Encore quelques jours pour nous saisir d’une parcelle de pouvoir

 3 mars – 5 mars  –   7 mars   – jeudi 12 mars 2020


Il en est encore temps …  jusqu’au 12 mars 2020 à minuit.

 

Cette parcelle de pouvoir que nous octroie la République française, nous la devons aux députés et aux sénateurs qui ont fait enregistrer par la Présidence de l’Assemblée nationale, le 10 avril 2019 :
une Proposition de loi visant  à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris (ADP).

C’est à l’initiative du  Sénat qui, le 9 avril 2019, « lors de l’examen en nouvelle lecture du projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises, dit « PACTE », a adopté, par 191 voix pour et 50 voix contre (…) une motion tendant à opposer la question préalable sur ce texte. En conséquence, il n’a pas adopté le projet de loi.  

« Cette motion a été présentée, au nom de la commission spéciale, par ses rapporteurs Michel Canevet, Jean-François Husson et Élisabeth Lamure, qui estiment :
que « ce texte, au regard de l’objectif qui lui était fixé, devait favoriser la croissance et la transformation des entreprises, en les libérant de certaines contraintes, en simplifiant leur environnement et en accompagnant mieux leur développement [et] aurait pu rassembler une large majorité dans chacune des deux assemblées, sur des mesures utiles » ;
mais que « ces dispositions […] sont apparues secondaires par rapport à la question du désengagement de l’État du capital des entreprises Aéroports de Paris et la Française des Jeux [qui] constitue le principal obstacle à la poursuite d’un échange utile et fructueux entre les assemblées » ;
et par conséquence qu’ « examiner le projet de loi issu des travaux de l’Assemblée nationale en nouvelle lecture ne permettrait donc pas d’aller plus loin dans la recherche de compromis et de dispositifs plus équilibrés entre les deux assemblées sur les différents volets du texte » (1).

On connaît la suite : la loi Pacte, qui contient la privatisation d’ADP, a été adoptée à l’Assemblée nationale, le jeudi 11 avril 2019 – après le refus d’adoption de la loi par le Sénat le 9 avril 2019.
 M. Macron a réussi à privatiser ADP, avec 147 voix pour [sur 577] et 50 voix contre. (2)

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C’est ainsi que face au pouvoir-en-marche de M. Macron,  il nous faudrait à nous, simples citoyens, pour gagner cette parcelle de pouvoir,  être le 12 mars 2020 :   4,7 millions  
à avoir soutenu cette proposition pour que le gouvernement organise un référendum.

On a déjà dépassé le million (3) pour ce référendum d’initiative partagée et  déjà on en est fier  !

 Mais on peut  faire encore mieux d’ici jeudi 12 mars 2020.

C’est simple : il suffit d’avoir sa carte d’identité, et de repérer le numéro,
avant de cliquer sur le site  référendum d’initiative partagée

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L’Assemblée nationale, a refusé en nouvelle lecture, les 14 et 15 mars 2019,  l’apport du Sénat sur la suppression  des dispositions relatives à la privatisation de La Française des jeux et d’ADP (Aéroports de Paris).
   ⇒   Lors de sa Session ordinaire de 2018-2019 le jeudi 14 mars 2019 :
Cf. Compte-rendu de la séance du jeudi 14 mars 2019
 Deuxième séance  Privatisation d’ADP (appelé par priorité – suite) fin à 20h.
Cf. Compte- rendu de la séance du jeudi 14 au vendredi 15 mars 2019
Troisième séance  (21h30 à 6h).
Suite de la discussion, en nouvelle lecture, du projet de loi relatif à la croissance et à la transformation des entreprises.
  VOTE SUR L’ENSEMBLE de la Loi Pacte et donc pour la privatisation d’ADP :

Nombre de votants          45      Nombre de suffrages exprimés   42
Majorité absolue             22    Pour l’adoption    27   sur    577 députés   Contre 15

Cf. France 24 avec Reuters et AFP. 11 avril 2019
Le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de loi Pacte et sa mesure la plus controversée, la privatisation du groupe Aéroports de Paris, contre laquelle un référendum d’initiative partagée (RIP) est enclenché. 


3
Le Figaro avec AFP 8 janvier 2020
 Référendum ADP: 1.057.000 soutiens enregistrés au 8 janvier 2020

On notera le silence si peu républicain et tellement complice de tous les médias audiovisuels du pouvoir- personnel-en-marche de M. Macron … sur ce référendum … depuis 9 mois. 

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La magnifique solidarité avec les grévistes depuis le 5 décembre 2019

24 janvier 2020  complétée le 28 janvier 2020

//Silence assourdissant sur l’Avis du Conseil d’État, dans les médias audiovisuels du « pouvoir personnel » de M. Macron//  

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À l’Élysée,
le 24 janvier 2020 à 10h,   présentation du « système universel (sic) de retraite en conseil des ministres.

