Macron ou « L’indifférence de l’ homme d’État sans conscience » 2017-2019

6 décembre 2021 – note mise en avant le 22 janvier 2022

 

 L’indifférence de l’homme d’État, telle qu’elle fut définie par Chateaubriand dans ses Mémoires d’Outre-Tombe (1)  entre en résonance avec la conception du pouvoir de l’actuel président de la République :

«L’indifférence, j’en conviens, est une qualité des hommes d’État, mais  des hommes d’État sans conscience. Il faut savoir regarder d’un œil sec tout événement, avaler des couleuvres comme de la malvoisie ◊, mettre au néant, à l’égard des autres, morale, justice, souffrance, pourvu qu’au milieu des révolutions on sache trouver sa fortune particulière.»
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  ♠ La passation de pouvoir de l’année 2017, de F. Hollande à  E. Macron, se fit avec huit attentats , suivis de quatre autres attentats en 2018, tous revendiqués par l’État islamique.

Dès son arrivée à l’Élysée, en juin 2017, M. Macron fit savoir qu’il n’assisterait pas à toutes les commémorations :  « Il ne veut pas s’enfermer dans la commémoration permanente » osaient dire les proches de l’ex-secrétaire général adjoint de M Hollande, devenu son ministre de l’Économie et des Finances, du 26 août 2014 au 30 août 2016.

Pendant son temps de ministre, M. Macron s’était donné le droit de préparer sa « promotion élyséenne » dès le début 2016,  en constituant sa première task force  Bercy-Mckinsey,  avec une trentaine de technocrates des grandes écoles et/ou strauss-kahniens et la collaboration d’une dizaine de salariés (mais par qui ?) du cabinet Mckinsey.
Le mercredi 6 avril 2016, à Amiens, le ministre Macron pouvait proclamer la création de « son mouvement, pas à droite, pas à gauche (sic) : En Marche ! Je ne sais pas si ça va réussir (sic). »

Et nous le retrouvâmes  un an après, président de la  République !

 M. le président Macron, si  bien mis en marche avec sa  feuille de route mondialiste, avait préparé, pour son  premier Conseil des ministres, le 14 juin 2017,  un décret relatif à « la transformation  de la coordination  nationale du renseignement », en lui ajoutant la lutte contre le terrorisme » avec la création en son sein, d’un « centre national de contre-terrorisme », qu’il appellera aussi  sa « task force » – sa « force opérationnelle » et dont il est le chef, comme il est le « chef des armées ».   
Cette nouvelle organisation devait renforcer  la coordination des services, avec le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, Laurent  Nuñez [depuis juillet 2020], qui recevrait pour les transmettre, les seules instructions  de  « la Macron task force », aux ministres responsables de ces services.

En réalité, tous les renseignements, sur tous les terroristes islamistes, ont toujours été parfaitement communiqués à leurs directions, par tous les services concernés ; mais les directions  ne devaient obéir qu’aux instructions des  ministres, à condition que  le chef Macron de la task force, donne un sens aux mots   » morale, souffrance, justice » pour leur en donner l’ordre.
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Dès le premier conseil des ministres du 14 juin 2017, l’indifférence de M. Macron, face aux drames des atteintes quotidiennes à la paix civile et à la vie des citoyens, fut gravée dans la suppression, du secrétariat d’État pour l’aide aux victimes, rattaché au Premier ministre, dans le gouvernement précédent.

⇒ Il
savait déjà que  sa posture laxiste, laisserait le communautarisme islamiste s’imposer partout, dans les mosquées, dans les écoles et les collèges des « territoires conquis de l’islamisme » (2), dans toutes les familles, avec la chaîne tv Al- Jazeera (Qatar), tribune des groupes terroristes, contre la laïcité, de l’école primaire à l’université, et que les attentats djihadistes allaient se multiplier.

«En même temps [pensait-il]», il lui suffirait de donner  des ordres tels, à ses serviteurs- ministres et  ses serviteurs- procureurs,  à ses médias du pouvoir, qu’ils  traduisent comme lui le terme « l’hydre islamiste » du 8 octobre 2019,  par le terme « incivilités » en août 2020, alors que depuis janvier 2020, se succédaient des crimes odieux de « l’hydre islamiste » avec le 16 octobre 2020, la décapitation du professeur Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, et le 29 octobre 2020, le massacre au couteau  de trois personnes dans la Basilique de Nice.

 Macron de la task force ne voulait assurer que la banalisation des crimes, et faire diversion, en masquant la gravité de la menace islamique.

