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La burqa -croix gammée et étoile jaune- devant la Cour européenne des « droits de l’homme »

    Note du  27 novembre 2013 complétée le 8 août 2014

♦   Le mardi 1er juillet 2014, la Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH)  n’a pas trahi la loi de la République française votée le 7 octobre 2010 sur l’interdiction du port de la burqa. 
La loi islamiste qui ordonne de soustraire les femmes de la société humaine n’a pas reçu de satisfecit.
La laïcité, gage de fraternité, reste notre plus belle et plus forte défense face aux intégristes.

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Un cabinet d’avocats «de Birmingham (Royaume-Uni) spécialisé dans les affaires d’immigration et de droits de l’homme *» a été recruté (et rémunéré par qui ? le Qatar ? l’Arabie saoudite ? le Conseil français du culte musulman ?  l’Union des organisations islamiques de France ?) pour défendre une plaignante française anonyme désireuse d’outrepasser la loi sur l’interdiction de la burqa et autre voile intégral, dans l’espace public en France.

Pour le tribunal de Strasbourg, Me Sanjeev Sharma a préparé une plaidoirie selon le  principe que c’est la loi française qui discrimine  les femmes et non la charia islamiste.

Si on suivait le raisonnement de Me Sanjeev Sharma, l’abjecte  loi nazie –marquée d’une croix gammée– qui obligeait les juifs à porter l’étoile jaune – pour indiquer leur religion-, était une loi non- discriminatoire,  en quelque sorte, une bonne loi respectant les droits de l’homme et favorisant l’intégration des juifs dans la société nazie.
L’avocat a la mémoire courte.

♠♠ Alors que c’est en Europe, et surtout en France que, grâce à nos lois laïques, les femmes musulmanes peuvent conquérir les mêmes liberté et égalité citoyennes que les Françaises, un  diplomate suédois, Thomas Hammarberg** estime que sans la burqa et le niqab «les femmes opprimées» aggravent leur exclusion ; ce qui est un véritable non-sens, une monstrueuse hypocrisie , quand ces voiles sont d’étouffantes prisons qui les enferment hors du monde des vivant(e)s.

M. Hammarberg devrait voyager et/ou  interroger  les femmes de tous les pays régis par la charia***, avant de nous asséner de telles balivernes ; à moins qu’il n’allègue comme justifications, et c’est encore plus terrifiant, les maltraitances et les crimes que les intégristes islamistes infligent aux femmes refusant la burqa (comme en Égypte, viols collectifs sur la place Tahrir au Caire – emprisonnements par la police des mœurs comme en Iran etc.).

En ce cas, le diplomate se fait piteusement le défenseur des «droits de l’homme islamiste», des fondamentalistes, d’Al-Qaïda et autres talibans. En est-il fier ?

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* cf. Source AFP   Voile intégral : l’interdiction en débat devant la Cour européenne  Le Point.fr  27.11.2013
** Commissaire aux droits de l’homme (Conseil de l’Europe -CEDH)
*** Que M. Hammarberg lise ce solennel  Appel des femmes arabes pour la dignité et l’égalité      

 Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) Tunisienne ; Bochra Belhadj Hmida, avocate, cofondatrice et ex-présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates, Tunisienne ; Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et activiste, Égyptienne ; Nawal El Saadawi, médecin psychiatre, écrivain et féministe historique, Égyptienne ; Tahani Rached, réalisatrice, Égyptienne ; Samar Yazbek, écrivain, Syrienne ; Azza Kamel Maghur, avocate internationale et membre du Conseil Libyen des Droits de l’Homme, Libyenne ; Wassyla Tamzali, féministe et essayiste, Algérienne.

« Nous, femmes arabes impliquées dans les luttes pour la démocratie, la dignité et l’égalité, nous, actrices au premier plan des changements exceptionnels que connaît le monde arabe, tenons à  rappeler à l’opinion publique que les femmes sont en droit de bénéficier au même titre que les hommes du souffle de liberté et de dignité qui gagne cette région du monde.
Depuis toujours, les femmes mènent des luttes pour obtenir des acquis, plus ou moins importants selon les pays. Mais ces acquis demeurent en deçà de leurs aspirations et font de leur statut un des plus reculés dans le monde. Les violences demeurent répandues tant dans l’espace public que privé et très peu de mesures sont prises pour mettre fin à ce fléau.
Les codes de la famille ne sont dans la plupart des pays arabes que des textes instituant l’exclusion et  la discrimination
.   Les autres lois que sont le code de la nationalité, certains codes civils et les lois pénales ne font que renforcer   ces discriminations.
Ces lois violent les droits les plus élémentaires et les libertés fondamentales des femmes et des fillettes par l’usage de la polygamie, le mariage des mineures, les inégalités en matière de mariage, de divorce, de tutelle sur les enfants ou encore l’accès à la propriété et à l’héritage.
Certaines lois permettent même à la parentèle masculine de tuer des femmes et des filles avec le bénéfice de circonstances atténuantes dans le cadre des crimes d’honneur.
Si la majorité des pays arabes   (à l’exception du Soudan, et de la Somalie) a ratifié  avec plus ou moins d’empressement la Convention sur l’élimination de  toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw) adoptée par l’ONU en 1979, ces ratifications sont restées sans impact réel sur le statut et la condition des femmes.
Aujourd’hui que le monde arabe est en phase de construction démocratique pour la consolidation de l’Etat de droit et des droits humains, nous considérons que si l’égalité ne peut se réaliser sans la démocratie, la pleine jouissance de cette démocratie ne peut se réaliser sans une égalité totale entre les hommes et les femmes.
C’est pourquoi nous appelons les États, les partis politiques et la société civile dans ces pays à tout faire pour que la dignité des femmes et leur égalité avec les hommes ne soient pas une fois de plus sacrifiées au nom de prétendues priorités. Aucune démocratie en effet ne peut se construire au détriment de la moitié de la société.

Ensemble nous avons fait notre présent, ensemble nous construirons un avenir meilleur
.
Nous exigeons :
– la préservation des acquis, l’égalité totale et effective et l’inscription des droits des femmes dans les constitutions ;
– les mesures législatives et administratives afin d’éradiquer es violences faites aux femmes ;
– la ratification et le respect de la Cedaw sans réserve dans son esprit et dans toutes ses implications concrètes ;
– l’adoption de lois qui protègent les femmes des inégalités sociales et économiques, des discriminations, en particulier familiale ;
– les mesures d’action positive afin d’assurer l’accès des femmes aux postes de décision et à leur pleine participation à la vie politique et associative ;
– la dénonciation des voix qui s’élèvent ici et là pour discriminer les femmes au nom d’une lecture rétrograde des préceptes religieux ainsi que celles qui voudraient leur interdire une participation pleine et entière à une vie digne et respectueuse des droits humains.»   (Appel paru dans Le Monde.fr 8.03.2012)

cf. ma note parue également dans Le Monde.fr  : L’égalité citoyenne sans le voile et sans la burqa  20 octobre 2009
jupiter en juin (2)
(lorsque j’étais encore abonnée au journal Le Monde).
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