A l’heure de l’élection d’un Parlement européen supranational

25 mai 2019

 

Extraits de la conférence de presse à l’Élysée du Président de la République, Charles de Gaulle, le 15 mai 1962, sur les questions européennes (l’Europe était l’Europe des Six). (1) 

« (…)

Il est parfaitement vrai que les propositions de la France ont soulevé deux objections, d’ailleurs, parfaitement contradictoires, quoiqu’elles soient présentées par les mêmes opposants.
Et voici ces deux objections. Ces opposants nous disent :  » Vous voulez faire l’Europe des patries, nous voulons, nous, faire l’Europe supranationale « . Comme s’il suffisait d’une formule pour confondre ensemble ces entités puissamment établies qui s’appellent les peuples et les États.
Et puis, les mêmes opposants nous disent, en même temps : « L’Angleterre a posé sa candidature pour entrer au marché commun. Tant qu’elle n’y est pas, nous ne pouvons rien faire de politique « . Et pourtant, tout le monde sait que l’Angleterre, en tant que grand État, et que nation fidèle à elle-même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction.

(…)

  Et d’ailleurs, je ne crois pas que l’Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l’Allemagne avec ses Allemands, l’Italie avec ses Italiens, etc.
Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure-même où ils étaient respectivement et éminemment italiens, allemands et français
.
Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et qu’ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégré.

Alors, il est vrai que la patrie est un élément humain sentimental et que c’est sur des éléments d’action, d’autorité, de responsabilité qu’on peut construire l’Europe. Quels éléments ? Les États. Car il n’y a que les États qui, à cet égard, soient valables, soient légitimes,
En vérité, on ne peut pas assurer le développement économique de l’Europe sans son union politique. Et à ce sujet, je signale combien est arbitraire une certaine idée qui était apparue dans les débats récents, et qui prétendait soustraire le domaine économique aux réunions de chefs d’État ou de gouvernement, alors que pour chacun d’eux, dans leur pays respectif, c’est là le sujet quotidien et capital.

Je voudrais parler plus spécialement de l’objection de l’intégration. On nous l’oppose en nous disant :
 » Fondons ensemble les six États dans quelque chose de supra national, dans une entité supra nationale. Et ainsi, tout sera très simple et très pratique « .

Cette entité nationale, on ne la propose pas parce qu’elle n’existe pas. Il n’y a pas de fédérateur, aujourd’hui, en Europe, qui ait la force, le crédit et l’attrait suffisants.
Alors, on se rabat sur une espèce d’hybride et on dit :  » Et bien, tout au moins que les six Etats acceptent, s’engagent à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité ».

En même temps, on dit :
 » Il y a déjà six parlements nationaux, une assemblée parlementaire européenne. Il y a même une assemblée parlementaire du conseil de l’Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt au bord où elle fut laissée.
Et bien malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d’européen, et qui fera la loi aux six États « .
Ce sont des idées qui peuvent, peut-être, charmer quelques esprits, mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement quand bien même on aurait six signatures au bas d’un papier.

Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d’autres ?

Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ?
Ce n’est pas vrai. Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité puisse contraindre, une majorité étrangère, puisse contraindre des nations récalcitrantes.

Il est vrai que dans cette Europe intégrée, comme on dit, et bien, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Ça simplifierait beaucoup les choses.
Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait qu’une politique, et faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.
Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu’un du dehors, et qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen, et ça ne serait pas l’Europe intégrée.
Ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur.
Et peut-être que c’est ça qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tels ou tels partisans de l’intégration de l’Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire.

Voyez-vous, quand on évoque les grandes affaires, et bien, on trouve agréable de voler au-dessus du réel. Mais il n’y a pas de formule magique qui permette de construire quelque chose d’aussi difficile que l’Europe unie. Alors, mettons la réalité à la base de l’édifice. (…) »

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1   Charles de Gaulle – Paroles publiques – INA

__(transcription de la médiathèque)________________________________

Épilogue

⇒ Avec les deux questions posées  aux Français et leurs réponses :

 1/ pour le Traité de Maastricht, le 20 septembre 1992 :

« Approuvez-vous le projet de loi soumis aux Français par le Président de la République  (F. Mitterrand) autorisant la ratification du traité sur l’Union européenne ? »

Participation haute : 69,7%    oui : 51,04 %    non : 48,96%

 2/ pour le Traité de Rome II, le 29 mai 2005  (J. Chirac, Président de la République)  

« Approuvez-vous le projet de loi qui  autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Union européenne  ? »

