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On ne disait pas naziphobe mais antinazi

   note complétée le 20.11.11  / et le 13 février 2013 

…   C’était à Paris en 1941 ….

Mais  Le Monde.fr, soixante-dix ans plus tard,  en 2011,  accepte  volontiers que  dans ses colonnes et autres « chats »*,  des chefs politiques  et des  imams de l’UOIF, du CFCM, des salafistes et des frères musulmans,  nous traitent haineusement d’islamophobes.  Avec le mot islamophobie, ils trament en France le tissu de leur loi islamique contre nous,  les non-musulmans, les républicains  laïques, nous les musulmans laïques, nous les Arabes athées,  nous les souchiens ** comme ils nous appellent dans leur langage si peu châtié.  Ce sont  des anti-démocrates, et leur dangerosité est permanente : l’incendie criminel du siège de CHARLIE HEBDO  en est une nouvelle illustration.

Qu’ils décrètent le voile et la burqa pour les femmes, les prêches incendiaires et les rituels exhibitionnistes  dans les rues de nos villes, qu’ils approuvent en ne condamnant pas la lapidation ou  l’immolation de jeunes femmes, les violences et dégradations contre les  personnels  et les services de santé, d’urgence,  de transport, d’éducation et de sécurité , et tant d’autres crimes et délits dont souffre notre population, les  islamistes  radicaux  poursuivent leurs visées obscurantistes,  à Tunis comme à Paris.

Les islamistes rejouent à Paris la pièce qu’ils viennent de jouer à Tunis contre la chaîne de télévision Nessma qui diffusait le  génial dessin animé PERSÉPOLIS de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Là, on voit un dessin de vieillard représentant dieu, et ici, dans le  journal satirique CHARLIE HEBDO (daté du mercredi 2 novembre 2011)  le  dessin du prophète. A Paris,  ils menaçaient, ils vociféraient en septembre,  ils brûlent en novembre. CHARLIE HEBDO ayant gagné brillamment en 2007 son premier procès contre la Grande Mosquée de Paris , le CFCM et l’UOIF ;  ils se vengent de notre justice républicaine avec leur charia incendiaire.

Le brasier de la nuit du 1er au 2 novembre 2011  dans les locaux de CHARLIE HEBDO,  annoncerait-il d’autres autodafés, comme Berlin en connut  durant la tragique et  résistible ascension ♦  d’un autre forcené nommé  Adolf Hitler ? Les Résistants en 1941 n’étaient pas  naziphobes mais antinazis ; nous ne sommes pas islamophobes – nous aurons le courage d’être  anti-islamistes.

♦ J’ai voulu l’écrire  ce matin  à la suite d’un article ***  mais ma plume a fait un nœud dans le  fil  prudent ou lâche  de la toile d’un journal qui avait déjà si peu et si mal défendu son confrère CHARLIE HEBDO en 2007 :
«  02/11/2011 11:57 Allons-nous nous satisfaire du sophisme d’un seul Mohammed Moussaoui qui condamne l’incendie mais pas la violation de la liberté d’expression ? Après l’attaque d’une chaîne de télévision à Tunis contre la diffusion de Persépolis, l’attentat criminel contre le siège de Charlie Hebdo à Paris, allons-nous en France, avoir peur des islamistes ? Ou comme les Résistants qui n’étaient pas naziphobes mais antinazis,  allons-nous être, pour la défense de nos valeurs, de courageux anti-islamistes ?  »  En rouge, la coupure – et  aucune trace de ce commentaire sur ma page du monde.fr .

M. Pierre Bergé et son Anastasie  ont mis leurs bésicles  pour cisailler trois fois mon modeste commentaire. Comme ils ne sont pas anti-islamistes, ils sont  islamophobes : ils ont  peur 🙁  .

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*  Dans son «chat»  Hamadi Jebali, islamiste tunisien a écrit :  « Je ne sais pas ce que veut dire « laïque » » (lemonde.fr 18.10.11).
**  Être traité de « chien » par un islamiste est une in jure grave – a fortiori de  « sous-chien » ;  leur jeu de mots avec « Français de souche » est doublement haineux  🙁
*** Condamnation unanime de « l’attentat » contre les locaux de « Charlie Hebdo » (les guillemets inutiles – car c’est un véritable attentat- sont de la rédaction du monde.fr /2.11.11.

♦  lire  (ou voir)  la pièce de théâtre   La Résistible Ascension d’Arturo Ui   de Bertolt Brecht  (1941) dont voici l’Épilogue :

ÉPILOGUE
« Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder. Voilà  ce qui aurait pour un peu dominé le monde ! Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt : Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde.»

… et rapprochons cet épilogue de ce qu’écrit Yadh Ben Achour en 2011  : « La burqa est une croix gammée, une lapidation potentielle. Toutes deux sont porteuses d’un message clair : « Donne-moi la liberté que je la tue. » A moins d’accepter cette sentence de mort, un [une] démocrate doit se défendre. ♦»

♦ La Deuxième Fâtiha L’islam et la pensée des droits de l’homme p. 24  Puf 2011. Yadh Ben Achour est Tunisien, professeur de droit public et philosophie du droit, membre de l’institut de droit international.

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