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Nous vîmes, dès le début de sa mandature, les 7 janvier 2018 et 7 janvier 2019, l’indifférent Macron, heureux d’accueillir  à l’Élysée, Ahmet Ogras,  président du Conseil français du culte musulman  (CFCM).  Ahmet Ogras, Turco- Français, qui avait applaudi, au nom de l’islam radical, à tous les massacres perpétrés en France depuis 2012 et clamé sa haine contre notre République  laïque.
Ce furent les deux premiers scandales d’État de l’indifférent Macron : privilégier les assassins islamistes plutôt que rendre hommage à leurs victimes innocentes

   Macron l’indifférent tenait à nous montrer combien notre laïcité républicaine défendue par Charlie Hebdo était absente de son esprit.

Pour lui , rendre hommage aux victimes de Charlie Hebdo, à la policière, aux victimes de l’hyper Cacher de janvier  2015  eut été une perte de temps inutile ; tout comme aurait été sa participation la même année, à la commémoration des attentats du  13 novembre 2015,  acquittant ainsi la  dizaine de terroristes, et la vingtaine de complices qui firent en sept attaques, 131 morts et 453 blessés dont 99 très gravement, à Paris et à Saint-Denis. (3)

Macron l’indifférent ignorait l’important  travail de recherche du  Pr Thierry Baubet, spécialiste des traumatismes collectifs à l’hôpital Avicenne de Bobigny,  et coordinateur d’une étude évaluant l’impact des attentats de janvier et de novembre 2015 sur la population.  Selon le Pr Thierry Baubet « entre 4 000 et 6 000 personnes ont été touchées par les attentats de 2015.  (… ) et il « rappelait, à l’heure des commémorations [sans Macron], l’importance de la résistance populaire et des hommages rendus aux victimes »

En ce début de XXIème siècle, nous pouvions déjà en conclure, que  Macron l’indifférent, avait décidé, face à la monstruosité  de tous les attentats perpétrés en France,   par les djihadistes de l’État islamique, de ne jamais s’affliger de la douleur des autres. C’était l’évidence pour lui.
Qu’importaient toutes ces personnes assassinées par des fanatiques égorgeurs islamistes, dans son quinquennat de petit banquier millionnaire, aux ordres  de la finance mondiale ?

  Rien ne serait fait  :
pour expulser
les milliers de [futurs assassins] radicalisés – fichés S(Sécurité de l’État), par son  gouvernement et  par  sa justice.
pour en finir avec les attaques intolérables, toutes les nuits, des policiers, des gendarmes et des pompiers, et mettre fin à la dévastation et aux incendies des quartiers et des voitures, au massacre des innocents, partout en France.
pour récupérer le milliard d’euros par an, des odieux trafiquants  de drogues,  qui font des drogué(e)s des malades mentaux, et qui sont d’ignobles pourvoyeurs d’armes  de guerre, d’explosifs etc. pour les terroristes.
pour saisir ces
millions d’armes de guerre dans les sous-sols.
  pour reconsidérer la place éminente de l’école républicaine et laïque et
pour endiguer la montée en puissance de la haine et de la barbarie  islamique chez les  garçons.

Et l’année 2019 eut son lot d’infamies, dont l’indifférent gouvernement sans conscience ne retint que trois attentats revendiqués par l’État islamique :  
   le 5 mars 2019, l’attentat de la prison de Condé-sur-Sarthe, le détenu radicalisé, criminel purgeant une peine de 30 ans, a poignardé deux surveillants.
   le 24 mai 2019, l’attentat de la rue Victor Hugo à Lyon [avec explosif tel que celui utilisé le 13 novembre2015 à Paris] 14 blessés.

Suivirent 
deux autres terribles scandales d’État : les incendies de N.D. de Paris, le 15 avril 2019 et de l’usine Lubrizol  à Rouen , le 25 septembre 2019.


Macron, chef de la task force de lutte contre le terrorisme, reprit avec son procureur R. Heitz, la formule de J. Chirac pour l’incendie de l’usine AZF, le 21 septembre 2001. Le président Chirac avait dit : »On ne parlera pas d’attentat »,  ce que le procureur de Toulouse, M. Bréard, avait repris sous la forme :  » C’est un accident à 99,9% ».

Pour Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019
, le président Macron et le procureur de Paris, R. Heitz, arrêtèrent l’enquête préliminaire de la Direction régionale judiciaire deux mois après ; et l’incendie monstrueux fut considéré à 99,9% comme un banal accident : l’explosion d’un mégot mal éteint.

 Pour la destruction et les ravages de la pollution de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019, l’indifférent Macron , se contenta  d’envoyer son premier Ministre, et ne vint à Rouen que le 30 octobre 2019, afin d’échapper au désagrément de la pollution, laquelle, après la région rouennaise avait  gagné tout le nord de la France.
Pour le centre national de contre-terrorisme (CNCT) de l’Élysée, le Super coordonnateur Macron déclara  qu’il jurait « avec force » que c’était à 99,9% un accident.