Participation haute : 69,33%   oui : 45,33 %   non : 54,67 %

Les Français et les Néerlandais ayant rejeté le traité de Rome II, il n’y a pas de « constitution européenne » ; cependant les 27 chefs d’État et de gouvernement signèrent le « traité modificatif »  ou traité de Lisbonne, le 13 décembre 2007.
« En France, une réforme constitutionnelle a été nécessaire pour ratifier le traité, estimé contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel. La loi autorisant la ratification a été promulguée le 13 février 2008″.   (Source  Wikipédia)

⇒ Avec le partage  des pouvoirs législatif et exécutif entre la Commission européenne et le Parlement européen …  

Pouvoir législatif
La Commission européenne dispose du monopole de l’initiative dans le cadre de la procédure législative ordinaire, anciennement appelée codécision et étendue à de nouveaux domaines par le traité de Lisbonne. Elle propose les textes et définit leur base juridique qui détermine la procédure à suivre.

Pouvoir exécutif
Il est du ressort de la Commission européenne, qui est notamment chargée de l’exécution du budget. Par ailleurs, le Conseil exerce une fonction exécutive qu’il délègue dans la plupart des cas à la Commission pour l’exécution des règles européennes. Enfin, c’est le Haut représentant qui est chargé de l’exécution de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune).

… avant et après les élections de ce 26 mai 2019 …

Source Vie publique.fr
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Il y a 230 ans, le 4 mai 1789, réunion des États généraux

 

4 mai  1789 – 4 mai 2019


Il y a 230 ans, le 4 mai 1789, dans la monarchie absolue de droit divin qu’était le royaume de France,  débutait la réunion des États généraux.

Puisons à la source, dans le Tome I (Chapitre III – Journées révolutionnaires – 20 juin, 14 juillet, 5 et 6 octobre 1789)  de l’Histoire socialiste de la Révolution française de Jean Jaurès (1) et dans la correspondance du Marquis de Ferrières (2).
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Les États généraux

   « Le  4 mai 1789,  les députés des États généraux se réunirent  une première fois, pour aller, en procession entendre à l’église Saint-Louis de Versailles, une messe du Saint-Esprit  (…) Une foule énorme, accourue de Paris, contemplait au passage les brillants costumes des princes, la masse sombre et compacte des élus du Tiers vêtus de noir.
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◊ ◊ Dans sa lettre, Versailles, 6 mai 1789, le Marquis de Ferrières (2) exulte et partage avec sa femme et ses enfants « les délicieuses sensations [qu’il a ] éprouvées ».
Pour M. de Ferrières, député de la Noblesse aux États généraux, vêtu « d’un habit de soie noire, veste de drap d’or, chapeau à plumes, retroussé à la Henri IV », et défilant dans la procession qui arrive à Saint-Louis, le lundi 4 mai 1789, ce fut un moment de « douce ivresse … l’image de la joie, du bonheur, de la satisfaction.« ◊◊
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   Le lendemain, 5 mai, les députés furent convoqués, pour la première séance, dans la Salle des Menus, appelée Salle des Trois Ordres. C’était une grande pièce rectangulaire, qui pouvait contenir  environ 1 200 personnes, et près de 2 000 pouvaient trouver place dans les galeries. Les députés furent introduits lentement et après une attente assez longue : les députés du Tiers furent massés au centre, le clergé et la noblesse s’assirent sur les côtés.  (…) 
  Quels étaient ces hommes ? (…) Princes, archevêques, grands parlementaires, intendants, toutes les forces de l’ancien régime et toutes ses lumières étaient là : mais de tout cet égoïsme ne sortît que misère et néant.

Il était temps que la Nation recourût à d’autres hommes forts par les idées. Oui, parmi les 571 députés du Tiers, il y avait peu d’administrateurs,  et il y avait beaucoup de légistes. (…) ils formuleront et régulariseront la Révolution bourgeoise.

   La grande pensée du XVIII ème siècle est en eux : c’est elle qui les unit et qui élève les plus modestes au niveau des plus grands. Cette pensée est assez diverse et vaste pour que ceux qui s’en  inspirent ne soient pas dominés par l’esprit de secte, et puissent s’adapter aux événements. Montesquieu, Voltaire, l’Encyclopédie, Rousseau, avec leurs tendances parfois divergentes avaient formé les intelligences ; et quand on suit de près les actes, les déclarations des Constituants, on voit qu’ils étaient faits comme une synthèse de tous les grands esprits du siècle. (…)

  L’Encyclopédie leur communiquait ce véhément et large amour de la science qui neutralisera en eux, plus d’une fois, les influences du jansénisme ou du déisme étriqué de Jean-Jacques. En tous ces hommes qui, au centre de la salle des Menus, sont groupés en face du trône, il y avait donc toute la riche pensée du siècle : déjà le peuple discernait et acclamait en eux des noms éclatants (…), c’est la grande lumière commune du XVIII ème siècle qui est en tous et sur tous. (…)

