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Catégorie — langue française

La calomnie, « singulier moyen de se défaire d’un homme »

30 janvier 2017

Certes, au XXIème siècle, c’est en quelques heures seulement que la calomnie enfle, rinforzando , mais il n’y a toujours « pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien  ; et nous avons ici des gens d’une adresse !… »    

Tout est dit par Beaumarchais dans Le Barbier de Séville ♦ : Acte II, scène 8

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Bartholo (médecin, tuteur de Rosine et comptant l’épouser), Don Bazile (un fourbe, maître à chanter de Rosine), et Figaro (caché dans le cabinet, paraît de temps en temps et les écoute).

(…)
Bartholo
J’ai passé chez vous sans vous trouver.

Bazile
J’étais sorti pour vos affaires. Apprenez une nouvelle assez fâcheuse.

Bartholo
Pour vous ?

Bazile
Non, pour vous. Le Comte Almaviva est en cette ville.

Bartholo
Parlez bas. Celui qui faisait chercher Rosine dans tout Madrid ?

Bazile
Il loge à la grande place, et sort tous les jours déguisé.

Bartholo
Il n’en faut point douter, et cela me regarde. Et que faire ?

Bazile
Si c’était un particulier, on viendrait à bout de l’écarter.

Bartholo
Oui, en s’embusquant le soir, armé, cuirassé …

Bazile
Bone Deus ! Se compromettre ! Susciter une méchante affaire, à la bonne heure ; et pendant la fermentation calomnier à dire d’Experts ;

Bartholo
Singulier moyen de se défaire d’un homme !

Bazile
La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien ; et nous avons ici des gens d’une adresse !…
D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, Pianissimo murmure et file et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout-à-coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil.
Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne ; et devient grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.

               Qui diable y résisterait ? »

(…)
À la fin de la scène VIII, quand Bazile part en disant :
                « Restez, docteur, restez donc.
 Bartholo réplique :
                  « Non pas. Je veux fermer sur vous la porte de la rue. »

C’est alors  ♦ la scène IX,  Figaro, seul, sortant du cabinet, 

« Oh ! La bonne précaution ! Ferme, ferme la porte de la rue, et moi je vais la rouvrir au Comte en sortant. C’est un grand maraud que ce Bazile ! heureusement il est encore plus sot.
Il faut un état, une famille, un nom, un rang, de la consistance, enfin pour faire sensation dans le monde en calomniant. Mais un Bazile ! il médirait qu’on ne le croirait pas. »

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♦  À lire dans le vénérable ouvrage Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile Comédie en quatre actes ; par  M. de Beaumarchais ;  Représentée et tombée sur le Théâtre de la Comédie Françoise aux Tuileries le 23 Février 1775. A Paris, chez Ruault, rue de la Harpe MDCCLXXV Avec Approbation et Permission./folio 45 /………………………

 

30 janvier 2017   Commentaires fermés sur La calomnie, « singulier moyen de se défaire d’un homme »

Cueille le jour … Cueille le fruit de ce jour…

Note mise en avant le dimanche 6 août 2017 pour nous souhaiter aussi ou malgré tout de bonnes vacances !
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4 – 7 janvier  2017 ♦

               Que nous souhaiter d’autre, à l’aube de la nouvelle année 2017, que de vivre avec sagesse et lucidité chaque jour  ?  C’est ce qu’écrivait Horace (1) dans le Livre premier  de ses Odes, dans l’Ode XI  (2).

  À  Leuconoé 

Ne recherche point, toi, – il est sacrilège de la savoir,
– quelle fin, Leuconoé, les dieux ont marquée pour moi, marquée pour toi,
et n’interroge pas les calculs babyloniens.
Comme il vaut mieux subir tout ce qui pourra être !
Que Jupiter t’accorde plus d’un hiver, ou que celui-ci soit le dernier,
qui, maintenant brise la mer tyrrhénienne  contre l’obstacle des falaises rongées,
sois sage, filtre tes vins, et,  puisque nous durons peu, retranche les longs espoirs.
Pendant que nous parlons, voilà que le temps jaloux a fui :
cueille le jour (carpe diem)* sans te fier le moins du monde au lendemain.

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Alors,
pour ce nouvel an 2017 tout neuf, souhaitons-nous de pouvoir

 Cueillir  le jour !

 Cueillir le fruit de chaque jour… et  mûrir !

…………………………..

♦ (note complétée par « Marquis, je m’en souviens, vous veniez chez ma mère » de V. Hugo)

Mûrir   … chaque jour s’écrit notre histoire … et notre Histoire…

C’est ce que répond Victor Hugo -quadragénaire- en 1846, à la lettre que lui a adressée Charles-Louis de Coriolis, marquis d’Espinouse :   » Depuis ces beaux jours de votre adolescence monarchique, qu’avez-vous fait ? où allez-vous ? »
(I-II-III…) IV

 » Écoutez-moi. J’ai vécu ; j’ai songé.
La vie en larmes m’a doucement corrigé. (…)
La pensée est le droit sévère de la vie. (…)
J’ai pensé. J’ai rêvé près des flots, dans les herbes,
Et les premiers courroux de mes odes imberbes
Sont d’eux-mêmes en marchant tombés derrière moi.
La nature devint ma joie et mon effroi ;
Oui, dans le même temps où vous faussiez ma lyre,
Marquis, je m’échappais et j’apprenais à lire
Dans cet hiéroglyphe énorme : l’univers.
Oui, j’allais feuilleter les champs tout grands ouverts.

La nature est un drame avec des personnages ;
J’y vivais ; j’écoutais, comme des témoignages,
L’oiseau, le lis, l’eau vive et la nuit qui tombait.
Puis je me suis penché sur l’homme, autre alphabet.

Le mal m’est apparu, puissant, joyeux, robuste,
Triomphant ; je n’avais qu’une soif : être juste ; (…)
On avait eu bien soin de me cacher l’histoire ;
J’ai lu ; j’ai comparé l’aube avec la nuit noire,
Et les quatrevingt-treize aux Saint-Barthélémy ;
Car ce quatrevingt-treize où vous avez frémi,
Qui dut être, et que rien ne peut plus faire éclore,
C’est la lueur de sang qui se mêle à l’aurore.
Les Révolutions, qui viennent tout venger,
Font un bien éternel dans leur mal passager.
Les Révolutions ne sont que la formule
De l’horreur qui pendant vingt règnes s’accumule.

V
Ce sont les rois qui font les gouffres; mais la main
Qui sema ne veut pas accepter la récolte ;
Le fer dit que le sang qui jaillit se révolte.

Voilà ce m’apprit l’histoire. Oui, c’est cruel,
Ma raison a tué mon royalisme en duel.
Me voici jacobin. Que veut-on que j’y fasse ?
Le revers du louis dont vous aimez la face,
M’a fait peur. En allant librement devant moi,
En marchant, je le sais, j’afflige votre foi,
Votre religion, votre cause éternelle,
Vos dogmes, vos aïeux, vos dieux, votre flanelle,
Et dans vos bons vieux os, faits d’immobilité,
Le rhumatisme antique appelé royauté.
Je n’y peux rien. Malgré menins et majordomes
Je ne crois plus aux rois propriétaires d’hommes ;
N’y croyant plus, je fais mon devoir, je le dis.
Marc-Aurèle écrivait : « Je me trompai jadis ;
 » Mais je ne laisse pas, allant au juste, au sage,
 » Mes erreurs d’autrefois me barrer le passage. »
Je ne suis qu’un atome, et je fais comme lui ;
Marquis, depuis vingt ans, je n’ai, comme aujourd’hui,
Qu’une idée en l’esprit : servir la cause humaine ».
(…)
——-
Clin d’œil  /  À apprendre par cœur ...  si l’on veut répondre au chœur des adorateurs de Marie-Antoinette, de Louis XVI et de ses petits frères et premiers émigrés, le comte de Provence,  Louis XVIII et le comte d’Artois, Charles X,  qui appelèrent ensemble l’armée autrichienne contre le peuple français !

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Et Victor Hugo -sexagénaire- en 1864, nous invite encore dans Utilité du Beau  à cueillir le Beau car « le Beau entre dans nos yeux rayon et sort larme… c’est une victoire pour l’intelligence que de comprendre cela ».

