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Catégorie — Sciences humaines

Les apostilles de la « refondation de l’Ecole de la République »

   note  complétée le 21 novembre 2012             _________________

La « refondation de l’École de la République * » dont la concertation à la hussarde  a été  lancée  le 5 juillet 2012,  est « après l’état des lieux (…) en ce mois de septembre, [dans sa ] phase d’échanges sur les orientations qui devront nourrir le rapport, remis début octobre, et la loi présentée au Parlement d’ici la fin de l’année 2012 ».**

Cette concertation- devoir- de- vacances laisse à penser que M. Peillon et Mme Pau-Langevin ne pourront faire, au mieux que quelques  apostilles à la marge de notre grand cahier de doléances pour l’Éducation nationale dans lequel sont inscrites les obligations de temps et de valeurs ( éveil de l’intelligence, de l’esprit critique et de la citoyenneté  par des savoirs linguistique, littéraire, historique, scientifique, des savoirs et des pratiques culturelles et sportives )  pour l’avenir démocratique et pacifique de notre pays.

Depuis des décennies, tous les gouvernements  ont organisé l’école  laïque et publique uniquement  en fonction de l’industrie du tourisme, grâce  à l’ajout – au titre de la chronobiologie***de quatre quinzaines de  jours de vacances en plus des deux mois d’été ; l’urgence éducative (sic) pour M. Peillon ayant été de rallonger de 3 jours ( cf. bulletin officiel n° 28 du 12 juillet 2012) les vacances de la Toussaint 2012.

On se souvient que  M. Chatel, le ministre précédent, avait installé en juin 2010,  une  « conférence nationale sur les rythmes scolaires » dont le rapport  d’orientation lui avait été remis en juillet 2011 par ♦ M. Forestier (♦ M. Bonneau étant un membre associé du comité de pilotage).

Depuis juin 2010, toutes les plus hautes « compétences »  et  tous les « pouvoirs  (sic)  religieux – tous hors-la-loi de la séparation des églises et de l’État en ce qui concerne l’école publique et laïque »-  auront été ainsi sollicités par le ministère.

                      Il se pourrait que la montagne de la rue de Grenelle n’accouchât à la fin 2012 que d’une souris nommée apostille… du retour à la semaine de 4 jours et demi …   que le ministre saluera comme « une avancée (sic) » le 20 novembre 2012.
La  « refondation de l’École de la République » n’est pas pour après-demain. On n’est pas arrivé à Loches – comme on dit en Touraine !

Le président Hollande  est un « refondateur » qui prend son temps. C’est sa chronobiologie « normale ».  L’avancée sera lente, elle prendra deux ans. D’ici là,  il aura vu défiler les syndicats d’enseignants et les parents divorcés faisant valoir leurs droits (sic) de priver les élèves de  temps d’école…
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* Cf. ma note du 8 juillet 2012 : En copie à M. Peillon et au comité de pilotage ♦ MM Forestier et Bonneau sont tous les deux membres de ce nouveau  comité de pilotage .

** Extrait de la lettre des ministres aux enseignants 12/09/2012.

*** Je ne connais qu’une seule bonne façon « chronobiologique »  de ne pas être fatigué(e) pendant la journée :  dormir chaque nuit – 10 heures pour les enfants – 9 et 8 heures pour les adolescents et les adultes. L’alternance, dite chronobiologique des 6 ou 7 semaines d’école et 2 semaines de vacances (assortie du zonage),  n’est qu’une création artificielle pour remplir les stations de sports d’hiver dès la Toussaint. 

♦      Cf.  L’école primaire selon les exigences des pouvoirs religieux 

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Les années qui viennent seront encore, pour les défenseurs de la laïcité, propices à  de sévères débats et de graves controverses avec les tenants de l’obscurantisme religieux.
Avec « Laïcité inch allah»  les intégristes salafistes qui affublent les femmes de burqa ou de niqab, barbouillent aussi impunément nos murs pour nous imposer leur ignorance et  leur fanatisme anti-laïque ; ils font résonner leurs cris de haine contre notre République laïque ; ils ont armé l’assassin Mohamed Merah.

« Laïcité si le dieu des islamistes  le veut » est leur vocifération la plus grave et la plus menaçante contre notre école laïque et fraternelle.

laicite-si Allah le veut 2012

• Comme exemple de « laïcité si le dieu des islamistes le veut », je citerai la déclaration de guerre à la laïcité de Marc Cheb Sun dans L’Express [13-19 avril 2011- p. 86  (cf. ma note Chers amis de Respect mag dont il est le directeur) :

« Arrêtons de lancer de grands débats et de créer de nouvelles lois. Il suffit de mener des politiques « d’accommodements raisonnables (sic)». Cela implique de voir ce qui est tolérable(sic). Un exemple : une fois par mois, les écoles pourraient proposer un repas halal pour faire d’un prétendu problème (sic), un jour de fête (sic). »

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Voir sur BFMTV publié le 12.11.12  19h Ruth Elkrief   Entretien avec Abdelghani Merah et Mohamed Sifaoui

♣ Mon frère,  ce terroriste  de  Abdelghani Merah et Mohamed Sifaoui (Calmann-Lévy)

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14 septembre 2012   Commentaires fermés sur Les apostilles de la « refondation de l’Ecole de la République »

A qui Freud conseille-t-il la psychanalyse ?

    Note du 13 août 2011 revue le 28 juillet 2015          

Et si nous nous penchions  par-dessus l’ épaule de Sigmund Freud pour lire avec Michel Onfray*, ce qu’il écrit sur ceux qui pourraient  être « guéris » par la  méthode psychanalytique…
…  Histoire de savoir si la thérapie du divan serait bonne pour nous, en cas de déprime de rentrée ?  Mécontent

« Freud nous  fait savoir »,- nous dit M. Onfray-  que la psychanalyse est déconseillée pour les personnages confus, les dépressifs mélancoliques, les gens dont la constitution est dégénérée, les patients dépourvus de sens moral, les patients sans  intelligence, les individus qui ont passé la cinquantaine, et les anorexiques hystériques.
              Et dans un petit texte L’intérêt que présente la psychanalyse Freud écrit: « Dans les cas les plus graves des troubles mentaux, la psychanalyse n’arrive à rien sur le plan thérapeutique »  Mécontent

                 Alors, à  qui la psychanalyse est-elle conseillée ?