 

Dès cette première entrevue avec la Nation, le roi laisse percer une incurable défiance :

« Une inquiétude générale, un désir exagéré d’innovations se sont emparés des esprits et finiraient par égarer totalement l’opinion si on ne se hâtait de les fixer par une réunion d’avis sages et modérés …Les esprits sont dans l’agitation : mais une assemblée des représentants de la Nation n’écoutera, sans doute, que les conseils de la sagesse et de la prudence.(…). »

Médiocre semonce, où la  peur affecte je ne sais quel ton sentimental ! Et pas un mot pour assurer la marche de l’assemblée nouvelle, pour régler cette grave question du vote par tête ou par ordre, qui va paralyser et bientôt exaspérer la Révolution ».    Jean Jaurès

 

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◊◊  Toujours dans sa lettre, Versailles, 6 mai 1789, le Marquis de Ferrières écrit : « Le 5 se fit l’ouverture des États dans la salle des Menus. L’Assemblée était vraiment imposante, et digne d’un puissant empire ; la salle décorée avec noblesse, quoique avec simplicité. Le Roi, dans tout l’appareil de la Majesté, assis sur son trône d’or, la Reine à ses côtés ; aux gradins plus bas, Monsieur, M. le comte d’Artois (3) , les princes, les ministres, les grands officiers de la couronne, les chevaliers des Ordres, le garde des sceaux, les porte-masses,  les grands maîtres des cérémonies, conseillers d’état, maîtres des requêtes ; deux rangs de loges pratiquées dans le pourtour, remplies des ambassadeurs étrangers, de ce qu’il y avait de plus distingué dans les deux sexes, à Paris et à Versailles ; le Clergé, la Noblesse, le Tiers État en habits de cérémonie, étaient sur des banquettes placées dans l’intérieur de la salle.
Le Roi prononça un discours noble et sage (…) »
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à suivre … 5 mai 1789  Le discours de Necker – Directeur général des Finances de Louis XVI de 1777 à 1781 –  Rappelé aux affaires le 25 août 1788 en tant que Ministre d’État et directeur général des Finances.

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pp. 361-365  Le Tome 1 a été publié par J. Jaurès en 1901. Cette édition a été revue et annotée par Albert Soboul – Préface d’Ernest Labrousse,  Éditions sociales.

2    pp. 42-43 Correspondance inédite du Marquis de Ferrières 1789, 1790, 1791, publiée et annotée par Henri Carré, doyen honoraire de la Faculté des Lettres de Poitiers, Librairie Armand Colin, 103 Boulevard Saint-Michel, Paris, 1932.

3  Monsieur est le comte de Provence, frère puîné de Louis XVI et futur Louis XVIII.
M. le comte d’Artois est le second frère et futur Charles X.

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Bouquet de muguet pour Macron – « faisceau de black blocs » pour tous les autres

1er mai 2019      Apostille du lendemain 2 mai 2019

 

Macron- président – en -marche ne fera pas d’allocution pour saluer l’Histoire du projet humaniste du syndicalisme dans l’Histoire de France du XIX ème siècle, puis dans celle du XX ème siècle.

 

Il ne fêtera pas, comme le bon peuple, l’Histoire des victoires de la classe laborieuse sur un patronat et un second Empire qui envoyaient la cavalerie contre les grévistes, hommes, femmes et enfants qui se battaient, eux, pour conquérir leur dignité et leurs droits de travailleurs. L’idée ne lui en sera même pas venue.

Par contre,  il a donné l’ordre  au ministre de l’Intérieur de nous informer sur la dangerosité de participer avec les syndicats à nos défilés du 1er mai, traditionnellement sous le signe du muguet porte-bonheur !

 

Depuis son Hôtel de Beauvau, nous est parvenue, lors de son point presse, mardi 30 avril 2019, la liste de Castaner pour la fête du travail du 1er mai 2019 (1).

 

Le ministre de l’Intérieur-en-marche débitait sa liste sur le ton monocorde de celui qui veut se débarrasser rapidement d’une corvée, tout en appuyant lourdement sur le déferlement des « black blocs » anarcho-terroristes, et comble de la traîtrise,  tout en ayant par ses services de renseignement, leurs identités, leur provenance et leurs armements- en plus de leurs drapeaux et de  leurs cagoules noirs.

