La ministre et le couple de loups du vallon de Mollières

3 septembre 2018 – Apostille du 5 septembre 2018 – 6 septembre 2018

 

Après le départ de M. Nicolas Hulot,  il est intéressant de retrouver celle qui fut par deux fois déjà, ministre de l’Environnement sous les présidences de MM. Mitterrand et Hollande… et qui brigue forcément la place … 

Mme Ségolène Royal était en effet la ministre de l’Environnement du président Mitterrand, lorsqu’un couple de loups « fit son apparition en France », selon la formule consacrée, en 1992.

Son audition  par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conditions de la présence du loup en France et l’exercice du pastoralisme dans les zones de montagnes (1) est un véritable morceau d’anthologie. Le président de la commission était M. Christian Estrosi.
Je livre ici les meilleurs passages de l’Extrait du procès-verbal de la séance du 1er avril 2003.

M. le Président : Vous avez été ministre de l’environnement du mois d’avril 1992 au mois de mars 1993, c’est-à-dire à la période où tous les fonctionnaires du ministère de l’environnement qu’ils dépendent de la direction de la nature et de l’environnement, qu’ils dépendent de la direction du parc national du Mercantour, nous ont apporté les éléments selon lesquels, premièrement, en novembre 1992 avait été identifié, pour la première fois, un couple de loups dans le vallon de Mollières, pas loin d’une vallée que vous connaissez bien puisqu’il s’agit de celle de la Tinée, que sa présence n’a été révélée, d’abord par le magazine « Terre sauvage », puis par le ministère de l’environnement lui-même qu’en avril 1993. (…)

J’ajouterai à cela, que dès le mois d’avril 1992, c’est-à-dire six mois avant la constatation effectuée, des demandes de crédit étaient faites par la direction du parc du Mercantour à votre ministère pour anticiper sur la venue et l’arrivée du loup dans le parc du Mercantour, c’est-à-dire que la direction locale considérait que, par rapport à des informations communiquées par des scientifiques italiens lors d’un colloque à Gênes et à Turin, il était probable que dans les mois à venir un loup venant d’Italie s’installerait dans le parc du Mercantour. (…)

Ma question et c’est la seule que je vous poserai avant de laisser le soin au rapporteur puis à mes collègues d’intervenir : en votre qualité de ministre de l’environnement, avez-vous le souvenir qu’à un moment de cette période des responsables de ces différents services sont venus soumettre à votre décision, en matière de politique publique puisqu’il s’agit bien d’une politique publique décidée par notre pays depuis cette époque, la pérennisation de l’implantation du loup dans les Alpes ? Ce dossier a-t-il été soumis à vos décisions, à votre arbitrage ou au contraire est-ce à un étage inférieur que les choses se sont organisées, sans que vous ayez à donner votre aval sur l’ensemble de ces initiatives ?

  Mme Ségolène ROYAL : Je vais essayer de rassembler ma mémoire, car cela remonte à une dizaine d’années (sic). Je suis restée onze mois ministre et, à ma connaissance, je n’ai absolument pas souvenir d’avoir été saisie de cette question. Mais, je me souviens qu’en 1994, lors des premiers dégâts, de m’être interrogée, alors que je n’étais plus ministre sur ce dossier. Cela m’a intriguée : c’était bizarre, le loup n’arrive pas du jour au lendemain (sic). Peut-être que ce délai a été mis à profit par les interlocuteurs que vous citiez tout à l’heure pour vérifier l’information car, dans ce que vous venez de dire il y a quelque chose d’étonnant, c’est qu’une demande de subvention ait pu anticiper une arrivée naturelle du loup. Il faudrait quand même vérifier si ce n’est pas une demande régulière de subventions pour des espèces protégées en général. Cela me paraît assez curieux que l’on puisse anticiper.


le Président : Nous l’avons vérifié et nous avons réussi à nous faire communiquer les documents administratifs officiels relatifs à la demande de protection anticipant la venue du loup. Le directeur du parc de l’époque qui s’appelait M. Grandjean le dit très clairement dans une lettre adressée à la direction des parcs naturels dont le directeur était M. Simon. Il demandait, par anticipation, des crédits pour gérer l’arrivée. (sic)

(…) Mme Ségolène ROYAL : Donc, il y a peut-être eu défaillance à ce niveau-là. Le préfet, normalement, s’il avait eu le sentiment d’un danger aurait dû me saisir. Je ne crois pas qu’il l’ait fait.