Dans un autre texte, De la psychothérapie , Freud a  écrit : « il nous est agréable de constater justement que c’est aux personnes de plus grande valeur, aux personnes les plus évoluées que la psychanalyse peut le plus efficacement venir en aide. »

A cela on ajoutera que pour les pauvres (qu’il juge personnes de peu de valeur et peu évoluées ), le rejet cynique de Freud est  sans appel car, outre qu’ils n’auraient pas l’argent pour le payer  : « les pauvres obligés de gagner leur vie ont moins le temps de se réfugier dans la névrose… le névrosé pauvre ne peut que très difficilement se débarrasser de sa névrose ;  ne lui rend-elle pas, en effet, dans la lutte pour la vie, de signalés services ? Le profit secondaire qu’il en tire est très considérable. La pitié que les hommes refusaient à sa misère matérielle, il la revendique maintenant au nom de sa névrose, et se libère de l’obligation de lutter par le travail contre sa pauvreté. »  il est pauvre, il est névrosé et la névrose lui  permet plus facilement de supporter sa pauvreté et sa misère.  Mécontent

                 Bref, on l’aura compris, de la fin du XIXème à la première moitié du XXème siècle,  avec les 450 euros que prenait S. Freud pour une heure de divan,  pendant laquelle il laissait sommeiller son inconscient,  la réussite du traitement n’était assurée que pour des riches en bonne santé.

… Ce qui n’a pas empêché  Freud de dire à Ferenczi**  : « mes patients, c’est de la racaille »   !

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* Conférence  Les ressorts du divan de l’ Université populaire de Caen du philosophe Michel Onfray  /  L’affabulation freudienne – Sigmund Freud / diffusée sur France Culture le 12.08.2010.
Citations de la conférence de M. Onfray en italique.

** Propos cité par S. Ferenczi dans son Journal clinique.

13 août 2011   Commentaires fermés sur A qui Freud conseille-t-il la psychanalyse ?

Paris, samedi 4 mai 1968


       
    Dans le journal Le Monde du samedi 4 mai 1968, dans son billet Au jour le jour, Robert Escarpit sous le titre La faute à Voltaire ? rédigeait une note à la lucidité aiguë :

   »  Ils ont fermé Nanterre, est-ce la faute à Voltaire ? Dans la mesure où le nom de Voltaire symbolise ici – bien imparfaitement d’ailleurs – une certaine forme de la contestation révolutionnaire et du  » mauvais esprit  » politique, il semble qu’on doive le mettre hors de cause.
    Rien n’est moins révolutionnaire, rien n’est plus conformiste que la pseudo-colère d’un casseur de carreaux, même s’il habille sa mandarinoclastie d’un langage marxiste ou situationniste.
    A vrai dire, ce sont les jeunes gens en colère qui font les meilleurs mandarins. Les autres qui veulent vraiment changer l’état des choses et bouleverser la règle du jeu, ont besoin de tout leur sang-froid et de toute leur énergie, surtout s’ils doivent continuer à désirer le changement.
    Lorsque dans dix ou vingt ans, M. Daniel Cohn-Bendit et ses amis seront doyens, recteurs, ministres ou l’équivalent sous quelque autre nom, je leur souhaite d’affronter la révolte de leurs propres étudiants avec autant de modération qu’on en fait preuve à leur égard, aujourd’hui, à Nanterre. »
           Le regard des sociologues P. Bourdieu et J.C. Passeron sur les étudiants parisiens était tout aussi aigu…

 

   C’était juste avant 1968…  P. Bourdieu et J-C. Passeron  faisaient paraître Les Héritiers – les étudiants et la culture en 1964 aux Editions de Minuit.

Pour l’année scolaire 1961-1962, les statistiques de  l’INSEE sur l’origine sociale des étudiant(e)s avaient indiqué que pour 18% de filles et fils de salariés agricoles, d’agriculteurs, de personnel de service, d’ouvriers et d’employés, il y avait 82% de fils et filles de patrons de l’industrie et du commerce, de cadres moyens, de professions libérales et de cadres supérieurs –  82% d’étudiant(e)s  d’origine bourgeoise.

  Le chapitre 2  Jeu sérieux et jeux du sérieux éclaire les choix politiques des étudiants parisiens juste avant 1968.
Lisons à la page 69 ce qui fit leur particularisme politique en ce mois de mai 1968 pour mieux comprendre comment des fils et  des filles de bourgeois  jouèrent aux communards, sachant – et heureux de savoir-  qu’ils ne seraient pas dans la ligne de mire d’un  M. Thiers, protégés qu’ils étaient par la proximité du pouvoir de leurs pères, qu’ils ou elles rejoindraient bientôt. 

   » Faut-il s’étonner si les étudiants en lettres de Paris présentent une image idéal-typique, c’est-à-dire à la fois accomplie et caricaturale, de l’étudiant comme novice intellectuel, tenu de faire ses preuves d’intellectuel autonome, en s’exerçant au jeu qui fait de l’art de décevoir les attentes le mode privilégié de l’exercice de la liberté individuelle ?

 (…) bien que l’Université de Paris compte la proportion la plus forte d’étudiants d’origine bourgeoise, la part des étudiants qui se disent à gauche y est plus forte qu’en province, où les opinions politiques de gauche sont très fortement liées à l’appartenance aux classes défavorisées. C’est encore à Paris que la part des étudiants qui, se disant de gauche, refusent de se reconnaître dans un parti de gauche est la plus forte ; et ceux qui, pour se définir politiquement, éprouvent le besoin de se forger des étiquettes originales, telles que  » trotzkisme rénové « ,  » anarchisme constructif « ,  » néo-communisme révolutionnaire « , sont parisiens pour les deux-tiers.

