2010

La nullité stupéfiante des médias face à la dangerosité du cannabis

                                

Pour mieux comprendre les souffrances physiques et psychologiques qu’inflige le piège infernal : tabac-alcool-cannabis puis opiacés quand il se referme sur une adolescente de 15 ans, écoutez Alice, en consultation avec la Docteur Emmanuelle Peyret du service de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Robert Debré (Paris)*.

Bilan
  
En 2010, il y a 45 % des jeunes de  15 à 24 ans  qui fument et on sait qu’avant  l’âge de  16 ans : 31 % ont bu de l’alcool, 27 % ont déjà fumé et bu de l’alcool et 29 % ont déjà expérimenté le tabac et l’alcool et le cannabis ;  ce qu’une journaliste du quotidien Le Monde traduit faussement et sur le ton rigolard : ” A 16 ans, les jeunes préfèrent trinquer plutôt que fumer“.

Face à ce bilan désastreux,  on retiendra de cette première décennie du XXI ème siècle, l’incapacité flagrante des grands médias à fournir une vraie information documentée sur la dangerosité des drogues. Ni la presse écrite /papier-toile/, ni les radios, ni les télévisions n’auront été à la hauteur de cet enjeu de santé publique.

L’impact des drogues sur la santé physique et mentale, d’autant plus fort que les usages sont précoces, n’aura jamais été précisément et régulièrement explicité aux adolescents et aux familles, comme si, à l’omerta des mafias de trafiquants, il fallait ajouter l’emprise forte d’ une idéologie gauchisante et libertaire sur le silence assourdissant des comités de rédaction.

Un regard en arrière

En 2001 est effectué un premier bilan de la loi Evin de 1991, sachant que,  de MM. Jospin, Kouchner et Lang  à MM. Balladur, Juppé et Bayrou, on n’a pas su (voulu) en voir  les ambiguïtés, notamment la mention contradictoire dans le décret d’application de 1992  ” d’emplacements (locaux ou espaces) mis à la disposition des fumeurs” qu’ enseignants et lycéens  traduisirent immédiatement par : ” on peut fumer dans la cour du lycée “, alors que l’article 16 de la loi Evin interdisait de fumer dans l’enceinte (couverte et non-couverte) des établissements scolaires. Depuis février 2007, les termes de l’interdiction de fumer sont sans équivoque.

Le bilan 2001, hélas prévisible, fut désastreux : 45% des lycéens de 18 ans étaient  devenus des fumeurs quotidiens

               … et prédictif du non moins désastreux bilan 2010 : 45 % des lycéens de 18 ans ont déjà fumé du cannabis.

Et, c’est dans cette situation si préoccupante d’ une loi équivoque  qui avait échoué à protéger les plus fragiles de la dépendance tabagique,  que des conseillers de M. Kouchner ne trouvèrent rien de mieux que de s’ opposer  à une loi interdisant la vente de cigarettes au moins de 16 ans, préparant en cela la demande de  dépénalisation des drogues  du Conseil national du Sida  dans son rapport du 21 juin 2001.  La dangerosité du tabac ne sufisant pas, il aurait fallu, selon ces experts  encourager l’usage du cannabis.  

Toujours le même message irresponsable

En 2001,   Le Monde titrait ” La banalisation de l’usage du cannabis relance le débat sur sa dépénalisation “ 

               et le 4 juin 2010, s’inspirant du modèle californien, le même journal  dans une double page “ Contre-enquête Économie “  interroge :  ” Faut-il légaliser le cannabis ? Où en est le débat en France ? ” et un sociologue  nous explique combien notre “ vision morale ” nous aveugle et qu’il est temps d’ouvrir des coffee shops en Franceau moment même où le modèle hollandais est pris en flagrant délit de collusion avec les mafias de la drogue, comme en témoigne le procès  du propriétaire d’un coffee shop, pourvoyeur depuis des dizaines d’années de clients français revendeurs sur tout notre territoire.

               A noter qu’en 2009, le journaliste  emploie encore l’expression  drogue douce – récusée par les scientifiques-  pour le cannabis.

Les points d’accord entre les scientifiques

 Or, depuis l’audition des scientifiques (Académie nationale de Médecine -INSERM), le 13 février 2003, devant l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et technologiques (OPECST), les journalistes étaient parfaitement informés de la dangerosité du cannabis.
          - ♦ Le Professeur De Witte avait présenté l’expertise collective de l’INSERM  et expliqué  ” comment l’alcool et la nicotine sont deux drogues liées, comment  le cannabis induit la prise d’alcool, et comment le cannabis étant fumé comme la nicotine, quand on prend du cannabis - dont le taux en THC* est de plus en plus élevé- on augmente en même temps l’accrochage à toutes ces drogues “. D’où la poly-expérimentation avant 16 ans puis la poly-consommation régulière à 19 ans et plus **.

           – ♦ Le Professeur Nordmann (Académie nationale de Médecine) avait souligné aussi que ” le cannabis est une substance qui agit sur le système nerveux central et  détermine une neurotoxicité essentiellement fonctionnelle, essentiellement cognitive.  Les effets psychoactifs négatifs sont immédiats. Il y a  des troubles de la mémoire à court terme ou du langage, de l’attention, de la coordination perceptivo-motrice… Les effets immédiats sont suivis d’effets à long terme qui modifient la qualité de la vie. Le cannabis démotive, déconnecte, désocialise. Les premiers signes sont un désintéressement vis-à-vis de l’entourage, et une diminution des performances scolaires ou professionnelles. ”

           – ♦ Le Professeur Roques (INSERM) avait déclaré que c’est  ” grâce à des collaborations avec des généticiens, des biologistes moléculaires qu’on a réussi à montrer qu’il y a une sorte de réseau entre les drogues nicotine, alcool et cannabis. (…) Le cannabis a un effet particulier, parce que, non seulement il agit au niveau des neurones, mais également comme la cocaïne, l’ecstasy et les amphétamines, au niveau de la fente synaptique ;  il augmente le temps de vie de la dopamine à cet endroit. Il a donc un double effet. On doit pouvoir maintenant le considérer comme un second système opioïde. Il a une action très forte.”

           – ♦ Le Professeur Costentin (neuropharmacologue faculté de médecine de Rouen) a décrit  également ” les effets psycholeptiques du THC  potentialisés par les effets psycholeptiques de l’alcool.”  Il a redit ” les effets extraordinairement détériorants du cannabis sur les capacités cognitives et mnésiques “, et souligné à son tour  ” les relations entre la dépendance à l’héroïne et l’usage du cannabis.”

Pour mieux comprendre les souffrances physiques et psychologiques qu’inflige le piège infernal : tabac-alcool-cannabis puis opiacés quand il se referme sur une adolescente de 15 ans, écoutez Alice */ Merci pour ce témoignage émouvant à France Cuture Les pieds sur terre 12.07.10 / rediffusion du 31.03.04/

            – ♦ Le Professeur Got a cité  une étude qui mettait en évidence ” une augmentation du risque de  développer une dépression ou une anxiété  et/ou de voir survenir des  troubles psychotiques chez les sujets consommateurs de cannabis. ” etc. etc.
 
Réflexion

La loi de 2009 sur l’ interdiction de vente d’alcool et de tabac aux moins de 18 ans est une loi importante.
Elle assure une cohérence forte avec  la loi de 2006 qui interdit de fumer au collège et au lycée.
Pour continuer de protéger nos adolescents, il  faut opposer un NON énergique  aux propositions californiennes des intellectuels en “ think tank “, des professionnels de la mode, du cinéma et du spectacle, des cadres politiques, et autres énarques, conseillers d’État en poppers et  patrons des médias  pour coffee shops, il  faut opposer un NON énergique  à leurs propositions de légalisation  de poisons  tels que  le cannabis, la cocaïne et l’ héroïne , qu’avec eux, des filières mafieuses, terroristes et/ ou islamistes veulent nous imposer pour ruiner notre société démocratique.

          NB  Un décret publié au Journal Officiel du 22 novembre 2007 a interdit la fabrication, l’importation, l’exportation, la mise en vente et la distribution de produits contenant des nitrites d’alkyle, comme le poppers. Toutefois le 15 mai 2009, le Conseil d’État a annulé ce décret.
 
* THC : tétrahydrocannabinol
** “ Les enquêtes en population étudiante nous montrent déjà que les consommateurs à risque d’alcool sont aussi consommateurs d’autres produits. Aux premiers rangs desquels le cannabis, les psychostimulants (essentiellement la cocaïne) et l’héroïne “. Philippe Batel psychiatre alccologue / dialogue  (chat) sur lemonde.fr 3 mars 2009

Sur le site de la MILDT : Drogues : Guette l’info Traque l’intox         Si ton dealer te disait la vérité ?
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22 juillet 2010

Patrice Lumumba, un héros congolais

  1960  - 2010       

Comment en cette année du cinquantenaire des Indépendances africaines ne pas se souvenir de Patrice Lumumba, jeune Premier Ministre de la République du Congo durant quelques mois  en 1960, et qui fut tué au Katanga  le 17 janvier 1961 ?

Dans la dernière lettre* qu’il écrivit à sa femme Pauline avant de mourir, ses pensées vont tout autant à sa famille qu’à son pays :

Tu ne raconteras pas tout aux enfants,  n’est-ce-pas ? Ils ne comprendraient pas. Tu leur diras simplement que j’étais arrivé cinquante ans trop tôt. Tu leur diras que ce que nous voulions pour notre pays, d’autres ne l’ont pas voulu.

Ma chère Pauline, lorsque ces mots te parviendront, je ne serai plus en vie. Tu diras à nos enfants que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux la reconstruction de notre dignité. Tu leur diras que tout au long de notre lutte, jamais je n’ai douté un seul instant du triomphe de la cause pour laquelle mes compagnons** et moi avons donné notre vie.

Ne me pleure pas, ma compagne, moi je sais que l’Histoire dira un jour son mot et que ce ne sera pas l’Histoire écrite à Bruxelles, Paris ou Washington, ce sera la nôtre, celle d’une nouvelle Afrique. Et ce jour-là ***… ”

                

” Transcription de la dernière scène du film Lumumba de Raoul Peck  (Quinzaine des réalisateurs Cannes 2000/ Eriq Ebouaney Lumumba – Alex Descas Mobutu / DVD
On peut voir et/ou revoir le film sur TV5 Monde mardi 27 juillet à 14h  / jeudi 5 août à 0h55.
** Maurice Mpolo et Joseph Okito
*** On entend alors un chant magnifique … qui accompagne ensuite tout le générique de fin.

NB le scénario du film reste flou sur l’implication décisive de la CIA . L’autre version de la  mort de Patrice Lumumba poignardé après tortures  par Moïse Tschombé  n’a pas été retenue.
Voir aussi des extraits du film documentaire de Thomas Giefer et Michel Noll : Une mort de style colonial. L’assassinat de Patrice Lumumba sur TV5 Monde ( Continent Noir du 21.03.2010)

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1 juillet 2010

” de nouvelles haltes de nouvelles sources “

D’un poète à l’autre

Aimé Césaire                          pour L.S. Senghor

jupiter en juin (2)

                      Dyali

le pont de lianes s’il s’écroule
c’est sur cent mille oursins d’étoiles
à croire qu’il n’en fallait pas une seule de moins
pour harceler nos pas de bœuf- porteur
et éclairer nos nuits
il m’en souvient
et dans l’écho déjà lointain
ce feulement en nous de félins très anciens

Alors la solitude aura beau se lever
d’entre les vieilles malédictions
et prendre pied aux plages de la mémoire
parmi les bancs de sable qui surnagent
et la divagation déchiquetée des îles
je n’aurai garde d’oublier la parole du dyali

dyali
par la dune et lélime
convoyeur de la sève et de la tendresse verte
inventeur du peuple et de son bourgeon
son guetteur d’alizés
maître de sa parole
tu dis dyali
et Dyali je redis
le diseur d’essentiel
le toujours à redire
et voilà comme aux jours de jadis
l’honneur infatigable

Voilà face au Temps
un nouveau passage à découvrir
une nouvelle brèche à ouvrir
dans l’opaque dans le noir dans le dur
et voilà une nouvelle gerbe de constellations à repérer
pour la faim pour la soif des oiseaux oubliés

de nouvelles haltes de nouvelles sources

et voilà
                                                       Voilà
                                                                                                    Dyali
la patience paysanne des semences à forcer
et l’entêtement d’une conjuration de racines

à fond de terre
à fond de cœur
                                    à l’arraché du soleil
                                                                                                    blason

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dyali : mot d’origine mandingue. C’est un troubadour d’Afrique de l’Ouest, dans la zone soudano-sahélienne.
(lexique de Léopold Sédar Senghor)
-♥  Mardi 6 juillet 2010  l’Association des professeurs de français en Haïti a reçu le Prix Senghor-Césaire   ( lu dans  Le Soleil édition en ligne du 1er quotidien du Sénégal)

25 mai 2010

Chronique de Petiteville en France (2ème saison) épisode 1

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                     Chronique de Petiteville en France                     
 
ou  Comment faire pour assurer une meilleure protection anti-drogue à la jeunesse, les dix/vingt ans de 2010 ? 

