17 mai 2017
Le président Macron tente de débaucher un maximum de candidat(e)s-député(e)s des Républicains pour sa majorité hétéroclite de la future Assemblée nationale.
Il cible en priorité tous ceux qui ont voté Juppé à la Primaire de droite et qui -dès le 25 janvier 2017 – ont lâché F. Fillon. Ils avaient largement profité de l’air empoisonné de « l’accusation » d’un journal pour gonfler leur plan B/ Juppé.
E. Macron, « Grippeminaud, le bon apôtre » de la fable ♦, leur tend le piège d’une éventuelle promesse de maroquin (1).
La majorité que le nouveau président veut s’offrir ne sera qu’un artefact centriste de « godillots ».
Indispensable pour le président néophyte-en-marche, la majorité composée de vaincus des Primaires PS-LR n’aura plus qu’à enregistrer les lois Macron favorables au grand patronat et à la finance internationale.
… et le petit peuple salarié, paysan, artisan et retraité paiera l’addition … mais sans faire, comme E. Macron, la fête à la brasserie de la Rotonde, dans l’entre-soi du beau monde d’En-marche … dès le premier tour du 23 avril 2017.
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1 C’est comme cela qu’il a jeté ses griffes sur É. Philippe, B. Le Maire, G. Darmanin (LR), J.Y. Le Drian, G. Collomb (PS), et F. Bayrou (le centriste recalé en 2012 par F. Hollande), pour son premier gouvernement de campagne.
♦ Le Chat, la Belette et le petit Lapin Jean de La Fontaine Livre septième, Fable XVII