   Macron l’indifférent sans conscience se mettait ainsi à 99,9% en rupture totale avec la justice, la morale et la souffrance du pays.

Et puis après ces deux catastrophes nationales,  il y eut encore  le 3 octobre 2019, à la Préfecture de Police de Paris, un jour horrible de tuerie au couteau, au nom d’allah, de quatre personnes et d’une cinquième grièvement blessée, par Mickaël Harponagent administratif – avec l’habilitation Secret Défense
 de la Direction  du renseignement de la Préfecture de police (DRPP).
Les enquêteurs avaient confirmé la radicalisation islamiste de Mickaël Harpon en février 2019, mais la  DRPP  n’avait pas diligenté une véritable enquête sur le futur assassin. 
 Macron « chef de la task force » du renseignement et de la lutte contre le terrorisme n’aura, ni accompli sa mission, ni renforcé la coordination des services, ni favorisé le partage d’informations, ni permis d’extraire Mickaël Harpon de la Direction du renseignement, afin de le juger, puisqu’il  l’a laissé dans ses services, accomplir l’irréparable.

Il s’agissait encore d’un vrai scandale d’État, à la Direction du renseignement.
Et le 8 octobre 2019, à la préfecture de police de Paris, où avait eu lieu le carnage, Macron le chef de la task force  fit son discours « historique »
(4).

Il avoua qu’ il était aussi ignorant qu’ impuissant, qu’il n’avait aucune instruction à transmettre aux ministres des services spécialisés dans la lutte contre le terrorisme de « l’hydre islamiste ».

Ce fut un vain discours de lâche où Macron « l’indifférent homme d’État sans conscience, mettant au néant, à l’égard des autres, morale, justice, souffrance »   n’était qu’un homme d’État « cherchant  sa fortune particulière », et l’hydre islamiste, ce n’était pas son affaire :
  
« Mais je veux aussi vous le dire avec force,  aujourd’hui les institutions seules   ne suffiront pas. L’administration seule et tous les services de l’Etat ne sauraient  venir à  bout de l’hydre islamiste. Non, c’est la Nation toute entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir. Nous ne l’emporterons que si notre pays qui est venu à bout de tant et tant d’épreuves dans l’histoire se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France. » 

Nous savions déjà que ce n’est pas la République en marche de M. Macron qui se lèverait pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France.

Son décret du 14 juin 2017 n’était qu’un leurre, une imposture  générant des scandales d’État. Macron avec sa dérisoire « force opérationnelle »  continue à nous  faire vivre les années les plus sombres de ce début du XXI ème siècle.

Alors, comme Mirabeau disait, dans les Mémoires d’Outre-Tombe :
    – aurons-nous ce souverain mépris pour Macron l’indifférent homme d’État, se proclamant supérieur mais sans conscience ?  

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1 Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, le Grand Robert t.V, p.139.

L’  En cette fin de mandature de M. Macron, il me semblait que le terme « indifférence » le définissait bien. Et cette citation extraite du savant dictionnaire, m’est apparue comme une évidence le concernant. 
Cependant, dans l’édition GF Flammarion des Mémoires d’Outre-Tombe 1997, livre V, au chapitre 12,  consacré à Mirabeau, pp. 261-262,  Chateaubriand raconte :
« Paris, novembre 1821
Deux fois j’ai rencontré Mirabeau à un banquet, une fois chez la nièce de Voltaire, la Marquise de Villette, une autre fois au palais-Royal, avec des députés de l’opposition que Chapelier m’avait fait connaître (…)
Le grand convive s’étendit sur la politique étrangère, et ne dit rien de la politique intérieure ; c’était pourtant ce qui l’occupait ;
 mais il laissa échapper quelques mots d’un souverain mépris contre ces hommes se proclamant supérieurs, en raison de l’indifférence qu’ils affectent pour les malheurs et les crimes.»

L’ Ces deux passages se complètent – le premier serait-il une reformulation du second ?
◊ malvoisie :   Vin grec célèbre, doux et liquoreux  Le Grand Robert  Tome IV  p.1109.

 2 Les territoires conquis de l’islamisme,  sous la direction de Bernard Rougier,
PUF 2021 janvier. Ouvrage publié avec le soutien de la région Île -de-France.

3  La commémoration des attentats du 13 novembre 2018 sans Macron ni Hollande 

Discours de Macron chef de la task force du 8 octobre 2019, à la Préfecture de Police de Paris  


 Cf. par L’ingénue  20.07.2017 : Le discours du général P. de Villiers à méditer par le « chef » Macron   

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