En France :  « Après six semaines de mobilisation, l’intersyndicale a lancé un appel à « une journée massive de grève et de manifestations » le 24 janvier 2020, en réclamant le retrait du texte ». (AFP)

Lire dans Le Parisien.fr du  24 janvier 2020 de 10h à 20h  « Réforme des retraites : au 51ème jour de grève et de manifestations,  mobilisation en hausse à Paris et dans toute la France

Annonce à 13 heures, le 24 janvier 2020 : « Près de 3 millions d’euros pour la cagnotte du pot solidaire ». La cagnotte organisée par Info’Com CGT pour venir en aide aux grévistes a atteint depuis le 5 décembre, 2 961 204 euros. »

Même le Conseil d’État est solidaire :  (1) 

Extraits :
« 1. Le Conseil d’Etat a été saisi le 3 janvier 2020 d’un projet de loi organique « relatif au système universel de retraite » et d’un projet de loi « instituant un système universel de retraite ». (…)
I. Considérations générales / Organisation des textes et conditions de saisine du Conseil d’Etat

3. (…) L’étude d’impact initiale qui accompagne les deux projets de loi est apparue, pour certaines dispositions, insuffisante au regard des prescriptions de la loi organique n° 2009-403 du 15 avril 2009. Le Conseil d’Etat rappelle que les documents d’impact doivent répondre aux exigences générales d’objectivité et de sincérité des travaux procédant à leur élaboration et que chaque document élaboré pour un article ou groupe d’articles doit exposer avec précision tous les points énumérés à l’article 8 de la loi organique du 15 avril 2009. À la suite d’observations du Conseil d’État, le Gouvernement a, le 15 janvier, complété et approfondi l’étude d’impact initiale sur plusieurs points, notamment en ce qui concerne les projections financières de la mise en œuvre de la réforme (…).
Toutefois, le Conseil d’Etat constate que les projections financières ainsi transmises restent lacunaires et que, dans certains cas, cette étude reste en deçà de ce qu’elle devrait être, de sorte qu’il incombe au Gouvernement de l’améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement, en particulier sur les différences qu’entraînent les changements législatifs sur la situation individuelle des assurés et des employeurs, l’impact de l’âge moyen plus avancé de départ à la retraite, qui résulterait selon le Gouvernement de la réforme, sur le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux. (…)

5. 
Pour novatrice et fructueuse qu’elle puisse être, cette démarche [de concertation] ne saurait dispenser le Gouvernement de faire procéder en temps utile aux consultations auxquelles les projets de loi sont soumis eu égard à la nature des dispositions qu’ils édictent. Or le Conseil d’État relève que la saisine des organismes qui doivent émettre un avis s’est effectuée tardivement, après que le projet de loi lui a été transmis et la plupart du temps selon les procédures d’examen en urgence. Si la brièveté des délais impartis peut être sans incidence sur les avis recueillis lorsqu’ils portent sur un nombre limité de dispositions, il n’en va pas de même lorsque la consultation porte sur l’ensemble du projet de loi, tout particulièrement lorsque le projet de loi, comme c’est le cas en l’espèce, vise à réaliser une réforme de grande ampleur. Au surplus, compte tenu de la date à laquelle ces avis ont été rendus, la possibilité pour le Gouvernement de les prendre en compte est extrêmement réduite, y compris au stade de l’examen par le Conseil d’État, stade auquel au demeurant auraient déjà dû être intégrées les modifications pouvant le cas échéant en résulter. 

6. Le Conseil d’Etat souligne qu’eu égard à la date et aux conditions de sa saisine, ainsi qu’aux nombreuses modifications apportées aux textes pendant qu’il les examinait, la volonté du Gouvernement de disposer de son avis dans un délai de trois semaines ne l’a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l’examen auquel il a procédé. Cette situation est d’autant plus regrettable que les projets de loi procèdent à une réforme du système de retraite inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social. Il appelle l’attention du Gouvernement sur la nécessité d’assurer le respect de méthodes d’élaboration et de délais d’examen des textes garantissant la qualité de l’action normative de l’Etat et souligne l’importance de cette recommandation pour l’examen des nombreuses ordonnances prévues par les projets de loi. » (…)
lire  suite des extraits – note 1

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                    Comment ne pas saluer la magnifique solidarité du peuple français avec les grévistes, qui, jour après jour, avec leurs syndicats,  depuis le jeudi 5 décembre 2019, défendent si courageusement notre système de retraite  !

Car la réforme scélérate de M. Macron, président-banquier- d’affaires-en-marche, n’est que l’inscription sur sa feuille de route électorale, de l’ordre donné par ses généreux soutiens milliardaires et leurs « boîtes à penser capitalistes ».

Ainsi, comme il l’a tant crié dans ses discours électoraux, M. Macron est bien  un humble serviteur, mais il n’est pas celui du peuple français.

M. Macron et son gouvernement Philippe ne sont que les humbles serviteurs du grand capital … et tout particulièrement des grands capitalismes issus de la seconde guerre mondiale, celui du gouvernement américain  et celui du gouvernement allemand, les grands dominateurs de « l’Union européenne » ,  grâce aux humbles serviteurs d’alors, J. Monnet- R. Schuman (2).

Comme M. Macron n’est qu’un  « banquier mondialiste », ses seuls buts politiques en France, sont de récupérer et canaliser vers les banques d’affaires et leurs fonds de pension,  l’épargne retraite du peuple et,  jusqu’à la fin de son quinquennat, de livrer au capitalisme mondialiste, les plus beaux fleurons de notre industrie, au prix d’immondes dépeçages comme celui  d’ Alstom dont le développement était le fruit  du magnifique travail de ses salariés (3).