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Œuvres complètes de V. Hugo – sous la direction de J. Massin-  Club français du livre : Tome IX et Tome XII.
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1 Source : HORACE Satires, Odes et Épodes, Épîtres
Texte établi et traduit par François Villeneuve, Professeur à l’Université de Montpellier. Le club français du livre 1969. Coll. Les Portiques.
*« carpe diem  : carpe  élément formateur emprunté au grec karpos  « fruit » dit des fruits de la terre, céréales, récoltes, mais également de raisins, olives, et employé au sens figuré de « profit, avantage ». Ce mot est à rapprocher du latin carpere  « cueillir« .  » Source Le Robert Dictionnaire historique de la langue française  p.392

♥ Introduction / la vie et l’œuvre d’Horace /p.155-156
« Horace (Horatius Flaccus), né en décembre de l’année 65 avant J.-C. (689 de la fondation de Rome), était le fils d’un ancien esclave public de Venouse, colonie romaine, ville de l’Italie méridionale, sur les confins de l’Apulie et de la Lucanie (d’où le nom d’Horatius qu’il prit quand l’affranchissement fit de lui un citoyen : les habitants de Venouse appartenaient à la tribu Horatia). (…)  Le poète, loin d’avoir jamais rougi de cette origine, se fût même jugé ingrat en se proclamant fils de ses œuvres : n’atteste-t-il point qu’il dut à son père une solide formation morale et les moyens de recevoir la même instruction que les enfants des plus nobles familles ?« 

2 Voir aussi le poème en latin dans Œuvres d’Horace traduites par MM. Campenon de l’Académie française et Desprès, conseiller honoraire de l’Université.   Chez L. de Bure Librairie Rue Guénégaud 27 Paris 1821.

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♦ En mémoire des victimes  de CHARLIE HEBDO  que les frères Kouachi ont massacrées à Paris,  le 7 janvier 2015,  « pour venger le prophète », sur ordre du groupe État islamique.
Cf. par L’ingénue  la note des 7- 9- 12- 13 et  17  janvier  2015 / ajout du 9 janvier 2017 :
    Contre la terreur islamique, le peuple français est entré en Résistance ♦

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4 janvier 2017   Commentaires fermés sur Cueille le jour … Cueille le fruit de ce jour…

De l’horrible danger de la lecture (1765)

À Ferney, entre 1761 et 1778,  dans la dernière et lumineuse période de sa vie, Voltaire écrivit L’Ingénu (1767) qui nous  est cher, mais aussi, en se consacrant toujours à la défense de la Justice et à la philosophie,  le Traité sur la Tolérance (1763)  et le Dictionnaire philosophique (1764).

On verra dans cet extrait,  comment il sut communiquer ses idées sous la forme spirituelle du pamphlet ou du libelle,  pour mieux défendre la liberté de penser et de lire :

« Nous, Joussouf-Chéribi, par la grâce de Dieu mouphti du Saint-Empire ottoman, lumière des lumières, élu entre les élus, à tous les fidèles qui les présentes verront, sottise et bénédiction.

Comme ainsi soit que Saïd-Efffendi, ci-devant ambassadeur de la sublime Porte (1), vers un petit État nommé Frankrom, situé entre l’Espagne et l’Italie, a rapporté parmi nous le pernicieux usage de l’imprimerie, ayant consulté sur cette nouveauté nos vénérables frères les cadis et imans (2) de la ville impériale de Stamboul, et surtout les fakirs connus par leur zèle contre l’esprit, il a semblé bon à Mahomet et à nous de condamner, proscrire, anathématiser ladite infernale invention de l’imprimerie, pour les causes ci-dessous énoncées :

1° Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l’ignorance, qui est la gardienne et la sauvegarde des états bien policés.
(…)
4° Il se pourrait, dans la suite des temps, que de misérables philosophes, sous le prétexte spécieux, mais punissable, d’éclairer les hommes, et de les rendre meilleurs, viendraient nous enseigner des vertus dangereuses dont le peuple ne doit jamais avoir connaissance.
(…)
6° Il arriverait, sans doute,  qu’à force de lire les auteurs occidentaux qui ont traité des maladies contagieuses, et de la manière de les prévenir, nous serions assez malheureux pour nous garantir de la peste, ce qui serait un attentat énorme contre les ordres de la Providence.

À ces causes et aux autres, pour l’édification des fidèles, et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de ne jamais lire aucun livre (en français♦), sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s’instruire, nous défendons aux pères et aux mères d’enseigner à lire (en français), à leurs enfants.
Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser (en français), sous les mêmes peines ; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité quiconque aurait prononcé (en français)  quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net.
Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien (en français), selon l’usage de la sublime Porte.

Et pour empêcher qu’il n’entre quelque pensée en contrebande dans la sacrée ville impériale, commettons spécialement le premier médecin de sa hautesse (…) lui donnons pouvoir, par ces présentes, de faire saisir toute idée (en français)  qui se présenterait par écrit ou de bouche aux portes de la ville, et nous amener ladite idée pieds et poings liés, pour lui être infligé par nous tel châtiment qu’il nous plaira. »

Donné dans notre palais de la stupidité, le 7 de la lune de Muharem, l’an 1143 de l’hégire.

1 En 1741
2 Les cadis sont des juges, les iman(m)s, des prêtres
♦ Ajout du 7 mai 2016

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   De l’horrible danger de l’islamisme pour la jeunesse…  à la nuit tombée, en bas des immeubles, dans les mosquées, sous les ponts, dans les prisons*…………………..

Voilà un libelle criant de vérité où le Nous, Joussouf-Chéribi  est devenu une menace réelle pour notre société française et ses idéaux humanistes et culturels.
Souvenons-nous, 75 ans après l’entrée dans Paris de la Wehrmacht nazie et de la Gestapo  d’Hitler,  le 14 juin 1940, et 250 ans après ce libelle de Voltaire,  
le 7 janvier 2015, c ‘était encore l’INFÂME**
, le retour des tortionnaires avec les djihadistes  Kouachi  qui s’acharnèrent sur les rédacteurs et les dessinateurs de CHARLIE HEBDO pour venger Mahomet, …  et  pour condamner, proscrire, anathématiser  notre liberté de penser, de lire, d’écrire et de dessiner***. 
…………………………………………………..

* Voir la vidéo (LCP) de la question de M. Falorni au ministre de la Justice, sur les « casinos » de salafistes dans la cour de la prison de Saint-Martin-de-Ré.
** C’est le mot de Voltaire pour désigner le fanatisme religieux.
*** On remarquera que les gribouillis sur nos murs, les « nique les profs » et autres « fuck  » et  barbouillages obscènes, marquent depuis  plus de vingt ans, une régression à l’état de sauvagerie, sans que les municipalités et/ou l’Éducation nationale réagissent…
En toute impunité, les salafistes et les frères musulmans poursuivent leur infâme  décervelage de la jeunesse  avec eux les gribouilleurs illettrés sont  devenus des brutes haineuses, soumises, entraînées au djihad à  Saint-Denis-la Mecque et,  à chaque incendie, chaque agression, chaque viol, chaque lapidation, chaque destruction de bien public, chaque émeute… ils hurlent  « allah akbar » !    »
C’est la guerre !
leur avait rabâché le « grand frère rappeur » Larsen.
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7 mai 2016

7 mai 2016   Commentaires fermés sur De l’horrible danger de la lecture (1765)

J’écris ton nom : République

27 avril – 1er mai 2016

Sur le lien du document officiel, à savoir l’Arrêté daté du 6 janvier 2016, émanant du Cabinet du Préfet de police de Paris, on voit écrit  :

  Arrêté   n° 2016-00023   interdisant l’occupation de la place de la  République

Doit-on à l’absence d’un Français lors de la discussion internationale sur les lettres avec accents, le A avec un tilde à et un copyright © pour faire le é de République ?

OU le doit-on au si grand désintérêt des pouvoirs exécutif et législatif, qu’ils négligent la mise en conformité de l’informatique et acceptent le déni de la langue française ?

Ainsi,  il y a le mot mais qu’en est-il de l’esprit de la République ?
L’heure est grave, et si nous a
vons perdu l’accent aigu, nous pouvons garder l’esprit vif,  le président, le premier ministre et le ministre de l’intérieur aussi.

Et de même que le gouvernement avait demandé au Préfet de police d’interdire l’occupation de la place de la République par les migrants, pour des raisons de sécurité liées à l’état d’urgence, du 7 au 21 janvier 2016 ; mais aussi  pour que le peuple citoyen vienne rendre hommage aux  500 victimes des attentats djihadistes de 2015  et réaffirmer ses valeurs laïques, fraternelles et républicaines ;

On attend  que l’esprit de la République l’ éclairant,

Le gouvernement

vu la prorogation de l’état d’urgence jusqu’au 26 mai 2016,
vu l’urgence
Considérant les troubles à l’ordre public
Arrête :
L’occupation illégale de la place de la République par le groupe « Nuit debout »  est interdite durant  la durée de l’état d’urgence.
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Mais pour cela, il faudrait un courage politique que F. Hollande n’a pas, car non seulement, depuis le 31 mars, il ignore les riverains et les policiers qui sont les premières victimes, mais pire encore, il joue sa dernière carte en laissant  le groupe « nuit debout » allumer la mèche toutes les nuits,  convaincu (?) que mettre en danger la  paix sociale lui apportera des voix  !