(…)   En ce qui me concerne, je n’ai pas du tout souvenir d’avoir été saisie ni d’avoir été sollicitée pour venir dans le parc, ni pour faire une réunion locale, ce qui aurait d’ailleurs été intéressant, parce que ce n’est quand même pas un sujet banal.
La direction de la protection de la nature, à l’époque, était surtout mobilisée par la loi de protection des paysages que j’ai fait voter. A ce titre-là, j’avais un contact fréquent avec son directeur. Si l’information lui avait semblé importante, il me l’aurait communiquée. Voilà ce que je peux dire, ce n’est pas grand-chose. (sic)

le Président : C’est une information importante pour nous en tout cas sur l’opacité que nous avons eue à dénoncer à plusieurs reprises sur ce dossier.

(…)  Mme Ségolène ROYAL : Lâchés dans le parc du Mercantour sans l’aval du président du parc, là il faut interroger. Je ne sais pas si vous avez auditionné M. Ginesy. Il serait intéressant de savoir ; c’est lui qui gère son parc, qui est maître de l’utilisation du budget du parc. J’imagine que des lâchers de loups ont un coût, cela ne passe quand même pas inaperçu. Je réponds spontanément.

le Président : Permettez-moi de vous interrompre. Je pense que vous n’ignorez pas qu’un parc national n’est pas géré par son conseil d’administration.

Mme Ségolène ROYAL : C’est quand même lui qui est au plus près.

le Président : Il est géré par le directeur qui dépend directement de la direction de la nature et des paysages et le président n’est là que pour présider les conseils d’administration. En aucun cas, un président ne gère un parc.

Mme Ségolène ROYAL : (…) Qu’il y ait eu des lâchers de loups sans l’aval du ministère, cela me paraît invraisemblable  (sic) ou alors c’est que les choses se passent de façon secrète sur un territoire (sic) mais cela ne peut pas se faire sans la volonté du directeur du parc et sans apparaître quelque part sur un engagement budgétaire (sic). Je n’imagine pas une seconde qu’il puisse y avoir des opérations comme celle-ci, sans qu’elles soient décidées en toute transparence (re… sic). (…)
A partir du moment où il y a danger public, il y aussi une autorité de police même dans ce département. Il y a eu une observation du phénomène avec des premiers dégâts, mais qui n’ont eu lieu qu’en 1994, alors que je n’étais plus ministre, je ne pense pas qu’il y ait eu des dégâts constatés en 1993.
Est-ce qu’en 1994, le processus de signalement a fonctionné ? Cela serait intéressant de savoir si le préfet a fait remonter les informations.
 
Comment l’arrêté de protection pris par M. Barnier en 1994 intervient alors que le loup provoque des dégâts, sans qu’il y ait, à ce moment-là, une mise à plat, des investigations et une expertise qui permettent de savoir s’il est intelligent de protéger le loup -sans rouvrir au moins le débat public et sans mettre les partenaires autour de la table y compris les associations ? Au moment où les premiers dégâts ont eu lieu et si l’on maîtrise la quantité de loups qui arrivent en provenance d’Italie.
Quant aux lâchers de loups, je n’imagine pas que l’on puisse procéder à des opérations comme celle-là sans qu’il y ait au moins des traces financières et administratives. 
(sic)

le Président : Donc, vous n’en avez pas eu connaissance en tout cas, et cela n’a pas été soumis à votre autorité.

Mme Ségolène ROYAL : (…)  Je n’ai pas eu à connaître d’associations de défense du loup puisque à ce moment-là elles ignoraient, à ma connaissance, ce qui se passait et les populations locales n’avaient pas eu le temps de réagir, puisque les premiers dégâts n’avaient pas eu lieu.

le Président : Vous avez raison. Ce qui est important pour nous aujourd’hui, c’est de constater que le ministre l’ignorait autant que les élus, les éleveurs et les acteurs locaux. (…)« 

 ………

la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conditions de la présence du loup en France et l’exercice du pastoralisme dans les zones de montagnes

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Apostille du 5 septembre 2018

On notera que Mme Ségolène ROYAL a été aussi « absente et inefficace » sur le dossier de l’heure allemande -façon Giscard que sur celui du pastoralisme, dans sa seconde prestation hollandiste de 2016-2017.  