Porté par la certitude que le nouveau -système- Macron- de -retraite -par -points- jamais- réévalués, nous plongera dans la pauvreté (4), le peuple de France est en solidarité et en fraternité avec les grévistes et toutes les manifestations actuelles, donnant le bel exemple de notre attachement républicain à la citoyenneté dans le respect de la paix civile.

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Compte-rendu élyséen du conseil des ministres du 24 janvier 2020.

1   Avis du Conseil d’État sur un projet de loi organique et un projet de loi instituant le système de retraite universel.  Assemblée générale des jeudis 16 et 23 janvier 2020
……………….. Suite

R
ecours aux ordonnances 

7. Le projet de loi comporte en effet des dispositions habilitant le Gouvernement à prendre 29 ordonnances sur le fondement de l’article 38 de la Constitution. Ces habilitations, réparties sur 23 articles, portent sur une quarantaine de questions aussi diverses que la définition de dérogations à caractère professionnel à l’intérieur du système universel de retraite, la définition de régimes d’invalidité, d’inaptitude ou de pénibilité corollaires des nouvelles dispositions régissant les droits à pension, la gouvernance du nouveau système de retraites ou les conditions d’entrée en vigueur de la réforme. Le Conseil d’Etat souligne que le fait, pour le législateur, de s’en remettre à des ordonnances pour la définition d’éléments structurants du nouveau système de retraite fait perdre la visibilité d’ensemble qui est nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme et, partant, de sa constitutionnalité et de sa conventionnalité. En conséquence, il s’assure que le projet définit avec une précision suffisante les finalités et le domaine d’intervention de ces ordonnances, sans descendre cependant dans un degré de détail excessivement contraignant au regard des finalités poursuivies, et à adapter le délai dans lequel elles devront intervenir tant à la complexité que leur élaboration semble présenter qu’au calendrier très resserré de mise en œuvre de la réforme. Par ailleurs, pour l’une de ces ordonnances, particulièrement cruciale pour la protection des droits des assurés, le Conseil d’Etat estime nécessaire d’ajouter une disposition précisant qu’en l’absence d’intervention de l’ordonnance prévue, la loi ne s’appliquera pas aux assurés concernés.

  Contexte de la réforme 

8. Le système français de retraite est fondé depuis 1945 sur la répartition, les cotisations et taxes versées une année donnée finançant les prestations de cette même année. Ce système manifeste par son fonctionnement même la solidarité entre les générations et fait que le niveau de vie moyen des « seniors » comparé au reste de la population est, en France, parmi les plus élevés au sein de l’OCDE. Il est, en outre, caractérisé par l’existence en son sein de mécanismes de solidarité, en faveur notamment des personnes ayant élevé des enfants et des personnes âgées aux ressources les plus faibles. Ainsi, selon les données de l’étude d’impact, les inégalités de pensions sont réduites d’un tiers par rapport aux inégalités de revenus des actifs et le taux de pauvreté est passé chez les retraités de 35% en 1970 à 7,6% en 2017. *

9. Le projet de loi intervient dans un contexte de relative solidité du système français de retraite, en raison notamment des réformes des années récentes qui ont permis de sécuriser son financement. L’augmentation de l’espérance de vie et la stagnation de la fécondité ont ainsi conduit depuis plusieurs décennies à voir le nombre de retraités par cotisant augmenter, ce qui a conduit à des réformes visant à garantir le financement du système par répartition.
……………………………………………..  à suivre …………..
*En novembre 2019, L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) constate que la France offre une très bonne protection sociale aux retraités (…) et le taux de remplacement est largement supérieur à la moyenne : 73,6% du salaire moyen, contre 58,6% en moyenne dans les pays de l’OCDE (…) »
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Cf. le livre de Philippe de Villiers :  J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu. Fayard. Février 2019.

3    Lire dans l’hebdomadaire Marianne Publié le 18/12/2019 :
L’appel de 32 polytechniciens pour l’industrie française :
« Emmanuel Macron, vous avez le devoir de sauver Alstom ! »

4  Il faut savoir que MM. Macron et Philippe ont eu le cynisme de mettre « en même temps », à l’ordre du jour du conseil des ministres du 24 janvier 2020, le « Décret de création des commissaires à la lutte contre la pauvreté ».   
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Le magnifique courage de l’Appel des 100 musulman(e)s de France

12 –  15 novembre 2019  [après la manifestation du dimanche 10 novembre 2019 dite « contre l’islamophobie des Français ».] 18 – 20 novembre 2019 [après la déclaration du président Macron au Congrès des maires de France.]  Apostille ♠  ♠  21 novembre 2019 [ note 4 ].


Je voudrais tout d’abord saluer et remercier  fraternellement chacun(e) des 100 musulman(e)s qui ont publié cet Appel, le 23 octobre 2019, dans l’hebdomadaire Marianne  (1).

 

                                L’Appel des 100 musulman(e)s de France :

« (.. .) Il nous est apparu urgent à nous autres, Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes, de prendre la parole publiquement.

Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l’unanimité chez « les » musulmans. Il ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du Ramadan ou aux cinq prières quotidiennes. Il n’est pas un « signe religieux » puisque l’islam réprouve tout fétichisme matériel. L’islam se vit dans le cœur, pas sur la tête. D’ailleurs, « les » musulmans,  cela n’existe pas. Il y a DES musulmans, DES pratiques, DES interprétations, et DES convictions. Ces clivages et oppositions existent depuis le VIIe siècle.

Nous, signataires de ce texte, affirmons haut et fort que le port du voile est le signe ostentatoire d’une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran.

Voiler les femmes, c’est stigmatiser leur présence dans l’espace public.
Faire d’elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de « subordonnées au désir supposé des hommes ».

Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d’égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux.

Les auteurs de « la tribune des 90 » parue dans Le Monde, ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l’amalgame. Démarche qui part d’un bon sentiment. Cependant nous affirmons que c’est bien le voile qui stigmatise les femmes.

Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l’amalgame entre « des » musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et « les » musulmans tout court.

LES musulmanes ne portent pas le voile, sachez-le bien. Ce sont DES musulmanes qui le portent. (…) DES musulmanes et DES musulmans qui refusent l’intelligence de la foi, qui refusent d’allier la foi avec l’exercice de la Raison critique. (…)

Nous avons décidé de faire entendre notre voix,  car les événements nous obligent à prendre nos responsabilités. Nous ne pouvons rester spectateurs lointains et désabusés d’un débat qui a tant d’importance. Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire savoir à tous nos compatriotes, que la question du voile est un sujet de discorde, à l’intérieur même des écoles juridiques sunnites officielles.

Alors de grâce, soutenez les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans.

Ne confondez-plus CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire que religieux, avec tous LES musulmans.» 

[Suivent leurs 100 prénoms et noms. ]
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   Cet Appel des 100 musulman(e)s de France est aussi fort, aussi courageux qu’émouvant.

      C’est un véritable Appel « Au Secours en urgence », un appel citoyen, face à « la terrible vague » de l’obscurantisme islamique qui s’abat sur nous tous.

      ♦ C’est un Appel courageux face à la déferlante inouïe de haine (2) avec d’intolérables menaces de mort, des propos d’une extrême violence  clamés dans tous les médias, contre celles et ceux qui refusent  les dogmes sexistes  d’un autre âge ; ce sont les mêmes qui ont applaudi au cri d' »allah akbar », le massacre de 13 personnes à Charlie Hebdo, par les frères Kouachi, le 7 janvier 2015.

Et c’est un Appel  émouvant car il nous dit leur vigilance :

      ♦ pour qu’ensemble nous soyons plus puissants, face à cette machine de guerre idéologique du CCIF (Collectif Contre l’islamophobie en France) et créature des Frères musulmans, ces intégristes qui nous accusent, nous, le peuple français « d’islamophobie »(?) pour nous faire peur (?).
Les manifestant(e)s du 10 novembre 2019, qui ont crié CONTRE « l’islamophobie » des Français, ont crié POUR instituer la « charia islamique »- y compris dans les listes électorales municipales (3) et européennes (4), pour verrouiller, pour supprimer, pour interdire notre liberté d’expression.

      ♦ leur vigilance pour qu’ensemble,  nous sauvegardions notre plus que centenaire société républicaine et laïque, fondée sur la paix civile, hors de toute volonté d’hégémonie islamique, se traduisant par des massacres d’innocents, des  incendies monstrueux etc. … en France … depuis le début du XXIe siècle.
  
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1 Marianne « Le voile est sexiste et obscurantiste«  : l’appel de 100 musulman(e)s de France  23 octobre 2019

  ⇒  2 Toujours dans Marianne, suite à la parution de cet Appel, « les menaces et les pressions se multiplient sur les signataires, surtout les femmes, et souvent de personnes qui s’apprêtent à manifester contre « l’islamophobie ». Cf. Samuel Piquet  Insultées, harcelées, menacées : le calvaire des musulmanes qui ont signé la tribune contre le voile. 7.11.2019

⇒  La Une de CHARLIE HEBDO   n° 1423 30.10.2019 Par RISS
 

M. Macron a rejeté cyniquement l’Appel citoyen des 100 musulman(e)s de France, dès le lendemain 24 octobre 2019, à La Réunion.
M. Macron, son gouvernement et ses élus ne veulent plus de notre laïcité républicaine, inscrite dans notre Constitution. Ils veulent se soumettre aux ordres des tueurs salafistes pour instituer  – comme l’écrit RISS : « une République islamique en marche ». Et pour cela,  en plus des milliers de fichés S , ils auront le renfort des centaines de djihadistes français de l’État islamique [Syrie- Irak] qu’ils sortent de prison.


3
 
le  président Macron est favorable aux listes communautaristes. Il l’a encore confirmé devant le Congrès des maires de France le 19 novembre 2019.
 