Plus généralement (…) les étudiants parisiens sont et se veulent en rupture, s’ils s’engagent et entendent s’engager à contre-courant et à contre-pente, obéissant au conformisme de l’anti-conformisme, c’est que les valeurs de dilettantisme et de désinvolture que les étudiants bourgeois importent dans le milieu étudiant et qui s’imposent, surtout à Paris, à l’ensemble du milieu étudiant, sont en affinité avec les valeurs qui entrent dans l’idéal intellectuel de l’intelligence sans attache et sans racine.  »

… et (re)naissait en ce printemps 1968 , l’idéologie  gauchisante … des rejetons de la vieille droite…

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9 avril 2010   Commentaires fermés sur Paris, samedi 4 mai 1968

Le « chat » du 8 mars

Note  modifiée  le  1er  août  2011                      

Il fallait un « chat »* sur lemonde.fr  pour fêter dignement le 8 mars, la journée internationale de la femme.   
Certes, l’on sait que le chat, contrairement à l’ange  a un sexe, et le débat avec la philosophe féministe **s’est donc intitulé  « Le sexe est avant tout une question politique ».
J’aurais volontiers ajouté – et  une question religieuse,  mais il est apparu que la femme en foulard et en burqa  par soumission religieuse aux imams salafistes, était conforme à son féminisme. ***  Mécontent

 
Mon malaise grandit d’autant, que la surabondance de mots tous plus «savants » les uns que les autres fit des noeuds dans la pelote du chat et lui hérissa le poil.  Ce furent des noeuds en tous genres (sic) : lesbophobetransphobe- hétéronormativité – socialisation et éducation genrées- éco-féminisme etc.
La question sur l’hominisme sembla  être un canular, façon poisson-chat de 1er avril. La philosophe avoua que si le masculinisme était  identifié, elle ne connaissait pas « les bases politiques »  de l’hominisme.

…Et pour finir le chat se retrouva dans la chaussette sale que personne ne voulait plus ramasser pour cause de féminisme et de masculinisme ! Et que dire alors de la crème renversée ? … encore une aubaine pour le chat !

       

* La rédaction du journal fit un effort pour donner la langue française au chat, en invitant à un débat en direct.
** Elsa Dorlin

 *** Ces  féministes qui dédaignent  les droits citoyens des femmes soumises aux dogmes de l’islamisme intégriste trahissent le principe  d’égalité sociale et de fraternité qu’assure  la laïcité. Mais il  semble que  le simple et beau mot
[féminin] de fraternité soit encore … trop  masculin !!

Le féminisme ne serat-il pas qu’un autre communautarisme ? 
Vive les droits de l’homme et de la femme !

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Dame-perruche renseigne la demoiselle chatte sur sa grossesse...

Dame-perruche lit le Code civil et renseigne la demoiselle chatte sur sa grossesse. Cette illustration du XIX ème siècle fait allusion aux articles 340 et 341 sur l’interdiction de recherche en paternité et sur l’autorisation de recherche en maternité. » ( Source Grandville. Les métamorphoses du jour – éd. pr. Paris 1829) 

  

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11 mars 2010   Commentaires fermés sur Le « chat » du 8 mars

Identité nationale : « Néant » ?

Note du 9 novembre 2009 / mise en avant le 15 février 2015  /  le 23 mars 2015 / revue le 4 octobre 2015 / et  remise en avant le 26 septembre 2016
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Depuis 2009, le pire arrive : les  massacres au nom d’un dieu et d’un prophète, par Boko haram en Afrique, par Al-Qaïda et l’État islamique en Syrie, en Irak, au Pakistan ,  en France les 7,8 et 9 janvier 2015,  à Copenhague, le 14 février 2015 … à Tunis le 18 mars 2015 …

                          FABLE                      

Cette année-là, pour plaire à une certaine élite intellectuelle et à la mouvance islamiste, l’administration française  imprima  sur notre carte de non-identité nationale, à la rubrique nationalité le mot « Néant ».

Notre drapeau non-national devint un rectangle vide, vite arraché par le vent pour le plus grand plaisir de ceux que les mêmes couleurs depuis 220 ans ennuyaient ou exigeaient de les remplacer par le drapeau vert au sabre sanglant des égorgeurs.

Notre hymne non-national fut composé rapidement à l’aide d’enregistrements de vociférations et de sifflets.

Notre  langue non-nationale  devint  le  jargon «bobu  fonetik  (1)».

Tout cela réjouit si fort les francophobes de l’intelligentsia et des organisations islamistes (2) qu’ils instituèrent une grande fête de carnaval non-national  le 1er avril pour rappeler au bon peuple que son histoire de France n’était plus  politiquement correcte, que la laïcité était une invention d’un autre siècle et qu’il faudrait désormais faire un croissant dessus.

Comme aucun texte de loi n’était écrit en « bobu  fonetik », on supprima la constitution, le gouvernement et le parlement. On décréta  que comme  la loi du plus fort et la loi du talion étaient les meilleures depuis des milliers d’années, étant  celles que les brutes ignorantes (3) comprenaient le mieux, on  pourrait en toute liberté s’entr’égorger pour avoir le pouvoir.

De même, comme ni les textes  littéraires, ni les textes scientifiques, ni les manuels scolaires n’étaient rédigés en bobu fonetik,  l’interdiction d’apprendre à lire pour les enfants et de lire les textes en français pour les adultes fut décrétée.

♠ On donna congé définitivement aux élèves et aux étudiants afin qu’ils puissent adorer le dieu  de la télévision commerciale, le dieu de la musique commerciale et du rap-nique la France, tout en sacrifiant au dieu ventripotent du pain rond, de  la viande hachée et du liquide marron sucré, sans oublier chaque jour les offrandes au dieu des jeux vidéo de guerre et de destruction de la planète, au dieu des mafieux du cannabis – fêté le 30 juin car les bobus des médias prononcent 30 joints-, et au dieu de la cocaïne et de l’héroïne lors des concerts de fous furieux (rave lunatic) …..
…histoire d’attendre le dieu qui ne saurait tarder, le dieu des djihadistes aux longs poils …

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       Moralité : Ne nous décourageons-pas, le pire est juste possible       

1-  Pour le  bobu fonetik   voir Le Petit Bobu
2-
 Selon l’étymologie serait francophobe celui ou celle qui a peur de l’identité française, de la langue française.
3- brutes ignorantes fort nombreuses si l’on devait en croire ci-dessous sociologue hilare
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Cette petite fable m’a été inspirée par l’entretien de Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS avec Gaïdz Minassian intitulé :  » Il n’y a pas d’identité française.  »  (Le Monde.fr  6.11.09)… et le commentaire de sociologue hilare en réponse à mon premier commentaire

          08.11.09 | 9h    L’ingénue.net

Ainsi l’élite intellectuelle nous dénierait le droit à l’identité française au motif que l’immigration politique et économique fait de la France un pays d’accueil. Apprendre la langue française et respecter les devoirs qu’imposent les droits de la loi républicaine laïque suffisent à faire un citoyen français.Evidemment, il faut le vouloir, il faut avoir ressenti qu’il y a dans notre culture et dans notre histoire un ferment de démocratie et de liberté ; il faut être fier d’y participer. 


