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Du bilan du dernier Hollande à l’élection de Macaron Ier

5 – 6 –  7 – 8 mai   2017

C’est la fin du dernier Hollande. C’était l’heure de son bilan social et économique (Fiscalité, dette, dépenses publiques, chômage). Il a été fait et il est consultable.

C’est l’heure de son bilan politique qui se mesure à l’aune de cette campagne présidentielle indigne.
Indigne de nos valeurs républicaines, dans  le bruit de fond assourdissant des multimédias dominants accompagnant sa manœuvre politico- judiciaire pour « canarder »  F. Fillon, le plus sérieux rival de son favori E. Macron, néophyte- d’un-an-en-marche.

Un bilan politique qui se mesure aussi à l’aune de l’état de son parti, le PS, à la fin de son quinquennat. Ce parti dont il fut pourtant le premier secrétaire quasi perpétuel pendant 11 ans. Il est clair maintenant, que s’il a nommé M. Valls, Premier ministre le 31 mars 2014, au lendemain de la défaite du PS aux municipales, c’était bien pour qu’il s’enfonce avec le PS, dans le bourbier que J. -M. Ayrault lui laissait.

Le dernier Hollande a trahi et renié son parti, ses adhérents et ses militants ;  il a ignoré superbement la Primaire du PS et ses candidats. On l’a vu rejeter B. Hamon élu, que ni lui, ni « les éléphants du parti  » n’avaient soutenu.

Le dernier Hollande ne  préparait-il pas plutôt, depuis le printemps 2014, son éventuelle candidature (?) puis  la résistible ascension de Macaron Ier ?
En effet, « En-Marche » n’est que la  continuité de sa ligne, de cette  fausse gauche PS de centre droit, dont la base gauchiste libertaire et pétard-soixante-huitarde, est ancrée solidement dans  la bourgeoisie citadine, les réseaux sociaux et « la fabrication » de l’opinion par ses médias.
Cependant,  cette succession dans son propre sérail, hors -Primaire- PS,  n’était qu’une solution par défaut, pour celui qui n’avait depuis 2012, que son ambition orgueilleuse d’un second mandat.

Alors pour cela, dès la défaite des municipales de  2014, il fit le grand ménage dans son cabinet (noir) de président, avec son secrétaire général, Jean-Pierre Jouyet- l’ami de trente ansIl lui fallait éviter que se reproduisent les fuites le concernant, dans les médias.
Ayant compris que « la communication, c’est de la politique »(1), il choisit un nouveau conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication, Gaspard Gantzer, énarque proche d’Emmanuel Macron, dont l’ épouse était au service de presse de l’Élysée.  Et quand il s’est agi de possibles manœuvres politico-judiciaires, sa ministre de la Justice, Ch. Taubira, nomma E. Houlette, Procureur du Parquet national financier.
Et c’est ainsi qu’au pôle cabinet pour la justice, en juin 2016, c’est Ariane Amson, qu’il nommera, car elle était à la fois substitut de la Procureur Houlette et l’épouse de Pierre Heilbronn, directeur adjoint de
cabinet du ministre des finances, Michel Sapin – autre ami de trente ans.

Quand il renonce à se présenter pour un second mandat, le 1er décembre 2016, il sait qu’il a largement nui au bon déroulement de la Primaire de gauche, pour mieux servir  E. Macron. Ce dernier a eu le temps (pris sur « la loi travail »)  de créer son parti, En Marche!  (?) en  avril 2016, avant de démissionner de son poste de ministre de l’économie en août 2016, pour déclarer sa candidature à la magistrature suprême en novembre 2016, lui qui n’a  jamais  eu de mandat d’élu.

F. Hollande n’avait aucune compétence pour gouverner notre pays, mais il avait l’art de la combine, il savait ruser, comploter, tendre un piège politico-judiciaire : ce fut « le plan Penelope ou Fillon canardé », pour lequel furent activés dans le même but, les services du ministre des finances, le Parquet national financier, et la rédaction du Canard enchaîné qui enflera la cabale, semaine après semaine, dans les treize « une » du journal, du 29 janvier au 19 avril 2017.

Pendant ces trois mois de campagne électorale empoisonnée, le dernier Hollande, avec la procureur Houlette,  en totale symbiose avec les grands patrons de presse,  tous bons parrains (derrière P. Bergé le Monde et Patrick Drahi Libération et L’Express),  d’E. Macron réussirent à faire proclamer dans le site de l’Express (2)dès le 1er février 2017, la sentence :   »  François Fillon est éliminé de la course ».
Ils avaient dynamité le libre vote citoyen.

Et maintenant, on imagine la jubilation du dernier Hollande, toujours convaincu d’être le plus malin.
Lui, qui aura réussi à placer le plus grand nombre de ses petits valets aux meilleurs postes dans tous les ministères et les grandes institutions de l’État, et qui accueillera ainsi sur le perron de l’Élysée,  son ancien secrétaire, devenu en un an, le roi Macaron Ier !
Quelle victoire pour le dernier Hollande que ce second mandat par contumace ♠ !

Au début de son mandat, F. Hollande avait prononcé sa phrase historique (sic)  :  « Gouverner, c’est pleuvoir. »
Il aura tellement fait  pleuvoir que la France dérive comme le Radeau de la Méduse

… Mais …   En vue,  les élections législatives de juin ! …

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…. par L’ingénue
Pour mémoire, un aperçu du dernier Hollande en avril-mai 2016   « J’écris ton nom : République »

 1 Citation extraite de l’article :  « Coup de balai à l’Élysée » de Marcelo Wesfreid   29.05.2014  L’express.fr

2 Dans « L’ Édito de Christophe Barbier ».

♠ Au XIII ème siècle, avec la racine latine contumax :   con – (cum intensif) et tumere, on avait aussi le sens « être gonflé d’orgueil ». Le grand Robert Tome II  p. 554.
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8 mai 2017

Pour les résultats de l’élection présidentielle  Cf. Le ministère de l’Intérieur,
Résultats définitifs France entière- 8 mai 2017  :

Candidats      Voix
Nombre   % des inscrits % des exprimés
M. Emmanuel MACRON
20 753 798
    43,63     66,10
Mme Marine LE PEN
10 644 118
   22,38     33,90

On notera le score de  M. Macron, bien inférieur à la majorité des inscrits !
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                                                                                      (photo  Le Figaro.fr  du 8.05.2017)