  Spécial Adultes - principaux  acteurs de prévention 

Où l’on étudiera le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008 -2011 -. Rapport au Premier ministre  de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT).

Chapitre I Prévenir, communiquer, informer
fiche n°1-3 Relégitimer les adultes dans leur rôle de principal acteur de prévention.

” Face aux problématiques d’usage de produits illicites et de consommation d’alcool chez leurs enfants, parfois très jeunes, de très nombreux parents se sentent désorientés et ont le sentiment de ne plus être légitimes pour imposer une exignece éducative… Un effort particulier doit être fait pour les aider à se réapproprier une parole porteuse de la règle.

Pour leur redonner confiance, il faut renforcer leurs compétences éducatives notamment en développant l’information à leur intention et en leur fournissant des repères fiables…

Il s’agit donc de trouver des moyens adaptés pour atteindre les familles … et leur proposer des ressources nécessaires afin qu’elles reçoivent information, aide et accompagnement.”

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A Petiteville, en avril 2010,  une association de parents d’élèves du collège a organisé une réunion d’information sur  les jeunes et l’alcool dans l’auditorium du lycée, animée par deux membres d’une association de prévention en alcoologie. 

Alors qu’il eût été possible que  les directions des deux établissements coopèrent ainsi que les deux conseils locaux de  parents d’élèves, l’association du collège a dû louer l’auditorium au lycée  et payer seule les intervenants.

En début de séance, le public a été informé  de l’absence de collaboration avec la municipalité de Petiteville.
Il n’y eut aucun rappel des actions de prévention menées au collège en 2009 dans le cadre du Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté :
      * En avril et mai 2009 : 3 séances en classe entière pour 3 classes de 5ème sur le thème Estime de soi et conduites à risques. Il était envisagé pour 2009-2010 d’étendre cette intervention à toutes les classes de 5ème et de travailler sur les idées reçues.
       * En avril 2009 :  1h en classe entière - Rappel de la loi sur les drogues pour toutes les classes de 5ème. En 2009-2010, cette intervention devait être placée en 4ème et il était envisagé d’organiser une intervention pour les parents.  
        * En février 2009 : 1h pour 2 classes sur le thème Alcool et dépendances pour toutes les classes de 4ème. Cette action devait être reconduite sous une forme identique en 2009-2010, avec une intervention pour les parents.

          Comme si une dynamique de communication entre directions, enseignants, services de santé, associations, municipalité et parents d”élèves était impossible à réaliser.
Comme si les Conseils d’administration des établissements secondaires  n’avaient pas pour mission première, la coordination entre tous ces adultes,  principaux acteurs de la protection  de la jeunesse.

           Les 6 et 7 mai 2010 La Mildt a organisé à Paris XII ème les Assises de la parentalité et de la prévention

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   NB          Mai 2010

Alors que notre jeunesse a besoin d’une réponse cohérente et bienveillante des adultes, o
n assiste à l’offensive aberrante par l’intermédiaire de Facebook  de “ la mode des apéros géants  ” qui se terminent  douloureusement par de nombreux comas éthyliques (voire la mort).
Alors que  la santé des jeunes passe par leur volonté de maîtrise responsable des propositions d’alcool et de drogues illicites,  le réseau Facebook joue un rôle lamentable de désinhibiteur pseudo festif, en vulgaire lobby des alcooliers et des patrons de bars - comme on vient de le voir dans la manipulationintéressée ” des organisateurs de “ l’apéro géant du Champ de Mars ” à Paris le 23 mai 2010. 
 
 
          Dans cette mouvance dangereuse de la limite à franchir et de la bêtise ordinaire,  il y eut à Grandeville dans la nuit du 23 mai 2010 des voitures brûlées, et à Petiteville des abribus vandalisés… Nul doute qu’il y ait eu là aussi, de gros bénéfices sur les ventes d’alcool et de drogues cette nuit-là…
…Lors de la saisie record  en juillet 2009 de 36,5 kg d’héroïne (valeur 600 000 €) par la police de Grandeville, le procureur de la République avait déclaré à la presse : ” Cette saisie démontre l’existence d’un trafic important de drogues dures sur la région. ” AFP 10.07.09

____________________________   à  suivre…    

17 mai 2010

Les nouveaux Tartuffe

        
 Tartuffe*, il tire un mouchoir de sa poche.
Ah ! mon Dieu, je vous prie,
Avant que de parler, prenez-moi ce mouchoir.

Dorine
Comment ?

Tartuffe
Couvrez ce sein que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.

Dorine
Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression !
Certes, je ne sais pas quelle chaleur vous monte,
Mais à convoiter, moi, je ne suis point si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Que toute votre peau ne me tenterait pas.

L’histoire se répète.  Les nouveaux Tartuffe entrent en scène –  sur notre grande scène nationale. Ce sont des extrémistes islamistes qui s’arrogent le droit d’édicter  une loi islamique  pour les Françaises, pour nos concitoyennes  du XXI ème siècle. Mais il ne s’agit plus d’un mouchoir, comme pour Dorine, mais  d’un linceul  noir pour couvrir - bien sûr- leurs seins, leurs corps,  mais aussi leurs cous, leurs bouches, leurs cheveux, leurs joues, leurs nez, leurs oreilles ; ils  leur laissent une fente pour respirer par les yeux. Supplice permanent, inhumain, infâme. 

Une Résolution de principe affirmant que  ” les pratiques attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République (…) [et qui] estime nécessaire que tous les moyens utiles soient mis en oeuvre pour assurer la protection effective des femmes qui subissent des violences ou des pressions, et notamment sont contraintes de porter un voile intégral.” a été votée à l’unanimité des 434 député(e)s présent(e)s, le 11 mai 2010.

Mais d’autres Tartuffe de la politique sont alors apparus, d’abord pour ne pas voter la résolution, ainsi les députés communistes  parlèrent de ” vote mascarade “ alors qu’ils diront non à l’interdiction du déguisement islamique ; et  M. Mamère qui fit un bras d’honneur dans l’hémicycle,  éprouvait tardivement  ” un sentiment de honte ,” mais c’était  au rappel ” des principes de dignité, de liberté, d’égalité et de fraternité entre les êtres humains “, comprenne qui pourra !
Quant à la secrétaire du PS, elle nous expliquera comment accueillir les nageuses en burqa dans une piscine municipale, et comment elle défendra un projet de loi - avec et sans burqa - selon que  les femmes sont dans la rue ou entrent dans les services publics et les commerces.
Sans oublier les Tartuffe récidivistes du Conseil d’Etat qui n’avaient déjà  pas compris en 1989  combien le foulard islamique était une offense à l’égalité entre filles et garçons et une atteinte à la laïcité…
… que rejoignent les Tartuffe de la Commission de la culture, de la science et de l’éducation de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui ont adopté le 11 mai 2010 à Istanbul (?)  un projet de résolution qui estime que ” l’interdiction générale du port de la burqa et du niqab dénierait aux femmes le droit de couvrir leur visage au motif que ” la communauté pourrait faire pression sur les femmes musulmanes pour qu’elles restent chez elles. “ 
Ainsi les Tartuffe du  Conseil de l’Europe reconnaissent le droit de la communauté musulmane d’enfermer les femmes soit à la maison, soit sous la burqa. J’en connais qui doivent rire dans leurs barbes. 

   Quelle est cette Europe qui renie nos valeurs démocratiques au seul profit d’un communautarisme religieux d’un autre âge ?   

Laisserons-nous encore longtemps les Arnolphe  fondamentalistes dirent à nos Agnès** :
- ” Votre sexe n’est là que pour la dépendance   
     Du côté de la barbe est la toute-puissance ” ?
                           

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Molière ( 1622-1673 )
* Le Tartuffe
 ( 1664 /1667)  1669  Acte III scène II  ** L’Ecole des femmes 1662  Acte III scène II 


NB 
Alors que la papauté a toujours été  impuissante à garantir la chasteté de ses prêtres, évêques et  cardinaux,  les Tartuffe du Conseil d’Etat et du Conseil de l’Europe pourraient  lui conseiller de les ensevelir, dans les lieux de culte et de catéchisme, sous des burqas noires ; ils feraient alors  peur aux petits garçons et aux petites filles … qui s’enfuiraient en les voyant…

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26 avril 2010

Léopold S. Senghor ” Chant de printemps “

 

         Chant de printemps pour une jeune fille noire au talon rose           

 

Des chants d’oiseaux montent lavés dans le ciel primitif
L’odeur verte de l’herbe monte, Avril !
J’entends le souffle de l’aurore émouvant les nuages
     blancs de mes rideaux
J’entends la chanson du soleil sur mes volets mélo-
     dieux
Je sens comme une haleine et le souvenir de Naëtt sur
     ma nuque nue qui s’émeut
Et mon sang complice malgré moi chuchote dans mes
     veines.
C’est toi mon amie – Ô ! Ecoute les souffles déjà chauds
     dans l’avril d’un autre continent
Oh ! écoute quand glissent glacées d’azur les ailes des
     hirondelles migratrices
Ecoute le bruissement blanc et noir des cigognes à
     l’extrême de leurs voiles déployées
Ecoute le message du printemps d’un autre âge d’un
     autre continent
Ecoute le message de l’Afrique lointaine et le chant de
     ton sang !
J’écoute la sève d’avril qui dans tes veines chante.

(…)

Je t’ai dit ;
-   Ecoute le silence sous les colères flamboyantes
La voix de l’Afrique planant au-dessus de la rage des
    canons longs
La voix de ton coeur de ton sang, écoute-la sous le
    délire de ta tête de tes cris.
Est-ce sa faute si Dieu lui a demandé les prémices de
   ses  moissons
Les plus beaux épis et les plus beaux corps élus patiem-
    ment parmi mille peuples ?
Est-ce sa faute si Dieu fait de ses fils les verges à
    châtier la superbe des nations ?
Ecoute sa voix bleue dans l’air lavé de haine, vois le
    sacrificateur verser les libations au pied du tumulus.
Elle proclame le grand émoi qui fait trembler les corps
    aux souffles chauds d’Avril
Elle proclame l’attente amoureuse du renouveau dans
    la fièvre de ce printemps
La vie qui fait vagir deux enfants nouveau-nés au bord
    d’un tombeau cave.
Elle dit ton baiser plus fort que la haine et la mort.
Je vois au fond de tes yeux troubles la lumière étale
    de l’Eté
Je respire entre tes collines l’ivresse douce des mois-
    sons.
Ah ! cette rosée de lumière aux ailes frémissantes de
    tes narines !
Et ta bouche est comme un bourgeon qui se gonfle au
    soleil
Et comme une rose couleur de vin vieux qui va s’épa-
    nouir au chant de tes lèvres.
Ecoute le message, mon amie sombre au talon rose.
J’entends ton coeur d’ambre qui germe dans le silence
    et le Printemps..