4    
Cf. Arrêté du 3 mai 2019 :
Liste 6 : Démocratie représentative » de M. Hadama Traoré, liste candidate à l’élection des représentants au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019.
  Il faut savoir que le même Hadama Traoré voulait organiser en Seine-Saint-Denis, le 10 octobre 2019, une manifestation « en hommage » à Mickaël Harpon, agent administratif de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui avait poignardé quatre policiers et blessé grièvement une cinquième personne, au nom d’allah, le 3 octobre 2019.

Apostille 

   Extraits du discours du 8 octobre 2019 du président Macron, à la Préfecture de police de Paris, en hommage aux quatre victimes :


       « (…) Vos collègues sont tombés sous les coups d’un islam dévoyé et porteur de mort qu’il nous revient d’éradiquer. (…) Face au terrorisme islamiste nous mènerons le combat sans relâche. (…)
L’administration seule et tous les services de l’Etat ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste. Non c’est la Nation tout entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir.
  Nous ne l’emporterons que si notre pays  qui est venu à bout de tant et tant d’épreuves dans l’histoire se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France. (…)
  Il nous revient de retrouver la force des vertus républicaines (…) contre ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes (…).»

[Il oublie que c’est lui qui s’était institué en juin 2017 , « chef du renseignement français, celui qui prenait le contrôle de la lutte antiterroriste ».] source JDD 11.06.2017 

______ 

                                     

M. Macron,  faites ce que vous dites dans vos discours  !

         Quand  combattrez-vous avec nous, citoyens laïques  (croyant aux dieux ou n’y croyant pas)  ? Nous, qui avons « la force des vertus républicaines (…) contre  ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes » (…) ?

         Quand direz-vous à toutes les organisations islamiques  de France, que les femmes n’ont jamais subi dans notre beau pays, en France,  les interdits  que « l’hydre islamiste »  leur impose  partout dans le monde ?

           Quand leur ferez-vous comprendre que l’École publique ne reçoit aucun ordre des islamistes intégristes pour établir ses programmes  et que ce sont les mêmes, pour les filles et les garçons – y compris pour les sports ?

Quand   aurez-vous le courage de lire et de comprendre  l’Appel des 100 musulman(e)s de France ?

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Lire ou relire la note de L’ ingénue  (12-18 mars 2019) :
Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes

TV France 5 – Vidéo C à vous du 29 janvier 2020 disponible jusqu’au 28 février 2020.

Où l’on retrouve  la même ministre -de- la -Justice-pro-hijab,   Nicole Belloubet, qui renie, le matin du 29 janvier 2020 sur Europe 1,  le droit au blasphème, dans notre République française laïque – en condamnant  la libre  expression  de Mila sur la religion islamique comme étant  » une insulte à la religion, c’est évidemment /dit-elle/ une atteinte à la liberté de conscience. »

Avec Richard Malka (avocat de Mila) et Zineb El Rhazoui journaliste.
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Ainsi parlait le président Macron du port du voile islamique

27 octobre 2019 / note  complétée le 28 octobre et le 2 novembre 2019 

 

Ainsi parlait le président Macron, le 24 octobre 2019 :

«Le port du voile [islamique] dans l’espace public n’est pas mon affaire ».  

Ainsi faisait-il part de son plaisir à voir en France, comme au Maghreb, comme au Qatar, en Iran ou en Arabie saoudite,  les femmes avec  le voile islamique dans l’espace public, et pire encore avec le hijab (cher à Belattar), le niqab, l’abaya et la burqa – qui sont aussi les préférées des princes saoudiens et des massacreurs talibans.
Il nous disait clairement que la stigmatisation des femmes par l’islam radical n’était pas « son affaire ».

Ainsi parlait  le président Macron pendant son séjour mouvementé dans l’Île de La Réunion ; mais il ajouta  avec le double langage du jésuite  :

«Le port du voile [islamique] dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire ».

  On en conclut alors que « la mère au voile islamique » serait  « l’affaire de M. Macron »,  et « l’affaire de M. Blanquer » qui depuis sa nomination en 2007 comme recteur de l’Académie de Créteil, est l’autre spécialiste de l’esquive sur la laïcité.

C’est un fait , la non-neutralité laïque de la mère au voile islamique lui interdit de siéger dans les conseils d’écoles, et les conseils d’administration des collèges et des lycées, comme elle lui interdit d’encadrer des élèves pendant une sortie scolaire (1).

Mais quel message honteux que celui de La Réunion !

Quelle trompeuse argumentation digne de Macron le sophiste,  quand il  ose nous  déclarer que  « l’espace public n’est pas mon affaire », alors que pour bénéficier de tous nos services publics, de tous les commerces etc.,  il faut  circuler dans l’espace public !

Et le premier  de tous nos services publics,
dans l’espace public,

c’est  l’école publique, gratuite, obligatoire et laïque,
telle qu’elle a été promulguée dans le grand souffle républicain
de la III ème République des années 1880-1881-1882.

 

« l’espace public » qui n’est pas « l’affaire de M. Macron » est désormais en France, par la lâcheté des gouvernements depuis les années 1980,
« l’affaire de la charia des frères musulmans et des salafistes » pour nous tuer, pour saccager, pour incendier nos écoles (2), nos usines, nos immeubles, nos églises, nos synagogues …
Leur charia menace notre paix civile, elle est un terrorisme au quotidien.
Mais M. Macron est ailleurs ;  M. Macron plane dans sa sphère mondialiste et dans sa sphère européenne, avec les multi-milliardaires de la planète … qu’il va sauver … avec Greta
(?)… mais sans les scientifiques.