On notera également, ayant observé depuis plus d’un an, l’absence de  « sensibilité » du président- notre « humble serviteur » Macron,  sur le sujet des droits des citoyens supérieurs aux droits des animaux », que son nouveau ministre de Rugy, soutiendra bec et ongles, la meute des écologistes (tendance Cohn-Bendit pressenti avant lui pour le poste) et leur devise : « Tout ce qui est humain nous est étranger ».

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6 septembre 2018

À suivre ……… 
……. Pour cerner l’affaiblissement des droits de l’homme et du citoyen en cette fin du XXème siècle et en ce début de XXIème siècle.
En 1992, en
même temps que les loups dans le parc du Mercantour, se renforçait la meute des islamistes intégristes en Seine-Saint-Denis autour du « frère musulman » Tariq Ramadan,  prêchant la doctrine  fondamentaliste du cheik égypto-qatari, Youssef al-Qardhawi.
Les loups djihadistes sont désormais des milliers en France …

Source :  Quatre-vingt-treize de Gilles Kepel Gallimard 2012
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(2) La Résistible extension de l’anarcho-djihadisme : 12 mai 2018 – Paris

17-18-  2027 mai 2018

Ou comment les communautarismes des anarchistes et des islamistes sont des « Blocs hostiles et violents » prêts à combattre notre société républicaine.

Après l’attaque de l’anarcho-« benditisme (1) » du 1er mai 2018 contre le défilé pacifique de la Fête du Travail, et avant le ramadan, à Paris, le soir du 12 mai 2018, un égorgeur djihadiste  hurlant  « allah akbar »  a sacrifié, comme ils feront pour les moutonsRonan, un jeune homme de 29 ans, avant de se jeter sur quatre autres personnes pour les tuer aussi, et qu’il a blessées.

Alors que les cinq malheureuses victimes baignaient dans leurs sang, le- président- Macron- du- haut- de- son- Fort- de -Brégançon, osait déclarer que la France payait « une nouvelle fois le prix du sang ».
C’était une nouvelle fois,
alors que nous étions révoltés par la bestialité djihadiste, l’expression de la lâcheté convenue du discours présidentiel.

Pourquoi Emmanuel Macron n’a-t-il pas dit à qui nous payons le prix du sang de ces cinq victimes innocentes ?
Parce que le sanglant déferlement djihadiste que nous subissons en France, depuis 2001, est financé par des états islamiques, avec lesquels il a signé un pacte d’allégeance.

⇒ Et, comme son prédécesseur F. Hollande, il fera tout pour leur obéir, pour les décorer de la Légion d’honneur, pour les remercier de doter nos villes de France de mosquées pro-djihad, dans lesquelles  des imams salafistes ou frères musulmans débitent en arabe, cinq fois par jour, leur charia de mort du VIIème siècle contre les juifs et les chrétiens, contre les musulmans et musulmanes laïques, contre nous tous, qui les avons accueillis en France.

⇒ Il ne faudra pas compter non plus sur Macron, le jésuite « blanc »(2), et son « frère » Yassine Belattar, pour faire signer par les organisations islamiques de France et leurs imams, la Charte de la Laïcité républicaine.

Tous les citoyens peuvent donc s’attendre encore à payer, pendant l’ère Macron « le prix de leur sang ».

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Apostille

Pour tous ceux et toutes celles qui rechignent à écouter, à chanter La Marseillaise,  on peut l’actualiser, pour qu’ils en comprennent le sens à la fois tragique mais aussi de défense de notre République, avec tout le sang versé par les soldats de l’An 2 … comme par nos soldats de 1914-1918 … comme par nos Forces Françaises Libres (FFL), nos Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), nos Francs-Tireurs et Partisans (FTP) et nos Résistants (♥)en lutte contre le nazisme(1940-1944)  …

  Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de l’islam djihadiste,  (3)
 
L’étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
 Mugir ces féroces soldats ?
 Ils viennent jusque dans vos bras
 Égorger vos fils, vos compagnes.