08.11.09 | 16h  Sociologue hilare

C’est clair et net! Après Marcel Detienne il y a quelques temps, Jean François Bayart aujourd’hui. Le Monde fait des efforts pédagogiques pour les dangereux ingénus de tout poil c’est bien! Questions à l’ingénue.net : les contrevenants au code de la route, les fraudeurs, les délinquants et criminels de tout poil qui ne respectent donc pas les lois françaises ne seraient donc pas compatibles avec votre « identité française »? Autant dire presque tous les Français. C’est si dur que ça de penser.

          09/11/2009    8h @sociologue hilare

En effet, c’est difficile d’obéir aux lois républicaines et de respecter les autres en France comme ailleurs. Mais alors pourquoi les leçons d’éducation civique et de morale révulsent-elles les grands esprits qui se disent citoyens de partout et de nulle part ?  Si rappeler la loi fait de moi une dangereuse citoyenne, vous admettrez qu’il m’est difficile de rire avec vous. L’ingénue.net
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9 novembre 2009   Commentaires fermés sur Identité nationale : « Néant » ?

Les paradoxes du sociologue et du recteur

                 

Malgré son extrême prudence Fahrad Khosrokhavar* nous le confirme :  » la burqa  n’a aucun ancrage dans les communautés musulmanes de la France où l’écrasante majorité est d’origine nord-africaine.  »
Voilà un consensus immédiat puisque dans l’histoire de France, le port d’un voile qui dissimulerait les cheveux et la beauté des femmes pour des raisons religieuses n’a absolument aucun ancrage. Mais à la question de Laura :  » Etes-vous pour ou contre la burqa ?  »  F. Kosrokhavar répond par une habile esquive :  » Un simple foulard  me semble correspondre aux exigences de la loi religieuse dans une interprétation orthodoxe. » 

Il exprime ainsi sa demande  de  » reconnaissance conditionnelle du foulard  » par la République, en l’appuyant de son opposition à une loi sur la burqa. Autrement dit, le voile sous toutes ses formes deviendrait un piège, puisque cédant une première fois aux injonctions d’une loi religieuse fondamentaliste, la République laïque n’aurait plus par la suite qu’à subir la loi salafiste de la burqa. Le sociologue en oublie même qu’en France le président ne jure pas sur une bible et il nous cite (comme exemple ?) une conseillère aux affaires religieuses (sic) de Barack Obama portant un foulard à la Maison Blanche.

Son argumentation  paradoxale agite la menace de représailles : soit la République reste muette et sans loi devant la charia islamiste de la burqa  -alors  que  »  l’expansion de la burqa n’est pas  totalement autonome  de celles des groupes fondamentalistes « – soit  la société française risque de subir à nouveau  » les formes extrêmes de fondamentalisme … des formes insoupçonnées de fondamentalisme… de ces groupes de néosalafistes [qui] ont renoncé, du moins jusqu’à nouvel ordre,  à la violence dans la lutte contre les démocraties européennes.  »  Ainsi,  non seulement les terroristes d’hier et d’aujourd’hui  prendraient les femmes musulmanes en otages pour assurer leur ascension politique, mais il faudrait que notre société républicaine se laisse bâillonner par la menace de représailles !

Et le sociologue persiste qui affirme :  » l’argument d’une autorité religieuse dénonçant la burqa me semble plus dangereux que la burqa elle-même, parce qu’elle enfermerait le musulman  dans un rapport de soumission à une autorité religieuse  » ,  comme si  la burqa n’était pas une soumission dangereuse de la musulmane à une autorité religieuse.
D’autant plus qu’ il suggère  que ce soit justement des musulmanes,  celles qu’il appelle des «  républicaines en foulard [qui] puissent s’opposer à celles qui portent la burqa.  »    Pourquoi l’opposition républicaine à la burqa des musulmanes laïques  sans foulard  et des  musulmans laïques  est-elle  ignorée du sociologue  ?
 Mécontent   Faut-il penser que les chefs religieux **ne sont pas  » républicains « ,  qu’ils ont moins de courage que les laïques pour s’opposer à la burqa  ?  …  ou  pire encore que ce sont eux qui soufflent sur les braises ?          
                 

 Le sociologue démontre ainsi le paradoxe des responsables religieux quand ils nous accusent d’islamophobie  croissante  alors que c’est leur inertie croissante  qui laisse  le champ libre aux extrémistes intégristes endoctrinant les jeunes, les femmes, forces vives de  notre société  – ils s’en font ainsi leurs complices et ils le savent. 

             ____________________
Notre anti-islamo-intégrisme décroîtra en fonction de leur courage à dénoncer l’intégrisme, en fonction de leur  respect des droits à l’identité et à l’égalité citoyennes des femmes musulmanes sur le territoire français.
En  nous prouvant qu’ils sont républicains, les responsables musulmans
quitteront enfin leur position paradoxale, pour permettre l’intégration, en toute loyauté, des musulman(e)s  dans la laïcité républicaine.    

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 * » chat  » débat en direct de Fahrad Khosrokhavar, sociologue, directeur d’études à l’EHESS /propos en italique / Lemonde.fr 21.10.09

** Betoula Fekkar-Lambiotte (La double présence Seuil 2008) a démissionné du CFCM en février 2003 parce qu’elle refusait de voir la majorité laïque des musulmans de France  » représentée  » par les obscurantistes de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) / Marianne 26.03.07
 
                             NB             28 octobre 2009  

Lors de son audition devant la commission parlementaire * sur la burqa présidée par André Gérin, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur a fait également usage du paradoxe pour son argumentation. Au motif de l’absence de vigilance du gouvernement français face à  » la montée du fondamentalisme « ,  il a déclaré  qu’il était «  trop tard  » pour lutter contre le voile intégral. Ce serait la conséquence de   » l’aboulie** générale  » de la société française. 