Paris, avril 1944

        ****  Afrique - 50 ans d’indépendance  (Arte.tv) ****            

17 avril 2010

Stéphane Guillon, le vrai petit bobu tout craché !

                    

Je n’avais pas écouté France Inter ce matin du 13 avril 2010 … mais il y a une séance de rattrapage vidéo de “ l’humeur” du jour  de M. Stéphane Guillon  sur le site de cette radio.

On connaît la  cruelle prédilection de M. Guillon  pour les critiques sur l’apparence physique des personnes, ce qui ne me semble pas être une preuve d’humour ni de  finesse d’esprit… mais c’est son style, et les rieurs sont de son côté, tant cela doit soulager d’être méchants par procuration.

Ce matin-là, M. Guillon, au mieux de sa forme, c’est-à-dire au comble de l’excitation, avait choisi de ” faire rire ”  non plus sur  l’apparence du Président de la République, mais sur sa mort, et racontait, se trémoussant sur son siège, agitant frénétiquement les bras, son rêve (sic) du “ crash de N. Sarkozy “.

On avait eu le rappeur qui ” mettait un billet sur la tête d’Eric Zemmour ” ;  là on avait ” l’humoriste ” qui  nous annonçait que l’avion présidentiel  s’était crashé,  et décrivait dans une tirade réjouie, la cérémonie officielle autour du ” cercueil d’enfant(sic) .
Comme rien ne l’arrête, et qu’il avait mis dans l’avion crashé tous ceux qu’il soigne, il eut une délicatesse  particulière pour M. Eric Besson et l’Association de défense des fouines.

Bref, de bon matin,  un Stéphane Guillon arrogant, surexcité et gesticulant de façon compulsive comme à son habitude, et forcément fier* de lui ! Le vrai petit bobo bobu tout craché !

_________________                    

 * Chez nous à la campagne, on dit  ” excité comme une puce ” et ”  fier comme un pou ”.  Dans le Littré on trouve : ”  Il se carre comme un pou sur une gale ”. C’est méchant aussi ;-)

 voir Les bobos et les bobus       Petit concours anti-bobu        Ou comment être bobu(e)

 Le Petit Bobu franco-anglais

13 avril 2010

Tremblay-en-France la courageuse

         

Saluons avec fraternité, les habitant(e)s et  la municipalité de Tremblay-en-France  (Seine-Saint-Denis) qui ont réagi courageusement face à l’image désastreuse que leur infligent les trafiquants de  drogue, face aux caillassages et incendies de bus qui se succèdent, comme autant de représailles et d’intimidations que leur font subir les bandes inféodées  aux chefs mafieux arrêtés.

Une lettre ouverte au Président de la République pour dire NON à la violence est proposée à la signature des habitants citoyens de Tremblay.

         

9 avril 2010

Paris, samedi 4 mai 1968


       
    Dans le journal Le Monde du samedi 4 mai 1968, dans son billet Au jour le jour, Robert Escarpit sous le titre La faute à Voltaire ? rédigeait une note à la lucidité aiguë :

  ”  Ils ont fermé Nanterre, est-ce la faute à Voltaire ? Dans la mesure où le nom de Voltaire symbolise ici – bien imparfaitement d’ailleurs – une certaine forme de la contestation révolutionnaire et du ” mauvais esprit ” politique, il semble qu’on doive le mettre hors de cause.
    Rien n’est moins révolutionnaire, rien n’est plus conformiste que la pseudo-colère d’un casseur de carreaux, même s’il habille sa mandarinoclastie d’un langage marxiste ou situationniste.
    A vrai dire, ce sont les jeunes gens en colère qui font les meilleurs mandarins. Les autres qui veulent vraiment changer l’état des choses et bouleverser la règle du jeu, ont besoin de tout leur sang-froid et de toute leur énergie, surtout s’ils doivent continuer à désirer le changement.
    Lorsque dans dix ou vingt ans, M. Daniel Cohn-Bendit et ses amis seront doyens, recteurs, ministres ou l’équivalent sous quelque autre nom, je leur souhaite d’affronter la révolte de leurs propres étudiants avec autant de modération qu’on en fait preuve à leur égard, aujourd’hui, à Nanterre.”

           Le regard des sociologues P. Bourdieu et J.C. Passeron sur les étudiants parisiens était tout aussi aigu…

   C’était juste avant 1968…  P. Bourdieu et J-C. Passeron  faisaient paraître Les Héritiers - les étudiants et la culture en 1964 aux Editions de Minuit.

Pour l’année scolaire 1961-1962, les statistiques de  l’INSEE sur l’origine sociale des étudiant(e)s avaient indiqué que pour 18% de filles et fils de salariés agricoles, d’agriculteurs, de personnel de service, d’ouvriers et d’employés, il y avait 82% de fils et filles de patrons de l’industrie et du commerce, de cadres moyens, de professions libérales et de cadres supérieurs –  82% d’étudiant(e)s  d’origine bourgeoise.

  Le chapitre 2  Jeu sérieux et jeux du sérieux éclaire les choix politiques des étudiants parisiens juste avant 1968.
Lisons à la page 69 ce qui fit leur particularisme politique en ce mois de mai 1968 pour mieux comprendre comment des fils et  des filles de bourgeois  jouèrent aux communards, sachant – et heureux de savoir-  qu’ils ne seraient pas dans la ligne de mire d’un  M. Thiers, protégés qu’ils étaient par la proximité du pouvoir de leurs pères, qu’ils ou elles rejoindraient bientôt. 

  ” Faut-il s’étonner si les étudiants en lettres de Paris présentent une image idéal-typique, c’est-à-dire à la fois accomplie et caricaturale, de l’étudiant comme novice intellectuel, tenu de faire ses preuves d’intellectuel autonome, en s’exerçant au jeu qui fait de l’art de décevoir les attentes le mode privilégié de l’exercice de la liberté individuelle ?

 (…) bien que l’Université de Paris compte la proportion la plus forte d’étudiants d’origine bourgeoise, la part des étudiants qui se disent à gauche y est plus forte qu’en province, où les opinions politiques de gauche sont très fortement liées à l’appartenance aux classes défavorisées. C’est encore à Paris que la part des étudiants qui, se disant de gauche, refusent de se reconnaître dans un parti de gauche est la plus forte ; et ceux qui, pour se définir politiquement, éprouvent le besoin de se forger des étiquettes originales, telles que ” trotzkisme rénové “, ” anarchisme constructif “, ” néo-communisme révolutionnaire “, sont parisiens pour les deux-tiers.

Plus généralement (…) les étudiants parisiens sont et se veulent en rupture, s’ils s’engagent et entendent s’engager à contre-courant et à contre-pente, obéissant au conformisme de l’anti-conformisme, c’est que les valeurs de dilettantisme et de désinvolture que les étudiants bourgeois importent dans le milieu étudiant et qui s’imposent, surtout à Paris, à l’ensemble du milieu étudiant, sont en affinité avec les valeurs qui entrent dans l’idéal intellectuel de l’intelligence sans attache et sans racine.

… et (re)naissait en ce printemps 1968 , l’idéologie  gauchisante … des rejetons de la vieille droite…

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16 mars 2010

Citoyens ou guignols des mafias-unies ?

              

On a vu comment le jury expert des César 2010 a récompensé le film Un prophète de Jacques Audiard… et comment Malik le prophète avait déjà planifié en prison, par des crimes  pendant ses journées dites de ” réinsertion “(sic), l’organisation de son juteux trafic de drogues.

Des événements récents pourraient fournir à M. Audiard un scénario pour Un prophète 2 et lui permettre sans nul doute de triompher une seconde fois.

Le tournage aurait lieu  dans la bonne ville de Lyon qui vit les débuts cinématographiques prometteurs des frères Lumière. C’est là en effet, que des récidivistes* viennent d’être arrêtés après avoir transporté depuis la Hollande, une autre plaque tournante du trafic européen,  dans une luxueuse voiture de sport, 110 kg d’héroïne et 54 kg de cocaïne ; l’un des supects ayant à son domicile 190 kg d’héroïne et 3 kg de cocaïne entreposés.

Le commisssaire divisionnaire de la Direction inter-régionale de police judiciaire de Lyon sait que dans la région, à l’instar de la région parisienne, marseillaise etc.,  ” il y a une demande forte “.  Nul doute que les 120 000 doses d’héroïne vont manquer aux 120 000 complices consentant(e)s qui les attendaient impatiemment avec leurs billets de banque.

Après avoir réintroduit les loups et les ours dans nos pâturages, la société chic des bobos des beaux quartiers va pouvoir – avec la bonne image des drogues que  ses médias  imposent-  “ militer ” pour la construction de belles prisons confortables pour ses pourvoyeurs de poisons , “ exiger “ la dépénalisation du trafic, ”  revendiquer ” la construction d’établissements spécialisés pour sevrer les centaines de milliers de toxicomanes, auxquel(le)s  la Sécurité sociale remboursera aussi les millions de doses de méthadone et de subutex.

Sachant que, plus les acheteurs de cannabis, de cocaïne et d’héroïne deviennent définitivement dépendants, plus les mafias-unies deviennent puissantes,   le gouvernement  des mafias-unies d’Europe  se met  en place  ; sa devise est “ droguer, tuer, empocher“, et sur son drapeau noir, ses valeurs sûres :  ” une seringue, une AK 47,  une liasse de billets , un lance-roquettes     “.  La religion ne sera plus seule à être l’opium des peuples, on le leur servira aussi directement - avec les compliments des talibans et des banquiers des paradis fiscaux Mécontent pour les abrutir, les asservir, les soumettre… encore et toujours…

Comment imaginer qu’un peuple de drogués  puisse encore défendre ses droits et accomplir ses devoirs citoyens ? Cela nous permettrait-il de mieux comprendre pourquoi le débat sur la citoyenneté française a tant déplu à certain(e)s ? 

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* Saisie record Lyon leprogres.fr

NB Dans le palmarès des mafias-unies, la région parisienne se distingue. Après le reportage “Mes voisins sont des dealers” de l’émission Haute définition de TF1 le 29.03.10, Le directeur adjoint de la Police judiciaire de Paris* a déclaré : “ On a arrêté 600 trafiquants de stupéfiants sur la Seine-Saint-Denis l’année dernière et 3 000 pour toute la région parisienne”.
A Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) la police venait de démanteler un réseau en saisissant environ 1 million d’euros en petites coupures. Le trésor de guerre des mafias-unies de la région parisienne pour une même période serait donc au minimum de 3 milliards d’euros … et, en réalité  bien plus encore. On imagine facilement à quoi cela leur sert : à la corruption, au blanchiment d’argent, au trafic d’armes  etc.
 
                 Dans une telle situation qui tend à prendre de l’ampleur sur tout le territoire national, dans une telle situation où  les honnêtes citoyens  sont sordidement pris en otages par les crapules des mafias-unies qui leur pourrissent la vie,  Mme Fadela Amara, notre ministre courage de la politique de la ville devra être soutenue loyalement par le gouvernement et le parlement qui  lui accorderont un supplément budgétaire, ainsi que par la solidarité active de ses collègues ministres, et évidemment – comment en douter ? - celle du PS, afin d’oeuvrer ensemble à redonner à nos banlieues la vie paisible qu’elles méritent.______________________________              

 

*Lemonde.fr avec AFP 29.03.10

11 mars 2010

Le “chat” du 8 mars

                      

Il fallait un “chat”* sur lemonde.fr  pour fêter dignement le 8 mars, la journée internationale de la femme.   
Certes, l’on sait que le chat, contrairement à l’ange  a un sexe, et le débat avec la philosophe féministe** s’est donc intitulé  ”Le sexe est avant tout une question politique “. J’aurais volontiers ajouté – et une question religieuse,  mais il est apparu que la femme en foulard et en voile par soumission religieuse aux imams salafistes, était conforme à son féminisme.
 
