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Macron et la barbarie du quotidien

29 octobre 2017

Le 3 juillet 2017, devant  le Congrès  réuni à Versailles, le président Macron avait déclaré  qu’il lèverait l’état d’urgence en automne, arguant qu’« en ces temps de terrorisme, vouloir la liberté forte, c’est aussi  assurer la liberté de chacun et garantir le plein respect des libertés individuelles (1)».

Puis le 18 octobre 2017, le président Macron fit un discours devant les Forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie, préfets) et leur annonça  la création de la police de sécurité du quotidien (2).  Il s’adressait à eux,  le jour où le Sénat  adoptait le projet de «loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », que l’Assemblée nationale avait adopté le 13 octobre 2017, et qui devrait succéder à l’état d’urgence.

Ainsi, les dizaines de milliers de terroristes djihadistes potentiels et autres radicalisés vont voir se desserrer l’étau efficace des surveillances, perquisitions et saisies, dans quelques jours … alors que les expérimentations de la police de sécurité du quotidien qu’il prône, ne commenceront qu’en  2018.
C’est cela que le président Macron appelle en finir avec « l’impuissance publique que les Français ne supportent plus ».

Mais alors,  pourquoi M. Macron, chef des Forces de sécurité intérieure, n’a-t-il pas profité de son temps de lune de miel présidentielle, du 10 au 20 août 2017 à Marseille, pour montrer combien il était l’humble serviteur des honnêtes citoyens des quartiers nord, et comme eux,  ne supportait plus la barbarie du quotidien ?

Celui qui, candidat à l’Élysée, avait dit pendant sa  campagne du second tour, « Il faut prendre le risque, il faut aller au cœur de la bête (sic) chaque fois.» – quand « les mecs (sic) de la sécurité » (3)  ne le laissaient pas  « rencontrer les salariés en colère de l’usine Whirlpool d’Amiens -,  n’aura pas pris ce risque à Marseille.

Lui,  qui aime se déguiser pour jouer au petit soldat,  aurait pu se rendre utile en jouant  au policier dans le 13ème  , ou le 14ème ,  dans le 15ème ou le 16ème arrondissement de Marseille (4), et montrer à la France entière, accompagné du préfet de police, O. de Mazières, de tous les élus du peuple de Marseille et de leur future police de sécurité du quotidien, qu’ils ont comme lui :
le droit d’entrer dans un quartier pris en otage par la loi mafieuse de trafiquants de drogues et criminels multirécidivistes ;
le devoir de représenter la liberté forte devant les citoyens de la Castellane ;
l’autorité supérieure à celles des repris de justice et des assassins, l’autorité  pour garantir le plein respect des libertés individuelles,  l’autorité qui garantit la sécurité des habitants. 

Comme l’on sait que le président girondin prend souvent le risque d’émailler son langage de mots impolis, le temps était venu pour lui de dire haut et fort aux pourvoyeurs de shit ou merde (haschich, cocaïne et héroïne), qu’ils ne pourraient plus continuer  à  foutre le bordel  à la Castellane, dans  la vie des familles, des enfants, des adolescents, des  séniors, dans le travail des établissements scolaires, des services médicaux, des chantiers de rénovation, dans l’intervention des pompiers appelés au secours de leurs victimes et pour éteindre leurs incendies , etc…

Le temps était venu  de dire haut et fort aux Français que la République laïque et fraternelle voulait une autre vie, un autre avenir pour sa jeunesse  à Marseille, comme partout en France, parce qu’elle donnait  aux préfets, aux  policiers et aux gendarmes  le droit et le devoir  de faire respecter cette loi qui  doit nous protéger tous, comme elle protège la vie du président et de sa famille.

Mais hélas, on l’a compris le chef Macron parle mais ne pouvait avoir le courage de montrer l’exemple à Marseille et aller au cœur de la bête, au cœur des tribus de taulards millionnaires et de caïds en BMW, en Porsche Cayenne avec AK 47 et lance-roquettes.