Etait-il  trop tard  le 15 mars 2004 quand, sous le gouvernement Raffarin avec François Fillon comme  ministre de l’Education nationale, une loi  fut promulguée  interdisant «  en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, [pour marquer] la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. « 
Il n’était pas trop tard en 2004 et le gouvernement français n’a pas été aboulique puisqu’il a réaffirmé sa volonté.

Etait-il  trop tard  en 2007 pour que Dalil Boubakeur affiche sa volonté de  » construire un islam de France « ,  défende le droit à la liberté d’expression, et s’oppose aux fondamentalistes du CFCM et de l’UOIF ? Il n’était pas trop tard et pourtant il s’est  joint à eux dans leur procès perdu contre Charlie Hebdo.

         Cher M. Boubakeur, c’est vous qui ne voulez pas affronter les fondamentalistes, vous parlez de traiter  le port de la burqa  » au cas par cas « . Avez-vous imaginé ce que cela signifie ? Comment ces femmes se rendront-elles seules, librement à l’entretien ?  Elles ne peuvent ni passer le permis ni conduire. Elles voient mal, entendent mal et on les entend mal. Elles refuseront d’enlever leur burqa parce que leurs imams salafistes le leur auront interdit. Elles ne pourront pas prouver leur identité. On ne pourra pas savoir si elles souffrent, si elles sont maltraitées voire droguées ou terrorisées. etc. et ce sera le retour à la case fondamentaliste, les extrémistes auront juste encore gagné du temps. 
 Dernier paradoxe, vous parlez d’une   » loi de sécurité publique  » – comme celle sur le port de la cagoule pour les truands et les émeutiers. S’il est vrai que les terroristes islamistes, en obligeant les femmes à porter la burqa,  se donnent le moyen criminel en  se cachant eux-mêmes sous des burqas, de transporter des  armes, des ceintures d’explosifs, de la  drogue etc., serait-il trop tard aussi pour vous,  de reconnaître qu’elle ne sont que les innocentes  victimes du fondamentalisme, et non les coupables ?

 Il n’est pas trop tard pour la loi républicaine parce qu’elle éclaire l’avenir, parce qu’elle peut rétablir à chaque fois qu’il est violé, le droit des femmes à vivre en France égales aux hommes, sans marquage religieux sexiste, infâmant et invalidant. L’Assemblée nationale et le gouvernement Fillon  auront la volonté de légiférer à nouveau pour qu’aucune religion ne vienne en France faire la loi, pour que les musulmanes comme les autres, aient le droit à l’identité citoyenne et le devoir de respecter  l’égalité laïque.

 » La bête immonde est toujours féconde « , elle a pris la forme du fondamentalisme et de l’intégrisme islamistes. Il n’est pas trop tard pour la vaincre. 

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* Lemonde.fr et AFP
** perte de la volonté  (Grand Robert de la langue française)
Cette note ainsi que  la précédente, L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa, ont été envoyées à M. André Gérin, député PCF du Rhône et président de la commission parlementaire sur la burqa.         

29 octobre 2009   Commentaires fermés sur Les paradoxes du sociologue et du recteur

La sociologue et l’ancien chef de bande

              Ce n’est pas simple d’y voir clair dans la période troublée que nous traversons tous dans nos  quartiers des grandes villes, dans nos petites villes et dans nos villages.

L’article *qu’ont rédigé Marie-Hélène Bacqué, sociologue et Lamence Madzou, ancien chef de gang voudrait certainement nous éclairer, en commençant par mettre en doute le chiffre du ministère de l’intérieur :  » 222 bandes … 78% en Ile-de-France…soit un total de 5000 jeunes « .

La sociologue – grâce aux lunettes de  l’ancien chef de bande, qui sait forcément ce que  » bande ou gang  » veut dire, et leur nombre – affirme  » que la plupart de ces bandes sont des groupes peu structurés de copains désoeuvrés.  »  

Cinq colonnes seront -elles suffisantes pour  nous convaincre que ces bandes  vivent paisiblement entre bons garçons déscolarisés, illettrés ou sans emploi, loin des malfaisants, loin des braqueurs cagoulés, des trafiquants de drogues, de voitures et d’armes, dont ils  seraient les seules victimes ? 

Pas vraiment ! la sociologue et l’ancien chef de bande nous décrivent au contraire,  une vie d’inactifs (comme ceux des bandesMécontent) au coeur  d’une économie souterraine en plein développement. Et on est prié de s’attendrir car  «  les petits vendeurs ne roulent pas sur l’or. Ils ne gagnent souvent pas beaucoup plus qu’un smic. … ils ont ainsi accès à un marché du travail, certes informel, où ils ont l’impression « d’être à leur compte « .

Avec un luxe de détails nous apprenons comment, pour jouer dans la cour des grands et gagner plus, » quelques individus vont se fournir en Espagne ou au Maroc …  ils créent alors des  » fours  » : ils prennent possession d’un escalier, en général dans un immeuble d’habitat social. L’escalier est bloqué par un jeune cagoulé avec barre de fer. Un ou deux autres s’y installent pour vendre. A l’extérieur, des guetteurs surveillent… Les équipes  se relaient : le four est ouvert jusqu’à 22 heures la semaine et minuit le week-end. La drogue est cachée à proximité du four, la préparation se fait dans les appartements… Elle est connue des habitants, réduits au silence par la menace et l’intimidation …   Les fours rapportent entre 6 000 et 10 000 euros par jour. « 

              Et si la sociologue et l’ancien chef de gang mettaient les lunettes  » des habitants, réduits au silence par la menace et l’intimidation  » ?  Sauraient-ils nous dire qui sont les vraies victimes de ce  » bizness   » (affaires malhonnêtes en argot de truands ) ?  Se sentiraient-ils aussi  un peu solidaires  de  ceux qui ne gagnent que le smic en travaillant,  de ceux qui viennent de perdre leur emploi parce qu’il faut  augmenter les dividendes des actionnaires ?
Peut-être sembleraient-ils moins en empathie avec les désoeuvrés des bandes et les patrons des  » fours  » ?  Ces nouveaux riches qui blanchissent leur argent sale  chez   » Versace, Armani ou Dolce Gabbana « , dans la contrebande d’armes de guerre et qui roulent  pour  faire bourge(ois) dans des  grosses berlines étrangères.