Le plan de bataille de « la journée du muguet versus  journée noire « black blocs » était le suivant :
 » 1.000 à 2.000 activistes radicaux (black blocs) , après de nombreux appels à transformer Paris en « capitale de l’émeute », possiblement (sic) renforcés d’individus (black blocs) venant de l’étranger pourraient tenter  (sic) de semer le désordre et la violence. Ils devraient être rejoints  par plusieurs milliers de ce qu’il convient désormais d’appeler des ultra jaunes (?), ces gilets jaunes qui se sont peu à peu radicalisés (?)»
Et pour assurer la protection des biens et des personnes durant cette journée si pacifique et si joyeusement festive du 1er mai, dans notre bonne ville de Paris, MM. Macron et Castaner sont fiers de nous annoncer :
« un dispositif fort sera mis en place et plus de 7 400 policiers et gendarmes seront mobilisés ».

 

Pour donner un exemple fort de « projet humain », M. Macron qui aime tant recevoir les champions du monde après leur match,  et les DJ en résille à l’Élysée, le jour de la fête de la musique, se fera-t-il  un devoir de recevoir et de récompenser aussi généreusement,  les 7 400 policiers et gendarmes avec leurs familles … dans les jours qui viennent ...  ainsi qu’ après chaque nouvelle guérilla urbaine du quinquennat ?

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1er mai : « Plus de 7400 policiers et gendarmes déployés » annonce Castaner

Source AFP /Public Sénat
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Apostille   du lendemain 2 mai 2019

         ⇒  Si Macron était bien le président laissant le sinistre « faisceau de black blocs » ruiner le 1er mai  des travailleurs et de leurs syndicats, à Paris, juste au moment où les « gilets jaunes » commencent à  réfléchir à l’importance qu’aurait leur ténacité, s’ils étaient solidaires du mouvement syndical pour leurs revendications communes,

….  sur son agenda#today     (sic)        on lisait :

« Mercredi 01 mai 2019    12:00
Réception en l’honneur de la formation professionnelle des                           métiers de bouche et des fleuristes, Palais de ’Elysée »

 

 ⇒ Et c‘est  ainsi qu’hier, en Europe, Macron fut le seul président à être barricadé dans son palais de l’Élysée (2) prisonnier du « faisceau de black blocs » de la liste Castaner.
Mais pour Macron  le profiteur vedette, seule comptait, en ce 1er mai, la bonne photo qui veut que, pour la fameuse tradition présidentielle, les fleuristes, lui fassent en porte-bonheur, un spectaculaire bouquet de muguet….

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1er mai : Macron reçoit les métiers de bouche dans un Élysée barricadé

Source AFP /Public Sénat
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1915 avec le brancardier H. Barbusse

20 -21-  29 octobre 2015   


En cette fin d’ année 2015
qui débuta par le massacre de dix-sept femmes et hommes – au nom du prophète, au nom du dieu de la terreur islamique, aux ordres de l’État islamique et des salafistes des mosquées- massacre perpétré par les frères Kouachi et A. Coulibaly, lors des jours sanglants des 7, 8 et 9 janvier (1),

En ce temps de toussaint lié au souvenir des morts et à l’officielle mémoire de la fin de la première guerre mondiale 1914-1918,  le 11 novembre, jour de l’armistice,

En ce centenaire de l’année 1915 de la première guerre mondiale,

En pensant à mon grand-père « Pacific »(2)  Émile, englouti à 41 ans, le 27 septembre 1915, à Tahure, sous la terre de Champagne, il me semble que la lecture du livre Le Feu d’Henri Barbusseengagé volontaire à 41 ans,  peut nous ouvrir les yeux sur les souffrances innommables que les  hommes tout-puissants en politique, en capitaux, en religion, en ignominie, ont pu, et peuvent encore infliger à notre humaine condition, pour rester les maîtres du monde.

Extraits du chapitre deuxième : Dans la terre

 1915  …  / dans la France du Nord-Est …
« Depuis plus de quinze mois, depuis cinq cents jours,… »

« Le grand ciel pâle se peuple de coups de tonnerre : chaque explosion montre à la fois, tombant d’un éclair roux, une colonne de feu dans le reste de nuit et une colonne de nuée dans ce qu’il y a déjà de jour.
Là-haut, très haut, très loin, un vol d’oiseaux terribles, à l’haleine puissante et saccadée, qu’on entend sans les voir, monte en cercle pour regarder la terre.