Bref,  Macron, poings crispés (!)  a  parlé de conforter et de rassurer  la population française, devant les Forces de sécurité intérieure …. là où, comme l’a rappelé Samia Ghali, sénatrice et ancienne maire des 15èmeet 16ème arrondissements   « le danger est omniprésent » (5).

Et un responsable de l’association de médiation et de cohésion sociale de Marseille  partage son avis   : « Je suis allé à la Castellane il y a quelques jours, j’ai dû me faire accompagner, puis raccompagner pour la première fois de ma vie. » Samia Ghali ajoute : « On dispose d’une police de proximité dans nos quartiers et pourtant trois chantiers sont à l’arrêt dans mon secteur. Les caïds s’opposent aux travaux et on ne peut rien faire.  »

… Et le plus inquiétant est à venir,  d’après une note de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP)  de fin 2016, portant sur « l’ambiance dans les quartiers sensibles (hors Paris et Petite couronne) »(6).

En effet, on observe partout que les quartiers dits sensibles – euphémisme absurde pour dire sous l’occupation des barbares de la drogue-, sont devenus  des refuges pour d’autres ignobles barbares  – ceux de la horde des fichés S-Salafistes bientôt rejoints par la cohorte de leurs émules en voie de radicalisation.

Le système S-S déploie  « de véritables stratégies locales » qui  visent à islamiser la vie économique,  sociale et politique, comme on le voit  depuis des années en Seine-Saint-Denis, territoire d’Outre-République laïque.
L’emprise de l’islam intégriste morbide qui emprisonne les femmes sous des burqas est terrible. Ces femmes vivent en France le même cauchemar que les femmes en Iran, en Afghanistan, en Arabie Saoudite, au Yémen, sous la férule de Boko haram en Afrique …
Ces femmes sont les nouvelles croix gammées qui signifient – comme pour les nazis-  la dictature des S-S sur tout le territoire national, avec l’inculcation chez les jeunes, de la haine pour notre société démocratique et pour ses valeurs citoyennes de respect de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la laïcité, toutes valeurs qui garantissent la paix civile en France..

Est-ce cette dictature que le président Macron veut pour la France ?

Est-ce pour cela qu’il a été élu avec sa majorité  « La République en marche »  ?

Il faudra que lui et sa majorité en répondent un jour prochain.

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NB   Il semblerait qu’une livraison de 60 000 gilets pare- balles soit envisagée pour équiper nos admirables gardiens de la paix, en charge de la police de sécurité du quotidien barbare, notre quotidien de guérilla urbaine.

Voir sur le site Faits divers en France l’énumération non exhaustive des actes de violence et des crimes commis en France au quotidien.

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Seules les paroles du président Macron sont notées en italique.

Les temps forts du discours d’E. Macron  3 juillet 2017 à Versailles   Public Sénat.fr

Sécurité : ce qu’il faut retenir du discours d’E. Macron   Le Parisien  avec AFP 18 octobre 2017

Sécurité du président : casse-tête pour les gardes du corps de Macron
L’Express Thierry Dupont et Anne Vidalie,   12/07/2017

4 Cf.  Douze rappeurs prêchant la fatwa et l’autodafé [de Charlie Hebdo] ne font pas un bel hommage à la Marche des Beurs  novembre 2013  L’ingénue
Le groupe IAM marseillais avec son « chef », Philippe Fragione ou Akhenaton  hurle sa haine des Français   » bourrins fascistes » dans les quartiers nord, depuis 1989.

Marseille : « Sans grosse opération de « nettoyage » avant d’installer une police de proximité, bon courage ».
20 minutes Adrien Max 18.10.2017

6 Radicalisation : une note décrit l’infiltration des salafistes dans les quartiers
Le Figaro.fr  Jean-Marc Leclerc 7.04.2017

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