Ne rien faire, toucher 750 euros, et fumer du haschich

16-18- et 20 janvier 2017 (après le dernier débat avant le 1er tour de la Primaire de gauche PS).

 

Voilà le programme complet de M. Hamon (ou H. bis), ancien ministre de M. Hollande (ou Ubu H. 1er, et déjà élu selon « les sondages », candidat officiel du PS (qui n’aura jamais autant mérité mon appellation de Parti Stupéfiant) pour briguer la Présidence de la République.

Ce débat du dimanche 16 janvier 2017 était l’avant-dernier avant le 1er tour de la Primaire de gauche du 22 janvier 2017. M.H. bis complétait ainsi le programme de M. Ubu H.1er , qui, après le mariage homosexuel en 2013, aurait dû, selon le cahier des charges de Terra Nova, ce machin à penser du PS, légaliser en 2015, l’usage et le trafic de stupéfiants.

Devant Mme Ruth Elkrief tout sourire, qui avait rentré ses griffes -réservées -aux- candidats- de- la -primaire- de- la- droite- et- du- centre et plaisantait – tant que M. Ubu H.1er est président, tout est farce  (1) en posant la question aux candidats présents,  sur leur usage du haschich,  sachant bien que dans leur petit peuple de décideurs et de journalistes, on trouve les habitué(e)s et/ou les fournisseurs-complices des trafiquants islamistes et/ou sympathisants.
L’ambiance était donc à la franche rigolade. Décidément les ministres choisis par M.Ubu H.1er sont des candidats à la hauteur du maître :

♠  Seraient-ils toujours ainsi imprégnés de substances qu’ils n’auraient plus que cela à proposer aux Français ?

♠  En effet, comment M. H. bis peut- il être assez sot pour prétendre que la légalisation aurait un impact sur la violence et la criminalité des réseaux islamo-mafieux dans les lieux de trafics  partout en France ?

♠ Enfin, comment M. H.Bis peut-il affirmer que la légalisation du trafic et de la consommation augmentera les crédits attribués à la prévention,
-alors qu’elle  libère le trafic et démultiplie les possibilités de l’offre de haschich dès le collège ;
– alors que le gouvernement de M. Ubu H.1er n’a rien fait avec l’ex-Premier ministre et candidat Valls, la ministre Touraine de la Santé, la ministre Vallaud-Belkacem de l’Éducation nationale, la MILDECA (2), les préfets et les municipalités, les présidents de Conseils départementaux et régionaux, pour informer les parents, les enseignants et les Principaux de collège et leur distribuer le document : « Prévention des conduites addictives destinée aux jeunes – Structurer et mettre en œuvre une stratégie territoriale -Mars 2015. » (3)
alors que la recherche scientifique nous le rappelle depuis longtemps, l’usage du haschich abrutit, son addiction préparant celle à l’héroïne…

Mais M. H. bis n’en a cure ! Il y voit la bonne ruse démagogique à la soixante-huitarde, pour l’excitation finale de « la gauche pétard », la sienne, celle qui rechigne avec Mme Taubira et M.L. Wilson à chanter La Marseillaise,  parce qu’elle exprime trop la force de la volonté du peuple !

Allons-nous retrouver dans la campagne pour le premier tour des élections présidentielles le trio :  Hamon  et son chichon, Macron avec nos millionsvoire nos milliards pour ses amis les patrons , et  Mélenchon, le trublion  ?

Que pourra faire M. Hamon (4) de la Belle Alliance Populaire (sic), contre le parti  En marche (créé en avril 2016) de M. Macron (dauphin légitime de M. Hollande et de Mme Royal) et contre le Front de gauche de M. Mélenchon ?

Riront-ils encore avec les journalistes de la bonne farce qu’ils nous ont jouée pendant cinq ans, avec M. Ubu H. 1er ?

           Ou comprendront-ils enfin  que nous, simples citoyens électeurs, ne voulons plus les voir toujours rire à nos dépens !  Qu’ils se le disent !

_________________________________________________

1 D’ailleurs, pendant ce temps-là M. Ubu H. 1er s’amusait ! Il était aux Bouffes-Parisiens avec sa ministre de la Culture qui, elle aussi, se moquait bien du débat des  Sept de la Belle alliance populaire !

2 MILDECA : Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

3  C’est un  modèle fort intelligent de « Guide méthodologique pour les acteurs des collectivités territoriales ».  L’ex- Premier ministre l’a gardé sous le boisseau car il ne correspond pas à l’idéologie de l’abrutissement du peuple.

4  De fait, les médias  propulsent M. Hamon parce que c’est son élection à la Primaire de gauche, qui permettrait le plus de reports de voix sur leur favori, M. Macron, au premier tour des Présidentielles 2017.
_____________________________________

Utilité du Beau

7. 11. 2016 –  2  avril 2018

Utilité du Beau

Un homme a, par don de nature ou par développement d’éducation, le sentiment du Beau. Supposez-le en présence d’un chef-d’œuvre, même de l’un de ces chefs- d’œuvre qui semblent inutiles, c’est-à-dire qu’ils sont créés sans souci direct de l’humain, du juste et de l’honnête, dégagés de toute préoccupation de conscience et faits sans autre but que le Beau ; c’est une statue, c’est un tableau, c’est une symphonie, c’est un édifice, c’est un poème. En apparence cela ne sert à rien ; à quoi bon une Vénus ? à quoi bon une flèche d’ église ? à quoi bon une ode sur le printemps ou sur l’aurore, etc.,  avec ses rimes ?  Mettez cet homme devant cette œuvre. Que se passe-t-il en lui ? Le Beau est là. L’homme regarde ; l’homme écoute ; peu à peu, il fait plus que regarder, il voit ; il fait plus qu’écouter, il entend.

Le mystère de l’art commence à opérer ; toute œuvre d’art est une bouche de chaleur vitale ; l’homme se sent dilaté. La lueur de l’absolu, si prodigieusement lointaine, rayonne à travers cette chose, lueur sacrée et presque formidable à force d’être pure. L’homme s’absorbe de plus en plus dans cette œuvre : il la trouve belle ; il la sent s’introduire en lui. Le Beau est vrai de droit.  L’homme, soumis à l’action du chef- d’œuvre, palpite, et son cœur ressemble à l’oiseau qui, sous la fascination, augmente son battement d’ailes. (…)
Il creuse et sonde de plus en plus l’œuvre étudiée ; il se déclare que c’est une victoire pour l’intelligence que de comprendre cela ; il y a de l’exception dans l’admiration, une espèce de fierté améliorante le gagne ; il se sent élu ; il lui semble que ce poème l’a choisi. Il est possédé du chef-d’œuvre.

Par degrés, lentement, à mesure qu’il contemple ou à mesure qu’il lit, d’échelon en échelon, montant toujours, il assiste, stupéfait, à sa croissance intérieure ; il voit, il comprend, il accepte, il songe, il pense, il s’attendrit, il veut ; les sept marches de l’initiation ; les sept notes de la lyre auguste qui est nous-mêmes. Il ferme les yeux pour mieux voir,  il médite ce qu’il a contemplé, il s’absorbe dans l’intuition, et tout à coup, net, clair, incontestable, triomphant, sans trouble, sans brume, sans nuage, au fond de son cerveau, chambre noire, l’éblouissant spectre solaire de l’idéal apparaît ; et voilà cet homme qui a un autre cœur. (…)

Être grand et inutile, cela ne se peut. L’art, dans les questions de progrès et de civilisation, voudrait garder la neutralité qu’il ne le pourrait. L’humanité ne peut être en travail sans être aidée par sa force principale, la pensée. L’art contient l’idée de liberté, arts libéraux ; les lettres contiennent l’idée d’humanité, humanories litteræ. L’amélioration humaine et terrestre est une résultante de l’art. Les mœurs s’adoucissent, les cœurs se rapprochent, les bras embrassent, les énergies s’entresecourent, la compassion germe, la sympathie éclate, la fraternité se révèle, parce qu’on lit, parce qu’on pense, parce qu’on admire. Le Beau entre dans nos yeux rayon et sort larme. Aimer est au-dessus de tout.

L’art émeut. De là sa puissance civilisatrice. »

……………….

…………………………………………..

« Utilité du Beau »  est puisée dans les Notes de travail  de Victor Hugo pour son ouvrage « William Shakespeare » et pour la Préface de la nouvelle traduction de Shakespeare de son fils, François-Victor Hugo, qui faisait paraître la traduction de Shakespeare depuis 1858. Cette  Préface (écrite en mai 1864) a pris place au début du XVème volume des Œuvres complètes de Shakespeare. François-Victor Hugo (1828-1873) est le second fils de Victor et Adèle Hugo.

Victor Hugo publia son livre « William Shakespeare » en avril 1864, mois du jubilé du trois centième anniversaire de la naissance  du poète et dramaturge anglais.
⇒ William Shakespeare  (1564-1616). En 2016, on célèbre le quatre centième anniversaire de sa mort.
(source Pierre Albouy p. 127 Tome XII des Œuvres complètes de Victor Hugo – club français du livre sous la direction de Jean Massin /1969)

______________________

Apostille

Ne pas confondre le Beau selon Victor Hugo avec « l’art de l’urinoir industriel » depuis Marcel Duchamp », dit « art contemporain », simple machination à visée spéculative… qui n’émeut ni ne civilise.

Ainsi, l’art contemporain de la FIAC invité par les milliardaires de la Place Vendôme avec « Tree » – le plug anal » de M. Paul McCarthy (disciple américain de Marcel Duchamp),  à Paris, en octobre 2014, n’est pas  « une victoire pour l’intelligence » !

« L’humanité ne peut être en travail sans être aidée par sa force principale, la pensée » écrit V. Hugo ; aussi faut-il lire l’ouvrage passionnant d’ Aude de Kerros : L’imposture de l’art contemporain – Une utopie financière (Eyrolles).

___________________________________

Afin que  « le mystère de l’art commence à opérer » :

Pourquoi se priver d’ « entendre » (même un bref instant par le Wiener Philharmoniker – Ch. Thielemann)
La neuvième Symphonie de Beethoven  en ré mineur   avec son Hymne à la Joie

ou sa sixième Symphonie dite La Pastorale en fa majeur      ?

 

______________________________

2017, pour dire M***e au joint et à la cigarette !

26-29.10 –  18-25.11 2016 – 19.12 2016

Note mise en avant le  2 juin 2017
Tout le mois de juin, vous entendrez prononcer partout dans les médias, le mois de join … et les journalistes pouffer de rire … inutile de leur demander pourquoi.

Un grand BRAVO à toutes celles et à tous ceux qui ont dit  M♦♦♦e  à la cigarette ou qui le diront en 2017 !

——————-
En juin 2017 on a 15 ans
 et on n’a pas envie de commencer à fumer …
et on a raison !
Vu que la première fois, on tousse, on suffoque et  c’est exécrable.

Vu que si l’on insiste, bien sûr, on sera piégé, dépendant et on toussera toute sa vie,  et de plus en plus.

En juin 2017 on a  25, 30, 35, 40, 45, 50 ans  …
Comme  80% de fumeurs, on regrette d’avoir commencé à fumer à 15 ans !

On se demande pourquoi on est assez bête pour continuer à fumer … 
et on a raison !

♥Alors
, si on a 15 ans en juin 2017, on ne commence pas à fumer tabac (et cannabis).

♥Alors, si on a plus de 15 ans en juin 2017,  on décide d’arrêter tabac (et cannabis).

—————————-
En  juin 2017,
on souhaite Bonne FÊTE  à nos poumons !
Bonne Fête à
notre cœur, à notre cerveau, à nos artères !

Et voilà toutes les bonnes surprises qui nous attendent :

8 heures après la dernière cigarette ou le dernier joint
La quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.
L’oxygénation des cellules redevient normale.

24 heures après la dernière cigarette 
Le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà.
Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée. Le corps ne contient plus de nicotine.

48 heures après la dernière cigarette 
Le goût et l’odorat s’améliorent.
Les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.

72 heures après la dernière cigarette 
Respirer devient plus facile.
Les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.

2 semaines après la dernière cigarette ou le dernier joint
La toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle.
On marche plus facilement….

alors on continue ?
………………….

Si La Fête dure jusqu’en décembre, c’est que l’on a tout compris….

C’est bon signe  ! dirait le poète*, c’est le signe que l’on est malin et fier de l’être !

ALORS, c’est dit, promis, juré !  en  2017, on dit :

          M♦♦♦e  au  joint  et  à  la  cigarette  !

« Novembre, mon mois sans tabac, notre mois sans fumer  Et si on arrêtait de fumer tous ensemble ce 1er novembre ? C’est le défi de santé lancé à tous les fumeurs en France. »    Moi(s) sans tabac   

……………………….
          Avis de tempête sur le Tableau de bord de la santé  en France  ♠

En août 2016
, selon le « tableau de bord » tabac mensuel de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), les ventes de tabac ont évolué comme suit, par rapport au mois d’août 2015 (à nombre de jours de livraison constant) :
  • ventes de cigarettes : + 7,4 %           tabac à rouler : + 6,6%   pour les joints 
    ______________________________

   NB           Un joint de cannabis  jusqu’à 5 fois plus nocif qu’une cigarette  

♠ « La consommation de cannabis est associée à une dégradation du fonctionnement des bronches, avec obstruction respiratoire, ce qui sollicite davantage les poumons. Les fumeurs de joint souffrent de respiration sifflante, de toux, d’oppression de la poitrine, d’expectorations.
Cette étude [de l’Institut de recherche médicale de Nouvelle-Zélande], publiée dans la revue spécialisée Thorax, a été réalisée sur 339 patients adultes répartis en quatre groupes : les fumeurs de cannabis, les fumeurs de tabac, les fumeurs de tabac et de cannabis, et les non-fumeurs. Chaque participant a été soumis à des examens de tomodensitométrie des poumons (scanner à rayons X assisté par ordinateur) et à des tests respiratoires.
L’équivalence entre un joint et « 2,5 à 5 cigarettes » est cohérente avec les niveaux de goudron et de carboxyhémoglobine qui sont de trois à cinq fois plus élevés pour un joint que pour une cigarette. La carboxyhémoglobine est une forme d’hémoglobine associée au monoxyde de carbone qui est un gaz très toxique. » (Lemonde.fr avec Reuters 31.07.2007).

 ———————————–————————–
     *   Jacques Prévert Pour faire le portrait d’un oiseau   (À Elsa Enriquez) / Paroles
—————————————————————

 

L’incivilité est de l’anti-citoyenneté

mardi 4 octobre 2016  note revue le 23  octobre 2016

L’incivilité vue par l’œil perçant de Jean de La Bruyère (1) sous Louis XIV, et cela vaut aussi pour la France de 2016.

 » L’incivilité n’est pas un vice de l’âme ; elle est l’effet de plusieurs vices, de la sotte vanité, de l’ignorance de ses devoirs, de la stupidité, de la distraction, du mépris des autres, de la jalousie. Pour ne se répandre que sur les dehors, elle n’en est que plus haïssable, parce que c’est toujours un défaut visible et manifeste ; (…)

Le commun des hommes va de la colère à l’injure ; quelques-uns en usent autrement : ils offensent, et puis ils se fâchent. (…)

Si la pauvreté est la mère des crimes, le défaut d’esprit en est le père.

Il est difficile qu’un fort malhonnête homme ait assez d’esprit ; un génie qui est droit et perçant conduit enfin à la règle, à la probité, à la vertu. Il manque du sens et de la pénétration à celui qui s’opiniâtre dans le mauvais comme dans le faux : l’on cherche en vain à le corriger par des traits de satire qui le désignent aux autres, et où il ne se reconnaît pas lui-même ; ce sont des injures dites à un sourd. (…)

À quelques-uns l’arrogance tient lieu de grandeur ; l’inhumanité, de fermeté : et la fourberie, d’esprit.
Les fourbes croient aisément que les autres le sont : ils ne peuvent guère être trompés, et ils ne trompent pas longtemps.
(…)    On ne trompe point en bien ; la fourberie ajoute la malice au mensonge. « 
  ……………………………………………………………


Retour sur
l’expression  « vivre-ensemble » qui, dans la phraséologie du  PS, occulte le mot  » citoyenneté ».

Qu’est-ce-que ce « vivre ensemble«  magique de MM. Hollande, Valls, Cazeneuve, de Mme Vallaud-Belkacem …    ?

Comment « vivre ensemble«  quand  les chefs religieux du soi-disant « islam de France », MM. Boubakeur, Ramadan et Lasfar restent spectateurs inertes, sourds, figés, passifs, alors que de toute part,  leurs coreligionnaires assassins appellent au djihad en France, et nous massacrent au nom de leur dieu ?

À moins que  ce « vivre ensemble«  ne soit, après chacun des massacres, que cette  pitoyable mise en scène de cérémonie  religieuse, rassemblant trois catégories d’ hommes, dans leur grand apparat de robes et de bonnets  et  « priant ensemble »  leurs trois dieux ?

…  En attendant bien sûr, le prochain « mourir ensemble »…  des futures victimes innocentes …

  ♦  L‘incivilité est de l’anti -citoyenneté, de l’anti-respect des  autres et des lois, et depuis la montée de l’islamisme salafiste, de la subversion terroriste contre notre  laïcité fraternelle et citoyenne …

_________________________________________

1  Les Caractères  – Chapitre X –  De l’homme -1688
_________________

               Apostille  sur l’école et l’incivilité

  Avec la radicalisation islamique, l’ignoble incivilité sanglante est présente partout ; elle vise – depuis 2012  et les massacres de Mohamed Merah- les élèves, les professeurs, les directeurs, les principaux de collège, les proviseurs,  tout comme ceux qui les protègent, les policiers et les gendarmes.
À la rentrée 2016, l’Éducation nationale évoquait aussi « 600 élèves considérés comme dangereux*«  sachant que pour la ministre Najat Vallaud-Belkacem, cela ne voulait pas dire « que chacun de ces élèves est dangereux ». … Jusqu’où ira son déni d’une réalité tragique ?

 ♦♦  Et  c’est peu dire que le plus difficile reste à faire pour combattre l’incivilité faite d’ignorance de ses devoirs, de stupidité et de mépris des autres !  
 Le projet présidentiel de M. Hollande en 2012,  modestement nommé  « Refondation de l’école de la République« ,-  et dont « le socle »,  bricolé pendant deux ans par MM. Peillon et Hamon,  a fini bâclé par Mme Vallaud-Belkacem-, n’aura aucun effet bénéfique, ni sur la qualité des apprentissages du CP à la Troisième, ni sur l’éducation à la citoyenneté.


♦♦♦ Quand 
redonnera-t-on  du temps au temps scolaire ?  Ni les familles ni le secteur du  tourisme ne devraient être donneurs  d’ordre.
Quand les professeurs, porteurs de nos valeurs humanistes, auront-ils à nouveau le temps et la formation nécessaires pour  mener à bien les apprentissages, pour l’éveil des intelligences, pour dire et faire découvrir le vrai, le bon, le juste et aussi le beau ?

                                       ♦______________________________________♦

« Apprendre difficilement les choses faciles »

Rien de tel qu’un 20 septembre 2016 pour rouvrir  les « Propos sur l’Éducation » d’Alain (1) avant de se plonger dans « le [énième]  socle commun de connaissances, de compétences et de culture concernant les élèves de 6 à 16 ans et entrant en vigueur à la rentrée 2016″ (2) concocté par la ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem et son administration PS.
En effet,  Alain, professeur et rationaliste, les avait déjà repérés au vingtième siècle :  «  les illettrés de l’instruction publique« , ceux qui pratiquent  « toujours le même art de gouverner sans savoir » (3).

Dès le premier Propos, on comprend que la pensée sera claire, vive, impétueuse,  sans faiblesse !

«     Des gens jouaient aux Lettres, jeu connu ; il s’agit de former des mots avec des lettres éparpillées (…) ; l’extrême facilité des petits problèmes à trois ou quatre lettres engage l’esprit dans un travail assez fatigant ; (…) Ainsi me disais-je, l’attention de l’enfant est bien facile à prendre ; faites-lui un pont depuis ses jeux jusqu’à vos sciences ; et qu’il se trouve en plein travail sans savoir qu’il travaille ; ensuite, toute sa vie, l’étude sera un repos et une joie, par cette habitude d’enfance ; au lieu que le souvenir des études est comme un supplice pour la plupart.
Je suivais donc cette idée charmante en compagnie de Montaigne. Mais l’ombre de Hegel parla plus fort.

L’enfant, dit cette Ombre, n’aime pas ses joies d’enfance autant que vous croyez. Dans sa vie immédiate, oui, il est pleinement enfant, et content d’être enfant, mais pour vous, non pour lui. Par réflexion, il repousse aussitôt son état d’enfant ; il veut faire l’homme ; et en cela il est plus sérieux que vous, qui faites l’enfant. Car l’état d’homme est beau pour celui qui y va, avec toutes les forces de l’enfance. Le sommeil est un plaisir d’animal, (…) on y glisse ; on s’y plonge, sans aucun retour sur soi. C’est le mieux. C’est tout le plaisir de la plante et de l’animal, sans doute ; c’est tout le plaisir de l’être qui ne surmonte rien, qui ne se hausse pas au-dessus de lui-même. Mais bercer n’est pas instruire.

Au contraire, dit cette grande Ombre, je veux qu’il y ait comme un fossé entre le jeu et l’étude. Quoi ? Apprendre à lire et à écrire par jeu de lettres ? À compter par noisettes, par activité de singe ? J’aurais plutôt à craindre que ces grands secrets ne paraissent pas assez difficiles, ni assez majestueux. L’idiot s’amuse de tout ; il broute vos belles idées ; il mâchonne ; il ricane. Je crains ce sauvage déguisé en homme. Un peu de peinture, en jouant ; quelques notes de musique, soudainement interrompues, sans mesure, sans le sérieux de la chose. Une conférence…  ; l’ombre d’un squelette ; une anecdote. Un peu de danse ; un peu de politique ; un peu de religion. L’Inconnaissable en six mots. « Je sais, j’ai compris », dit l’idiot. L’ennui lui conviendrait mieux  ; il en sortirait, peut-être ; mais dans ce jeu de lettres il reste assis et fort occupé ; sérieux à sa manière, et content de lui-même.

J’aime mieux, dit l’Ombre, j’aime mieux dans l’enfant cette honte d’homme, quand il voit que c’est l’heure de l’étude et qu’on veut encore le faire rire. Je veux qu’il se sente bien ignorant, bien loin, bien au-dessous, bien petit garçon pour lui-même ; qu’il s’aide de l’ordre humain ; qu’il se forme au respect, car on est grand par le respect et non pas petit. Qu’il conçoive une grande ambition, une grande résolution, par une grande humilité. Qu’il se discipline et qu’il se fasse ; toujours en effort, toujours en ascension. Apprendre difficilement les choses faciles. Après cela bondir et crier, selon la nature animale. Progrès, dit l’Ombre par oppositions et négations. »

En ce début de XXI ème siècle violenté par tant de guerres de domination,  de conflits sanglants, d’attentats ignobles,  perpétrés par des chefs d’une religion islamique fascisante, il serait urgent de réfléchir sur le rôle primordial de  l’Éducation nationale et sur le formidable espoir pour nous tous, que serait l’ambition de son ancrage dans l’excellence des apprentissages des savoirs, dans la citoyenneté laïque et dans la fraternité*.

__________________________ ________________

1  Alain /  Émile Chartier (1868-1951) Philosophe
2 le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture   – septembre 2016
3  pp. 95-96   Propos sur l’Éducation  Alain  – PUF Presses Universitaires de France 108, Boulevard Saint-Germain, Paris – 10 ème édition  1961  – 1ère publication 1932,  Les Éditions Rieder


* La fraternité qui nous relie ensemble dans la paix  –  bien au-dessus des communautarismes.