Et dans la nuit … La République écoute
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27 avril 2016   Commentaires fermés sur J’écris ton nom : République

Erasme et l’aimable Philautie

On sait le  succès fou du suffixe « phobie« * à notre époque de montée en puissance de communautarismes revendicatifs, voire menaçants jusqu’à massacrer de paisibles citoyens depuis 2012.
Le sens premier, selon le radical grec,  phobos est crainte/ angoisse.
L‘extension  créée – par- la-nouvelle- mode -islamiste- et -homosexuelle, vers un sens d’aversion / d’hostilité, leur donnerait-elle le droit de nous accuser et de  faire du prosélytisme indigne avec des menaces  de procès ou de mort, déniant toute liberté d’expression, pour cause de non-appartenance à leur « diversité » ?

Certes, le suffixe « phil » quand il désigne un pédophile, exprime aussi un tragique contresens entre sa signification première, aimer et le crime du violeur d’enfants.

Enfin, on peut encore librement dire de nos compatriotes qu’ils sont philanthropes, francophiles, bibliophiles ou philosophes sans crainte d’être fustigé. Quoique, il se pourrait qu’un francophilophobe portât plainte pour usage de langue française dans la « diversité de sa non-identité nationale » !

Aussi, quel plaisir de lire sans crainte, sous la plume d’Érasme dans son Éloge de la Folie (1508), l’éloge de la Philautie ♥ !

[XLII].- « (…) Mais pourquoi citer tel ou tel exemple, alors qu’en tous lieux Philautie (l’Amour-Propre) répand merveilleusement le bonheur ?
Celui-ci, plus laid qu’un singe, se voit beau comme Nirée ♥ ; celui-là se juge un Euclide ♥ pour trois lignes qu’il trace au compas ; cet autre croit chanter comme Hermogène ♥, alors qu’il est l’âne devant la lyre et que sa voix sonne aussi faux que celle du coq mordant sa poule. (…)

Pour les artistes de profession, qu’est-il besoin d’en parler ? Chacun d’eux a sa Philautie particulière et cèderait plutôt son champ paternel que son talent.
C’est surtout le cas du Comédien, du Chanteur, de l’Orateur et du Poète. Moins il a de valeur et plus il a de prétention et d’impertinence, plus il se rengorge et plastronne.
Et tous trouvent à placer leur marchandise, car c’est toujours ce qu’il y a de plus inepte qui rencontre le plus d’admirateurs. Le pire plaît nécessairement au plus grand nombre, la majorité des hommes étant asservie à la Folie.
Puisqu’aussi bien le plus inhabile est aussi le plus satisfait de lui-même et le plus admiré, à quoi bon s’attacher au vrai savoir, qui est pénible à acquérir, rend ennuyeux et timide et n’est apprécié, en somme, que de si peu de gens ?

[XLIII].- Si la nature fait naître chaque homme avec cette Philautie, qui est amour de soi, elle en a muni également chaque nation et chaque cité.
D’où suit que les Anglais revendiquent, entre autres dons, la beauté physique, le talent musical et celui des bons repas (…) ; les Français prennent pour eux l’urbanité ; les Parisiens s’arrogent presque le monopole de la science théologique ; les Italiens, celui des bonnes lettres et de l’éloquence (…).
Dans ce genre de félicité, les Romains l’emportent et s’enchantent encore du rêve de l’antique Rome. (…) Les Turcs, ce ramassis de barbares, prétendent à la meilleure religion et raillent les Chrétiens, qu’ils traitent de superstitieux. (…) Les Allemands sont fiers de leur haute taille et de leurs connaissances en magie.

[XLIV].- N’allons pas plus loin ; vous voyez, je pense combien Philautie procure de satisfaction à tous et à chacun. (…) »

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* Phobie : si ce mot est inconnu du Littré, le Grand Robert le signale vers 1880 : didact. Cour. Peur, crainte angoissante spécialement liée à certains objets, certains actes, certaines situations, certaines idées (…)

« Sur la question des peurs morbides, actuellement désignées sous le nom de phobies, il existe un très grand nombre d’observations, notes, mémoires, qui ne font que s’accroître chaque jour (…) J. Falret et Westphal (dans un traité sur l’agoraphobie, 1872) paraissent les premiers qui soient entrés dans cette voie. À la peur des espaces de Westphal et à la crainte du contact de Falret, s’en ajoutent bientôt d’autres et l’on traverse une première période, où se produit une véritable inondation de phobies, ayant chacune son nom spécial (…) Toute manifestation morbide de la crainte est aussitôt dénommée par un vocable grec ou réputé tel et nous avons (…) jusqu’à (…) la triakaidekaphobie (peur du nombre 13 !). Th. Ribot, Psychologie des sentiments, 1896, p.220.

 

♥ Philautie : Mot connu du seul Littré : Terme didactique,  Amour de soi-même, complaisance vicieuse de soi-même.
Nous ne nous faisons point justice,
Et la philautie est un vice
Dont le plus sage est entaché,
Fût-il sans tout autre péché. Scarron

♥ Nirée :« Le plus beau des Grecs devant Troie » Homère
♥  Euclide d’Alexandrie (323-283 av. notre ère), fondateur de l’école mathématique d’Alexandrie.
♥ Hermogène : M. Tigellius Hermogenes, chanteur célèbre protégé par Auguste, et qu’Horace appelle optimus cantator et modulator.

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11 août 2015

11 août 2015   Commentaires fermés sur Erasme et l’aimable Philautie

Le serment du Jeu de Paume – 20 juin 1789

Château de Versailles  juin 1789

Il avait fallu trouver un nom qui assurerait au Tiers État sa légitimité, « le caractère national des Communes » face aux privilégiés.
Lisons dans *le tome 1 La Constituante  1789-1791  de Jean Jaurès :

« Au fond, la motion de Sieyès proclamait le droit souverain du Tiers État : seul, malgré l’absence des autres ordres, il avait pu vérifier les mandats des députés, et, au contraire, la vérification à laquelle les autres ordres avaient procédé séparément était nulle.

Il y avait un ordre qui portait en lui la Nation, c’était le Tiers ; et les autres,  s’ils ne se rattachaient pas au Tiers, n’étaient que néant.

Les Communes hésitèrent encore pendant les séances du 15 et du 16 juin : mais dépassant en clairvoyance et en courage leurs chefs les plus renommés, elles comprirent qu’elles ne se sauveraient que par la netteté dans l’audace et, sur la motion de Legrand, député du Berry, elles décidèrent enfin, le 17 juin, que « la seule dénomination qui leur convenait était celle d’Assemblée nationale« .

Le même jour, l’Assemblée, avec une décision admirable, fait acte de souveraineté. Elle déclare que tous les impôts existants sont illégalement perçus, mais qu’elle leur donne une légalité provisoire seulement « jusqu’au jour de la première séparation de cette Assemblée, de quelque cause qu’elle puisse provenir ».
Ainsi, tout acte de violence contre l’Assemblée faisait tomber du coup la légalité de l’impôt et constituait tous les citoyens à l’état de légitime résistance. (…)
Jamais plus admirable combinaison d’habileté et d’audace, de sagesse et d’héroïsme n’illustra l’action humaine. (…)
Soulevé au-dessus de ses craintes par l’audace du Tiers, le bas clergé, (par 149 voix contre 137) le 19 juin, décide de se réunir au Tiers pour la vérification commune.
(…) Bouleversés, le cardinal de la Rochefoucauld et l’archevêque de Paris courent à Marly où était le roi ; et là, le coup d’État royal est décidé.

Le lendemain 20 juin à 9 heures du matin, quand Bailly, président de l’Assemblée nationale, et les deux secrétaires se présentent à la porte de l’entrée principale**, ils la trouvent gardée par des soldats ! L’officier de garde dit qu’il avait ordre d’empêcher l’entrée de la salle à cause des préparatifs qui s’y faisaient pour une séance royale.
Le président proteste et déclare « la séance tenante ». (…)
Les députés, sous la pluie battante cherchent une enceinte, où ils puissent délibérer. Un local assez vaste servait pour le jeu de paume : c’était une grande salle vitrée, dont les murs étaient coupés à mi-hauteur par des galeries en bois.
C’es là que s’installe la Nation, et c’est là que tous les députés, sauf un, Martin Dauch, font sur la proposition de Mounier, le serment de ne se séparer que quand la Constitution sera faite.
C’est le grand légiste Target qui a rédigé le texte : « L’Assemblée nationale, considérant qu’appelée à fixer la Constitution du royaume, opérer la régénération de l’ordre public et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin, partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale.
« Arrête que tous les membres prêteront, à l’instant, serment solennel de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides, et que ledit serment étant prêté, tous les membres et chacun d’eux en particulier confirmeront, par leur signature, cette résolution inébranlable ».