Mon malaise grandit d’autant, que la surabondance de mots tous plus “savants” les uns que les autres fit des noeuds dans la pelote du chat et lui hérissa le poil.  Ce furent des noeuds en tous genres (sic) : lesbophobe-transphobe- hétéronormativitésocialisation et éducation genrées- éco-féminisme etc.
La question sur l’hominisme sembla  être un canular, façon poisson-chat de 1er avril. La philosophe avoua que si le masculinisme était  identifié, elle ne connaissait pas ” les bases politiques” de l’hominisme. ;-)

…Et pour finir le chat se retrouva dans la chaussette sale que personne ne voulait plus ramasser pour cause de féminisme et de masculinisme ! Et que dire alors de la crème renversée ? … encore une aubaine pour le chat !

_____________________       ” Dame-perruche lit le Code civil et renseigne la demoiselle chatte sur sa grossesse. Cette illustration du XIX ème siècle fait allusion aux articles 340 et 341 sur l’interdiction de recherche en paternité et sur l’autorisation de recherche en maternité.” ( Source Grandville. Les métamorphoses du jour – éd. pr. Paris 1829) 
       

Dame-perruche renseigne la demoiselle chatte sur sa grossesse...

* La rédaction du journal fit un effort pour donner la langue française au chat, en invitant à un débat en direct.
** Elsa Dorlin

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1 mars 2010

Les neuf César stupéfiants

            

Ce sont quelques milliers de professionnels à jour de leur cotisation de membres de l’Académie des arts et techniques du cinéma qui ont porté en triomphe le film Un prophète de J. Audiard avec neuf César dont un double pour l’acteur principal Tahar Rahim.

Ces nanti(e)s , producteurs, distributeurs, industriels, réalisateurs, metteurs en scène, acteurs et autres attachés de presse etc. ont voulu signifier très officiellement à la population française quelle fascination était la leur,  face à  la fabrication d’un petit chef mafieux assassin, dont la belle réussite d’un système de ” go fast Maroc-Marbella- Paris “,  dès sa sortie de prison, leur a réjoui le coeur.

 Les journalistes, lors de la sortie du film étaient déjà apparus comme hallucinés (sic) par une telle merveille. Il n’y avait pas assez de mots pour en faire la louange. Certains y avaient même vu  ” une rare  figure de  héros arabe “* tout en se  faisant les censeurs, après tant d’autres penseurs et philosophes anarcho-libertaires, et selon la vision de Jacques Audiard dans le film, d’une administration pénitentiaire  jugée seule coupable.

On sait combien le renversement des valeurs morales a la faveur des créateurs géniaux d’événements artistiques, mais de là à vouloir nous faire croire que le mot diversité  rime avec criminalité me chagrine d’autant plus que je lui préfère sa rime avec citoyenneté ; et que pour excellent acteur que soit Tahar Rahim, la sombre appartenance de son personnage à l’univers de la délinquance n’en fait pas pour autant, et fort heureusement, le représentant exclusif de la diversité en France.

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*  cf. la note  Un prohète de mauvais augure   et la note 2010 Record des saisies de cannabis, de cocaïne et d’héroïne - mise à jour du 13.03.2010  

NB voir la page Cinéma 2009 / Coup de coeur et quinze roses

23 février 2010

Le respect citoyen n’est pas un respect/soumission

               

En 2008, un  professeur en formation à l’IUFM de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) s’écriait  : ” Hyper réac la morale  ! “. La dé-sanctuarisation des établissements scolaires où l’on voit  poignarder un(e) professeur, tuer un camarade de classe,  investir un lycée pour blesser un adolescent et terroriser l’ensemble de la collectivité scolaire,  nous amène à penser qu’en face de telles situations, il serait temps d’arrêter les formules simplistes  pour commencer à réfléchir au(x)  sens des mots.

Lorsque l’on entend  des élèves*  fragilisés  par un passé scolaire lourd de comportements violents  inadéquats avec la vie en classe et le travail intellectuel, on s’aperçoit que sur le  sujet de la violence entre jeunes dans les établissements secondaires, ils ne font référence qu’aux codes des bandes de quartiers.

 Ecoutons une  collégienne  :  ” Un garçon / il est venu du style à chaque fois/ il me disait/ t’habites où/ t’habites où/ quand je disais X…/ il me regardait trop mal/ Un moment donné/ ça m’a énervée/ ouais comme quoi il faisait trop le nul/ style qu’il allait me taper comme ça/ parce que je viens de X../ j’ai appelé mon frère/ ma mère a appelé ici pour pas que mon frère y vient/ ” Elle explique :  “  Comme ça après t’as peur / Y en a qui font ça pour que toi t’appelles les grands de ton quartier qui viennent et qui se battent en fait/
La jeune fille poursuit : ” des fois le boug il a sa soeur / et l’autre il va venir/ il habite dans un autre quartier/ il va vouloir faire le mariole avec la soeur/ l’autre va s’énerver/  ou ” le mec il est avec sa meuf/ et l’autre il vient /et il essaye de lui tchatcher sa meuf/ ”

C’est le code  du  territoire, ”  la loi du plus fort “,  le ” code d’honneur “ du petit chef  que l’on doit respecter, à qui l’on doit se soumettre ;  la soumission supprimant tous les droits de la personne soumise.  La loi du chef consiste à se  faire obéir aveuglément par celles et ceux qu’il terrorise avec ses menaces et/ ou ses violences. Et cela rappelle de bien lugubres souvenirs.

Les plus jeunes se soumettent à cette loi primitive , et  loin de faire appel au personnel enseignant et au personnel de surveillance de l’établissement quand on les menace, – pour ne pas passer pour  ” des balances  / quand tu balances ils t’attendent à la sortie / ”  la jeune fille le confirme, c’est la loi du silence et la loi  du plus fort qu’elle applique  avec l’appel au grand frère ” / en fait faut les menacer, faut leur faire peur avec le grand frère, le tonton, le grand-père /…pour qu’ils arrêtent/ “ 

Ainsi dans l’esprit de nombreux élèves, le mot respect  signifie soumission. Il est clair pour eux que les professeurs et les conseillers d’éducation ne peuvent être respectés, n’étant pas plus forts que les élèves, ils ne leur font pas peur  ; tout comme le règlement scolaire si précieux, si indispensable à la collectivité, pour vivre et travailler paisiblement ensemble.  Cette morale citoyenne qui ne menace pas physiquement, ne leur fait pas peur, donc ne leur inspire aucun respect.

Le comble est que ces mêmes élèves qui ne respectent ni le règlement scolaire ni les enseignants, exigent leur droit au respect, puisqu’en perturbant en permanence la vie scolaire, ils pensent être les plus forts. Les adultes  auxquels ils lancent une insulte, doivent leur  dire poliment : s’il te plaît,  sois poli . Et le collégien, au rappel du règlement par la conseillère d’éducation dit : “ la capuche je l’enlève / et je la remets/ je me fous de sa tête/” 

Le respect /soumission  au petit chef, dont le seul but économique (voire politique ?)  est de transformer le quartier en jungle de non-droit, piège les comportements des élèves, et tend  à transformer peu à peu l’établissement scolaire en mini-jungle.  Ne respecter ni les autres élèves, ni les professeurs, ni les locaux, c’est pour certains élèves, montrer leur allégeance aux chefs de bandes ;  c’est s’opposer en permanence au projet éducatif et culturel de l’enseignement public, c’est ruiner tout espoir de réussite scolaire pour eux-mêmes et pour les autres élèves ;  c’est  accomplir  un acte de rébellion  envers la pacifique loi citoyenne.

Aussi faudrait-il sérieusement prendre en compte cet autre sens  du mot respect dans le langage codé des jeunes,  et reconsidérer avec détermination le bien-fondé de l’éducation morale et citoyenne à l’école. L’attribution de postes selon les besoins, une plus grande sévérité des parents en accord avec la fermeté des professeurs, perrmettraient de (ré)instaurer la bonne autorité qui protège parce qu’elle garantit le respect des droits et des devoirs pour tous.

 L’enjeu est d’importance. Il s’agit  d‘obtenir à nouveau de chaque collégien(ne) et de chaque lycéen(ne), un comportement calme,  une tenue correcte, un langage poli,  en interdisant évidemment  l’usage  du téléphone mobile, des écouteurs, de la cigarette, du cannabis, de l’alcool et …  des armes… afin que nos établissements  publics ne soient plus régis par la loi du respect-soumission au chef de bande, mais (re)deviennent des lieux paisibles, civilisés, où les jeunes  intelligences préparent  leur avenir. 

                   Alors, Hyper réac la morale ?  Non ! Il est  temps pour nous tous, de dire avec les enseignants, les collégiens et les lycéens  :  

                                Insupportable la violence à l’école ! 
                                Inadmissible la  soumission à la loi du plus fort  !

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NB voir la note  Oui à ” La journée de la jupe “ de J-P Lilienfeld  où la professeur de français n’arrivait à faire son cours sur Molière qu’en faisant peur- à son tour - à ses élèves avec le pistolet confisqué  de l’un d’eux, découvert dans sa sacoche …
                J’observe également que le respect/soumission passe par le langage des élèves dont la syntaxe inexistante, avec un emploi excessif de formules stéréotypées et de verlan apparaît comme un refus ( plus ou moins conscient) de parler un français correct, celui de la laïcité, celui qui nous relie les uns aux autres ( alors que les codes communautaristes sont des prétextes aux affrontements violents ).

* Citations transcrites de l’entretien d’un conseiller du Centre académique d’aide aux écoles et aux établissements (CAAEE) de l’Académie de Versailles avec des élèves d’un collège de l’Essonne. Reportage de Farida Taher -19.02.10 France Culture Les pieds sur terre -
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7 février 2010

Petit concours anti-bobu

 

                 Dans sa Chronique * intitulée Web- concours, Robert Solé  présente  le concours ouvert aux jeunes par ” le secrétariat d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie (…)  pour trouver des substituts français à cinq anglicismes : buzz, chat, newsletter, talk et tuning (…)  par voie électronique à franco.mot@diplomatie.gouv.fr jusqu’au 7 février 2010. ”   

Et il poursuit : ” la jeunesse de France saura-t-elle relever ce challenge** ? …  qui permettrait de “ booster le vocabulaire et d’upgrader la langue de Molière. “ 
Ce sympathique chroniqueur serait-il un brin bobu ou fait-il semblant   ?

Molière 1622-1673 Collection Comédie-Française

 Comme  il me semble qu’il suffirait à la jeunesse et aux bobus de parler aussi correctement la langue de Shakespeare que la langue de Molière, au lieu de bredouiller du français ” à l’anglaise “, j’ai plaisanté dans mon commentaire :

 Riez, cher Robert Solé ! Dans la bouillie médiatique des mots empruntés, on ne trouve que de la pensée molle, sans saveur ou à goût unique. Pourquoi nous obligerait-on à mâcher un tel brouet ? La langue française est un régal ! Vive la gourmandise, le péché mignon et le bon mot sur notre langue !

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*Le Monde 4.02.2010
** défi …  pour  “enrichir ”  et  “ embellir  ” !

Mécontent Pendant ce temps-là, l’intelligentsia  de la presse ,  le directeur et  le comité de rédaction du journal  Le Monde,     qui se soucient du concours comme d’une guigne,  poussent  leur cri  bobu sur la toile  :  buzzer !  Ils osent même nous proposer un debrief ! 
Ah ! le meilleur des mondes où il y a  ceux qui chattent et ceux qui buzzent, ceux qui buzzent en chattant et ceux qui chattent en buzzant !…  et  les abonnés, ces petits veinards, qui   reprennent du debrief  ” pour ne rien manquer de l’actualité ”.  