En suivant la finesse de leur  raisonnement, il faudrait penser que les bandes  sont pour la plupart aussi pacifiques entre elles et polies avec les personnes âgées du quartier que des équipes de scouts ; qu’elles ne sont pas armées, qu’elles n’agissent pas sur l’ordre des chefs de gangs ou des chefs  mafieux – qui seraient pour leur part, de gentils garçons sachant dire bonjour.  Bref, à les en croire, les pépinières de mafias seraient  aussi tranquilles et inoffensives pour la société que les bandes de copains seraient sympathiques. 

 Pour la sociologue et l’ancien chef de bande, la seule coupable est justement la société française si répressive. Ils ne diront rien des autres jeunes, des adolescents et  des adolescentes sensibles** (en banlieue comme  partout) qui veulent vivre autrement, qui refusent  la toute puissance barbare de la haine et de la violence des grands frères et des chefs de gangs.

                Veillons sur ces jeunes courageux qui s’inscrivent dans des parcours professionnels. Ce sont eux qu’il faut féliciter, encourager, accompagner dans leurs études et leurs projets. Ce sont eux les citoyens qui feront la société française de demain.
             ______________________________________________
Pour les autres, ceux des bandes, ceux des gangs, ceux des  » fours « , ceux des  mafias, la justice sera la seule bonne réponse.

Mécontent   Du   » four  » à l’incendie criminel dans la cage d’escalier d’un immeuble de Sevran le 10 août 2009  qui a fait 5 victimes dont deux enfants et un nourrisson. Un immeuble dont les toits ont servi pendant des années  » de cache d’armes et de refuge aux trafiquants  » et dont l’accès aux pompiers est rendu difficile par les caillassages qui les accueillent.  » Ici, [dit le maire de Sevran, Stéphane Gatignon] c’est un système carrément mafieux qui prévaut. C’est un trafic à grosse échelle qui met en jeu d’importantes sommes d’argent « .***

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Débats Horizons Le Monde 31 mai/ 1er juin 2009  p.17 citations en italique/ Marie-Hélène Bacqué sociologue, professeur à l’université d’Evry et Lamence Madzou ancien chef de bande – Coauteurs de J’étais un chef de gang  (La Découverte, 2008) /
**cf. ma note Les collégiens sensibles d’Aubervilliers  21 avril 2008
***  Incendie de Sevran : la piste d’un règlement de comptes est privilégiée  article de Yves Bordenave Le Monde 12.08.09 / L’hypothèse criminelle est retenue par le parquet de Bobigny le 27.08.09 (AFP.) Le Monde 29.08.09

18 juin 2009   Commentaires fermés sur La sociologue et l’ancien chef de bande

Les trois mousquetaires du jeu vidéo

 

                   Comme dans l’histoire d’Alexandre Dumas, ils sont quatre ! 

Nous avions déjà croisé deux (pédo)psychiatres et/ou psychanalystes : Michael Stora*,  pragmatique, avec « toutes les consoles de jeux disponibles sur le marché  » , et  Serge Tisseron**, serein, devant les parents  » terrifiés par la violence de certains jeux [vidéo] « .

Depuis peu nous caracolons avec le  troisième, Yann Leroux***, psychanalyste, massivement hard core gamer, et le quatrième, Marcel Rufo****,  avatar de D’Artagnan ;-) héritier  médiatique de Françoise Dolto.

On reconnaît les mousquetaires à leur devise : Tous pour les jeux vidéo ! Ils bataillent, ferraillent, embrochent tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Les jeux vidéo sont bons, les jeux vidéo sont beaux, les jeux vidéo font du bien. La preuve ? Ceux qui ont ou auront mal étaient de toute façon déjà malades et les mousquetaires seront là pour les soigner. Bref, on l’a compris, ensemble les fabricants de jeux vidéo et les psychiatres diront merci aux joueurs, malades et/ou futurs malades.

Démonstrations,  argumentations, explications (plus ou moins claires)  sont autant de bottes secrètes pour éliminer les vilains médisants du jeu vidéo. Ainsi Marcel Rufo, face aux parents inquiets, n’est jamais inquiet   :  » On crie au loup, on parle du danger de l’addiction, mais les gosses addicts (sic) sont fragiles par ailleurs.  »  Hélas ! Les garçons  qui  découvrent un FPS (first personal shooter(!) et incarnent  un snipper(!) ou un dynamiteur(!), sont en effet,  des proies bien faciles et bien fragiles face au déferlement sonore et visuel du jeu. 

Et si, comme nous raconte Yann Leroux, cela leur  » permet de travailler (sic) [leur] toute puissance à l’état brut « , c’est  pour mieux les emmener (entraîner ?)  sur le terrain de la violence, de  la destruction et de la guerre ; c’est une formation subliminale payante pendant laquelle est rappelée en permanence que la loi du plus fort est toujours la meilleure. Loi  inique  imprégnée de dogmes religieux,  loi  des régimes  théocratiques et fascistes.

 Pendant ce temps, Marcel Rufo, contrairement aux vilains médisants, ne crie pas au loup, il crierait plutôt au miracle ! Ainsi nous donne-t-il l’exemple d’un garçon  » qui ne travaillait plus en classe et passait son temps à jouer sur des jeux en réseau. On a discuté et il m’a confié qu’il admirait son grand-père, décédé, qui était un génial bricoleur. Je lui ai demandé s’il n’avait pas plusieurs vies avec son grand-père grâce au jeu vidéo «  ! Etonnant, non ?

Et pour finir, en chevauchant aux côtés de Yann Leroux, nous l’entendons s’emballer pour le jeu massivement multijoueurs  World of  Warcraft. Du haut de son  » Observatoire des mondes numériques en sciences humaines « ,  il  proclame que ce jeu  » va transformer de manière profonde la société  » ;   il nous annonce,  qu’  » il est certain que les Orcs de World of Warcraft  vont faire la société de demain  » !!!