Ainsi, tous les élus du Tiers, à cette heure de grand péril, se lient les uns envers les autres et tous ensemble à la Nation d’une chaîne sacrée. Ils peuvent affronter la séance royale annoncée pour le 22 juin et le coup d’État ; ils portent en eux la double majesté de la Nation et du serment.

Le lendemain, 21 juin étant un dimanche, l’Assemblée ne siégea point ce jour- là. »…
……………………… la Révolution était en marche…
C’était dans la salle du jeu de paume……………..

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Pendant ce temps-là, le 15 juin 1789, le marquis de Ferrières***, député de la noblesse, écrivait à sa femme pour lui dire … son ennui  !
« (…) dans le fond, c’est un triste métier que nous faisons. Il y a peu d’espoir que les Ordres se réunissent. On ne conçoit rien à la conduite de la Cour ; à celle de Necker. Plus je vais, et moins je connais même les membres qui composent notre chambre. Il y a trois brouillons qui mènent tout ; ce qui est certain, c’est qu’ils agissent d’après une impulsion étrangère (sic). (…)
Le Roi est à Marly : les uns disent pour quatre jours, les autres pour trois semaines. Cela rend Versailles encore plus ennuyeux. »(…)

Château de Versailles  juin 2015

Je suppose que c’est le même ennui que celui du marquis qui saisissait Catherine Pégard, présidente de Versailles depuis 2011, quand elle entrait dans la salle du jeu de paume.
Mais elle savait, en choisissant Anish Kapoor pour l’été 2015,  qu’en poussant la porte, il aurait une idée aussi plaisante qu’originale : il eut celle de  reprendre son « Shooting into the corner » de 2009.
Et, parole de présidente, il paraît que cela « nous entraîne  dans une histoire cachée  » du 20 juin 1789 à Versailles.
Ah ça mais ! Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest ! Je demande à voir !

Le Figaro.frSalle du jeu de paume juin 2015 A. Kapoor
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* Jean Jaurès  Histoire socialiste de la Révolution française   Tome 1 La Constituante  1789-1791  pp.380-387    –  Éditions sociales

** Salle des Menus Plaisirs du roi
Depuis 1987, l’Hôtel des Menus Plaisirs accueille  le Centre de Musique Baroque de Versailles (associé à l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles) qui a organisé, en 2014,  le fabuleux 250 ème anniversaire de Rameau (1683-1764).

*** Correspondance inédite 1789, 1790, 1791  pp. 68-69 publiée et annotée par Henri Carré  Armand  Colin 1932 Les Classiques de la Révolution française sous la direction d’Albert Mathiez.
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20 juin 2015   Commentaires fermés sur Le serment du Jeu de Paume – 20 juin 1789

Qui réduit la Langue française au « slam » et au « crash » ?

note (re)mise en avant le 30 septembre 2016

après avoir lu sur le site Le Figaro.fr :
« En direct / tiens d’habitude c’est live !/
–  Rosetta doit se crasher à 12h38 sur la surface de la comète 67P  »
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♠ Ou comment ne plus avoir le mot en français sur le bout de la langue
Tout d’abord, il  y avait eu la première semaine, dite  «La Semaine de la Langue française et de la Francophonie » du 14 mars au 22 mars 2015.

Annoncée par la note de service du ministère de l’Éducation nationale n°2014-117 du 9 septembre 2014 qui  informait le monde enseignant des buts de cette semaine,  organisée autour du 20 mars 2015,  journée internationale de la francophonie.

Pour Mme Vallaud-Belkacem, nul doute que ladite semaine  devait « stimuler l’appropriation de la langue française » et qu’avec les dix mots de l’opération nationale (sic) « dis-moi dix mots », à savoir  « amalgame, bravo, cibler, grigri, inuit, kermesse, kitsch, sérendipité, wiki, et zénitude » les enseignants auraient  «  les outils de sensibilisation à la langue française « !

Il faut commencer par le mot sensibilisation  de la ministre. Avant son utilisation massive  par l’administration pour  en faire – par contresens – un mot gentil  donc magique, le mot en médecine signifie « déclencher une manifestation pathologique dans l’organisme ». L’administration kitsch de la ministre présuppose que l’apprentissage de la langue française serait synonyme de déplaisir ou de malaise !  Depuis des décennies, on pense (sic) rue de Grenelle que ni les enseignants ni les enfants ne savent plus faire l’effort d’enseigner ou d’apprendre,  alors on dit qu’il faut juste les sensibiliser  avec des mots  dont le choix saugrenu constitue un amalgame peu évocateur de la beauté de la langue française – les mauvaises langues diront que le français est le dernier souci de la ministre et de son cabinet.

En effet, dites-moi comment – aller chercher  wiki ( vite en Hawaïen) un grigri chez les Inuits ou cibler la sérendipité dans la zénitude pour qu’à la kermesse, devant l’amalgame un peu kitsch, on crie bravo , pourrait donner le goût et l’envie de s’exprimer en français ?
Mais la ministre persiste  dans sa sensibilisation avec  « des projets artistiques et littéraires développés dans le cadre de l’opération  »dix mots » en donnant comme exemple  le «slam»  (mot inconnu à la Délégation générale à la langue française) permettant à chacun de s’exprimer librement autour des dix mots susdits, à l’occasion de tournois ou de scènes ouvertes. »

On aura compris que la belle expression  improvisation poétique* n’était pas dans le vocabulaire de la ministre ! Elle lui préfère pour ladite semaine  le mot anglais slam qui signifie tout en délicatesse claquement ; c’est aussi la seconde syllabe de i-slam,  ce qui n’est pas non plus une explication pour nommer un projet poétique. Ainsi, rue de Grenelle, la paresse francophone le dispute à la négligence, voire à l’absurdité.

Enfin, si nous approchions la loupe

du mot sérendipité, c’est la copie francisée de serendipity qui signifie  un hasard heureux , une découverte fortuite, si bien que nos cousins québécois l’ont traduit fort intelligemment par fortuité  (joli mot utilisé entre autres par Beaumarchais) ; reste à savoir si Mme la ministre et son cabinet connaissent le sens du mot fortuit ?

et du mot zénitudeEn voilà un mot bien franchouillard issu de la beaufitude ou de la bobofitude ; on croirait entendre Mme Ségolème Royal, candidate à la Présidence de la République en 2007, dire sa « bravitude » sur la Grande Muraille de Chine ! Ce mot composé de zen défiguré par le suffixe tude est  aussi laid qu’ inutile puisque l’on a depuis longtemps comme outil de langage et de pensée dans la langue française,  le merveilleux mot   sérénité !

♠♠ Et puis il y eut la seconde semaine à partir de la catastrophe aérienne du 24 mars 2015.

Là, on a bien compris que l’unique «Journée de la langue française dans les médias audiovisuels du 16 mars 2015 »  était définitivement oubliée par les journalistes et autres chroniqueurs qui allaient crachouiller, crachoter, postillonner,  bref, nous cracher dans les oreilles, à chaque bulletin d’information, le mot crash  dont l’équivalent français bien connu est écrasement .
Des centaines de fois, on aura entendu et lu ce mot crash qui finissait par donner envie de vomir tellement ceux qui le prononcent montraient leur arrogance, leur indifférence et leur muflerie devant l’événement tragique. Je n’insiste pas sur l’expression vulgaire que tous claironnaient fièrement : l’avion s’est crashé (alors que cette expression est formellement proscrite par la Délégation générale à la langue française). Là encore, il fallait retrouver nos cousins québécois pour lire et entendre écrasement ou l’avion s’est écrasé **- les mots simples  en français.

Ce mois de mars 2015 aura vu l’écrasement de l’A320 et ses 150 morts dans les Alpes françaises mais aussi l’écrasement délibéré de l’usage de la langue française nivelée par le bas par la volonté des ministères de l’Éducation nationale et de la Culture et du CSA et des médias publics et privés.

Après le claquement du «slam», l’écrasement du «crash» !
Deux femmes à l’Éducation et à la Culture ne font pas forcément le Printemps de la Langue française.
Leur « sensibilisation » nous fait  mal  !  À l’aide !

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* mais qui pourrait encore dire qu’avec « le slam » , il serait question de poésie ? Re(lire) la note sur le gagnant d’un concours de « Arte WebSlam »  !

** Ainsi on pouvait lire sur francetvinfo.fr/faits-divers/crash-d-un-a320 / Retrouvez ici l’intégralité de notre live #CRASH  /   à prononcer en français « anglaisé ridicule » sans état d’âme : notre live hashtag crash en crachant une dent !
Comme c’est original ! Succès garanti !

