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Mais où sont passés « les éléphants » du PS ?

21 mars 2017    …  et quelques retouches le 24 mars 2017

« Hamon et le PS voient grand pour relancer la campagne. Benoît Hamon (…) est entouré de nombreuses personnalités du PS (…) de plusieurs personnalités du Parti socialiste et de la gauche (Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira, Aurélie Philipetti, Arnaud Montebourg, Anne Hidalgo, Cécile Duflot, Yannick Jadot ». C’est ce qu’écrivait France 24, le 19 mars 2017 (1).

Mais où sont passés « les éléphants » du PS ? On ne les a pas vus à Bercy, au meeting de B. Hamon.
Seraient-ils en marche vers le nouveau parc d’attraction d’E. Macron, de F. Bayrou, d’A. Madelin et de D. Cohn-Bendit ?  Y seraient-ils accueillis par une sorte de Monsieur Loyal (sic) déguisé en François Hollande ?

Celui qui, chaque jour, depuis 2012, n’aura pensé qu’ à sa réélection plutôt qu’à la France, et qui  les a tous lâchés dans leur primaire PS.  Il lui avait suffi d’apprendre en novembre 2016, la candidature de  son ancien secrétaire adjoint à la présidence, E. Macron devenu le piètre ministre de l’Économie que l’on sait.
Renonçant à briguer un second mandat, le 1er décembre 2016, il se mit à faire un début de scénario,  sans A. Juppé mais avec F. Fillon et E. Macron,  au premier tour des présidentielles . On connaît la suite.

La parution le 25  janvier 2017 du premier article du Canard enchaîné (2) – considéré comme une preuve légale d’accusation, pour les médias – sans présomption d’innocence-,  par Mme la procureur E. Houlette du parquet national financier – tombait au meilleur moment qui soit, pour tenter d’éliminer l’inattendu adversaire de droite ; alors que le programme fantaisiste sinon fumeux de  B. Hamon :  fin du travail – revenu universel et fumerie de cannabis,  enchantait les électeurs d’un PS qui se consume  …

Ayant peu œuvré pour les Français depuis 2012, F. Hollande poursuit son œuvre au noir, pendant ses derniers mois à l’Élysée. Il se complaît, entre ses « menus plaisirs » et son fignolage de la débandade du PS, à préparer pour B. Hamon, le bis repetita du cinglant échec de L. Jospin en 2002.
Et surtout, il cautionne, après la candidature d’opérette de S. Royal , celle d’un dilettante orgueilleux et inexpérimenté qui s’est dérobé à sa mission de ministre de l’Économie, pour sauter en marche dans la campagne présidentielle…

Alors, une question me taraude : comme ils ne soutiennent pas leur candidat Hamon,  peut-on même penser que « les éléphants » du PS voteront  pour lui au premier tour ?  Ou ne faut-il pas plutôt prévoir, dès le premier tour, qu’ils voteront en troupeau, pour le candidat Macron et son Paf ! comme parti attractif et fictif, en marche … mais vers quoi ?

« Marchons, marchons », nous fait chanter la Marseillaise !

Pour la marche des  « éléphants » du PS, les trompes attrapant les queues, le refrain devient :
Tous  en marche /Tous en marche/ pour Macron … C’est farouche !
En avant,  vers la victoire du « courant » de l’ancien secrétaire du PS président par défaut, et de son secrétaire-adjoint à l’Élysée ! …
…   Ils continueront à nous « faire du Macron-Hollande » jusqu’en 2022  !

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1 Hamon et le PS voient grand pour relancer la campagne  France 24 19 mars 2017

2 Le Canard enchaîné a bénéficié, depuis la fin de l’année 2016, de l’apport de dossiers du ministère des finances. Pour la dixième semaine, demain mercredi 22 mars, le directeur de la rédaction aura eu François Fillon dans sa ligne de mire. D’après Littré (tome 1- p.708) canarder signifie  » Faire feu d’un lieu où l’on est à couvert ».

Cf. « Il n’aura échappé à personne que le postulat démocratique… »  par L’ingénue d’après La fabrication du consentement de Noam Chomsky et Edward Herman 1988  – (Nouvelle édition revue et actualisée 2008 2009 -Texte intégral – Agone).
On notera que l’expression anglaisée de Fillon bashing  a été interdite d’utilisation dans les médias officiels, pour être remplacée par Penelope gate. Cela en dit long sur le pouvoir politique qu’ont les patrons des médias de « décider ce que le bon peuple a le droit de voir, entendre ou de penser, et de gérer l’opinion à coups de campagnes de propagande ».

Macron dit aussi : « Je vous aime farouchement ! » par L’ingénue 
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