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1 « benditisme » ; néologisme de L’ingénue sur le nom de  D. Cohn-Bendit , celui qui avait appris (où ? avec qui ?)  comment on déclenche un mouvement anarchiste en milieu étudiant, avec des occupations d’universités et des violences urbaines ; les arrestations justifiant à chaque fois,  le redoublement et l’extension des violences, incendies et barricades.

♥  Ballade de celui qui chanta dans les supplices  Louis Aragon.

⇒ 2  M. Macron se définissant comme « un mâle blanc » (sic),  son « frère » Yassine Belattar serait-il  « un mâle beur » et son épouse et Première dame Brigitte, qui l’avait qualifié de « meuf /mec extrêmement utile aux femmes (sic)« , serait-elle « la Première femelle blanche de France », dans le nouveau lexique présidentiel ?
Cf. par L’ingénue : Black  Blanc   Beur, ou tous citoyens ?

3 Cf. par L’ingénue Paris 1944 : libéré des nazis – Paris 2014 : occupé par les djihadistes

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NB  20 mai 2018  
par L’ingénue : Le nouveau titre : (1) La Résistible extension de l’anarcho-« benditisme »: 1er mai 2018 – Paris, fait référence au titre de la pièce de théâtre de Bertolt Brecht : La Résistible Ascension  d’Arturo Ui  / Traduction en français : Armand Jacob – Éditeur : L’Arche 1959 / Date de création : 8 novembre 1960 – Paris -Théâtre national populaire – Metteur en scène : Jean Vilar.
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(1) La Résistible extension de l’anarcho-« benditisme » : 1er mai 2018 – Paris

Note mise en avant le 1er septembre 2018

Dans la « logique du pouvoir », [façon émeute incendiaire des anarchistes contre le défilé pacifique de la Fête du travail de la CGT, avec mise en scène violente de M. Benalla le 1er mai 2018]  du président Macron, on peut désormais s’attendre  à la nomination de M. Cohn-Bendit [ celui qui a mis à feu et à sang le quartier latin en mai 1968 ] comme nouveau ministre de la Transition – écologique-subversive- en -support- des -zadistes. 

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5  – 7- 20 – 27 mai 2018

An 1 de la république-en-marche d’E. Macron

Quel message de mépris de la Fête du Travail du 1er mai, nous ont lancé le président, son gouvernement E. Philippe et son ministre de l’intérieur, G. Collomb !
Quel message de déni du droit à la liberté des citoyens paisibles de défiler le 1er mai  !
Quel message anti-démocratique envers le peuple !
Quel message d’encouragement pour les anarchistes !

Le président avait été informé  par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) de la levée par les chefs français et étrangers identifiés, d’un régiment de 1200 émeutiers anarchistes pour supplanter à Paris,  le défilé du 1er mai de la Fête du Travail.
Avec des hurlements sauvages, des gueulements de haine envers les simples citoyens et envers les policiers qui les protègent, les anarchistes allaient leur infliger un échantillon de leur idéologie politique primitive et barbare, dont le seul programme consiste dans l’espace public,  à lancer des projectiles  pour casser et blesser, et des cocktails Molotov pour incendier et pour tuer.
Leur hyper-violence de cagoulés-en-mission-terroriste avec le drapeau noir et le bras levé (1), nous renseigne comme étant l’autre menace anti-républicaine  qui pèse sur notre pays.

Pour le 1er mai de l’An 1, le président a donc pensé qu’il serait bien servi par les saccages des  anarchistes : les scènes photographiées feraient le tour du monde pour occulter  la Fête du travail, la grève des cheminots et la CGT.

Que fit le président ? Il informa à son tour son gouvernement et le préfet de police de Paris, sans oublier les « bons » secrétaires de la CFDT et de FO – (le premier, interrogé dans sa voiture avec chauffeur, justifia son retrait du défilé, le second tint une réunion dans une salle insonorisée éloignée du pont d’Austerlitz).

Quels ordres donna le président ?
–  » Surtout ne rien faire ou faire juste semblant ! »  / « Laissez casser ! » / » Laissez pourrir ! »
Ainsi, pour fêter l’An 1 en 2018,  le président avait prévu de rejouer la comédie de Charléty avec D. Cohn-Bendit en 1968. Mai 2018 serait  le retour de l’anarcho-« benditisme » avec le gouvernement, le patronat, la CFDT et FO, contre les salariés et la CGT (2).