⇒  Avec ses déclarations intempestives,  le président Macron défend l’islam intégriste, la religion la plus humiliante pour les femmes et la plus criminelle sur la planète.

L’histoire retiendra que  « L’affaire de M. Macron » était en cette année 2019, d’afficher sa préférence pour  le haineux Conseil français du culte (sic) musulman (CFCM) et son chef Ahmet Ogras, les pires ennemis de notre laïcité, comme il a osé le faire par sa honteuse démonstration le matin du 7 janvier 2019 (3).

  Son message de La Réunion était clair :

La République-de-Macron-en-marche sera une République -en-marche arrière- vers -l’obscurantisme -et -le terrorisme.

– Il bloquera toute révision laïque de la loi de 1905 qui s’applique déjà  aux religions  chrétienne et juive, et qui désormais, de plein droit souverain de la nation,  devrait s’appliquer intégralement à la religion islamique, afin d’instituer définitivement la laïcité en France,

– Il s’opposera à l’ interdiction et à l’expulsion du territoire français, de tous les imams des mosquées au service des djihadistes, et de toutes les congrégations d’obédience  » frères musulmans » et « salafistes ».

Il se réjouira en voyant la haine pour notre République des hommes de l’islam terroriste, et les laissera rire dans leurs barbes des femmes toujours soumises.  Il est le meilleur ami et le meilleur serviteur de leurs maîtres et mécènes des théocraties du Golfe, en guerre contre notre peuple et notre civilisation démocratique.

C’est ce que M. Macron, appelle « sa vigilance (?) » face à « l’hydre islamiste »dans son discours de la Préfecture de police de Paris, du 8 octobre 2019. (4) 

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Dixit M. Macron, le 24 octobre 2019 : «  (…) à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire. » 
Justement, MM. Macron et Blanquer devraient savoir depuis longtemps, au sujet du port du voile islamique des accompagnatrices, que
les sorties scolaires qui sont organisées par les enseignants pour leurs élèves, le sont dans le cadre strictement pédagogique du programme scolaire de l’enseignement public.

 

   ♦   voir le débat sur LCI du 21.10.2019 avec Zineb El-Rhazoui et Jordan Bardella  [face à des journalistes hostiles et excités,  qui  les interrompent sans cesse, car ils ont pris cette mauvaise habitude depuis 2017, depuis la fameuse campagne électorale pour M. Macron.]
⇒  Les médias du pouvoir -en -marche ne  respectent plus la liberté de parole laïque.

2   Le soir du 31 octobre 2019, le collège Katia-et-Maurice Kraft, et une école primaire de Béziers (Hérault) ont été incendiés et un pompier a été blessé. Les incendies ont été suivis de « violences urbaines »  avec feux de voitures, de poubelles et de hall d’immeuble où, à l’arrivée des policiers, une trentaine de cagoulés leur ont jeté des pierres et des mortiers …
 300 élèves n’ont plus d’école  …  Ils ont été piégés par « l’hydre islamiste » des haineux de la laïcité de l’école primaire, du collège et du lycée français. 
Cf. Le Point.fr : Béziers : deux écoles incendiées et de nombreuses violences.

 

3 Cf. par L’ingénue 9 janvier 2019 Le président Macron, l’islam radical et la loi de 1905.


4  
Cf. Le discours du président Macron le 8 octobre 2019 en hommage aux quatre policiers de la Direction du service de renseignement de la Préfecture de Police de Paris, poignardés par leur « collègue » Mickaël Harpon, [de la mosquée de Gonesse Val d’Oise)] le 3 octobre 2019.
  Quatre  policiers qui laissent six orphelins.

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L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa

20 octobre 2009  /   26-27 septembre 2019 Apostille
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⇒ ⇒ note
revue le 26 septembre 2019, puisque dix ans après,  la monstrueuse aberration de l’obligation du voile et de la burqa est omniprésente en France.
⇒ ⇒ À la fin de la note  : Apostille : en hommage aux douze institutrices massacrées en Algérie, le 27 septembre 1997, dans le district de Sidi bel Abbès, par le Groupe islamique armé.
Extraits du livre de Jeannette Bougrab : Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent
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♠ ♠ ♠  ♠ Et en France, en 2019, nous avons -comme en Algérie- avec Yassine Belattar, un champion de « l’hijabisation  des femmes ».
Cf. par L’ingénue :  Humour noir … et sombre perspective pour les musulmanes  12.03.2019 … et   :
Série noire pour le harceleur Belattar 9.04.2019 ♠  ♠ ♠ ♠  

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« La Femme grillagée »
Quand la femme est grillagée / Toutes les femmes sont outragées / Les hommes les ont rejetées / Dans l’obscurité. 
Pierre Perret
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           Lorsqu’en 2007, le journal Charlie Hebdo gagna le procès (1) que lui avaient intenté  le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la  Grande Mosquée de Paris, ce fut au nom du droit inviolable de la liberté d’expression ; mais au soir du procès, comme un déni toujours renouvelé de la loi républicaine, des menaces de mort furent adressées à Philippe Val, alors directeur du journal.

On se souviendra aussi qu’en 2004 avait été rappelé haut et fort,  le principe inviolable de la  laïcité à l’école, au collège, au lycée et à l’université. L’interdiction du port d’insignes et de vêtements religieux garantissait, avec la suppression de tout affichage et  prosélytisme religieux,  le retour à l’espace libre et citoyen dans l’enseignement public.

Mais nous aurions eu tort de penser que cela suffirait pour redonner à l’espace public cet égal respect citoyen des croyances et des non croyances. De subversions en attentats terroristes,  des  chefs religieux musulmans fondamentalistes salafistes ou talibans (2)  se réclamant d’un islam intégriste  haineux et dominateur,  édictaient alors  pour les femmes  une charia ( loi divine (? ) qui portait atteinte à leur droit à l’ intégrité physique et morale, à leur identité d’être humain, à leur droit à l’éducation et à tant d’autres droits. Pour ces criminels, les femmes devaient devenir d’ invisibles esclaves encore plus ignorantes qu’eux,  sous la menace constante des coups, des jets de vitriol et de la lapidation. Et le voile sous toutes ses formes que les intégristes islamistes voulaient imposer aux jeunes adolescentes françaises, n’était pour eux que le précurseur de la burqa, le précurseur de la disparition des femmes du monde des vivants. Pour les intégristes islamistes,  la burqa,  la soumission ou la mort sont les seuls droits des femmes.

           Mais innombrables par le monde sont celles qui résistent  bravement  à cette fureur  intégriste. Parmi les plus admirables, j’aimerais citer les jeunes filles et les femmes afghanes :  Shamsia,  Habiba Sarabi, gouverneur(e) de la province de Bamiyan depuis 2005, Sabrina Saqeb  députée, Zarmina, Zakia, Jamila (3)  …

Elles se souviennent toutes de la férocité du régime islamiste des talibans (1990-2001). Zarmina raconte :  » J’étais au marché. J’ai soulevé quelques instants ma burqa pour mieux regarder les aliments sur les étals. Des vigiles talibans m’ont aussitôt frappée.  »   Mais la situation actuelle est toujours insupportable,  puisque  » à  15 km de Kaboul, si une femme n’est pas vêtue de la burqa, elle est menacée par les intégristes.  »  dit Jamila  ; et puis un peu partout, comme dans la province de Kandahar, les écoles de filles sont  incendiées par les talibans.

Alors que la France intervient en Afghanistan pour (re)construire un état démocratique,  hors de l’emprise des talibans, il serait inconcevable que l’actuelle commission  parlementaire (présidée par André Gérin) sur le port du voile et de la burqa dans l’espace public puisse concevoir, un seul instant, en France, des jeunes filles et des femmes privées de leur identité,  soumises  à l’ignoble charia des mêmes intégristes
D’ailleurs les députés devraient savoir, les théologiens le leur ont confirmé, le port du voile et de la burqa n’est pas une prescription du coran.

Mais quand Tarek Oubrou (4) dit que voile et burqa ne sont ni des  objets cultuels  ni des  symboles de sacré :
– « C
‘est aberrant de réduire une femme musulmane à son foulard ; c’est de l’ignorance. Le foulard n’est pas un objet cultuel, encore moins un symbole de sacré. »
C’est pour ajouter dans son  double langage du prêcheur intégriste :
 –  » Le problème, c’est que lorsqu’elles enlèvent le foulard, elles arrêtent aussi de prier. »
Il est comme tous les imams, à des années-lumière de notre conception républicaine de  la laïcité respectueuse de l’autre  -sans discrimination ni prosélytisme religieux- dans l’espace public. 

Alors que le statut des femmes dans les religions monothéistes est toujours inférieur à celui des hommes, et alors que c’est la gloire de la réflexion de notre humanité libérée du joug des cultes, que d’avoir commencé à les rétablir dans tous leurs droits, des responsables musulmans ripostent en nous accusant d’ islamophobie (!).
Le mot  » islamophobie  » littéralement  » peur de l’islam  » me semble d’ailleurs  inapproprié ;
je lui préfèrerais l’expression  » anti-islamo-intégrisme  » qui est refus du terrorisme politique islamiste, refus de ses charias et de sa barbarie.

Alors, plutôt que de jouer aux victimes, ces responsables musulmans seraient mieux inspirés en communiquant à leurs fidèles un respect inconditionnel de la laïcité et de l’égalité citoyenne femmes/hommes – sans le voile et sans la burqa – comme preuve décisive de leur bonne foi, et de leur islam  » apaisé « , sans lien d’aucune sorte avec les intégristes. C’est à ce prix-là que la confiance sera retrouvée.

C’est au pouvoir politique que revient la volonté  de faire respecter notre Constitution laïque aux fanatiques religieux terroristes
Il lui faut défendre nos lois républicaines, défendre notre démocratie, avant que ne se referme le piège d’un communautarisme religieux identitaire qui construit les ghettos, et remplace la fraternité par la haine du pays d’accueil.

La charia islamiste sur la burqa n’a aucune légalité dans notre pays républicain.
De même que nous ne transigerons pas sur le droit de la liberté d’expression, il nous faudra être inflexibles sur le droit inviolable de l’identité de l’être humain et de l’égalité citoyenne sans le voile (pour cacher la chevelure) et sans  la burqa (pour cacher la chevelure, le visage, le corps de la femme) .
Une telle aberration pour punir toutes les femmes est une monstruosité de la part de ceux qui l’ordonnent, et toujours sous la menace.
Il y va de la Liberté et de l’Égalité des femmes, de la paix sociale, de la Fraternité républicaine, tout simplement.

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Cette note est parue -moins détaillée – dans les Chroniques d’abonnés (Lemonde.fr  22.10.09 ).

1 par L’ingénue   23 septembre 2008  Charlie Hebdo, « C’est dur d’être aimé par des cons » 

2 par L’ingénue  25 août 2009             Les talibans et l’enfance sacrifiée 

3  par L’ingénue 27 décembre 2009   Shamsia  L’une à Kandahar, l’autre à Evry 

Habiba Sarabi La gouverneur(e) afghane  article de Frédéric Bobin (Le Monde 25.08.09)  /
Sabrina Saqeb, députée à la pointe du combat des femmes en Afghanistan article de F. Bobin (Le Monde 13/14.09.09) /
Zakia, Jamila et les autres : des Afghanes entre désillusion et espoir
article de F. Bobin (Le Monde 19.08.09)

4  propos de Tarek Oubrou, imam de Bordeaux recueillis par Stéphanie Le Bars  (Le Monde 16.10.09)

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Apostille
27 septembre 2019

Extraits du livre Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent  Jeannette Bougrab pp.81-85  Éditions du cerf, 2019. 

  « Ce samedi 27 septembre 1997  à l’entour de 15h 30, il pleut sur le village d’Aïn Adden, près de Sfisef, dans le district de Sidi Bel Abbès. La classe vient de se finir et les onze institutrices que compte l’établissement scolaire franchissent en courant l’enceinte pour attraper le bus.
Là, en pleine rue elles sont arrêtées net par des membres d’un commando du GIA qui les frappent et les attachent avant de les égorger devant leurs élèves qui, hallucinés par l’horreur, pleurent et hurlent.
Un de leurs collègues, alerté par les cris des enfants, se précipite vers la scène du carnage mais tombe à son tour, abattu de plusieurs coups de feu par les djihadistes. Les corps des douze victimes baignent dans la mare vermeille qui recouvre l’asphalte.
Si pour Hamlet « le sang attire le sang », la tragédie algérienne aura été plus que shakespearienne au vu des scènes toujours plus morbides accumulées au fil des mois et des années de cette guerre de la terreur. Des milliers de femmes auront été assassinées.
Autant d’autres auront été violées collectivement, détenues comme esclaves sexuelles dans des casemates fichées au coin de maquis perdus et certains seront devenues mères d’enfants nés de leurs bourreaux. Les survivantes doivent vivre avec leurs blessures inguérissables, même si les pires méfaits dont elles ont eu à souffrir ne sont plus, collectivement, qu’un cauchemar passé.

L’islamisation des institutions, elle, a perduré. Depuis peu, une femme semble vouloir changer la donne. la courageuse ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit, une anthropologue francophone diplômée de l’université Paris V et membre du Conseil économique et social des Nations unies, a adopté en 2017, un arrêté pour interdire le voile intégral et du niqab à l’école, non seulement pour les élèves mais également pour tous les fonctionnaires qui en relèvent, les enseignants comme les agents.
Pour faire avaler la pilule aux fondamentalistes, la ministre a invoqué la lutte contre la tricherie aux examens.(…) Cela n’a pas empêché les islamo- conservateurs de dénoncer une « atteinte à la liberté des filles voilées » dans les écoles. Ils ne cessent de s’en prendre à cette scientifique de renom qui mène avec une main de fer une révolution tranquille. (…)

Le combat de Nouria Benghabrit reste cependant titanesque. Depuis 2005, l’enseignement de la charia est devenu obligatoire dans les filières du secondaire. Polygamie, répudiation, punissions corporelles, et hijab bien sûr, sont désormais au programme des cours d’instruction civique ! Le code de la famille algérien a d’ailleurs été réformé pour être conforme à la loi coranique.
(…)

« Dans cette épreuve de force, afin de miner le camp démocratique, il est vital pour les islamistes de rendre plus invisible le sexe féminin. (…)
Parmi ces campagnes, il y a celle lancée en 2014, par l’association Daawa qui vise la « hijabisation » des moins de quinze ans. Elle a été financée par des dizaines d’hommes d’affaires (…)

Commentant au XIIème siècle La République de Platon, le philosophe arabo-musulman Averroès dressait, lui, un plaidoyer en faveur de l’émancipation des femmes et de leur pleine participation à la vie de la cité.
Comment, en dix siècles (…) les esprits ont-ils pu être corrompus au point de systématiser un monde où les femmes sont réduites à une forme d’esclavage ?  Comment arrêter cette radicalisation, sinon radicalement ?(…)»

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