Alors que sur  tvanouvelles.ca/  on lisait :
Écrasement A320 Une boîte noire retrouvée / Écrasement en France L’appareil avait subi une grande révision à l’été 2013 /Écrasement d’un Airbus A320. En état de choc, Haltern pleure ses 16 étudiants /Écrasement A320. Les proches de victimes en larmes à Barcelone /Écrasement d’un Airbus. Germanwings est bien notée pour la sécurité/Écrasement d’avion en France. Les recherches s’annoncent difficiles/ Alpes françaises 150 morts dans l’écrasement d’un Airbus A320 / etc.
idem sur  ici.radio-canada.ca/nouvelles
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Apostille

J’écrivais déjà le 31.12.2012 « En guise de conclusion navrée, l’ambition culturelle du quinquennat de M. Hollande sera-t-elle de gaver la jeunesse de la culture vulgaire des ignorants de la langue française et autres haineux violents ?  … juste pour faire plaisir aux bourgeois [ précieux ridicules anglaisés] de Paris ? »

♠ Fin 2014,  M. Hollande marqua encore son attachement à la culture (avec un tout petit c) en offrant  un souper de gala, – à nos frais et chez nous, à l’Élysée-  à l’équipe du tournage d’une série télévisée dont faisaient partie Julie Gayet, sa favorite et Didier Morville alias Joey Starr, le violent qui nous donne dans ses «raps» ( en français scie – rabâchage – répétition – gargouillis refrain banal – vocifération – rengaine – couplet ressassé) des leçons de morale politique apprises (?) à la centrale de Fleury-Mérogis.
Rien de tel pour le PS qu’un passage en prison pour se refaire une virginité !  M. Morville , bientôt conseiller ou chef de cabinet de Mme Taubira ?
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2 avril 2015   Commentaires fermés sur Qui réduit la Langue française au « slam » et au « crash » ?

Le « pichet » est-il un concept malin ?

 Sourions un peu avec le concept du « pitch », sorti des limbes anglaises par les médias français, pour dire « résumé ».

Et pour cela, ouvrons Le petit Bobu à la  traduction du mot pitch.

Aucune traduction des mots anglais pitcher/ to pitch/ a pitch  tirés du dictionnaire Harrap  ne devrait permettre un tel usage par les «intellectuels » des médias :

pitcher : cruche     emprunté sûrement au moyen âge au pichet français !

pitch : poix –  It is pitch-dark, il fait nuit noire – place habituelle d’un camelot – cr : terrain entre les guichets – hauteur d’un son. – degré de pente d’un toit.

To pitch : dresser (une tente). Lancer, jeter (au golf :  frapper la balle qui reste sur le green à l’endroit où elle est tombée.)  Hausser le ton de sa voix : to pitch one’s voice higher . Tomber sur la tête : to pitch on one’s head . (of ship) Tanguer. Se mettre à la besogne : pitch in. S’attaquer à : pitch into. Pitch-and-toss : Jeu de pile ou face.

Le plus proche phonétiquement en français serait le mignon pitchoun (enfant) hérité de notre langue d’oc et qui est un rayon de soleil dans tout ce pitch-dark.
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Mais  il fallait que la télévision française et non francophone récupère  le mot   !
France 3 qui prétend avoir gagné ses galons de télévision culturelle avec « Plus belle la vie » plombe les soirées familiales dans la délinquance banalisée, et, depuis un an, nous inflige Le Pitch (avec un i à l’envers, c’est plus chic).

Vous pouvez voir Le Pitch, et même le revoir, sur CULTURE BOX ,  le site de la culture de France Télévisions  !    Ce  CULTURE BOX ressemblerait plutôt à une boîte à bêtises, farces et attrape -nigauds en tous genres.

♦ Il faut savoir que Le Pitch est produit par la Direction Artistique de France 3 et l’agence Hub Id & Napoli.

♦ Voilà comment Hub nous présente son Pitch :

« Les films cinémas (sic) vus par ceux qui ne les ont pas vus. [On rit déjà !]
Le Pitch est le nouveau programme hebdomadaire de France 3 dédié au 7ème Art.
Vous aimez le cinéma (…) Alors Le Pitch est fait pour vous.
Le concept du programme : 3 téléspectateurs, 3 histoires, 3 films.
Le Pitch d’une durée de 4 minutes met en situation 3 téléspectateurs d’âges et de régions différentes filmés chez eux.
À partir du titre d’un film et d’un  Pitch d’une phrase, ils sont amenés à imaginer l’histoire du long métrage (…) »

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Après avoir vu une séquence, il m’a semblé que le mot le plus proche en anglais était pitcher : cruche qui donne au figuré, sot en français
On voudrait ridiculiser les téléspectateurs, leur faire dire autant de sottises et dégoûter à l’avance de voir les films, on ne ferait pas mieux.   C’était pitoyable.
On ne demandera pas combien, avec nos impôts et redevances, Hub et son agence sont rétribués pour un  concept aussi cruche !
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2 janvier 2015   Commentaires fermés sur Le « pichet » est-il un concept malin ?

Montboissier, juillet 1817

Livre troisième – chapitre 1 –  des  Mémoires d’Outre-Tombe * de  Chateaubriand

  « Depuis la dernière date de ces Mémoires, Vallée-aux-Loups, janvier 1814, jusqu’à la date d’aujourd’hui, Montboissier, juillet 1817, trois ans et six mois sont passés. Avez-vous entendu tomber l’Empire ? Non : rien n’a troublé le repos de ces lieux. L’Empire s’est abîmé pourtant ; l’immense ruine s’est écroulée dans ma vie, comme ces débris romains renversés dans le cours d’un ruisseau ignoré. Mais à qui ne les compte pas, peu importent les événements : quelques années échappées des mains de l’Éternel feront justice de tous ces bruits par un silence sans fin.
(…) J’ai vu de près les rois, et mes illusions politiques se sont évanouies, comme ces chimères plus douces dont je continue le récit (1). Disons d’abord ce qui me fait reprendre la plume : le cœur humain est le jouet de tout, et l’on ne saurait prévoir quelle circonstance frivole cause ses joies et ses douleurs. Montaigne l’a remarqué : « Il ne faut point de cause, dit-il, pour agiter notre âme : une resverie sans cause et sans subject la régente et l’agite. (2) »
Je suis maintenant à Montboissier, sur les confins de la Beauce et du Perche. Le château (3) de cette terre, appartenant à madame la comtesse de Colbert-Montboissier, a été vendu et démoli pendant la Révolution ; il ne reste que deux pavillons, séparés par une grille et formant autrefois le logement du concierge. Le parc, maintenant à l’anglaise, conserve des traces de son ancienne régularité française : des allées droites, des taillis encadrés par des charmilles, lui donnent un air sérieux ; il plaît comme une ruine.
Hier au soir je me promenais seul ; le ciel ressemblait à un ciel d’automne ; un vent froid soufflait par intervalles. À la percée d’un fourré, je m’arrêtai pour regarder le soleil : il s’enfonçait dans des nuages au-dessus de la tour d’Alluye (4), d’où Gabrielle, habitante de cette tour, avait vu comme moi le soleil se coucher il y a deux cents ans. Que sont devenus Henri et Gabrielle ? Ce que je serai devenu quand ces Mémoires seront publiés.
Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d’une grive perchée sur la plus haute branche d’un bouleau. À l’instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel ; j’oubliais les catastrophes dont je venais d’être le témoin, et, transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j’entendis si souvent siffler la grive. Quand je l’écoutais alors, j’étais triste de même qu’aujourd’hui ; mais cette première tristesse était celle qui naît d’un désir vague de bonheur, lorsqu’on est sans expérience ; la tristesse que j’éprouve actuellement vient de la connaissance des choses appréciées et jugées. Le chant de l’oiseau dans les bois de Combourg m’entretenait d’une félicité que je croyais atteindre ; le même chant dans le parc de Montboissier me rappelait des jours perdus à la poursuite de cette félicité insaisissable. Je n’ai plus rien à apprendre, j’ai marché plus vite qu’un autre, et j’ai fait le tour de la vie. Les heures fuient et m’entraînent ; je n’ai pas même la certitude de pouvoir achever ces Mémoires. Dans combien de lieux ai-je déjà commencé à les écrire, et dans quel lieu les finirai-je ?  Combien de temps me promènerai-je au bord des bois ?  Mettons à profit le peu d’instants qui me restent ; hâtons-nous de peindre ma jeunesse alors que j’y touche encore** : le navigateur, abandonnant pour jamais un rivage enchanté, écrit son journal à la vue de la terre qui s’éloigne et qui va bientôt disparaître. »
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* GF Flammarion  ♦ Chronologie, présentation, notes, dossier et bibliographie  par Nicolas Perot
** Chateaubriand a 49 ans ; il est né le 4 septembre 1768 à Saint- Malo.