Le président pouvait partir tranquille en Australie. Il avait lancé son  boomerang !  

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1 Photo source Dreuz.info 1.05.2018 Ch. Larnet

 

Qui les finance ?  Quel gouvernement les interdira ?

On se souvient de la montée en puissance de la milice paramilitaire -sous le nom de Sturmabteilung ou section d’assaut SA – et du rôle qu’elle eut dans la création du « Parti national-socialiste des travailleurs allemands », le NSDAP – le parti nazi d’Adolf Hitler, au début du XXème siècle. Sturmabteilung ou section d'assaut SA

2 Vers l’extension de l’anarcho-« benditisme » et de la charia djihadiste anti-laïque   par L’ingénue 29.30 avril 2018
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NB  20 mai 2018  
par L’ingénue : Le nouveau titre : (1) La Résistible extension de l’anarcho-« benditisme »: 1er mai 2018 – Paris, fait référence au titre de la pièce de théâtre de Bertolt Brecht : La Résistible Ascension  d’Arturo Ui  / Traduction en français : Armand Jacob – Éditeur : L’Arche 1959 / Date de création : 8 novembre 1960 – Paris – Théâtre national populaire – Metteur en scène : Jean Vilar.

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Vers l’extension de l’anarcho-« benditisme » et de la charia djihadiste anti-laïque

29 – 30 avril 2018 – 20 mai 2018

On reviendra sur  le bilan positif de notre mai 1968. Le Mai 68 magnifique des neuf millions de salariés grévistes qui gagnèrent sur le patronat soutenu par le gouvernement, grâce à leurs syndicats, et sûrement avec la CGT de Benoît Frachon, Georges Séguy et Henri Krasucki, des augmentations de salaires et de nouveaux droits syndicaux. Avec la solidarité, la fraternité, le maintien en état de marche des moyens de production, le calme pendant nos manifestations géantes…

Le bilan négatif de  la France de 2018, c’est depuis plus de trois décennies,  une longue suite de violences urbaines,   d’incendies, de crimes  perpétrés  par des crapules multi-récidivistes, tueurs et trafiquants, avec  depuis 2001 à Toulouse,  l’extension des massacres de l’ignoble « charia » au nom  du dieu des salafistes et des frères musulmans, sous le pouvoir occulte de services, télévisions et états islamiques, ennemis de notre République laïque.

⇒ Et s’il n’y a plus de paix civile en France, le plus terrible, le plus tragique pour notre jeunesse qui est son avenir, est de constater que ce sont nos établissements scolaires et nos professeurs qui ont été et qui sont de plus en plus, les premières cibles et  les premières victimes de cette barbarie anarcho-djihadiste.

De 1966 à 1968,  c’est entre l’université de la Sorbonne et l’université toute neuve de Nanterre que l’étudiant (?) D. Cohn-Bendit a commencé son travail de prise de pouvoir anarchique.
Après s’être fait remarquer en propédeutique à la Sorbonne comme celui qui n’était pas inscrit pour apprendre mais pour gâcher les conditions de travail des vrais étudiants, il s’est inscrit en sociologie à Nanterre sans obtenir de diplôme. Mais qu’importe, il savait que son avenir était assuré.

On avait remarqué que par démagogie, dans son programme libertaire pour l’université, figurait en tout premier point, à la place des révisions, le libre exercice sexuel dans la résidence des étudiantes, le second point étant logiquement  la suppression des examens, et enfin, pour remplacer les cours devenus inutiles, son programme se déclinait en  manifestations, barricades, échauffourées et autres slogans oiseux de petits bourgeois fumeux, par exemple : « la beauté est dans le pavé » qu’on lance sur le policier.

Dès la rentrée 1967, il  est parvenu à convaincre suffisamment d’étudiants pour tout bloquer.
♦ ⇒ Peut-on penser qu’il avait  « appris la tactique  de l’ anarcho-gauchiste, déclencheur de troubles graves sur la voie publique et d’affrontements avec la police », dans quelque officine de cours informel d’anarchie ?