La terre ! Le désert commence à apparaître, immense et plein d’eau, sous la longue désolation de l’aube. Des mares, des entonnoirs, dont la bise aiguë de l’extrême matin pince et fait frissonner l’eau ; des pistes tracées par les troupes et les convois nocturnes dans ces champs de stérilité et qui sont striées d’ornières luisant comme des rails d’acier dans la clarté pauvre ; des amas de boue où se dressent ça et là quelques piquets cassés, des chevalets en X, disloqués, des paquets de fil de fer roulés, tortillés, en buissons. Avec ses bancs de vase et ses flaques, on dirait une toile grise démesurée qui flotte sur la mer, immergée par endroits. Il ne pleut pas, mais tout est mouillé, suintant, lavé, naufragé, et la lumière blafarde a l’air de couler.
On distingue de longs fossés en lacis où le résidu de nuit s’accumule. C’est la tranchée. Le fond en est tapissé d’une couche visqueuse d’où le pied se décolle à chaque pas avec bruit, et qui sent mauvais autour de chaque abri, à cause de l’urine de la nuit. Les trous eux-mêmes, si on s’y penche en passant, puent aussi, comme des bouches.

Je vois des ombres émerger de ces puits latéraux, et se mouvoir, masses énormes et difformes : des espèces d’ours qui pataugent et grognent. C’est nous.
Nous sommes emmitouflés à la manière des populations arctiques. Lainages, couvertures, toiles à sac, nous empaquettent, nous surmontent, nous arrondissent étrangement. Quelques-uns s’étirent, vomissent des bâillements. On perçoit des figures rougeoyantes ou livides, avec des salissures qui les balafrent, trouées par les veilleuses d’yeux brouillés et collés au bord, embroussaillées de barbes non taillées ou encrassées de poils non rasés.

Tac ! Tac ! Pan ! Les coups de fusil, la canonnade. Au-dessus de nous, partout, ça crépite ou ça roule, par longues rafales, ou par coups séparés. Le sombre et flamboyant orage ne cesse jamais, jamais. Depuis plus de quinze mois, depuis cinq cents jours, en ce lieu du monde où nous sommes, la fusillade et le bombardement ne se sont pas arrêtés du matin au soir et du soir au matin. On est enterré au fond d’un éternel champ de bataille ; mais comme le tic-tac des horloges de nos maisons d’autrefois, dans le passé quasi légendaire, on n’entend cela que lorsqu’on écoute.
(…)

Nos âges ? Nous avons tous les âges. Notre régiment est un régiment  de réserve que des renforts successifs ont renouvelé en partie avec de l’active, en partie avec de la territoriale. Dans la demi-section , il y a des R.A.T (réservistes de l’armée territoriale)., et des demi-poils. Fouillade a quarante ans. Blaire pourrait être le père de Biquet qui est un duvetier de la classe 13. Le caporal appelle Marthereau « grand-père » ou « vieux détritus » selon qu’il plaisante ou qu’il parle sérieusement. Mesnil Joseph serait à la caserne s’il n’y avait pas eu la guerre. Cela fait un drôle d’effet quand nous sommes conduits par notre sergent Vigile, un gentil petit garçon qui a un peu de moustache peinte sur la lèvre, et qui, l’autre jour, au cantonnement, sautait à la corde, avec des gosses. (…)

Nos races ? Nous sommes toutes les races. Nous sommes venus de partout. Je considère les deux hommes qui me touchent : Porteloo, le mineur de la fosse Calonne, est rose ; ses sourcils sont jaune paille, ses yeux bleu de lin ; pour sa grosse tête dorée, il a fallu chercher longtemps dans les magasins la vaste soupière bleue qui le casque ; Fouillade, le batelier de Sète, roule des yeux de diable dans une maigre face de mousquetaire creusée aux joues et couleur de violon. Mes deux voisins diffèrent, en vérité, comme le jour et la nuit.
Et non moins, Cocon, le mince personnage sec, à lunettes, au teint chimiquement corrodé par les miasmes des grandes villes, fait contraste avec Biquet, le Breton pas équarri, à peau grise, à mâchoire de pavé ; et André Mesnil, le confortable pharmacien de sous-préfecture normande, à la jolie barbe fine, qui parle tant et si bien, n’a pas grand rapport avec Lamuse, le gras paysan du Poitou, aux joues et à la nuque de rosbif. L’accent faubourien de Barque, dont les grandes jambes ont battu dans tous les sens les rues de Paris, se croise avec l’accent quasi belge  et chantant de ceux de « ch’Nord » venus du 8 ème territorial, avec le parler sonore, roulant sur les syllabes comme sur des pavés, que nous versa le 144 ème, avec le patois s’exhalant des groupes que forment entre eux, obstinément, au milieu des autres, comme des fourmis qui s’attirent, les Auvergnats du 124… je me rappelle la première phrase de ce loustic de Tirette, quand il se présenta :  » Moi, mes enfants, j’suis d’Clichy-la- Garenne ! Qui dit mieux ? » , et la première doléance qui rapprocha Paradis de moi :  » I’s’foutions d’moi parce que j’sommes Morvandiau… » (…)
Oui, c’est vrai, on diffère profondément. Mais pourtant on se ressemble.
Malgré les diversités d’âge, d’origine, de culture, de situation, et de tout ce qui fut, malgré les abîmes qui nous séparaient jadis, nous sommes en grandes lignes les mêmes. À travers la même silhouette grossière, on cache et on montre les mêmes mœurs, les mêmes habitudes, le même caractère simplifié d’hommes revenus à l’état primitif.
Le même parler, fait d’un mélange d’argot d’atelier et de caserne, et de patois assaisonné de quelques néologismes, nous amalgame comme une sauce, à la multitude compacte d’hommes, qui depuis des saisons, vide la France pour s’accumuler au Nord-Est.