… quant à ceux qui écrivent la page de publicité sur Le Monde TELEVISIONS ( sans accent aigu sur les E)  pour la parution d’une série américaine, avec les louanges de Télérama et Le Monde,  et qui en oublient que le mot  événement – si cette série en est un – a deux accents aigus… 
Et puis il y a aussi Arte.tv, qui se pique d’être l’intelligentsia télévisuelle et qui nous ordonne  : Chattez en direct !  en oubliant que Dialoguez en direct  a deux lettres de plus, mais deux lettres de noblesse  …
… sans  oublier la prestigieuse radio France Culture qui nous invite  à podcaster  ses émissions - télécharger n’est pas dans son vocabulaire, et confond encore live avec direct ou sur le vif !
 

  
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NB Puisque nous fêtons le 40ème anniversaire de l‘Organisation internationale de la francophonie, saluons le courage et l’enthousiasme de son secrétaire général M. Abdou Diouf, ancien Président  du Sénégal, ayant succédé à M. Léopold Sédar Senghor. Invité dimanche 21 mars 2010, de l’émission ” Internationales ” TV5 Monde-RFI-Le Monde, il a appelé les francophones à “réagir” contre l’hégémonie de l’anglais et à défendre le rôle politique qu’entend jouer l’OIF. Il a affirmé : ” C’est la faute de l’intelligentsia (…) On a l’impression que ce combat n’est pas le combat des Français, que les Français ne sont pas francophones. ”

Abdou Diouf
Vous avez mille fois raison ;  merci à vous Cher Abdou Diouf, de nous redire cette vérité que toutes et tous, des politiques  aux journalistes des médias, en passant par les enseignants et la jeunesse  des écoles, des collèges, des lycées et des universités,  nous devrions pouvoir entendre et comprendre .

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Voir Les” bobos” et les “bobus”  /  Ou comment être bobu(e) ? /     Un chat n’est plus un chat  et  à la page  Humour  Nouvelles du ” chat “ / Penser…en char d’assaut (think tank)

2 février 2010

2010 Record des saisies de cannabis, de cocaïne et d’héroïne

                  
           
Dans ce bloc-notes je donne une large place  à l’éducation et à la santé de nos adolescent(e)s. Je poursuis donc en 2010 la note  2009 Record des saisies  pour donner toute sa place et toute sa valeur  dans l’actualité, à l’important  travail des douaniers, des policiers, des gendarmes et de la justice .

Cela dans le but d’ encourager toutes celles, et tous ceux qui subissent des menaces et des représailles à rompre la loi du silence. 

Cela dans le but d’attirer toute l’attention des parents, des enseignants et des élus sur la nécessaire information-prévention  concernant l’usage des drogues, afin que nous  participions tous ensemble à cette décisive mission de protection de la jeunesse, inscrite dans la loi républicaine.
Voir les assises de la parentalité et de la prévention 6 et 7 mai 2010 MILDT
Voir Usages de drogues à 17 ans dans 21 régions françaises   OFDT ESCAPAD 2008


      Et encore et toujours…      

  
 dans le but d’encourager  chaque  adolescent(e),  à  dire  NON, NON et NON   au bon copain ou à la bonne copine du collège, du lycée, qui lui proposera  de fumer un premier joint
.

Drogues : guette l’info ! traque l’intox ! /
 Et si ton dealer te disait la vérité /

 Voir aussi les trois spots TV                 
 
    Source    MILDT   Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie    
            
                                                                                    
      

   Actualité / Saisie record !                               mercredi 3 juin 2010  

Saisie de 1,39 tonne de cocaïne représentant 83 millions d’euros au large de la Martinique par les agents de la Direction régionale des Douanes Garde-Côtes Antilles. (AFP)
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Les policiers de Saint-Ouen et la BAC 93 ont démantelé un des plus gros réseaux de la région parisienne (Actu Match 2.04.10). Les truands de la drogue de Seine-Saint-Denis  sont désormais des clones des mafieux de la Camorra. Ils s’entretuent aussi pour conserver la mainmise sur des milliers de clients qui leur rapportent des dizaines de milliers d’euros par jour.
 
 Vendredi 12 mars 2010  
La police judiciaire de Lyon a effectué, dans une commune de l’ouest de Lyon, une saisie de 110 kg d’héroïne et  d’une cinquantaine de kg de cocaïne représentant plusieurs millions d’euros. Les deux personnes interpellées sont des récidivistes. (Reuters/Lemonde.fr 12.03.10)
  

Jeudi 18 février 2010
Les gendarmes et le GIGN ont démantelé un réseau de trafiquants internationaux dans la région de Dreux (Eure-et-Loir) et de Roissy (Val d’Oise). Ils ont saisi 3,2 tonnes de résine de cannabis pour une valeur marchande de 15 millions d’euros, ainsi que 320 000 euros en espèces, 8 véhicules et 27 armes dont un lance- roquettes. La drogue provenait du Maroc et était destinée à la région parisienne.

Dimanche 31 janvier 2010
L’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS) a intercepté 7 tonnes  de cannabis à Gonesse (Val d’Oise). L’enquête a permis d’arrêter sept personnes, deux Français originaires de Seine-Saint-Denis ( une plaque tournante du trafic), quatre Roumains et un Portugais. La valeur de la saisie est estimée à 35 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de produits stupéfiants.

Samedi 30 janvier 2010
Les douanes et la direction interrégionale de la police judiciaire (DIP) de Bordeaux via l’antenne de Périgueux ont saisi 57,5 kg de résine de cannabis à Bergerac (Dordogne). 

Jeudi 14 janvier  2010
La brigade de surveillance intérieure des douanes de Dax a réalisé une importante saisie de 2,5 tonnes de résine de cannabis au péage de Bennesse – Maremnen, sur l’autoroute A63.

Mercredi 13 janvier 2010
 La brigade de surveillance intérieure des douanes (BSI) de Cannes a réalisé le 13 janvier 2010, une saisie de 676 kg de résine de cannabis dissimulés dans un poids lourd, sur l’autoroute A8 dans les Alpes-Maritimes.

  Mardi 5 janvier  2010
Les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) et de la police judiciaire de Rennes ont saisi 350 kg de cocaïne  dans une résidence hotelière en Martinique, mardi 5 janvier 2010. Trois habitants de Nantes, dont un s’apprêtait à convoyer la cocaïne au départ de Fort-de-France ont été interpellés. La livraison de cette cargaison en provenance d’Amérique latine et d’une valeur marchande d’environ 2 millions d’euros était destinée à la région parisienne et au grand ouest.
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et en fin d’année 2009 :
Samedi 5 décembre 2009
80 kilos de cocaïne saisis à Paris dans un hôtel du XVIIIème arrondissement. Cinq trafiquants Colombiens interceptés pour ce trafic d’une valeur marchande de 2,8 millions d’euros.

 

27 janvier 2010

Le choix entre la barbe … ou le voile

Note modifiée le 30 mars 2010, jour de la remise au Premier ministre par MM. Sauvé et Schrameck du rapport du Conseil d’Etat  sur le port du voile intégral pour les femmes en France. 

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En ce nouveau XXI ème siècle, où des sorbonnards se plaisent à gloser  sur le  ” retour du religieux ” ,  le dieu des fondamentalistes islamistes en profite pour  réclamer  désormais, avec l’aide de  parlementaires et d’énarques éminents du Conseil d’Etat*le port du foulard et du voile intégral islamiques pour les femmes, dans tout l’espace public.

Ainsi,  la haute couture religieuse -  à la mode des frères musulmans et des talibans -   devrait  revenir pour s’imposer encore et toujours aux fillettes et aux femmes de chez nous.  Quelle sera leur  prochaine  loi  ” à  la  mode islamique  ” et  toujours contre les femmes : le vitriol  ou la lapidation ?

                    Qui nous fera croire que les femmes  sont  libres quand  leur choix obligatoire est : pile – rester cloîtrées chez elles / face :  sortir, mais déguisées en fantômes ? 
Autrement dit, quel(le)s parlementaires  voteront  pour qu’en France  des imams extrémistes  ordonnent aux femmes de choisir entre se laisser pousser la barbe … ou mettre la burqa  ? 

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* Il faut remarquer que c’est déjà le Conseil d’Etat qui, le 27 novembre 1989 avait décrété que le port d’insignes religieux et/ou de foulards islamiques  n’était en aucun cas contraire à la laïcité (sic).  M. Lionel Jospin s’était incliné, alors que l’ argumentation de ces hauts fonctionnaires confondait déjà la manifestation ostentatoire des croyances  avec le respect du pluralisme et de la liberté d’autrui. 
Il fallut alors attendre 15 longues années pour légiférer sérieusement avec la loi Fillon de 2004 sur l’interdiction du port d’insignes et de vêtements  religieux à l’école, au collège, au lycée et à l’université.

                Donc, nous le savons, les conseillers d’Etat -  (les “sages” ?)  ne sont pas infaillibles. Ils ne sont pas non plus à une contradiction près, puisque dans un arrêt de 2008*, ils avaient refusé la nationalité française à une Marocaine portant la burqa, car elle avait “ adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et, notamment, le principe d’égalité des sexes“.

Pourquoi  alors retarder
le vote d’une loi qui  permettrait aux femmes musulmanes de France de  faire valoir leurs droits de citoyennes, et de se libérer définitivement de leur soumission aux dogmes inventés – spécialement pour elles- par les salafistes ?
 
                Faudra-t-il encore que les ” sages”  les fassent attendre jusqu’en 2025  ?

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* Le Monde 15.07.08 article de Stéphanie Le Bars La décision sur la burqa saluée à gauche et à droite En italique les termes de l’arrêt 

Autres notes sur le même sujet   Religion et Haute couture    La Halde entre montre et Burqa
 L’une à Kandahar, l’autre à Evry

4 janvier 2010

La casquette des sauvageons

                 

A l’heure où tout choque, Nadine Morano* le 14 décembre 2009 a soulevé “un vent d’indignation”  chez  les moralistes, qui ont avalé de travers son allusion à  la casquette à l’envers et au verlan. 

C’ est officiel : appeler un chat un chat n’est plus politiquement correct ; et  pour accompagnerl’indignation” de M. Mohamed Moussaoui, président du  Conseil français du culte musulman et grand donneur de leçon de morale devant la République laïque,  il fallait celle de SOS racisme et du MRAP, celle de l’UNEF et celle de  l’Union des étudiants juifs de France, tous révulsés devant des propos aussi “abjects” et aussi “racistes” .

L’ effet  “ casquette à l’envers et verlan ”  rappelle celui que fit , dans le vieux XXème siècle, la très gentille expression les sauvageons de M. Chevènement, décrivant  une jeunesse mal éduquée et peu scolarisée alors que  SOS racisme utilisait en boucle les mots black, renoi, beur et rebeu - qui ont eux,  de vraies connotations racistes.
Croyait-on alors que le détour par l’argot serait la panacée ?  Au contraire,  cela n’a fait qu’attiser des formes insoupçonnées de haine entre les uns et les autres et envers les gaulois,  jambon beurre,  les porcs…  etc. (propos “abjects” ou “racistes” ?). 

Infantilisante  et éminemment  dangereuse, la haine  s’est imposée ainsi depuis une vingtaine d’années, avec une extrême violence dans certains textes ” rappés “**, comme seul et unique message à communiquer à la jeunesse. Et l’on  n’entend malheureusement pas les organisations moralisatrices ci-dessus nommées, se prononcer pour condamner de telles paroles. 
 
Alors la casquette ? racisme ou évocation d’un temps où les hommes soulevaient poliment leur casquette par la visière pour dire  bonjour… tout comme ils soulevaient leur chapeau ? Alors le verlan ?  je soutiens qu’appeler une femme une meuf est tout simplement de la muflerie… 

Mais  … se ralliant à la casquette à l’envers, la gauche unanime a vertueusement qualifié  ”le débat [sur la casquette ?] de dangereux pour la cohésion nationale” et réclamé  son  arrêt.
A noter que la gauche échoue comme la droite,  dans les villes où les mots fête populaire du 14 juillet  et réjouissances de fin d’année  sont remplacés par les mots nique ta mère et voitures brûlées ; et qu’elle ferait bien aussi d’en débattre*** pour y voir clair derrière les querelles de vocabulaire.