Notes
1)  Pendant toute la Restauration, Chateaubriand ambitionnera de jouer un rôle politique majeur. Première déconvenue : La Monarchie selon la Charte est saisie par la police et Chateaubriand est rayé de la listes des ministres d’État.
2)  Essais, III, 4.
3)  Les restes de ce château reconstruit en 1772 et détruit en 1795, sont encore dans l’état que décrit Châteaubriand. On les aperçoit depuis la nationale 20 entre Chartres et Bonneval. En 1805, Édouard de Colbert, héritier des Montboissier par sa femme, racheta la terre. Mme de Colbert-Montboissier était petite-fille de Malesherbes et, à ce titre, cousine par alliance de Chateaubriand. Chateaubriand et sa femme séjournèrent à Montboissier du 3 juillet au 2 août 1817.
4)  Alluyes, à trois kilomètres de Montboissier, sur le Loir, possède une imposante tour médiévale de 30 mètres de haut. La marquise d’Alluyes était la tante de Gabrielle d’Estrées, maîtresse d’ Henri IV.
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19 juin 2014   Commentaires fermés sur Montboissier, juillet 1817

L’Europe, c’est la barbe !

Du 13 mai 2014 … au 15 mars 2016  / D’une barbue …. aux barbus sanglants de l’islam terroriste  Cf.  la fin de la note.                                                   

Fichtre ! un homme barbu en robe qui chante,  et ce n’est pas un moine !


Concours de l’Eurovision 2014 / Thomas Neuwirth alias Conchita Wurst


Hélas ! 
Le poète*, qui a toujours raison, n’a pas écrit que l’homme barbu en robe était l’avenir de l’homme et encore moins l’avenir de la femme.

La preuve par Molière :

(…) Agnès dans  » L’école des femmes  » de Molière est l’ingénue élevée au couvent  » pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait  »  ( Arnolphe- son tuteur -Acte I, scène 1),
et  Arnolphe (Acte III, scène 2) s’en explique en lui disant :  » Votre sexe n’est là que pour la dépendance :  Du côté de la barbe est la toute-puissance. » ce qui ne manque pas de piquant* … encore au XXIème siècle, et méritera que l’on s’y attarde . /Cf. À propos de la naïveté/  Sans parler de ces barbes amicales qui vous labourent le visage 🙁

Et aux Françaises comme aux Français, le président de la Commission européenne, dans son rôle d’ Arnolphe  dit : 

Votre République n’est là que pour la dépendance :                 
    Du côté de l’Europe est la toute-puissance. »

         Décidément l’Europe, c’est la barbe !

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La preuve par l’euro-vision des commissaires européens, illustres inconnus étrangers (à part Michel Barnier) qui ont, contre le pouvoir démocratique de nos 28 peuples, un pouvoir d’exécution 🙁

           ++  Cabinets          (jusqu’en novembre 2014)
+++ CA.1:Cabinet   du Président José Manuel BARROSO
+++   CA.2:Cabinet de la Haute représentante de l’Union pour les affaires   étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente Catherine ASHTON
+++   CA.3:Cabinet de la Vice-présidente Viviane REDING – Justice, droits   fondamentaux et citoyenneté
+++   CA.4:Cabinet du Vice-Président Joaquín ALMUNIA – Concurrence
+++   CA.5:Cabinet du Vice-Président Siim KALLAS – Transports
+++   CA.6:Cabinet du Vice-président Neelie KROES – Stratégie numérique
+++   CA.7:Cabinet du Vice-président Antonio TAJANI – Industrie et entrepreneuriat
+++   CA.8:Cabinet du Vice-président Maroš ŠEFČOVIČ – Relations   interinstitutionnelles et administration
+++   CA.9:Cabinet du Vice-Président Olli REHN – Affaires économiques et monétaires   et l’Euro
+++   CA.10:Cabinet du Commissaire Janez POTOČNIK – Environnement
+++   CA.11:Cabinet du Commissaire Andris PIEBALGS – Développement
+++   CA.12:Cabinet du Commissaire Michel BARNIER Marché intérieur et services
+++   CA.13:Cabinet du Commissaire Androulla VASSILIOU – Éducation, culture,   multilinguisme et jeunesse
+++   CA.14:Cabinet du Commissaire Algirdas ŠEMETA – Fiscalité, douanes, statistiques,   audit et lutte antifraude
+++   CA.15:Cabinet du Commissaire Karel DE GUCHT – Commerce
+++   CA.16:Cabinet du Commissaire Tonio BORG – Santé
+++ CA.17:Cabinet   du Commissaire Máire GEOGHEGAN-QUINN – Recherche, innovation et science
+++   CA.18:Cabinet du Commissaire Janusz LEWANDOWSKI – Programmation financière et   budget
+++   CA.19:Cabinet du Commissaire Maria DAMANAKI – Affaires maritimes et pêche
+++   CA.20:Cabinet du Commissaire Kristalina GEORGIEVA – Coopération   internationale, aide humanitaire et réaction aux crises
+++   CA.21:Cabinet du Commissaire Günther OETTINGER – Énergie
+++   CA.22:Cabinet du Commissaire Johannes HAHN – Politique régionale
+++   CA.23:Cabinet du Commissaire Connie HEDEGAARD – Action pour le climat
+++   CA.24:Cabinet du Commissaire Štefan FÜLE – Élargissement et politique   européenne de voisinage
+++   CA.25:Cabinet du Commissaire László ANDOR – Emploi, affaires sociales et   inclusion
+++   CA.26:Cabinet du Commissaire Cecilia MALMSTRÖM – Affaires intérieures
+++   CA.27:Cabinet du Commissaire Dacian CIOLOŞ – Agriculture et développement   rural
+++   CA.28:Cabinet du Commissaire Neven MIMICA – Politique des consommateurs

 

La preuve par  l’euro-vision politique d’une Union européenne de 507 millions d’habitants, sous surveillance et/ou ingérence permanente du gouvernement des États-Unis,  cette Europe des  banques, des financiers, des fonds de pension, des monopoles et de leurs actionnaires, cette Europe dirigée par 28 commissaires lourdement instrumentalisés par les groupes de pression de l’internationale capitaliste et islamiste en pétrodollars. On parle dans le journal Le Monde de 30 000 activistes « lobbyistes » à Bruxelles.

La preuve par « l’Euro -vision » de son budget voté pour la période 2014-2020, où l’on voit que le budget Administration pour les 55 000  fonctionnaires de la Commission européenne est de 8 milliards d’euros et donc  supérieur au budget :/Sécurité et citoyenneté et supérieur aussi au budget / L’Europe dans le monde.

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Louis Aragon dans  Le Fou d’Elsa   p.164  Poème de l’avenir   NRF Gallimard 1963
C’est inspiré par ce poème que Jean Ferrat a écrit sa chanson La femme est l’avenir de l’homme  qui commence ainsi : « Le poète a toujours raison/ Qui voit plus haut que l’horizon/ Et le futur est son royaume/ Face à notre génération/ Je déclare avec Aragon/ La femme est l’avenir de l’homme (…)  (Source : Enregistrement Octobre 1975 Édition : 1975 Production Alléluia / Disques TEME Barclay)
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NB  sur la langue française malmenée, voire méprisée :

♦ On notera que la Commission européenne souffre de l’articulite qui n’accorde pas l’article du genre féminin aux rares femmes commissaires ; ainsi on stipule  Cabinet du Commissaire et foin de la Commissaire !

On notera sur l’Euro-vision du budget que le poste 2. , le plus gros, avec ses 59 267,2 millions d’euros « Sustainable Growth Natural Resources »  n’a même pas droit à  la traduction française…. Tant il est vrai que la langue française, qui a les mots vrais et justes pour instruire le peuple, est redoutée des démagogues anglophones.
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15 mars 2016             À suivre …

   Δ          La liste exhaustive des associations islamistes (frères musulmans, salafistes etc.) auprès du Conseil de l’Europe en cette période dangereuse où  le terrorisme islamique / groupe État islamique/ est financé par l’Arabie saoudite et la Turquie ;
alors que l’Europe verse des milliards à cette même Turquie … pour accueillir celles et ceux dont elle a ravagé les pays
et alors que sous la pression des États-Unis qui dévastèrent l’Irak, nous,  Européens,  devrions recevoir l’ordre d’ intégrer la Turquie islamiste de Recep Tayyip Erdogan !

   Δ        C’est dire la toute-puissance actuelle, qu’un jeu politique ignoble,  donne aux barbus brandissant le drapeau noir de l’islam , pour nous massacrer, nous les mécréants, au nom du dieu aux burqas. 

13 mai 2014   Commentaires fermés sur L’Europe, c’est la barbe !

France info, la radio qui désherbe, dé[zoom] ou décervelle ?

J’ai entendu sur France info, vers 14 h, ce dimanche 23 mars 2014, jour de premier tour des élections municipales depuis l’élection de M. Hollande, la journaliste  nous convier à un nouveau « round-up » ce soir…

ce qui  signifierait en Anglais*  rassemblement du bétail ou encore rafle de filous !

C’est aussi le nom du fameux désherbant de la firme américaine. On espère seulement que  le nom de l’herbicide ne sert ni à faire de la publicité aux OGM avec pesticides de Monsanto ni à une information liberticide, par manque d’impartialité et d’ouverture d’esprit sur la vie réelle des Français.**

Quant au bétail et aux filous, chacun aura sa petite idée 😉

Et le soir, au « round-up »  de France info, vers 23 h 30,  un autre journaliste bobu, nous expliquait comment « si on dé[zoom] » (?) on avait tout compris  !  … on a surtout compris ce que pensent les journalistes … et le syndicat de la magistrature «si on [zoom] » sur  son « mur des cons ».

Bref, une question est posée : France Info désherbe, «dé[zoom]» ou décervelle ?
Et une seconde : pour qui France Info prend-elle ses auditeurs ?
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* Selon Harrap’s concise French and English dictionary p. 655

** exemple :  désherber le taux d’abstention de  61,58 % à Roubaix en criant à l’incivisme et en oubliant de parler du cataclysme de la suppression de 1000 emplois à La Redoute bradée par le milliardaire Pinault  ainsi que du chômage à 30% dans le Nord  … etc.

23 mars 2014   Commentaires fermés sur France info, la radio qui désherbe, dé[zoom] ou décervelle ?

Quand M. Pierre Bergé « touite » et « retouite »

Nous savions combien  les ciseaux de M. Bergé  étaient aiguisés pour censurer les commentaires indésirables des abonnées de son journal,  nous découvrons  qu’il a le » touite » tout aussi malveillant.

Après le « couic » de l’Anastasie du Monde, voilà le « touite » de M. Bergé, vieil ami et confident de M. François Mitterrand -ce dernier, nous avait confié Michel Rocard – son fidèle premier ministre er inventeur de la CSG –  étant tout, sauf  « un honnête homme »… On l’aura compris, entre hommes de pouvoir, on s’est toujours adoré !

Notre dictionnaire du parfait petit Bobu (« ou comment ignorer bêtement la langue française « ) n’avait pas encore mentionné la  nouvelle manière rapide d’insulter  » les autres » en répandant rumeurs et calomnies à leur sujet ; pour cela, désormais, il suffit de « touiter » (twitter) et de « retouiter » (retwitter)  !
La classe politique, l’intelligentsia parisienne et les grands  patrons des médias, comme M. Bergé, l’ont bien compris et ils « touitent » compulsivement… pour calomnier et détruire  ; c’est leur nouvelle trouvaille : mettre à l’Index, comme le fit le Saint-Siège jusqu’en 1965.

Dans mon Robert et Collins de poche, je trouve que le mot twit signifie  idiot ou idiote. Nos  chers cousins du Québec ont retenu le sens ; ils  appellent twit (touite) ce ou celui qui est stupide- niaiseux  et gaffeux.

Et en effet, cela convient  au « touite »  de Pierre Bergé à propos de Virginie Merle  (alias Frigide Barjot) : « L’immonde Barjot avait promis du sang. Le voilà qui éclabousse la démocratie et la République (…) je le redis #lamanifpourtous a accepté dans ses rangs ces fachos qui ont tué Clément. »

Mais en traitant de fascistes, ceux qui désapprouvent la précipitation électoraliste du PS pour instituer  le « mariage » homosexuel, et en les accusant d’avoir tué Clément Méric, M. Pierre Bergé aggrave le sens du mot touite (twit) .
Car, en plus de dire une idiotie, d’énoncer une stupidité, de proférer une niaiserie, de commettre une gaffe, désormais « touiter » ( twitter) sera synonyme de porter atteinte au bon sens, à la raison, au respect de l’autre.

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Avis à  ceux qui,  se croyant les plus forts, « touitent » sans vergogne  !
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13 juin 2013   Commentaires fermés sur Quand M. Pierre Bergé « touite » et « retouite »

Le « Pouvoir Mou » de France Culture

C’était un  dimanche, et le hasard a voulu que j’essaie d’écouter  l’émission le Pouvoir Mou de M. Frédéric Martel, producteur de notre chère radio publique culturelle.
Enfin, le vrai titre bobu de l’émission : Soft Power*  avait quelque peu aiguisé ma curiosité.

Auparavant, sur les mêmes ondes, M. Martel avait produit en 2006, une première émission, Masse critique ; mais après son« Enquête sur cette culture Mainstream (sic) qui plaît à tout le monde»**, ayant sûrement atteint le seuil ;-), il décida de la renommer en 2010, Soft Power.
Et tant pis, pour la traduction française de «soft power» parue au Journal officiel du 16/09/06, qui est «pouvoir de convaincre» ; elle ne l’a pas convaincu car le J.O. n’est pas une référence assez solide pour le Pouvoir mou.

Dans la présentation de son émission sur France Culture.fril use déjà  de son  Pouvoir mou pour nous convaincre : « Soft Power est le magazine global et bi-média  des industries créatives et des médias de France Culture. Le magazine des industries créatives, pour prendre au sérieux la culture commerciale «dite de divertissement», en présenter les acteurs, en décrypter les enjeux, en mesurer le poids économique (!) et en comprendre les mutations.»

Et comme illustration de la chose, ce jour-là, il fait l’éloge du groupe Fauve qu’il prononce Fove – pour annoncer « #kané» (les initiés de la communauté du Pouvoir Mou mettent le dièse du « hashtag (sic) » devant). On entend un chanteur susurrer  « j’t’ai dans la peau».  Le divertissement est relatif !  Il sent la resucée de  Mon Homme d’Édith Piaf «Je l’ai tellement dans la peau …».
De l’avis de son collègue expert de l’Express.fr,  Gilles Medioni, le chanteur serait un «crooner, entre électro blues, existensialo-bluesy et bluesy avec du bio (!) »
On est bien dans le Pouvoir Mou du bio des bobos parisiens !

Cependant, M. Martel complète  sa définition  de soft power : « c’est l’influence d’un pays par son cinéma, ses séries télévisées, ses jeux-vidéo (!), mais aussi à travers ses valeurs  (le contraire du « hard power », à savoir la force militaire et les pressions économiques classiques).».
il nous dit qu’il n’apprécie pas la force militaire, il pourrait nous dire s’il apprécie les trafics d’armes des mafias, des terroristes d’al-qaida ou des talibans (?) ;  et s’il n’aime pas les pressions économiques classiques,  pourquoi compter à la radio,  les milliards du capitalisme mondial classique des médias du divertissement ? Les valeurs du Pouvoir Mou du cinéma, des séries télévisées et des jeux vidéo ne seraient-elles pas celles du décervelage universel -dès l’enfance- pour mieux gouverner les peuples ?  

L’invitée du jour***  présente son livre Empowerment. Elle déclare que c’est intraduisible pour rester  dans l’amphigouri du Pouvoir Mou de l’élite bobue des médias s’adressant à la valetaille. Or,  la décision de publier un livre avec ce titre, dénie à l’éventuel lecteur, le premier acte d’un pouvoir penser un concept, ce qui lui donnerait ensuite toute liberté d’en discuter les fondements, la valeur, les domaines d’application etc.

Mais on l’a compris, ce ne sera pas avec l’émission Soft Power que l’on sortira du  Pouvoir Mou qui a pris  le Pouvoir (empowerment) dans certaines émissions de France Culture, comme dans la jungle de Canal Plus et de toutes les télévisions et de toutes les radios privées.
On n’y songe qu’à rentabiliser son capital et à refaire son petit monde sociétal, – ainsi la lutte finale pour leur mariage homosexuel avec le remboursement intégral par la Sécurité sociale de toutes leurs «procréations assistées»  etc.  – par le truchement du
Pouvoir Mou de milliardaires comme M. Pierre Bergé, pour faire une petite révolution molle de communautés de nantis …  

Tout un programme !
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♠ Illustration ♠

France Culture à l’avant-garde, a appris à ses auditeurs, le 5 février 2013, la création de la première salle d’injection d’héroïne ♠ à Paris.  Le Pouvoir Mou du Parti Stupéfiant et sa nouvelle directrice Mme Danièle Jourdain Menninger de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicicomanies) ,  luttent désormais ensemble pour «le droit à la drogue dure».

C’est la lutte finale de M. Ayrault, premier ministre, et de sa ministre de la Santé, Mme Touraine ; avec 38 000 euros,  ils ouvrent un nouveau service hospitalier (sic) avec de l’héroïne afghane et des seringues,  qui ne guérira pas les malades drogués ; mais nos impôts paieront leur drogue, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Les habitués du Pouvoir Mou  – pour ôter le vrai sens clair et fort des mots en  français  – disent en bobu mou : salle de shoot – traduction française  : antichambre légale de la mort.

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* 20 janvier 2013
** Flammarion 2010
*** Marie-Hélène Bacqué

22 janvier 2013   Commentaires fermés sur Le « Pouvoir Mou » de France Culture

Quand le savoir d’une professeur agrégée, docteur ès lettres, ne fait plus autorité

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Que faire quand une classe de 1ère STMG* a une moyenne de 6,86 en français pour ce premier trimestre ?  Que faire quand seulement 4 élèves sur 26 ont la moyenne en français ?

Que faire pour que ces vingt-six apprentis bacheliers débutants  (niveau cours élémentaire) réussissent l’épreuve de  français en juin 2013,  avec trois heures de français par semaine ?

♦ Pour les élèves et leurs  parents, la seule solution est de dénoncer la professeur de français de 1ère STMG .  On se  frotte les yeux, on n’est pourtant plus en 1942, où, sous le régime de Pétain, pour obéir aux nazis, il fallait dénoncer les professeurs juifs et/ou communistes de son lycée… 

Cependant, l’Éducation nationale a obéi aux ordres des élèves,  menacés par le danger (sic) que représenterait une professeur agrégée. Elle a appliqué  le « principe de précaution (sic)  », afin que la professeur ne soit plus en contact avec les élèves de 1ère STMG.

On  appellera cela  « la procédure  d’Orléans»  :  ou  « la professeur adapte les contenus et la notation» au niveau 6 de moyenne de la classe ou  elle est considérée comme dangereuse (sic)  pour les élèves.

L’Éducation nationale a suspendu immédiatement la professeur. Le rectorat  l’a déclarée  « interdite d’accès dans son lycée jusqu’au 20 décembre 2012 », sans concertation préalable, sans lui accorder la  moindre « présomption d’innocence» , celle que l’on octroie généreusement aux criminels récidivistes , sans  aucun entretien préalable avec elle, en présence du ou de la proviseur du lycée et d’un représentant syndical etc.  Dans l’urgence, une enquête a été diligentée.
Pour éclairer les « enquêteurs» sur le danger que représente la professeur, le proviseur adjoint du lycée Pothier a demandé, aux délégués de la 1ère STMG, de rédiger un texte explicitant leur dénonciation.  Il aura ainsi  rapidement une idée sur les efforts que devront fournir ces élèves pour obtenir la moyenne à leur bac de français.

Ainsi va à la dérive l’Éducation nationale. Le savoir n’y fait plus autorité. La création des zones d’éducation prioritaire il y a trente ans, n’a apporté que désillusions, refus des apprentissages et décrochages avec un absentéisme et des violences  que l’on n’avait  jamais vus auparavant.

♠ L’Éducation nationale a-t-elle à ce point  peur de menaces ou de  représailles de lycéens ignorants et de leurs parents ?
La question est posée au ministre et à l’Assemblée nationale :  la seule solution contre l’illettrisme des apprentis bacheliers des classes de 1ère STMG   est-elle la dénonciation, l’accusation et l’exclusion de leurs professeurs de français ? Est-ce avec  le principe de délation que M.Peillon « refondera » l’école ?
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NB
* Baccalauréat STMG  Sciences et Technologies du Management et de la Gestion

 ♠ Voici le témoignage d’un professeur, lecteur de la République du Centre 16.12.12
« Je suis prof, agrégé, et j’ai longtemps enseigné en STMG. La plupart du temps, on a 50% d’élèves en difficulté, 40% qui sont là pour en faire le moins possible. Le moindre travail est considéré comme une atteinte à la dignité humaine, et il est littéralement impossible de sanctionner vraiment les absences, retards, travaux non faits, moyennes catastrophiques et manquements à la discipline et au respect car trop nombreux. La situation est aggravée par les profs démissionnaires qui achètent la paix sociale. »
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Les faits sont extraits de l’article / Une professeur de français suspendue au lycée Pothier / Aurore Malaval / La République du Centre /13.12.2012.
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♠♠ Autre exemple du respect que l’on témoigne envers ses professeurs  dans une ville du Val d’Oise ; on y remarquera la croix gammée des nazis que reproduisent à l’envi -partout dans nos villes- les vandales antisémites … (et le s serait-il pour salafiste (?).

Cette municipalité du Val d’Oise, la directrice de l’Académie de Versailles, SOS racisme – et tous les « indignés (sic) »  auront-ils,  face à ces injures ignominieuses, le courage de porter plainte pour défendre l’honneur et la dignité des professeurs, pour s’indigner de l’antisémitisme et  de la dégradation des biens publics ?
Quelles leçons, le ministre « refondateur » M. Peillon, en retiendra-t-il  en 2013 ?
♦ Je doute fort que la morale civique et laïque soit une priorité,
aussi urgente (sic) pour le président F. Hollande et son ministre de l’Éducation nationale, que leur très opportuniste mariage homosexuel.

                             Photo OlivierCorsan. Le Parisien.fr 13.12.2012

19 décembre 2012   Commentaires fermés sur Quand le savoir d’une professeur agrégée, docteur ès lettres, ne fait plus autorité

L’articulite, la main et la fleur

 Article du 12 décembre 2012 remis en avant le 9 septembre 2016

Pour le plaisir de remarquer que la grammaire s’applique de mieux en mieux,  mais aussi de me moquer une nouvelle fois  des « restes de frilosités » de notre belle langue française. Ce n’est pas  dramatique, juste « grammatical » pour « le genre féminin« .
Ce serait grand merci à notre Académie française si elle se penchait enfin avec grand courage sur le sujet.

………….

C’était en 2008, une réponse au commentaire d’un abonné énervé, Daniel M. sur le Monde.fr,  car je n’avais pas su résister au plaisir de lui écrire ces quelques mots :

« Cher Daniel M.
Il semble que vous souffriez de l’articulite ; c’est une irritation douloureuse de l’humeur, causée par l’emploi de l’article défini féminin singulier la, et de l’article indéfini féminin singulier une. Cela fait très mal au début ; mais lorsque l’on sait que notre belle langue française accorde le genre féminin à la table et à la chaise**, on se calme grammaticalement et l’on met l’article la devant le mot ministre… quand c’est réellement une femme ! »

Comme ce sujet est toujours intéressant à débattre, j’avoue que je préfèrerais pour l’élégance, conserver la forme primitive du mot masculin quand il existe déja un nom au féminin avec la même terminaison – exemples   la mainune écrivain. De même comme on dit et écrit , la fleurune soeur, pourquoi ne pas dire et écrire, la professeur –  une procureurla proviseurune docteurune auteurune ingénieur etc. ? Des puristes surajoutent la terminaison e –tellement féminine que je ne citerai pas ici tous les noms masculins qui se terminent par e- qui m’apparaît comme superfétatoire, et surtout muette dans le deuxième cas. 

Il s’agit là de professions et de fonctions nouvellement assurées par des femmes, d’où le malaise linguistique de Daniel M.
La parité peu à peu cisèle et polit notre langage. Elle lui donnera le bel éclat de l’égalité.

NB
Pour l’exemple d’un mot féminin se terminant par ain, il y a  le mot «  putain », juron favori des Français  qui désigne sans aucun doute une entité féminine ; ne dit-on pas une putain ? On pourrait faire encore plus féminin en proposant une putaine ? En toute simplesse, j’ ai oublié  le très gracieux mot féminin, pute ! 

 ♦ On pourra d’ailleurs interroger l’Académie française et Mme Carrère d’Encausse qui revendique le titre masculin attaché à sa fonction de « secrétaire perpétuel »  sur le fait que notre belle langue française accorde plus facilement le genre féminin au mot putain qu’au mot écrivain.
…Sachant que, « le dit secrétaire perpétuel», dans un entretien radiophonique, proposait volontiers pour le dictionnaire de l’Académie, le mot «  meuf  » ,  femme en argot vache (meuh !) et mufle des « rappeurs» et des truands.

♦ ♦  et jusqu’à l’absurde : lu dans Le Monde du 3 août 2010   (AFP.) :
« Le président pakistanais [Asif Ali Zardari] veuf de l’ancien premier ministre Benazir Bhutto, assassinée en décembre 2007… »
Pour le ou la journaliste de l’AFP,  écrire « l’ancienne première ministre » eût été un crime de lèse- grammaticalité politique, alors que Benazir Buttho avait bien le droit d’ être assassinée (au féminin).

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Enfin, comme l’a remarqué finement Jacques Prévert  dans  Spectacle :  « Pourquoi dites-vous la virilité ? »
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12 décembre 2012 

12 décembre 2012   Commentaires fermés sur L’articulite, la main et la fleur