Choses vues à Petiteville
9 juillet 2009 (note revue le 1er juillet 2010)
Côté jardin
Cet hiver, l’écureuil trappeur* avait laissé sa trace dans la neige … mais à l’automne, il (ou elle) avait mis en réserve deux noix au milieu de la jardinière. Et voilà les deux noyers de l’écureuil jardinier parmi les géraniums

Côté rue
Petiteville fait mieux que Monaco, car le Grand Prix c’est tous les jours. Pourquoi des ” champion(ne)s ” respecteraient-ils des panneaux 50 et 30 et des passages piétons ?
D’ailleurs pour se protéger des dangereux piétons, les plus prudent(e)s équipent leurs puissants véhicules d’un pare-piéton ou piétonne ; et pour se donner le frisson du safari, dans la jungle de Petiteville, ils le nomment pare-buffle.
Ainsi, hier matin, j’ai pu éviter de justesse l’un deux ! Quand je pense que j’aurais pu abîmer sa belle voiture … heureusement, j’étais équipée d’un pare-mufle !
1er juillet 2010
Voilà un bel exemple d”équipement pare-mufle que je recommande aux piétons pour traverser une rue en toute sécurité : la solide brouette métallique qui ne laissera aucun conducteur indifférent ; prendre le modèle pliant que l’on met facilement dans sa poche, dans son sac, ou dans son cartable ; c’est vraiment pratique et tellement efficace !

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* Illustration Chronique d’en (Iles de) France
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A Petitevile, 10 octobre 2008
Il est 8h30. Les parents arrivent en voiture devant l’école privée catholique * . C’est l’animation habituelle. Une vingtaine de voitures stationnent de façon plus ou moins anarchique, cinq ou six 4×4, de belles limousines, seulement deux ou trois voitures classiquement ordinaires.
Quelques mères d’élèves papotent devant la statue de la Madone. Arrive un 4×4 … flambant neuf qui crée ” l’émotion ” ; une jeune femme en cuissardes de cuir noir, la quarantaine chic, en descend avec sa fille et se joint au groupe.
Deux cents mètres plus loin, juste après le virage qui cache à la vue l’école privée, une autre jeune femme stationne sa Super 5 hors d’âge derrière la poste. La trentaine, habillée modestement, la maman aide sa petite fille à descendre du véhicule, puis toutes deux, se dirigent à petits pas vers l’école. A quelques minutes de l’heure de la rentrée, elles passeront inaperçues, frôlant simplement du regard la richesse et le luxe des autres.
Moralité ?

Coloriage à l’école privée avec sa légende :
“ Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. Jean 8,11”
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* Appelons-la “ l’école Sainte-Marie-des-grosses-berlines “
merci à Bernard H. mon ” envoyé spécial ”