L’élite intellectuelle (?) avec  M. Jean Rouaud**** nous assure par ailleurs sans barguigner que ” La nation a fait son temps ! “   car il a trouvé ” deux suspects “ : ”  la République et le citoyen “  ainsi que la non moins ” suspecte ”  Marseillaise  des volontaires de Valmy.   
   
Personnellement, par grand beau temps, je préfère la visière devant …  alors le doute me vient, et si M. Moussaoui me trouvait raciste ?  Surtout  si comme en France tout se termine par des chansons, je venais à fredonner : ” As-tu vu la casquette, la casquette, as-tu vu la casquette des sauvageons ? “ 

 Allons  !  Il n’y avait  pas de quoi fouetter un chat  avec une visière de casquette !  

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*  d’après l’article de Sophie Landrin Le Monde 17.12.09
** Les auteurs se reconnaîtront. Larsen n’est qu’ un cas parmi beaucoup d’autres – Larsen, une pensée trop ” haschée “, trop ” rappée “  
*** et mieux que ne sait le faire le député N. Mamère avec son lamentable  bras d’honneur devant l’Assemblée nationale.
**** écrivain  Le Monde  13/14.12.09

voir aussi sur le même sujet  Black, Blanc, Beur, une erreur ?    (novembre 2008)

Et revenons vers le poète  Victor Hugo en mai 1870

” Je suis des bois l’hôte fidèle,
Le jardinier des sauvageons,
Quand l’automne vient, l’hirondelle
Me dit tout bas : Déménageons.

Après Frimaire, après Nivôse,
Je vais voir si les bourgeons frais
N’ont pas besoin de quelque chose
Et si rien ne manque aux forêts. “…

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27 décembre 2009

L’une à Kandahar, l’autre à Evry

                          

L’une  Shamsia* est afghane et musulmane ; elle a été vitriolée sous sa burqa à 16 ans parce que les talibans,  non seulement étouffent les jeunes filles sous un linceul, mais leur interdisent d’aller  à l’école.

L’autre Christelle**est française ; elle a suivi le cursus scolaire normal, puis s’est convertie à l’islam à 18 ans, et Soraya désormais, sort rarement  de chez elle ou bien sous une burqa noire  et avec des gants noirs ; et pour parler de la scolarité de son enfant, elle se présente ainsi devant le professeur.

L’une  a aujourd’hui 18 ans, ne songe qu’à son devoir de citoyenne : continuer ses études en bravant la charia des talibans qui brûlent partout les écoles de filles.

L’une veut  se cultiver, apprendre un métier,  devenir avocate …

L’autre arrête de travailler, se confine volontairement dans son appartement. Elle a lu le coran et pense qu’elle imite avec le voile intégral “les femmes du prophète” !  
  
L’autre  dit qu’elles’épanouit ” sous sa burqa parce que cela la protège, non pas de la violence des talibans – fort heureusement pour toutes les femmes et les fillettes d’Evry, il n’y a pas encore de talibans dans la préfecture de l’Essonne -  mais du regard concupiscent - d’après elle – des hommes d’Evry.

L’autre se demande comment font les autres  femmes pour vivre à Evry en voyant des hommes qui les regardent. Qu’elle se rassure, c’est une habitude très ancienne dans ce vieux pays car déjà à Evry- Petit- Bourg, au XXème siècle, mais aussi au XIXème, au XVIII ème etc.,  les hommes regardaient les femmes et vice versa. 
 
Et, à ces époques-là, il n’y avait dans Evry-Petit-Bourg qu’une petite église…  alors qu’ ont surgi des anciens champs de blé, géantes, immenses, une cathédrale et une mosquée  ;  la religion,  contrairement à ce que proclament les évêques et les imams, n’adoucirait donc pas les moeurs ? 

L’une veut se battre et résister pour reconstruire son pays, le libérer de la barbarie des talibans qui sont les ennemis de son peuple.

L’autre s’isole de sa propre famille,  s’emprisonne dans un dogme religieux contraignant, et se plaignant qu’en France “ l’égalité hommes-femmes n’existe pas “, elle renonce à tous ses droits et à ses devoirs de citoyenne en se soumettant aux imams salafistes. Pense-t-elle trouver l’égalité hommes-femmes dans les Etats théocratiques islamistes ?

L’une affronte fièrement la vie avec un courage et un espoir immenses ;  l’autre choisit craintivement l’isolement sans avenir, dans une soumission religieuse archaïque, quitte à  renoncer à son identité de jeune Française et à une vie sociale normale.

Si Soraya d’Evry voit  la burqa comme  un moyen d’échapper  à la violence  des agresseurs , on devine ce  que lui répondra  Shamsia de Kandahar.

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* Retrouver Shamsia dans Ecoles, un tableau noir reportage de Gilles Jacquier Envoyé spécial 
Ce reportage a reçu le Grand Prix Jean-Louis Calderon au Scoop d’Angers 2009  (Festival International du Journalisme)
voir ma note Les talibans et l’enfance sacrifiée
** citations des paroles de Christelle-Soraya en italique d’après l’article de  Stéphanie Le Bars  Le Monde 17.12.09

19 décembre 2009

La répugnante recette de la cocaïne

             

 ” Quand les gringos  vont voir comment on fait la drogue, ça leur passera l’envie d’en prendre ! 

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Alors pour les fêtes de Noël et de fin d’année faire confiance à la drogue qu’ont concocté  les paysans esclaves des mafieux internationaux, les grossistes et leurs revendeurs en (Ile-s de) France, ce serait choisir d’être les dupes d’apprentis sorciers qui trompent, abusent et nuisent, en faisant payer aussi cher à la santé publique qu’à la démocratie tant il y a de risques de dépendance, de maladies mentales  et de corruptions.

Mécontent   En effet ce n’est pas pour la bonne santé des gringos  que les chefs des cartels de la drogue font appel à des empoisonneurs dont les recettes épouvantables sortent tout droit des chaudrons de sorciers ;  d’infâmes mélanges de  feuilles de coca avec du kérosène et de la chaux, puis avec de l’ammoniaque, de l’acide sulfurique et  de l’acide chlorhydrique, sans oublier l’éther et  l’acétone.

Mais la cuisine n’est pas finie car il faut continuer à changer la poudre en  euros, en grosses voitures, en armes – de guerre,  en sociétés mafieuses ou en tourisme de luxe etc.  Le grossiste   la ” coupe “  avec sa propre sauce exécrable à laquelle ses revendeurs ajouteront leur touche peu ragoûtante…  sans parler de celle qui provient du transit intestinal des passeurs…

Au menu de la ” coupe “, des médicaments, des antiparasitaires, de la peinture, de la mort-aux-rats et même de la fibre de verre pour faire saigner le nez qui renifle. 

Mécontent     J’en conclus que si cette drogue a toujours été, selon la formule consacrée, ” l’apanage de la jet-set ”  et ” la drogue préférée des stars “, ou la machine à faire fonctionner “ l’élite “,  c’est  que les unes et les autres ont depuis longtemps très mauvais goût, une absence totale d’esprit critique, et des relations plus que douteuses.             

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* Témoignages recueillis par les journalistes de France 3 Pièces à conviction Cocaïne, au coeur du trafic 16.12.09

MILDT   cocaïne   Si les dealers disaient la vérité

2 décembre 2009

Ou comment être bobu(e) …

    

            Etre bobu(e)* à Paris, c’est épuisant. Passe encore d’avoir  hanté  les coulisses de la fashion week,  mais  il faut  aller shopper !

Waou ! Les fashionistas hyper 80’s aiment la chemise bucheron (sic) tendance sexy . Très star, celle qui a tourné dans le téléfilm ” Les bobonobos ;-)  glamourise son jean. Et pour les petites lolitas, l’hiver sera flashy. Tout est so trendy. Rien de tel qu’un total look noir pour acheter des must have.

Heureusement on pourra souffler,  dans un repaire hot mode de la capitale.  C’est cool    ;-)

Cependant, ne pas s’attarder. Il faut faire vite  en ce début décembre  pour être vu au grand tasting  et se faire voir à la semaine du fooding  où vous attendent des plats limite beurk   …   qu’importe, le bobu parisien adore le follement trash

              Tout cela est si glamour, tellement  feeling…Et le bobu, comme en écho se répète sur Le Monde Télévisions  13/14.12.09 avec  les fashionistas de Bertrand Legendre : ” Elles sont incroyables, les fashionistas que l’on croise dans les rues de Paris ** : punkettes, bobos chics, ethniques, lolitas, bling-bling, girly…(…) A qui le look le plus étourdissant, la palme d’or de la it girl, la fille la plus en vue ? … Elle est chou (…) avec son bibi arty… et son top à paillettes…”

 

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NB   
…  Mécontent Sans oublier le bobu  fonétik  de  France Inter avec Eclectik, celui de France Télévisions qui nous sature  de c dans l’air, de c à vous, de 7 à voirde c à dire, de c l’info,  avec son petit dernier :  c politique  de  Nicolas Demorand – sûrement parce que c’est politique  ferait trop politique, ou ne pourrait plus être lu correctement par  les bobos  [ premier invité : Lionel Jospin !] ?
             
et le bobu du SNUIPP -FSU ( Syndicat national unitaire des instituteurs,des professeurs des écoles et des Pegc) qui a remplacé la référence administrative du  Code Soleil par celle du Kisaitou !
… 
etc. etc.  et le lourd bobu argotique  qui confond  l’obscénité pesante et sexiste des chapelets de gros mots avec …  la  finesse d’esprit !

*  premier clin d’oeil sur le sujet dans la note Les bobos et les bobus 

          Mes sources pour cette note sont les publicitaires d’un grand magasin [ " le plus grand magasin du monde " nous dit Le Monde Magazine du 19.12.09] et ceux du business de la mode et des soirées parisiennes,  celles  où l’on reconnaît indubitablement son ou sa bobu(e)  grâce aux pompons sur son it bag !
1er mai 2010
Dans la version Printemps-été 2010 du magazine intitulé it mag  de ce ” grand magasin “ , “ l’édito ” commence avec  un Tadaam ! ( pour dire Bonjour - je suppose-  et plaire aux tas d’ânes bâtés, ces clientes auxquelles on sert de la bouillie de mots et du made in China ) et l”annonce du “ scoop make-up “, auquel cependant on a ajouté l’astérisque *  pour écrire maquillage. 

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 Pour se délasser du bobu niaiseux,  quoi de mieux qu’ un poème de Charles Baudelaire : 
                 
A une passante 

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté  
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? 

Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

26 novembre 2009

Perles de Culture

   Note complétée le 14 juillet 2010       

                      Entendu sur France Culture le 25.11.09 :

 ” J’estime que les minorités ont vocation à s’organiser en France : les femmes, les minorités visibles, les homos, les handicapés physiques …” Fallait-il en conclure que les femmes sont une minorité invisible ?

 Et alors comment ne pas repenser à l’émission  sur France 3 du 24.11.09 ” Ce soir ou jamais – l’actualité vue par la culture ” de F. Taddeï où, sur le plateau, un guignol, un clown, un écrivain et un  journaliste s’exprimaient en mâles ” dominants ” sur les femmes battues coupables d’être …  victimes,  se défendant  contre   cette minorité devenue visible - avec ses ecchymoses - de la minorité  invisible…   
…..à laquelle il faudrait  - si l’on obéissait au dieu des intégristes -  joindre  les  femmes ensevelies sous la burqa………                    
                

Si  le statut de la  la femme dans le monde est l’avenir de l’humanité, cela ne se voit pas encore !
Déjà, en France  avec la parité à l’Assemblée nationale et au Sénat, ne pourrait-on pas redonner au jeune XXI ème siècle quelques lumières ?                                  Entendu sur France Culture le 12.07.10                

 

Laure Adler  (Hors Champs)  pose à  Abdou Diouf  (Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie – Ancien Président de la République du Sénégal)   la question suivante :
 - “  Vous souvenez-vous de cette première fois où on vous a donné un dictionnaire Lavisse ?