 

                                                     Mécontent        AU  LOUP !!!                             

*   Le soin par le jeu vidéo ou acharnement virtuel ?

** Les fabricants de jeux vidéo diront merci

*** Propos de Yann Leroux recueillis par téléphone par Hubert Guillaud le 12 mars 2009 / Internet Actu /

**** Entretien de Marcel Rufo avec Sylvie Kerviel /Le Monde 10/11 mai 2009
                                                                                 

 

31 mai 2009   Commentaires fermés sur Les trois mousquetaires du jeu vidéo

Les fabricants de jeux vidéo diront merci

Sur le vif /  « L’addiction aux jeux vidéo est rare«  / Propos (en italique) *de Serge Tisseron, psychiatre.

Cher Serge Tisseron,

Dans votre rôle de psychiatre conseiller, quand les parents sont  » terrifiés par la violence de certains jeux [vidéo] « , vous pensez donc qu’ils ont tort, et que cette violence, qui s’ajoute à celle de la télévision, du cinéma et de la Toile est excellente pour la santé mentale des chers petits ? Avec en prime  la drogue à l’adolescence **?

Et tant pis pour tout le temps de vraie vie volé aux jeunes. La fabrique de petits robots fonctionne déjà à plein régime. Les fabricants de décervelage ne manqueront pas de vous dire merci. 

NB Tout esprit rationnel se régalera de  » L’addiction aux jeux vidéo est un phénomène rare  » qu’il rapprochera de la dernière phrase  » Il faut bien sûr mener une prévention auprès des jeunes mais aussi une bataille pour que les fabricants fassent des jeux moins addictifs. » De qui se moque le psychiatre ?

                               *Propos recueillis par Martine Laronche Le Monde 7.01.09

   **cf. Le désarroi des parents face au danger du cannabis Martine Laronche Le Monde 27.01.09

9 janvier 2009   Commentaires fermés sur Les fabricants de jeux vidéo diront merci

Le prix d’excellence pour le campus Condorcet d’ Aubervilliers ?

 La distribution des prix aura lieu le 11 juillet 2008

             Si c’est le projet Paris-Aubervilliers *qui l’emporte, quel bel encouragement ce sera  pour tout le département de Seine-Saint-Denis, étant donné l’enthousiasme et la persévérance avec lesquels ont oeuvré les élu(e)s et celles et ceux qui souhaitaient y développer leurs enseignements et leurs recherches !

            Quel bel hommage de la République aussi, à toutes celles et à tous ceux  qui   travaillent avec un dévouement inlassable pour l’avenir et la réussite des collégien(ne)s  » sensibles  » et des lycéen(ne)s   » voraces  » de Seine-Saint-Denis, sans oublier son valeureux Conseil de la jeunesse **!

 *avec l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), l’Ecole des Chartes, l’Institut national des études démographiques (Ined), l’Ecole d’économie de Paris, - le CNRS, Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris VIII Saint-Denis et Paris XIII Villetaneuse.

** cf ma note Sous la loupe du conseil de la jeunesse de Seine-Saint-Denis du 18 janvier 2008.

  11 juillet 2008 

   Bravo Aubervilliers ! Bravo la Seine-Saint-Denis ! Vive le campus Condorcet  !    

6 juillet 2008   Commentaires fermés sur Le prix d’excellence pour le campus Condorcet d’ Aubervilliers ?

Le soin par le jeu vidéo ou acharnement virtuel ?

 Sigmund Freud constaterait tout comme nous l’incroyable emprise « des univers oniriques * » des jeux vidéo sur les jeunes cerveaux. Les enfants sont fascinés et en redemandent tellement que la certitude de profits colossaux exacerbe l’imagination des adultes concepteurs. On voit ainsi leurs talents faire merveille pour parvenir à transformer nos paisibles bambins en patients (sic) pour le plus grand bonheur de modernes psychanalystes eux-mêmes  » accros  » aux jeux vidéo.

Les symptômes sont là. Fatigués, abrutis, grognons, opposants ou agressifs, les enfants ne réussissent plus à travailler à l’école, du coup ils se réfugient encore plus dans le virtuel.  Bref, la société marchande les dote d’un véritable  handicap socioculturel pour leur évolution et leur réussite scolaire. Qu’à cela ne tienne, la science (ou magie ?) psychanalytique partant du postulat que  » l’inconscient dans notre société est devenu très visuel « , invente  le soin par le jeu vidéo. D’où l’étrange raisonnement qui consiste à nous faire croire que d’imposer à l’enfant toujours plus de sollicitations audio-visuelles  lui  » permet de projeter à l’extérieur des choses qui sont difficiles à dire. » 

Finis le calme, les dessins, les jeux, les jouets, place à l’écran géant et aux bruits. Plus besoin d’avoir ses propres rêves, l’enfant vit et agit dans les cauchemars virtuels des adultes grâce à « toutes les consoles de jeux disponibles sur le marché « . Il accumule sans fin des images et des sons, refait mécaniquement toujours les mêmes gestes. Ce soin par le jeu video ne serait-il pas un acharnement virtuel  lui aussi, vers une véritable dépendance ? 

Avec l’illusion érigée en théorie que ces jeux vidéo-là correspondraient justement à l’univers émotionnel de cet enfant-là et  lui  serviraient d’exutoire. Avec l’illusion que toujours plus d’images animées excessivement lumineuses et sonores, induisant une incroyable surexcitation,  permettraient à l’enfant de se retrouver lui-même, dans sa propre vie et en sécurité affective, avec ses propres sensations et ses vrais sentiments.

En effet, il faut bien se poser la question : comment un enfant déjà fragilisé, réussira-t-il à se guérir aussi de l’emprise du virtuel, à échapper à sa tyrannie, pour que sa vie réelle toute simple  en famille, à l’école, lui apparaisse à nouveau comme une belle aventure, sa belle aventure ?  

