Jetons un coup d’œil sur le climat du XVIIIème siècle !

12 août 2020

Ce que j’ai appelé dans la note précédente  « la Grande Peur climatique » pour ce XXIème siècle,  n’a  aucune concordance avec ce que les contemporains des journées révolutionnaires avaient appelé « la Grande Peur » en 1789.

Cette Grande Peur  révolutionnaire avait eu  « six paniques  originelles : en Franche-Comté, à la suite de la révolte agraire, en Champagne, dans le Beauvaisis, dans le Maine, dans la région de Nantes, dans celle de Ruffec,  (donnant) naissance à des courants de peur qui se propagèrent rapidement et touchèrent la plus grande partie de la France, du 20 juillet au 6 août 1789. »(1)

On en trouve la source dans la grande misère paysanne après tant d’années de famines, celle qui fut si bien décrite dans Les Cahiers du Tiers État, que Jean Jaurès jugeait  « admirables d’ampleur, de vie,  de netteté et d’unité. (…) Des rochers brûlés de Provence où les pauvres habitants des campagnes travaillent à des travaux de sparterie maigrement payés, aux côtes de Bretagne, où les pauvres laboureurs disputent à l’avidité seigneuriale les goémons apportés par la tempête et laissés par le reflux ; (…) aux serfs de Saint-Claude, qui ne peuvent se marier sans le consentement de l’abbaye ; (…), toutes les variétés de la vie sociale éclatent dans les Cahiers : mais surtout, c’est l’unité du mouvement qui est admirable. Partout les mêmes problèmes sont posés et partout ils reçoivent les mêmes solutions. » (2)
… Pour ajouter « De même qu’à Paris dans les journées de péril qui précédèrent le 14 juillet, la bourgeoisie révolutionnaire sut armer ses milices contre les régiments de la cour et désarmer les hommes qui lui paraissaient menaçants pour la propriété, de même dans la campagne, le Tiers État rural s’organise à la fois pour protéger contre toute agression la propriété paysanne et pour abattre la féodalité. » (3)

 

C’est pourquoi il m’a semblé utile pour notre réflexion citoyenne, au sujet de l’autre « Grande Peur climatique du XXIème siècle », de consulter  le tableau des  Épidémies et famines en France (4), fruit de patientes recherches dans les archives, et figurant dans le Cercle Généalogique Lorrain d’Île-de-France.  

S’il apparaît, que  ces deux « Grandes Peurs » ont des causes différentes, le tableau climatique nous décrit un climat en France, du  XVIème au XIXème siècle, avec de nombreux épisodes d’hivers rudes, d’inondations,  d’étés caniculaires et les longues sécheresses,  tout cela ayant, en plus des servitudes et des conditions de vie si précaires, des conséquences  catastrophiques de famines et d’épidémies sur la population rurale. 

Parmi eux, le bulletin météorologique du XVIIIème siècle de 1740 à 1800 est l’un des plus sombres.

Sous Louis XV :
« Le 26 décembre 1740, grave inondation à Paris, l’hiver fut très froid avec deux mois de fortes gelées ;  famine, grande misère pain d’orge et d’avoine pour seule nourriture.
L’été fut caniculaire en 1741,   1742,  1743, 1748 , 1749 [grande famine en 1750], idem en 1751 et 1752, 1757, 1759, 1760, 1761, 1762, 1764, 1765 [le 26 août 40° à Paris] [grande famine en 1769 et 1770] 1772, 1773.

Sous Louis XVI … et sous le Directoire :

L’été fut encore caniculaire en 1776,1778, très chaud de 1778 à 1782 [grande famine],   caniculaire en 1783 [avec hiver glacial ], en 1784 et 1785 [ grande sécheresse dans toute la France et en 1787 aussi], 1788 -1789  [hiver très rigoureux et graves disettes dans la plupart des régions],  caniculaire en 1790- 1791 [grande sécheresse] et en 1793 [très sec – 40° à Valence (Drôme), en 1798 et 1799. »

Il apparaît ainsi qu’au XVIIIème siècle la perturbation du climat était supérieure à celle que nous connaissons  en ce début de XXIème siècle, mais l’on sait déjà  que les Assemblées révolutionnaires (la Constituante, la Législative et la Convention) ont œuvré plus largement au XVIIIème siècle pour la Nation  et « la  justice sociale » que ne le fera  la « Convention citoyenne pour le climat du Père Ubu- Macron «  avatar du grand débat national,  lors des manifestations populaires dites « des Gilets jaunes », auxquelles s’étaient joints les anarchistes fous furieux des Black Bloc (5 ).

Cette  « Convention de 150 membres  « sélectionnés  » dans « la diversité française (sic)« , « tirés au sort » (?) et régentés  par un « Comité de gouvernance », les uns comme les autres ayant été désignés  par le Père Ubu-Macron lui-même,  qui ose encore nous dire, que c’est une « expérience démocratique inédite en France » !

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Source historique : Histoire socialiste de la Révolution française   Jean Jaurès
Édition revue et annotée par Albert Soboul  Éditions sociales  M . CM . LXVIII .
Tome I . La Constituante 

  1   Chapitre III . Journées révolutionnaires. La Grande Peur .
               Note d’Albert Soboul  d’après Georges Lefebvre  p.437

  2    Chapitre II .  Les élections et les cahiers. Les cahiers du Tiers État  p. 282

  3   Chapitre III .  p.440   Journées révolutionnaires. La Grande Peur .

  4         Cf.  Épidémies et famines en France du XVIII au XIXème siècle
Cercle Généalogique Lorrain d’Île-de-France

  5     Pour la petite histoire 

La Convention Citoyenne pour le Climat, c’est quoi ?

♦    Elle a été accueillie au Conseil économique, social et environnemental d’octobre 2019 à juin 2020 ; et chaleureusement reçue par le Père Ubu -Macron dans la verdure de son parc de l’Élysée le 29 juin 2020.

♦    En 2019, le Père Ubu- Macron  a  prélevé  2 millions d’euros  sur le trésor national [dont un million pour les Américains qui se moquent du GIEC,  comme le Père Ubu se moque  du budget de l’AP-HP ! ] pour subventionner le  « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

♦     Sachant que depuis 2001, la République dispose  également :
d’un  Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)  en liaison avec le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
auprès duquel  Nicolas Hulot, alors  ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, avait installé en octobre 2017 :
une nouvelle commission spécialisée au sein du Conseil national de la transition écologique (CNTE)
lequel est 
« l’autre instance de dialogue social environnemental en matière de transition écologique et de développement durable ». .  .  ! La commission Hulot ayant vocation à orienter les actions du premier, c’est-à-dire de l’ONERC !

♦       Il ne faudrait pas  oublier non plus que le Père Ubu -Macron a aussi, par sa Cornegidouille, un Conseil Présidentiel de Défense Écologique 
qu’il a réuni le 27 juillet 2020, pour étudier les  propositions qu’il  avait dictées  avec Thierry Pech à ses apprentis conventionnels.

         « Que peut-on attendre du Conseil de défense écologique qui se réunit lundi 27 juillet ? » demande  FranceTVinfo qui  nous donne la réponse :
       « Le Conseil doit valider, entre autres, la création d’un comité à l’environnement et au développement durable dans les établissements scolaires. »   

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  Alors, demande L’ingénue :

Le Père Ubu -Macron et son Conseil de défense écologique savent-ils qu’en ce moment, partout en France, brûlent des bâtiments scolaires ?
Serait-il  aussi venu le temps  de « civiliser » durablement  l’environnement  autour des établissements scolaires, comme dans les écoles, les collèges, les lycées, afin que  revienne le développement durable d’un climat paisible si nécessaire pour les professeurs et si fructueux  pour  les élèves  ?

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La Grande Peur climatique et les excuses de l’écologiste

 7 août –  8 septembre 2020

 

Au nom des écologistes, je voudrais m’excuser pour avoir créé la peur climatique

  Ainsi s’exprime Michael Shellenberger, fondateur et président de l’association Environmental Progress, qui se réclame de l’écomodernisme. Il vient de publier, Apocalypse Never (Harper Collins 30 juin 2020), un livre dans lequel il dénonce les déclarations apocalyptiques sur le climat qui sont scientifiquement erronées et politiquement contre-productives. Dans un article, initialement publié dans Forbes qui l’a finalement censuré, Michael Shellenberger tient au nom des écologistes du monde entier, à présenter ses excuses pour avoir répandu la peur climatique. (1)

« Au nom des écologistes du monde entier, je voudrais m’excuser formellement pour la peur climatique que nous avons créée au cours des 30 dernières années.
Le changement climatique se produit. Ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est même pas notre problème environnemental le plus grave. Il peut paraître étrange que je dise tout cela. J’ai milité pour le climat pendant 20 ans et été un écologiste pendant 30 ans.
Mais en tant qu’expert en énergie invité par le Congrès à fournir un témoignage objectif, et invité par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à être expert examinateur de son prochain rapport d’évaluation, je me sens une obligation de demander des excuses pour la façon dont nous les écologistes avons trompé le public.

  Voici quelques faits que peu de gens savent :

  • Les humains ne sont pas à la cause d’une « sixième extinction de masse » ;
  • L’Amazonie n’est pas « le poumon du monde » ;
  • Le changement climatique n’aggrave pas les catastrophes naturelles ;
  • Les incendies ont diminué de 25 % dans le monde depuis 2003 ;
  • La superficie des terres que nous utilisons pour la viande (l’élevage est la plus grande utilisatrice de terres) a diminué d’une superficie presque équivalente à celle de l’Alaska ;
  • Ce sont l’accumulation de bois et la proximité des habitations des forêts, et non le changement climatique, qui expliquent pourquoi il y a davantage d’incendies et de plus dangereux, en Australie et en Californie ;
  • Les émissions de carbone diminuent dans les pays riches depuis des décennies et ont atteint un pic en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France au milieu des années 1970 ;
  • En s’adaptant à la vie en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont devenus plus riches et non pas plus pauvres ;
  • Nous produisons 25 % de nourriture en plus de ce dont nous avons besoin et les excédents alimentaires continueront à augmenter à mesure que le monde deviendra plus chaud ;
  • La perte d’habitat et l’abattage direct d’animaux sauvages sont des menaces plus grandes pour les espèces que le changement climatique ;
  • Le bois est bien plus dangereux pour les gens et la faune que les combustibles fossiles ;
  • La prévention des futures pandémies nécessite plus d’agriculture « industrielle » et non pas l’inverse.

  Je sais que les faits ci-dessus paraîtront comme du « négationnisme climatique » à beaucoup de gens. Mais cela montre simplement la puissance de l’alarmisme climatique.
En réalité, les faits ci-dessus proviennent des meilleures études scientifiques disponibles, y compris celles conduites ou acceptées par le GIEC, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d’autres organismes scientifiques de premier plan. 

Certaines personnes en lisant ceci imagineront que je suis une sorte d’anti-environnementaliste de droite. Je ne le suis pas. À 17 ans, j’ai vécu au Nicaragua pour montrer ma solidarité avec la révolution socialiste sandiniste. À 23 ans, j’ai recueilli des fonds destinés à des coopératives de femmes guatémaltèques. Dans les 1ères années de ma vingtaine, j’ai vécu dans la semi-Amazonie pour y faire des recherches avec de petits agriculteurs luttant contre l’invasion de leurs terres. À 26 ans, j’ai contribué à faire connaître les mauvaises conditions de travail dans les usines Nike en Asie.
Je suis devenu un écologiste à 16 ans quand j’ai lancé une collecte de fonds pour Rainforest Action Network. À 27 ans, j’ai aidé à sauver les derniers séquoias antiques non protégés en Californie. Dans ma trentaine, je me suis fait l’avocat des énergies renouvelables et contribué avec succès à persuader l’administration Obama d’investir 90 milliards de dollars dans celles-ci.
Au cours des dernières années, j’ai aidé à éviter le remplacement de centrales nucléaires par des centrales thermiques, évitant ainsi une forte augmentation des émissions.

Jusqu’à l’année dernière, j’ai évité de m’exprimer contre la peur climatique. C’est en partie parce que j’étais embarrassé. Après tout, je suis aussi coupable d’alarmisme que n’importe quel autre écologiste. Pendant des années, j’ai parlé du changement climatique comme d’une menace « existentielle » pour la civilisation humaine, et je le qualifiais de « crise ».
Mais surtout, j’avais peur. Je suis resté silencieux au sujet de la campagne de désinformation climatique parce que je craignais de perdre des amis et des crédits. Les rares fois où j’ai eu le courage de défendre la science du climat contre ceux qui la dénaturent, j’ai subi des conséquences sévères. Et donc je n’ai rien fait alors que mes collègues écologistes terrifiaient le public.

Je n’ai même pas réagi lorsque des gens à la Maison Blanche et beaucoup d’autres dans les médias ont essayé de détruire la réputation et la carrière d’un scientifique exceptionnel, un homme bien, et ami à moi, Roger Pielke, Jr., démocrate progressiste de longue date et un écologiste qui militait pour la réglementation du carbone. Pourquoi ont-ils fait ça ? Parce que ses recherches prouvaient que les catastrophes naturelles ne s’aggravaient pas.

     Mais l’année dernière, les choses ont basculé.

Alexandrie Ocasio-Cortez a déclaré : « Ce sera la fin du monde dans douze ans si  nous ne nous attaquons pas au changement climatique. » Le groupe environnemental le plus en vue de Grande-Bretagne a affirmé que « le changement climatique tue les enfants ».
Le journaliste vert le plus influent du monde, Bill McKibben, a qualifié le changement climatique de « plus grand défi auquel les humains aient jamais été confrontés » et a déclaré qu’il « anéantirait les civilisations ».
Les journalistes « mainstream » ont rapporté, à plusieurs reprises, que l’Amazonie était le « poumon du monde », et que la déforestation avait les mêmes effets que l’explosion d’une bombe nucléaire.
En conséquence, la moitié des personnes interrogées dans le monde l’année dernière ont déclaré qu’ils pensaient que le changement climatique ferait disparaître l’humanité. Et en janvier, un enfant britannique sur cinq disait aux sondeurs qu’il faisait des cauchemars à cause du changement climatique.

Que vous ayez ou non des enfants, vous devez voir à quel point cette situation est mauvaise. J’avoue que je devrais être sensibilisé à cette question étant le père d’une fille adolescente. Après que nous en ayons parlé de façon scientifique, elle s’est sentie rassurée. Mais ses amis sont profondément désinformés et donc, naturellement, effrayés.

J’ai donc décidé que je devais m’exprimer. Je savais que l’écriture de quelques articles ne suffiraient pas. Il fallait un livre pour exposer toutes les preuves.
Et ainsi mes excuses formelles pour avoir répandu la crainte ont pris la forme d’un nouveau livre, « Apocalypse Never (Apocalypse Jamais) pourquoi l’alarmisme environnemental nous fait du mal à tous »

Il est basé sur deux décennies de recherche et trois décennies d’activisme environnemental. Avec 400 pages, dont 100 de notes de fin, Apocalypse Never couvre le changement climatique, la déforestation, les déchets plastiques, l’extinction des espèces, l’industrialisation, la viande, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.

Quelques faits saillants du livre :

  • Les usines et l’agriculture moderne sont les clés pour la libération humaine et le progrès environnemental ;
  • Le plus important pour sauver l’environnement est de produire plus de nourriture, en particulier de la viande, sur moins de terres ;
  • Le plus important pour réduire la pollution atmosphérique et les émissions de carbone est de passer du bois au charbon, puis au pétrole et au gaz naturel et enfin à l’uranium ;
  • 100 % d’énergies renouvelables nécessiteraient d’augmenter le nombre de terres utilisées pour l’énergie de 0,5 % à 50 % ;
  • Nous devrions avoir des villes, des fermes et les centrales électriques plus denses en énergie, et non pas le contraire ;
  • Les végétariens réduisent leur trace carbone de moins de 4% ;
  • Greenpeace n’a pas sauvé les baleines ; passer de l’huile de baleine au pétrole et à l’huile de palme en sauve ;
  • Le bœuf « en liberté » aurait besoin de 20 fois plus de terres et produirait 300 % plus d’émissions en plus ;
  • Le dogmatisme de Greenpeace a aggravé la fragmentation forestière de l’Amazonie ;
  • L’approche colonialiste de la conservation des gorilles au Congo a produit un effet pervers qui a pu avoir comme conséquence le meurtre de 250 éléphants.

 Pourquoi avons-nous tous été autant induits en erreur ?

Dans les trois derniers chapitres d’Apocalypse Never j’expose les motivations financières, politiques et idéologiques.
Les mouvements environnementaux ont accepté des centaines de millions de dollars provenant de l’industrie des combustibles fossiles.
Des groupes motivés par des croyances antihumanistes ont forcé la Banque mondiale à cesser ses efforts pour mettre fin à la pauvreté en tentant de rendre la pauvreté « soutenable ».
Et l’anxiété, la dépression, et l’hostilité à la civilisation moderne sont largement à l’origine de l’alarmisme.

Lorsque que vous vous rendez compte à quel point nous avons été désinformés, souvent par des gens dont les motivations sont manifestement peu recommandables ou malsaines, il est difficile de ne pas se sentir dupé. 
Est-ce qu’Apocalypse Never changera quelque chose ? Il y a certainement des raisons d’en douter. 
Les médias d’information ont fait des déclarations apocalyptiques sur le changement climatique depuis la fin des années 1980, et ne semblent pas disposés à s’arrêter. L’idéologie qui est derrière l’alarmisme environnemental, à savoir le malthusianisme, bien que maintes fois dénoncée pendant ces 200 dernières années, est pourtant plus puissante que jamais.

Mais il y a aussi des raisons de croire que l’alarmisme environnemental, s’il ne sera pas éradiqué, perdra de son pouvoir d’influence culturelle. 
La pandémie de coronavirus est une crise réelle qui a permis de relativiser la « crise » climatique. Même s’il y a des raisons de penser que nous avons surréagi, la Covide-19 aura tué près de 500 000 personnes et brisé des économies dans le monde entier.

Les institutions scientifiques, dont l’OMS et le GIEC, ont sapé leur crédibilité en politisant la science de façon répétée. Leur future existence et leur utilité exigent un nouveau leadership et une réforme sérieuse.

Les faits importent encore, et les réseaux sociaux permettent à des voix nouvelles et indépendantes de s’opposer à celle des journalistes écologistes alarmistes écrivant dans les publications mainstream.

Les nations se réorientent vers l’intérêt national et s’éloignent du malthusianisme et du néolibéralisme, ce qui est bon pour le nucléaire et mauvais (?) pour les énergies renouvelables.
Il y a des preuves accablantes que notre civilisation à forte densité en énergie est meilleure pour les populations et la nature que la civilisation à faible énergie prônées par les alarmistes.

Et les invitations que j’ai reçues du GIEC et du Congrès à la fin de l’année dernière, après la publication d’une série de critiques sur l’alarmisme climatique, sont les signes d’une ouverture croissante à une nouvelle réflexion sur le changement climatique et l’environnement.
Un autre signe est la réponse à mon livre de la part de climatologues, écologistes et spécialistes de l’environnement. « Apocalypse Never est un livre extrêmement important » a écrit Richard Rhodes, l’auteur The Making of the Atomic Bomb, lauréat du prix Pulitzer.
« Cela pourrait être le livre le plus important jamais écrit sur l’environnement », a aussi dit Tom  Wrigley, l’un des pères de la science moderne du climat.
« Nous, les écologistes, condamnons ceux qui ont des opinions antithétiques, sont ignorants de la science et suspects de biais de confirmation », a déclaré Steve McCormick ancien directeur de The Nature Conservancy. « Mais trop souvent, nous prêtons le flanc aux mêmes critiques. Shellenberger offre « l’amour sans concession » : un défi aux orthodoxies rigides et enracinées, et aux mentalités autodestructrices. Apocalypse Never nous sert des points de vue occasionnellement dérangeants mais toujours fondés sur des preuves et bien conçus, qui nous aideront à développer le « muscle mental » dont nous avons besoin pour concevoir un avenir non seulement plein d’espoir, mais réalisable. »

C’est tout ce que j’espérais en l’écrivant. Si vous m’avez suivi jusqu’au bout, j’espère que vous conviendrez que ce n’est peut-être pas aussi étrange que cela qu’un écologiste de toute une vie, progressiste, et militant du climat, ait ressenti le besoin de dénoncer l’alarmisme.

J’espère en outre que vous accepterez mes excuses. »

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1 Déclaration de Michael Shellenberger dont le texte original en anglais « Sorry, but I cried wolf on climate change » se trouve sur le site du GWPF.
Il a été traduit de l’anglais par l’association des climato-réalistes,
et publié le 3 juillet 2020 sur leur site :  Association des climato-réalistes

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 8 septembre 2020 Cf. par L’ingénue   :   « Simplement  . . .  Un peu de sagesse »   
            Extrait de la Lettre 13  de Sénèque  [64-65 après J.-C.] à Lucilius 
« Oui, mon cher Lucilius, nous nous rendons d’emblée à l’opinion. Nous ne faisons pas la critique des raisons qui nous portent à craindre ; nous ne les épluchons pas. (…) Je ne sais comment, les faussetés affolent davantage. La vérité, en effet, porte avec elle sa mesure ; tout ce qui se fonde sur une incertitude  est livré à la conjecture et aux fantaisies d’un esprit démonté. Voilà pourquoi, parmi les diverses formes de la peur, il n’en est pas de plus désastreuse, de plus incoercible, que les peurs paniques. Dans les cas ordinaires, la réflexion est en défaut ; ici, l’intelligence est absente. »
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