-  Abdou Diouf : ” On m’a donné un livre d’ Histoire d’ Ernest Lavisse. J’étais dans les premières classes de l’école primaire (…)

-  ” Pas beaucoup de “ black ” (sic) dans toute cette galerie de portraits de Lavisse “  rétorqua Mme Adler, pour laquelle le mot black doit être beaucoup moins noir en France que le mot noir  qui risquerait de la  faire accuser de racisme ; comme s’il  fallait renier son histoire depuis des milliers d’années et comme si le mot noir était à lui seul une injure et non pas la fierté d’un continent.  

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19 novembre 2009

C’est un peu court jeune homme !

  ” Etre français, c’est avoir sa vie en France, et rien de plus “ *  

Cher Hamé,

” C’est un peu court jeune homme ” aurait dit Cyrano de Bergerac sous la plume d’ Edmond Rostand ! Mais vous avez raison,  il y a être Français en ayant ” sa vie en France “,  avoir poussé  comme un bourgeon  et être devenu rappeur ; et puis il y a  être citoyen français – quelles que soient nos origines, notre religion ou notre absence de religion- ce qui nous demande à toutes et à tous, et surtout aux politiques, aux chefs religieux,  aux ultra-riches des paradis fiscaux et aux  banquiers calamiteux, aux grands patrons du commerce et de l’industrie (quand on sait que les patrons des industries textiles, métallurgiques, de raffinage etc. ferment toutes leurs usines en France )  beaucoup plus.

Mais  comme vous vous pensez plus enfant d’immigré  que  citoyen français, le débat sur l’identité nationale  vous fâche. Vous sentez des odeurs marécageuses, et ” une créature qui s’extirpe de la vase (…) armée d’un rameau de ronces au bout d’une main sèche [va] flagellant l’éparpillement identitaire et éructant des mots vieux, épris et pétris d’haleine chauvine “. Vous avez peur d’un “ blanc-seing collectif à l’apartheid qui vient “.  En fait, avec ces métaphores vous participez avec fougue et talent  au débat, et je vous en remercie car vous savez que vous  avez des droits et des devoirs, vous les exercez en tant que citoyen français.

C’est votre liberté d’expression qui est imprimée dans le journal. Et je me souviens que cette précieuse liberté d’expression  a failli être ôtée à la presse en 2007 avec le procès intenté par le CFCM contre  Charlie Hebdo**.  Le candidat  à la présidentielle Nicolas Sarkozy – initiateur de la création du CFCM – avait pris alors une position courageuse quand, dans la presse nationale le silence régnait déjà. 
Il a été réaffirmé haut et fort qu’en France les chefs religieux ne  pourront pas bâillonner notre droit d’expression. ” L’ éparpillement identitaire ” et ” l’apartheid ” ne sont que les conséquences du communautarisme et ses lois religieuses voulant supplanter les institutions et les lois républicaines.

           Nous pourrions revenir ensemble sur nos origines, sur nos ancêtres,  et nous retrouverions notre berceau commun en Afrique, celui de notre espèce humaine sur terre. Nous pourrions revenir aussi sur la pauvreté des nos ancêtres. Mais si,  ni vous ni moi ne pouvons changer le passé  colonial – les Gaules ont été des colonies romaines, ou l’histoire - l”esclavagisme et le servage en terre chrétienne comme en terre musulmane,  nous avons pu, vous comme moi, grâce à l’Ecole  laïque, apprendre à mieux parler, à bien lire, à écrire, à nous exprimer, de telle façon que nous pouvons participer ensemble à un débat d’idées en langue française. 

Il aura fallu en France quatre révolutions, quatre pathétiques sursauts populaires 1789, 1830, 1848, 1871 – toujours récupérés politiquement par la bourgeoisie - pour que les plus pauvres aient le droit d’apprendre  à lire et à écrire les trois mots de la devise républicaine. 
Ces mots de   liberté. égalité. fraternité. représentaient alors comme maintenant, un idéal . Ils allaient servir aux  débats politiques  des siècles suivants,  ils éveilleraient les consciences, ils susciteraient des vocations,     bref, ils fabriqueraient de la citoyenneté en marche.                   

Alors pourquoi avoir peur  de parler ensemble de la loi républicaine et laïque ?  Depuis plus d’un siècle cela fait débat avec l’église catholique, alors il faut bien que les représentants de la religion islamique en France y participent également. L’idée de substituer les lois islamistes aux lois françaises  est bien le sujet central de la discussion mais faudrait-il alors rétablir aussi la peine de mort ?

L’histoire de France a  transformé notre pays de monarchie de droit divin en république laïque. La France n’est pas comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Arabie Saoudite. Dieu n’est pas dans l’hymne national, ni dans la constitution, ni sur le drapeau. Dieu n’est pas avec la République française, dieu ne bénit pas le président, dieu ne bénit pas la nation française.   

 

             Apprendre à se parler, c’est pouvoir commencer à se comprendre et à se faire confiance. 

             Bienvenue  !

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*  Hamé   ( Mohamed Bourokba)  Rappeur du goupe La Rumeur Le Monde 15/16.11.09
** Conseil Français du Culte Musulman     cf. la note C”est dur d’être aimé par des cons
 NB Le film de Souad EL-Bouhati Française avait en 2008 illustré le sentiment très fort d’appartenance  au pays de l’enfance.  Sofia, ” enfant d’immigrés “, née en France, doit partir au Maroc avec ses parents. Elle n’aura dès lors qu’une  seule idée en tête…………….. 

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9 novembre 2009

Identité nationale : “Néant” ?

                            Fable                       

Cette année-là, pour plaire à une certaine élite intellectuelle, l’administration française  imprima  sur notre carte de non-identité nationale, à la rubrique nationalité le mot ” Néant “. 

Notre drapeau non-national devint un rectangle vide, vite arraché par le vent pour le plus grand plaisir de ceux que les mêmes couleurs depuis 220 ans ennuyaient .

Notre hymne non-national fut composé rapidement à l’aide d’enregistrements de vociférations et de sifflets.

 Notre  langue non-nationale  devint  le  “ bobu  fonetik ” [sans accent aigu pour faire non français].

Tout cela réjouit si fort les francophobes de l’intelligentsia *qu’ils instituèrent une grande fête de carnaval non-national  le 1er avril pour rappeler au bon peuple que son histoire de France n’était plus politiquement correcte, que la laïcité était une invention d’un autre siècle et qu’il faudrait désormais  faire une croix ou un croissant dessus.

Comme aucun texte de loi n’était écrit en bobu  fonetik, on supprima la constitution, le gouvernement et le parlement. On décréta  que comme  la loi du plus fort et la loi du talion étaient les meilleures depuis des milliers d’années, étant  celles que les brutes ignorantes** comprenaient le mieux, on  pourrait en toute liberté s’entr’égorger pour avoir le pouvoir.

De même, comme ni les textes  littéraires, ni les textes scientifiques, ni les manuels scolaires n’étaient rédigés en bobu fonetik,  l’interdiction d’apprendre à lire pour les enfants et de lire les textes en français pour les adultes fut décrétée. On donna congé définitivement aux élèves et aux étudiants afin qu’ils puissent adorer le dieu  de la télévision commerciale, le dieu de la musique commerciale, tout en sacrifiant au dieu du pain rond, de  la viande hachée et du liquide marron et sucré, sans oublier les offrandes aux dieux des jeux vidéo de guerre et de destruction de la planète, et aux dieux des mafieux du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne …..  histoire d’attendre le dieu qui ne saurait tarder, le dieu des terroristes aux longs poils…

                         ________________________________

           Moralité   Ne nous décourageons-pas, le pire n’est jamais sûr… ;-)                    

… petite fable inspirée par l’entretien de Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS avec Gaïdz Minassian intitulé : ” Il n’y a pas d’identité française. “  (Le Monde.fr  6.11.09)… et le commentaire de sociologue hilare en réponse à mon premier commentaire

* Selon l’étymologie serait francophobe celui ou celle qui a peur de l’identité française, de la langue française.
** brutes ignorantes fort nombreuses si l’on devait en croire ci-dessous sociologue hilare

          08.11.09 | 9h

Ainsi l’élite intellectuelle nous dénierait le droit à l’identité française au motif que l’immigration politique et économique fait de la France un pays d’accueil. Apprendre la langue française et respecter les devoirs qu’imposent les droits de la loi républicaine laïque suffisent à faire un citoyen français.Evidemment, il faut le vouloir, il faut avoir ressenti qu’il y a dans notre culture et dans notre histoire un ferment de démocratie et de liberté ; il faut être fier d’y participer. L’ingénue.net


08.11.09 | 16h

C’est clair et net! Après Marcel Detienne il y a quelques temps, Jean François Bayart aujourd’hui. Le Monde fait des efforts pédagogiques pour les dangereux ingénus de tout poil c’est bien! Questions à l’ingénue.net : les contrevenants au code de la route, les fraudeurs, les délinquants et criminels de tout poil qui ne respectent donc pas les lois françaises ne seraient donc pas compatibles avec votre “identité française”? Autant dire presque tous les Français. C’est si dur que ça de penser. Sociologue hilare

          09/11/2009 8h

@sociologue hilare En effet, c’est difficile d’obéir aux lois républicaines et de respecter les autres en France comme ailleurs. Mais alors pourquoi les leçons d’éducation civique et de morale révulsent-elles les grands esprits qui se disent citoyens de partout et de nulle part ?  Si rappeler la loi fait de moi une dangereuse citoyenne, vous admettrez qu’il m’est difficile de rire avec vous. L’ingénue.net

 
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NB  Les dominos ;-)

Je relis un passage du livre de Bernard Alexandre, qui, venant du Havre se pensera toute sa vie  comme ” Le horsain “  * – l’étranger en Pays de Caux.
Il est le “cuai ” (curé) du village de Vattetot et en 1946  il emmène ses ouailles en car à Lisieux. Il raconte  :
” Face au Carmel, sur une place, il ya, naturellement un café ( … ) Nous nous retrouvons, assis à quatre ou six, à des petites tables. Une serveuse ( … ) vient prendre nos commandes :
- Vous désirez ?
-  Dominos…
-  Des dominos ? Mais nous n’en avons pas…
Consternation des hommes : une messe qui n’est pas suivie d’une partie de dominos, est-ce vraiment une messe ? Le dimanche leur semble quasi gâché…
- Serait-ti qu’on n’serait plus en Franche ?
- Faut l’crai (croire)! “      

      …….    

*Plon Terre Humaine 1988

 

29 octobre 2009

Les paradoxes du sociologue et du recteur

                 

Malgré son extrême prudence Fahrad Khosrokhavar* nous le confirme : “ la burqa  n’a aucun ancrage dans les communautés musulmanes de la France où l’écrasante majorité est d’origine nord-africaine.
Voilà un consensus immédiat puisque dans l’histoire de France, le port d’un voile qui dissimulerait les cheveux et la beauté des femmes pour des raisons religieuses n’a absolument aucun ancrage. Mais à la question de Laura : ” Etes-vous pour ou contre la burqa ? “  F. Kosrokhavar répond par une habile esquive : ” Un simple foulard  me semble correspondre aux exigences de la loi religieuse dans une interprétation orthodoxe.” 

Il exprime ainsi sa demande  de ” reconnaissance conditionnelle du foulard ” par la République, en l’appuyant de son opposition à une loi sur la burqa. Autrement dit, le voile sous toutes ses formes deviendrait un piège, puisque cédant une première fois aux injonctions d’une loi religieuse fondamentaliste, la République laïque n’aurait plus par la suite qu’à subir la loi salafiste de la burqa. Le sociologue en oublie même qu’en France le président ne jure pas sur une bible et il nous cite (comme exemple ?) une conseillère aux affaires religieuses (sic) de Barack Obama portant un foulard à la Maison Blanche.