                                                                                                    

*  citations de Michael Stora, psychanalyste, extraites de l’article de Séverine Fiévet : Le virtuel pour soigner les enfants en difficulté Le Monde 05.03.2008

 

        cf ma note L’exploit : dix jours sans télé ni jeux vidéo  du 24 mai 2008

        Concernant les 12-25 ans voir  Dans la spirale des jeux vidéo  (documentaire d’Heide Breitel rediffusé sur Arte le 20.06.2008).      

8 avril 2008   Commentaires fermés sur Le soin par le jeu vidéo ou acharnement virtuel ?

Par la lunette du sociologue

 Pour Marwan Mohammed*, c’est un fait scientifique avéré : l’idée que   » les bandes de banlieue incarnent le danger social… matérialisent l’insécurité… » est au plus une  » attitude collective « ,  » un objet social [qui] n’a jamais été défini précisément « , voire  » une représentation « .  D’ailleurs, selon lui  » L’observateur extérieur « (non sociologue) confondra facilement « un groupe d’adolescents qui ont le malheur de porter des capuches [avec] un regroupement de jeunes ayant un objectif criminel. »

 Ce fait est bien documenté depuis le Moyen-Age,  » il y a toujours eu des regroupements de jeunes avec un caractère conflictuel ou transgressif « … »et ces bandes étaient déjà montrées du doigt pour des viols collectifs, des violences en groupe, des bagarres, des troubles, etc. »

Mais le sociologue observe que  » mis à part l’aspect ludique ou quelques opportunités délinquantes, derrière les émeutes, il y a des colères et des demandes de changement. »  

Bref, ses études lui permettent désormais d’y voir plus clair dans la psychosociologie de ces groupes de jeunes et d’affirmer qu’ils veulent ainsi changer les  » situations économiques et sociales « , changer  » le regard porté par la société  » et changer « certaines pratiques policières« .

Donc, sociologiquement parlant : point n’est besoin pour les garçons de faire comme les filles et de travailler à l’école, au collège, ou au lycée, point n’est besoin pour eux de lire, de réfléchir etc. Ils ont  » la bande … [qui] offre une forte visibilité (sic) et de la reconnaissance à des jeunes qui se sentent invisibles parce qu’en échec scolaire ou professionnel. Elle [leur] offre une histoire. »

Et quelle histoire ! Un garçon, non seulement cela peut jouer à mettre le feu au quartier, mais c’est bon pour lui, c’est bon pour la survie du groupe.

Où voir « un danger social » puisque le but de la bande est de changer la société ? Et en effet, cela change tout pour celui ou celle qui n’a plus sa voiture, son école, son magasin, son autobus, son gymnase ; pour celui ou celle qui est blessé(e), brûlé(e), lapidé(e)… pour la collectivité qui financera les millions d’euros de la reconstruction

Pour celles et ceux qui sont spectateurs, pour les voisins, les gardiens de HLM, les animateurs de MJC, les enseignants, les maires, les pompiers et les policiers, la réalité est visiblement différente car  » l’aspect ludique ” disparaît vite dans la fumée. 

 La bande instaure ses propres lois, son code moral, son code pénal.  Gare aux contrevenants, à  » la police – qui rentre malheureusement dans le jeu en utilisant aussi le registre de l’intimidation, du viril et de l’informel« .

Serait-ce qu’en laissant la bande gouverner, le quartier pourrait devenir comme  elle,    » un espace de solidarité et de convivialité  » ? Quel dommage que ses habitants n’y voient que du feu !  

* sociologue au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales. Ses propos sont extraits de son entretien avec Luc Bronner Le Monde 9.10/12/ 2007

13 décembre 2007   3 Comments

Du quartier latin … à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis ?

Pour les chercheurs de l’EPHE et de l’EHESS, signataires du texte publé à la page Débats du Monde -samedi 27 octobre 2007, c’est NON !

Ils affirment même que « le déménagement à Aubervilliers » en 2008, est une « menace sur les sciences humaines  »  car  » ils seront désormais à l’écart des bibliothèques et des fonds spécialisés dont la fréquentation assidue est vitale pour leurs travaux. »

Leur regard sur « ce relogement improvisé et précipité*«  est peu enthousiaste. «  Il s’agit d’une zone où rien n’est encore prêt pour les accueillir… un lieu excentré actuellement très mal desservi par les transports en commun. »

Du coup, il est question de  » transplantation [qui] rendra désormais très difficile l’accès à cette pluralité d’enseignements et d’apprentissages, cette circulation intellectuelle, véritable marque de fabrique, jusqu’ici, de tant de générations d’étudiants. »

Et surtout ils quitteront le quartier latin synonyme de  » concentration au coeur de l’espace urbain, d’un grand nombre d’institutions intellectuelles… un espace de concentration des ressources intellectuelles nécessaires à la recherche… un agencement… qui permet de saisir les opportunités dont se nourrit l’innovation. »

Bref, hors du quartier latin, point de salut pour la recherche en sciences humaines !

Heureusement, cette morosité n’empêchera pas Claude Hagège (signataire) de participer aux lundis du Collège de France à …Aubervilliers, pour des Variations autour de “carnaval”, le lundi 4 février 2008. Il aura rendez-vous à 19 heures avec les élèves des terminales du lycée Le Corbusier (Métro Quatre-Chemins, Bus 249). Des lycéens tellement affamés de culture qu’ils ont créé avec Catherine Robert, professeur de philosophie et Guillaume Burnod professeur de sciences économiques et sociales le club des Voraces . A ne pas manquer la Soirée Super Voraces.

 Un petit clin d’oeil historique pour rappeler les usages que l’Université de Paris faisait au Moyen Age de la foire du Lendit** située dans la plaine entre La Chapelle, Aubervilliers et Saint-Denis. C’était  » la foire officielle au parchemin où le recteur de l’Université allait acheter lui-même ce qu’il en fallait pour lui et pour tous les collèges. D’où des fêtes auxquelles participait toute l’Université, recteur en tête. »

*  » Pour cause de travaux de mise aux normes de sécurité dans la Sorbonne… et de désamiantage d’un bâtiment situé boulevard Raspail… »

** Dictionnaire historique des rues de Paris Jacques Hillairet Les Editions de Minuit tome 1 p.310

1 novembre 2007   Commentaires fermés sur Du quartier latin … à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis ?