Bonnes vacances …

                Bonnes vacances … à vous, chère lectrice et cher lecteur !

Découvrir le monde ou une belle province, lézarder ou cultiver son jardin, savourer l’air et la fraîcheur dans la lumière du bel été …!  » Il faudrait essayer d’être heureux,  » – disait l’ami Prévert –  » ne serait-ce que pour donner l’exemple.  » 

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         Et si cela vous tente, faites donc un petit détour par la ferme d’ YVETTE, bon dieu !*en Touraine. C’est plein de tendresse bourrue. C’est la vie rude à la campagne quand on fait tout soi-même et que c’est bien fait. Le chaudron est dans l’âtre et la poule (au pot!) y mijote pour les vendangeurs… Le temps se serait-il arrêté ? 

En profiter pour aller à Ravello le temps d’un concert du West-Eastern Divan Orchestra sous la direction de Daniel Barenboim ; un orchestre de jeunes musicien(ne)s d’Israël, de Palestine et du Proche-Orient … pour un prélude à la paix et à la fraternité !   

* On pouvait encore la voir au cinéma Le Studio à Aubervilliers du 12 au 15 septembre 2008 ( le 14 en présence du réalisateur)  !  et ce sera encore possible au Studio cinémas de Tours le 8 octobre 2008 en présence aussi de Sylvestre Chatenay. A la question :  » Pourquoi ce titre d’Yvette Bon Dieu ? il répond : « … un soir, j’ai entendu son frère dire :  » Yvette, bon dieu, t’as pas rentré les vaches !  » Sur les 50 heures de rush, plus jamais il ne l’a prononcée ! Peut-être un petit blocage… »            

Et le tableau d’honneur pour les lycéen(ne)s de Clichy-sous-Bois !

     Le film  » Chaque enfant qu’on instruit est un homme que l’on gagne.  » 45′* raconte la belle aventure de lycéen(ne)s du lycée Alfred Nobel de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en mai 2008.   Avec leurs enseignant(e)s, ils(elles) ont réalisé un projet solidarité pour l’école primaire de Skoura au Maroc. 

        Ecoutons-les :  » Le deuxième jour, nous sommes attendu(e)s avec impatience et avec joie à l’école de Skoura, la plus vieille école de la palmeraie. Les enfants nous accueillent par une haie d’honneur. Nous sommes tellement impressionné(e)s que nous n’osons la franchir. Nous prenons conscience de l’importance de la réussite du projet.  »

 Belles images du Maroc et de l’ énergie mise au service de l’éducation pour tous.   Avec une conclusion aussi sensible que juste : 

           » Vivre un projet solidarité, ce n’est pas seulement une question de moyens, de finances ou de logistique, c’est avant tout faire preuve de qualités humaines, c’est faire preuve d’intelligence, l’intelligence de l’esprit et surtout l’intelligence du coeur. « 

                                          Bravo !                                        

 Bravo à M. Daniel Peletier, proviseur et à M. Zaki Kadri, enseignant en sciences économiques et sociales, membre du conseil d’administration du lycée Alfred Nobel et coordinateur de l’expérimentation. 

* Merci à Thomas Romain et au Bondy Blog pour les extraits du film

Le prix d’excellence pour le campus Condorcet d’ Aubervilliers ?

6 juillet 2008

La distribution des prix aura lieu le 11 juillet 2008

             Si c’est le projet Paris-Aubervilliers *qui l’emporte, quel bel encouragement ce sera  pour tout le département de Seine-Saint-Denis, étant donné l’enthousiasme et la persévérance avec lesquels ont oeuvré les élu(e)s et celles et ceux qui souhaitaient y développer leurs enseignements et leurs recherches !

            Quel bel hommage de la République aussi, à toutes celles et à tous ceux  qui   travaillent avec un dévouement inlassable pour l’avenir et la réussite des collégien(ne)s  » sensibles  » et des lycéen(ne)s   » voraces  » de Seine-Saint-Denis, sans oublier son valeureux Conseil de la jeunesse **!

*avec l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), l’Ecole des Chartes, l’Institut national des études démographiques (Ined), l’Ecole d’économie de Paris, - le CNRS, Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris VIII Saint-Denis et Paris XIII Villetaneuse.

** cf ma note Sous la loupe du conseil de la jeunesse de Seine-Saint-Denis du 18 janvier 2008.

  11 juillet 2008 

   Bravo Aubervilliers ! Bravo la Seine-Saint-Denis ! Vive le campus Condorcet  !    

Religion et Haute couture

En 1662, Agnès dans  » l’Ecole des femmes « * s’entend dire par Arnolphe :  » Votre sexe n’est là que pour la dépendance :/ Du côté de la barbe est la toute-puissance.  » Presque trois cent cinquante ans après, ce sont les dogmes monothéistes qui ressassent la même tirade. 

 Que ce soit par la peur, par la soumission, et/ou par l’interdiction,  la Haute couture religieuse (celle qui vient d’en-Haut) impose ses modes aux (jeunes) femmes.

Pour la mode la plus délicate et la plus intime, le défilé a lieu dans les hôpitaux ou les cliniques privées ; c’est l’hymenoplastie de 100 à 3000 euros **. Cela concerne pour une large part des femmes musulmanes, mais aussi des femmes   » juives, hindoues, catholiques…  »

La sociologue Dounia Bouzar***   affirme que  » Les jeunes filles musulmanes nées en France ont appris à lire et à dire  » je « . Elles savent vérifier dans le Coran les textes et le sens des textes. En l’occurence, la plupart des jeunes femmes savent très bien que la virginité ne fait pas partie des commandements de l’islam.  »

Alors pourquoi Leïla, amoureuse de Younès qui  a basculé dans l’extrémisme  a-t-elle aussi peur de n’être plus vierge avant son mariage (tout comme a eu peur la jeune Lilloise) ? C’est parce que Younès sachant lire le Coran, ne sait pas  « que la virginité ne fait pas partie des commandements de l’islam. » Il n’est  pas prêt. Son sentiment amoureux (tout comme celui de son homologue lillois) s’arrête là où commence son « honneur ». Parce que l’intégrisme est prévisible, Leïla a anticipé « les risques…de perdre celui qu’elle aime  » et  subi  l’hymenoplastie, « secret qui se porte seule. A vie. Et devant dieu, comme le redoutent souvent les croyantes comme Leïla. » Double peine. 

Une autre mode est (ré) apparue aussi, celle du « voile islamique « .  Après une vingtaine d’ années d’atermoiements regrettables,  le foulard islamique  a été enfin reconnu en 2004 comme  un signe religieux inacceptable à l’école laïque [ Loi du 15 mars 2004 ].

Puis, toujours plus et impérativement, » le modèle burqa «  a été imposé aux femmes, telle Faiza M.**** par des maris obéissant aux ordres extrémistes de la mode salafiste ; modèle avec lequel la femme peut encore voir, à défaut de respirer, d’entendre et de parler normalement – car avec le modèle « femme d’imam« , la femme ensevelie n’a plus d’yeux …que pour pleurer. L’avis du Conseil d’Etat du 27 juin 2008 est un signal fort pour leur dire qu’elles ont le droit d’avoir leur identité, avec leur visage et leur chevelure, qu’elles sont en France les égales des hommes, avec leur visage et leur barbe. 

Enfin,  pour la prochaine collection de printemps de  la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ***** il faut savoir que  «  celui qui confère le sacrement de l’ordre à une femme, ainsi que la femme ayant reçu l’ordre sacré, encourent automatiquement l’excommunication latae sententiae  » par conséquent, les modèles pour dames de  soutanes noires, violettes, rouges ou … blanche, avec  calottes en soie moirée assorties, resteront encore dans les cartons de l’atelier de couture du Vatican.

Les siècles défilent, dieu ne reconnaît toujours pas les femmes comme égales des hommes.

                                                                                     

* Molière

** Mon hymen son honneur d’Elise Vincent, en italique les paroles de Leïla (prénom d’emprunt) Le Monde 20 juin 2008

*** Voilées ou non, les jeunes musulmanes s’émancipent de Bernard Gorce // la-croix.com 2 juin 2008

**** cf l’article Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française de Stéphanie le Bars Le Monde 11.07.08 – et l’excellent dessin de Brito  Droits de l’homme Le Monde 16.07.08  p.13 ; voir aussi ma note Se souvient-on de ce portrait de femme ? 03.11.07 et le site Ni Putes Ni Soumises

***** dans son  » décret du 19 décembre 2007   concernant le délit d’ordination d’une femme… afin de protéger la nature et la validité du sacrement de l’ordre sacré  » 29 mai 2008 // radiovaticana.org/fr