(…) ….. à suivre……………..

 » les journalistes, touristes des tranchées :  « – Ah ! Voilà des poilus !….

 » Les tabors de la Division marocaine……….

 » Voilà la dix-huitième ! »

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1 Contre l’horreur islamique le peuple français est entré en Résistance

De la Pacific 231 au Ravin des Mûres

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21 octobre 2015

« (…) Cependant, il se produit un brouhaha sur notre droite, et, subitement, on voit déboucher un groupe mouvant et sonore où des formes sombres se mêlent à des formes coloriées… Biquet s’est aventuré pour reconnaître…
– Eh ! les poteaux, v’nez mirer ça. des gens.
– Des gens ?
– Oui, des messieurs, quoi. Des civelots avec des officiers d’état-major.
– Des civils ! Pourvu qu’ils tiennent !
C’est la phrase sacramentelle. Elle fait rire bien qu’on l’ait entendue cent fois, et qu’à tort ou à raison, le soldat en dénature le sens originel et la considère comme une atteinte ironique à sa vie de privations et de dangers.
Deux personnages s’avancent ; deux personnages à pardessus et à cannes ; un autre habillé  en chasseur, orné d’un chapeau pelucheux et d’une jumelle.
Des tuniques bleu tendre sur lesquelles reluisent des cuirs fauves ou noirs vernis suivent et pilotent les civils.
De son bras où étincelle un brassard de soie bordé d’or et brodé de foudres d’or , un capitaine désigne la banquette de tir… et engage  les visiteurs à y monter pour se rendre compte. (…)
Du groupe, des têtes se tournent de notre côté. Un monsieur se détache vers nous, en chapeau mou et en cravate flottante. Il a une barbiche blanche et semble un artiste. Un autre le suit, en pardessus noir avec un melon noir, une barbe noire et un lorgnon.
– Ah ! ah ! fait le premier monsieur, voilà des poilus… Ce sont de vrais poilus, en effet.
Il s’approche un peu de notre groupe, un peu timidement comme au Jardin d’Acclimatation, et tend la main à celui qui est le plus près de lui, comme on présente un bout de pain à un éléphant.
– Hé, hé, ils boivent le café, fait-il remarquer.
– On dit le « jus », rectifie l’homme-pie.
– C’est bon mes amis ?
Le soldat, intimidé lui aussi par cette rencontre étrange et exotique, grogne, rit et rougit, et le monsieur dit  » Hé, hé ! »
Puis il fait un petit signe de la tête, et s’éloigne à reculons.
– C’est très bien, c’est très bien, mes amis. Vous êtes des braves ! … On a entendu un officier dire :  » Nous avons encore beaucoup à voir, messieurs les journalistes. »
(…)
Cependant, les heures s’écoulent, et le soir commence à griser le ciel et à noircir les choses ; il vient se mêler à la destinée aveugle, en même temps qu’à l’âme obscure et ignorante de la multitude qui est là, ensevelie.
Dans le crépuscule, un piétinement roule ; une rumeur ; puis une autre troupe se fraye un passage.
– Des tabors.
Ils défilent avec leurs faces bises, jaunes ou marron, leurs barbes rares, ou drues et frisées, leurs capotes vert-jaune, leurs casques frottés de boue qui présentent un croissant à la place de notre grenade. Dans les figures épatées ou , au contraire anguleuses et affûtées, luisantes comme des sous, on dirait que les yeux sont des billes d’ivoire et d’onyx. De temps en temps, sur la file, se balance, plus haut que les autres, le masque de houille d’un tirailleur sénégalais. Derrière la compagnie, est un fanion rouge avec une main verte au milieu.
On les regarde et on se tait. On ne les interpelle pas, ceux-là. Ils imposent et même font un peu peur.
Pourtant ces Africains paraissent gais et en train. Ils vont, naturellement, en première ligne. C’est leur place, et leur passage est l’indice d’une attaque très prochaine. Ils sont faits pour l’assaut.
– Eux et le canon 75, on peut dire qu’on leur z’y doit une chandelle ! On l’a envoyée partout en avant dans les grands moments, la Division marocaine ! (…) »
……………………………………………………….

29 octobre 2015
Chapitre troisième   La descente

 » L’aube grisâtre déteint à grand-peine sur l’informe paysage encore noir. Entre le chemin en pente qui, à droite, descend des ténèbres, et le nuage sombre du bois des Alleux (…) s’étend un champ. Nous sommes arrivés là, ceux du 6ème Bataillon, à la fin de la nuit. Nous avons formé les faisceaux, et, maintenant, au milieu de ce cirque de vague lueur, les pieds dans la brume et la boue, en groupes sombres à peine bleutés ou en spectres solitaires, nous stationnons, toutes nos têtes tournées vers le chemin qui descend de là-bas. Nous attendons le reste du régiment : le 5ème Bataillon, qui était en première ligne et a quitté les tranchées après nous…
Une rumeur…
– Les voilà ! (…)
Enfin ! Elle est finie, cette relève maudite qui a commencé hier à six heures du soir et a duré toute la nuit ; et à présent, le dernier homme a mis le pied hors du dernier boyau.
Le séjour aux tranchées a été, cette fois-ci, terrible. La dix-huitième compagnie était en avant. Elle a été décimée : dix-huit tués et une cinquantaine de blessés, un homme sur trois de moins en quatre jours ; et cela sans attaque, rien que par le bombardement. (…)
Je gagne la route et vais au-devant des hommes de la dix-huitième qui dévalent. Les uniformes de ces rescapés sont uniformément jaunis par la terre (…). Le drap est tout raidi par la boue ocreuse qui a séché dessus ; les pans des capotes comme des bouts de planche qui ballottent sur l’écorce jaune recouvrant les genoux. Les têtes sont hâves, charbonneuses, les yeux grandis et fiévreux. La poussière et la saleté ajoutent des rides aux figures.
Au milieu de ces soldats qui reviennent des bas-fonds épouvantables, c’est un vacarme assourdissant. Ils parlent tous à la fois, très fort, en gesticulant, rient et chantent.

Voici la deuxième section, avec son grand sous-lieutenant dont la capote est serrée et sanglé autour du corps raidi comme un parapluie roulé. Je joue des coudes tout en suivant la marche, jusqu’à l’escouade de Marchal, la plus éprouvée : sur onze compagnons qu’ils étaient et qui ne s’étaient jamais quittés depuis un an et demi, il ne reste que trois hommes avec le caporal Marchal.
Celui-ci me voit. (…)
– Alors, mon pauvre vieux, ça c’est mal passé…
Il s’assombrit, prend un air grave.
Eh oui, mon pauv’vieux, ça a été affreux, cette fois-ci … Barbier a été tué. (…)
  – C’est samedi, à onze heures du soir. Il avait le dessus du dos enlevé par l’obus, dit Marchal, et comme coupé par un rasoir. Besse a eu un morceau d’obus qui lui a traversé le ventre et l’estomac. Barthélémy et Baubex ont été atteints à la tête et au cou. On a passé la nuit à cavaler au galop dans la tranchée, d’un sens à l’autre pour éviter les rafales. Le petit Godefroy, tu le connais ? le milieu du corps emporté; il s’est vidé de sang sur place, en un instant, (…) il a fait un ruisseau d’au moins cinquante mètres dans la tranchée. Gougnard a eu les jambes hachées par des éclats. On l’a ramassé pas tout à fait mort. Ça, c’était au poste d’écoute. Moi, j’y étais de garde avec eux. Mais quand c’t’obus là est tombé, j’étais allé dans la tranchée demander l’heure. J’ai retrouvé mon fusil, que j’avais laissé à ma place, plié en deux comme une main, le canon en tire-bouchon, et la moitié du fût en sciure. Ça sentait le sang frais à vous soulever le cœur.
  – Et Mondain, lui aussi, n’est-ce-pas ?…
  – Lui, c’était le lendemain matin – hier par conséquent – dans la guitoune qu’une marmite a fait s’écrouler. Il était couché et sa poitrine a été défoncée. T’a-t-on parlé de Franco, qui était à côté de Mondain ? L’éboulement lui a cassé la colonne vertébrale ; il a parlé après qu’on l’a eu dégagé et assis par terre ; il a dit, en penchant la tête sur le côté : « Je vais mourir », et il est mort. Il y avait aussi Vigile avec eux : lui, son corps n’avait rien, mais sa tête s’est trouvée complètement aplatie, aplatie comme une galette, et énorme ; large comme ça. A le voir étendu sur le sol, noir et changé de forme, on aurait dit que c’était son ombre, l’ombre qu’on a quelquefois par terre quand on marche la nuit au falot.
  – Vigile qui était de la classe 13, un enfant ! Et Mondain et Franco, si bons types malgré leurs galons !… Des chics vieux amis en moins, mon vieux Marchal.
  – Oui, dit Marchal.

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Les #quirechigne

_____14 mai 2014________
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 Décidément le PS est en froid avec les symboles de la République.
Au sein du 2ème gouvernement de M. Hollande, M. Hamon, ministre de l’Éducation nationale et Mme Taubira, ministre de la Justice déclarent rechigner à chanter La Marseillaise.
Préfèreraient-ils  retrouver et faire grossir une communauté (sic) de rechignants  en  touitant sur dièse #quirechigne   ?
Ou bien encore se photographier eux-mêmes pour Trombinoscope (alias Facebook)  en train de rechigner [d’après Robert p.1706 : « montrer par l’expression de son visage, sa mauvaise humeur, sa répugnance. » ?

M. Lambert Wilson vient s’ajouter bruyamment dans le journal Le Point, aux ministres rechignants.
Il nous joue l’air connu de l’effarouché devant le sang qui coule à pleins flots dans l’histoire des peuples, alors que notre Marseillaise est le juste symbole de notre force devant la bête immonde, toujours féconde / qu’il relise Bertolt Brecht/ toujours à l’œuvre sur notre belle planète.

Après les armées autrichienne et prussienne appelées par Marie-Antoinette et Louis XVI pour massacrer notre peuple / qu’il relise le manifeste de Brunswick /, il fallut encore se battre sur notre sol toujours trempé du sang de nos soldats,  contre les armées des tyrans voisins, du roi de Prusse Guillaume Ier en 1870, au kaiser Guillaume II en 1914 et au führer nazi Hitler en 1939.
Faut-il oublier pour faire plaisir à  M. Hamon, M. Wilson et Mme Taubira,  le sang versé par nos résistants torturés, fusillés, décapités par les nazis en chantant la Marseillaise ?

Et en ce XXI ème siècle, peut-on ignorer les menaces, les massacres et les attentats djihadiste en France, en Europe et partout dans le monde et tout particulièrement en  Syrie et en Afrique  ?
Les regarderons-nous gouverner le monde avec leur charia en chantant Il pleut Bergère  ?

Voilà les criminels d’Al-Nosra (branche d’Al-Qaida – financée par l’Arabie saoudite) qui nous visent en martyrisant les habitants de la ville d’Alep, ils les privent d’eau après les avoir privés d’électricité. C’est la même folie meurtrière, le même crime contre l’humanité que l’idéologie nazie, la même bête immonde.
Elle est à nos portes quand elle s’attaque aux peuples qu’elle veut asservir – quand avec ceux de Boko Haram, elle arrache des centaines de jeunes Nigérianes à leurs familles – pour qu’elles n’étudient plus et soient vendues comme esclaves.
Voilà l’avenir qu’ils nous préparent.


Photo de l’AFP

Qu’il relise aussi les vers de Victor Hugo dans L’Année terrible  juin 1871 (La Semaine sanglante – les Communards massacrés par Thiers et Mac-Mahon sous les yeux des Prussiens).
« Sur une barricade, au milieu des pavés,
Souillés d’un sang coupable et d’un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
– Es-tu de ceux-là , toi ? –  L’enfant dit : Nous en sommes. / C’est bon dit l’officier, on va te fusiller, /Attends ton tour …»

Alors, cher Lambert, pourquoi nous donner des leçons de morale et larmoyer devant ce qui fut, et qui témoigne simplement du courage de notre peuple soulevé contre la tyrannie et son étendard sanglant ?
Notre Histoire n’est pas une opérette et l’actualité mondiale en 2014 n’est pas une comédie musicale.


La Marseillaise, c’est notre hymne à la Liberté
, menacée aujourd’hui comme hier.

 

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NB Il faut ajouter au répertoire de Mme Taubira #qui rechigne à chanter au « karaoké d’estrade« , la comédie écologique chère au PS façon « écolobobo » à Paris, c’est-à-dire se montrer à bicyclette, tout en étant suivie par deux voitures (dont un monospace pour ranger le vélo), une moto avec son équipage et deux autres types en vélo.
En plus de rechigner et de fabriquer du CO2, le spectacle de Mme Taubira  nous coûte cher !