Entre 1966 et ce jour de mai 1968 où  il est parti en Allemagne, il a déclenché une longue série de violences de rue entraînant des centaines et des centaines de blessés parmi les étudiants et la police nationale et des morts … pendant que monsieur  faisait l’important avec le ministre de la jeunesse et des Sports Missoffe du gouvernement Pompidou, et avec le préfet de police Grimaud.
Il  n’est revenu d’Allemagne que pour le rassemblement de Charléty, le 27 mai 1968  car c’était hostile à la négociation de Grenelle et dirigé contre la CGT.

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Trois petits tours et M. Cohn-Bendit s’en était allé.
Avait-il deviné que pour ses bons services à la bourgeoisie capitaliste,  le président Hollande lui ferait octroyer le diplôme de « Docteur honoris causa » par le président de l’université de Nanterre en 2014 ?

On sait que le « Docteur »  murmure à l’oreille du président Macron.
 Guignerait-il  un nouvel hommage ? L’hommage que l’on a fait et que l’on ne devrait faire qu’aux vrais Héros (1) ?
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1 Ceux des barricades des Trois Glorieuses des 27,28 et29 juillet 1830  dans le poème d’un jeune homme de 29 ans nommé Victor Hugo …

Comme ceux de La Résistance au nazisme avec la CGT de Benoît Frachon, Georges Séguy et Henri Krasucki  parmi tant d’autres…
Ballade de celui qui chanta dans les supplices  Louis Aragon.

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Faire la figue

5 mars 2018

La Chauve-souris et les deux belettes     Jean de La Fontaine

Une chauve-souris donna tête baissée,
Dans un nid de belette : et sitôt qu’elle y fut,
L’autre, envers les souris de longtemps courroucée,
Pour la dévorer accourut.

Quoi ? Vous osez, dit-elle, à mes yeux vous produire,
Après que votre race a tâché de me nuire ?
N’êtes-vous pas souris ? Parlez sans fiction.
Oui, vous l’êtes, ou bien je ne suis pas belette.

Pardonnez-moi, dit la pauvrette,
Ce n’est pas ma profession.

Moi, souris ? Des méchants vous ont dit ces nouvelles :
Grâce à l’auteur de l’univers,
Je suis oiseau : voyez mes ailes :
Vive la gent qui fend les airs.
Sa raison plut, et sembla bonne.
Elle fait si bien, qu’on lui donne
Liberté de se retirer.

Deux jours après, notre étourdie
Aveuglément se va fourrer
Chez une autre belette aux oiseaux ennemie.
La voilà derechef en danger de sa vie.
La dame du logis, avec son long museau,
S’en allait la croquer en qualité d’oiseau,
Quand elle protesta qu’on lui faisait outrage.

Moi, pour telle passer ! Vous n’y regardez pas.
Qui fait l’oiseau ? C’est le plumage.
Je suis souris : vive les rats ;
Jupiter confonde les chats.
Par cette adroite répartie
Elle sauva deux fois sa vie.

Plusieurs se sont trouvés qui d’écharpe changeant,
Aux dangers, ainsi qu’elle, ont souvent fait la figue (1).
Le sage dit, selon les gens,
Vive le Roi, vive la Ligue.

Jean de La Fontaine
Livre second   Fable V
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1 Faire la figue à quelqu’un (1210) « se moquer »  Cf. Dictionnaire historique de la langue française Le Robert sous la direction d’Alain Rey Tome 1 –  p. 895.

5 mars 2018
À son tour,  Jean d’Ormesson fit la figue à E. Macron, ministre des Finances guignant (2) la présidence, en le comparant à la chauve-souris de la fable.
En 2018, les plus lucides ont compris qu’avec son « je vous aime farouchement » électoral, le président Macron nous a fait la figue.
Et il continue, car  il a  derrière lui tous les girondins, tout le marais et tous les monarchistes,  grâce à sa devise :
Vive le riche,  vive le pauvre  !

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2 Guigner
– 1640- Guetter avec convoitise
– Le Grand Robert tome III p.1613.
Former quelque dessein sur quelque personne, sur quelque chose.
Guigner une héritière, un héritage.
« Jupin, qui du ciel toujours guigne
Quelque femelle en droite ligne (… ) Scarron – Littré tome III p. 2895.
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