Son argumentation  paradoxale agite la menace de représailles : soit la République reste muette et sans loi devant la charia islamiste de la burqa  -alors  que “  l’expansion de la burqa n’est pas  totalement autonome  de celles des groupes fondamentalistes “- soit  la société française risque de subir à nouveau ” les formes extrêmes de fondamentalisme … des formes insoupçonnées de fondamentalisme… de ces groupes de néosalafistes [qui] ont renoncé, du moins jusqu’à nouvel ordre,  à la violence dans la lutte contre les démocraties européennes. “  Ainsi,  non seulement les terroristes d’hier et d’aujourd’hui  prendraient les femmes musulmanes en otages pour assurer leur ascension politique, mais il faudrait que notre société républicaine se laisse bâillonner par la menace de représailles !

Et le sociologue persiste qui affirme : ” l’argument d’une autorité religieuse dénonçant la burqa me semble plus dangereux que la burqa elle-même, parce qu’elle enfermerait le musulman  dans un rapport de soumission à une autorité religieuse “ ,  comme si  la burqa n’était pas une soumission dangereuse de la musulmane à une autorité religieuse.
D’autant plus qu’ il suggère  que ce soit justement des musulmanes,  celles qu’il appelle des “ républicaines en foulard [qui] puissent s’opposer à celles qui portent la burqa. “    Pourquoi l’opposition républicaine à la burqa des musulmanes laïques  sans foulard  et des  musulmans laïques  est-elle  ignorée du sociologue  ?
 Mécontent   Faut-il penser que les chefs religieux **ne sont pas ” républicains “,  qu’ils ont moins de courage que les laïques pour s’opposer à la burqa  ?  …  ou  pire encore que ce sont eux qui soufflent sur les braises ?          
                 

 Le sociologue démontre ainsi le paradoxe des responsables religieux quand ils nous accusent d’islamophobie  croissante  alors que c’est leur inertie croissante  qui laisse  le champ libre aux extrémistes intégristes endoctrinant les jeunes, les femmes, forces vives de  notre société  - ils s’en font ainsi leurs complices et ils le savent. 

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Notre anti-islamo-intégrisme décroîtra en fonction de leur courage à dénoncer l’intégrisme, en fonction de leur  respect des droits à l’identité et à l’égalité citoyennes des femmes musulmanes sur le territoire français.
En  nous prouvant qu’ils sont républicains, les responsables musulmans
quitteront enfin leur position paradoxale, pour permettre l’intégration, en toute loyauté, des musulman(e)s  dans la laïcité républicaine.    

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 *” chat ” débat en direct de Fahrad Khosrokhavar, sociologue, directeur d’études à l’EHESS /propos en italique / Lemonde.fr 21.10.09

** Betoula Fekkar-Lambiotte (La double présence Seuil 2008) a démissionné du CFCM en février 2003 parce qu’elle refusait de voir la majorité laïque des musulmans de France ” représentée ” par les obscurantistes de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) / Marianne 26.03.07
 
                             NB             28 octobre 2009  

Lors de son audition devant la commission parlementaire * sur la burqa présidée par André Gérin, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur a fait également usage du paradoxe pour son argumentation. Au motif de l’absence de vigilance du gouvernement français face à ” la montée du fondamentalisme “,  il a déclaré  qu’il était “ trop tard ” pour lutter contre le voile intégral. Ce serait la conséquence de  ” l’aboulie** générale ” de la société française. 

Etait-il  trop tard  le 15 mars 2004 quand, sous le gouvernement Raffarin avec François Fillon comme  ministre de l’Education nationale, une loi  fut promulguée  interdisant “ en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, [pour marquer] la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. “
Il n’était pas trop tard en 2004 et le gouvernement français n’a pas été aboulique puisqu’il a réaffirmé sa volonté.

Etait-il  trop tard  en 2007 pour que Dalil Boubakeur affiche sa volonté de ” construire un islam de France “,  défende le droit à la liberté d’expression, et s’oppose aux fondamentalistes du CFCM et de l’UOIF ? Il n’était pas trop tard et pourtant il s’est  joint à eux dans leur procès perdu contre Charlie Hebdo.

         Cher M. Boubakeur, c’est vous qui ne voulez pas affronter les fondamentalistes, vous parlez de traiter  le port de la burqa ” au cas par cas “. Avez-vous imaginé ce que cela signifie ? Comment ces femmes se rendront-elles seules, librement à l’entretien ?  Elles ne peuvent ni passer le permis ni conduire. Elles voient mal, entendent mal et on les entend mal. Elles refuseront d’enlever leur burqa parce que leurs imams salafistes le leur auront interdit. Elles ne pourront pas prouver leur identité. On ne pourra pas savoir si elles souffrent, si elles sont maltraitées voire droguées ou terrorisées. etc. et ce sera le retour à la case fondamentaliste, les extrémistes auront juste encore gagné du temps. 
 Dernier paradoxe, vous parlez d’une  ” loi de sécurité publique “ - comme celle sur le port de la cagoule pour les truands et les émeutiers. S’il est vrai que les terroristes islamistes, en obligeant les femmes à porter la burqa,  se donnent le moyen criminel en  se cachant eux-mêmes sous des burqas, de transporter des  armes, des ceintures d’explosifs, de la  drogue etc., serait-il trop tard aussi pour vous,  de reconnaître qu’elle ne sont que les innocentes  victimes du fondamentalisme, et non les coupables ?

 Il n’est pas trop tard pour la loi républicaine parce qu’elle éclaire l’avenir, parce qu’elle peut rétablir à chaque fois qu’il est violé, le droit des femmes à vivre en France égales aux hommes, sans marquage religieux sexiste, infâmant et invalidant. L’Assemblée nationale et le gouvernement Fillon  auront la volonté de légiférer à nouveau pour qu’aucune religion ne vienne en France faire la loi, pour que les musulmanes comme les autres, aient le droit à l’identité citoyenne et le devoir de respecter  l’égalité laïque.

” La bête immonde est toujours féconde “, elle a pris la forme du fondamentalisme et de l’intégrisme islamistes. Il n’est pas trop tard pour la vaincre. 

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* Lemonde.fr et AFP
** perte de la volonté  (Grand Robert de la langue française)
Cette note ainsi que  la précédente, L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa, ont été envoyées à M. André Gérin, député PCF du Rhône et président de la commission parlementaire sur la burqa.         

20 octobre 2009

L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa

 
             Lorsqu’en 2007, le journal Charlie Hebdo gagna le procès *que lui avaient intenté  le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la  Grande Mosquée de Paris, ce fut au nom du droit inviolable de la liberté d’expression ; mais au soir du procès, comme un déni toujours renouvelé de la loi républicaine, des menaces de mort furent adressées à Philippe Val, alors directeur du journal.

On se souviendra aussi qu’en 2004 avait été rappelé haut et fort,  le principe inviolable de la  laïcité à l’école, au collège, au lycée et à l’université. L’interdiction du port d’insignes et de vêtements religieux garantissait, avec la suppression de tout affichage et  prosélytisme religieux,  le retour à l’espace libre et citoyen dans l’enseignement public.

Mais nous aurions eu tort de penser que cela suffirait pour redonner à l’espace public cet égal respect citoyen des croyances et des non croyances. De subversions en attentats terroristes,  des  chefs religieux musulmans fondamentalistes salafistes ou talibans **,  se réclamant d’un islam intégriste  haineux et dominateur,  édictaient alors  pour les femmes  une charia ( loi divine ?) qui portait atteinte à leur droit à l’ intégrité physique et morale, à leur identité d’être humain, à leur droit à l’éducation et à tant d’autres droits. Pour ces criminels, les femmes devaient devenir d’ invisibles esclaves encore plus ignorantes qu’eux,  sous la menace constante des coups, des jets de vitriol et de la lapidation. Et le voile sous toutes ses formes que les intégristes islamistes voulaient imposer aux jeunes adolescentes françaises, n’était pour eux que le précurseur de la burqa, le précurseur de la disparition des femmes du monde des vivants. Pour les intégristes islamistes,  la burqa,  la soumission ou la mort sont les seuls droits des femmes. 

           Mais innombrables par le monde sont celles qui résistent  bravement  à cette fureur  intégriste. Parmi les plus admirables, j’aimerais citer les jeunes filles et les femmes afghanes :  Shamsia,  Habiba Sarabi ***, gouverneur(e) de la province de Bamiyan depuis 2005,   Sabrina Saqeb *** députée,  Zarmina, Zakia, Jamila***  …

Elles se souviennent toutes de la férocité du régime islamiste des talibans (1990-2001). Zarmina raconte : ” J’étais au marché. J’ai soulevé quelques instants ma burqa pour mieux regarder les aliments sur les étals. Des vigiles talibans m’ont aussitôt frappée. “   Mais la situation actuelle est toujours insupportable,  puisque “ à  15 km de Kaboul, si une femme n’est pas vêtue de la burqa, elle est menacée par les intégristes. “  dit Jamila  ; et puis un peu partout, comme dans la province de Kandahar, les écoles de filles sont  incendiées par les talibans.

 Alors que la France intervient en Afghanistan pour (re)construire un état démocratique,  hors de l’emprise des talibans, on comprendrait mal  que l’actuelle commission  parlementaire (présidée par André Gérin) sur le port du voile et de la burqa dans l’espace public  puisse  imaginer, un seul instant,  des jeunes filles et des femmes privées de leur identité,  soumises en France à la charia des mêmes  talibans. D’ailleurs les députés le  savent, les théologiens le leur ont confirmé, le port du voile et de la burqa n’est pas une prescription du coran.   Et  Tarek Oubrou**** ajoute que voile et burqa ne sont ni des  objets cultuels  ni des  symboles de sacré ;  et en conseillant aux femmes, non sans humour, de mettre leur foulard dans leur poche, il rejoint notre conception républicaine de  la laïcité respectueuse de l’autre  dans l’espace public.

Alors que le statut des femmes dans les religions monothéistes est toujours inférieur à celui des hommes, et alors que c’est la gloire de la réflexion de notre humanité en marche que d’avoir commencé à les rétablir dans tous leurs droits, des responsables musulmans dénoncent une  islamophobie croissante. Le mot ” islamophobie ” littéralement ” peur de l’islam ” me semble inapproprié ; je lui préfèrerais l’expression ” anti-islamo-intégrisme ” qui est refus du terrorisme politique islamiste, refus de ses charias et de sa barbarie.

Alors, plutôt que de jouer aux victimes, ces responsables musulmans seraient mieux inspirés en communiquant à leurs fidèles un respect inconditionnel de la laïcité et de l’égalité citoyenne femmes/hommes – sans le voile et sans la burqa – comme preuve décisive de leur bonne foi, et de leur islam ” apaisé “, sans lien d’aucune sorte avec les intégristes. C’est à ce prix-là que la confiance sera retrouvée.

Laisser croire aux fanatiques religieux terroristes que l’on tremble devant eux serait un piège fatal pour notre démocratie, le piège du repli religieux identitaire qui construit les ghettos, qui empoisonne le dialogue social. La charia islamiste sur la burqa n’a aucune légalité dans notre pays républicain. De même que nous ne transigerons pas sur le droit de la liberté d’expression, il nous faudra être inflexibles sur le droit inviolable de l’identité de l’être humain et de l’égalité citoyenne sans le voile et sans  la burqa. Il y va de la paix sociale, républicaine, tout simplement.

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Cette note est parue -moins détaillée - dans les Chroniques d’abonnés (Lemonde.fr  22.10.09 ).

*     Charlie Hebdo, le procès des caricatures 

**   Les talibans et l’enfance sacrifiée  

***Habiba Sarabi La gouverneur(e) afghane  article de Frédéric Bobin (Le Monde 25.08.09)  / Sabrina Saqeb, députée à la pointe du combat des femmes en Afghanistan article de F. Bobin (Le Monde 13/14.09.09) / Zakia, Jamila et les autres : des Afghanes entre désillusion et espoir article de F. Bobin (Le Monde 19.08.09
****  propos de Tarek Oubrou, imam de Bordeaux recueillis par Stéphanie Le Bars  (Le Monde 16.10.09)

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